Vidéo Raimiti

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vendredi 7 octobre 2016, 10h33.
Voilà maintenant le troisième jour qui pourrait se résumer par :
Le jour, le nez dans les baleines et la nuit, la tête dans les étoiles.
C’est la première fois que des baleines squattent aussi longtemps entre Raimiti et Hirifa. Elles sont 3 : 2 gars et une fille. 3 jours et 2 nuits, que les mecs qui tentent de la séduire font des sauts à répétitions, chantent à faire vibrer le lagon et nos entrailles. 2 jours que nous pouvons les observer de l’air libre mais aussi, dans l’eau, juste à côté d’elles. Tant que « madame » reste calme, c’est le pied (ou la palme), on peut nager tout à côté d’elle, presque la toucher. Les mecs se contentent de tourner en dessous d’elle, se demandant surement, de quelle race de rémora sont ces humains qui l’entourent. Des « troupeaux » de requins bordés suivent et montent la garde, en prenant bien soin de raser le fond sablonneux. Elle (madame baleine) peut rester ainsi flottant a la surface, sans bouger, toute calme jusqu’à 20 minutes et plus. Puis, 1 des 2 mecs baleine l’approche d’un peu trop prêt, la frôle, la touche et, comme elle n’est pas encore prête ou n’a pas choisi l’élu de son cœur, elle commence à frémir, grogner, à donner des coups de queue, battre la surface de ses nageoires avant d’entamer un départ de formule 1, qui va parfois là déplacer de quelques dizaines de mètres seulement.
Pour nous les humains, c’est à partir des premiers frémissements de la Miss qu’il devient urgent de ne pas attendre et de s’éloigner d’elle au plus vite. Comme aurait dit Mathias, il serait ballot que 20 ou 30 tonnes de mégaptère vous retombent sur le coin du nez. Encore un truc à avoir des plaintes avec Sauronvisor !
La pirogue trimaran est vraiment parfaite pour ce genre d’observation. Hier, nous étions 18 personnes à bord. Nous avons pu les observer jusqu’au couchant, dans des conditions idéales. Même notre compliqué végétarien de service a trouvé cela sublime. Par contre, personne ne s’est mis à l’eau, vu la lumière baissant et surtout, le nombre impressionnant de requins qui ratissaient le fond.
Quant aux nuits, dans un autre registre, j’ai rarement vu un ciel aussi pur et lumineux. Même la nouvelle lune qui grandit chaque jour, n’arrive pas encore à prendre le dessus sur les quelques millions d’étoiles qui allument la voute céleste. Même bien fatigué, c’est dur de quitter un tel spectacle pour aller « dodo ».
Rien de plus pour ce jour, la vie continue d’être belle.

 

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