Vidéo Raimiti

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Vendredi 17 février, 17h02.
De retour de transfert au village pour évacuer les 2 derniers visiteurs, me voilà rentré sur « destroy » atoll. Je pense être quelqu’un d’une nature assez optimiste mais là, franchement, je dois reconnaitre être assez secoué.
Si le lagon était impraticable hier, un semblant d’accalmie ce matin, m’a décidé à tenter de raccompagner les 2 partants du jour qui continuaient sur un vol international ce soir. Après 3 bonnes heures de navigation « grosse galère », nous sommes arrivés au village. Finalement, ils ne risquent pas de quitter Fakarava en temps et en heure. La piste d’aviation est fermée depuis 3 jours. En effet, la houle du Nord faisant 7 mètres et plus, la piste d’atterrissage est entièrement tapissée par quelques centaines de tonnes de blocs de corail, arrachés du coté Tua et, balancés un peu partout sur la piste au gré des vagues.
Au village, pas mal d’habitations ont bien morflées, toitures arrachées, ponton emportés par la houle, quelques inondations ici et là, ce n’est pas la joie.
Le Cobia arrivé il y a 2 jours, n’a pas pu repartir sur Tahiti tant la houle était forte. Après 3 heures de navigation de folie dans la passe, il est revenu se mettre à l’abri au quai du village ou il est encore. Un autre bateau l’Aranui, a mis presque 6 heures pour arriver à rentrer dans la passe tant la houle et le mascaret étaient puissants. Ce bateau promenant des croisiéristes, il est maintenant au mouillage dans la rade de Fakarava, en attendant de meilleures conditions et surtout que ses clients tous malades se remettent un peu des fortes conditions subies.
Ce qui nous tombe dessus ne s’appelle pas officiellement cyclone, mais franchement, dans ma vie sous les tropiques, j’ai connu des cyclones bien moins méchants que ce que nous vivons en ce moment.
Impossible pour le moment de faire la liste des dégâts chez nous, mais une chose est sure, il y en a 1 ponton d’emporté, le portique neuf du kau Raimaru détruit, toutes les toitures des faré Tua sont à revoir, il ne reste plus une seule colonne en corail a Tua, toutes emportées par la tempête, l’accès entre le salon et le ponton principal est à refaire, tout est détrempé même le linge dans la lingerie est plein de sel et d’eau, toute la literie attend le soleil avec impatience. La pirogue que j’ai bien cru perdre est toujours là, mais avec une sale gueule. La foudre est tombée sur la pergola métallique et, tout s’est écroulé. Lorsque l’état du lagon le permettra, nous irons faire l’état des lieux. Quant au jardin, aux chemins d’accès aux faré et dépendances, ce n’est pas joli à voir. Des cocotiers arrachés, des branches d’Aito et des végétaux en tous genres bloquent les accès. La plage est détruite à 100%. Un très grand ménage, accompagné d’une bonne dose de courage, nous attend.
samedi 18 février 2017, 9h23.
Même si c’est encore très perturbé, il y a une nette amélioration. Le vent se calme et il ne pleut plus non-stop. J’ai enfin pu dormir presque normalement. Il fallait bien refaire le plein d’énergie pour ouvrir les yeux ce matin, et ne pas sombrer dans l’abattement que provoque le spectacle de ce Raimiti, bien blessée.
Pour le moment, toute l’équipe qui avait du sommeil et de l’énergie à rattraper, émerge doucement vers le café fumant préparé par Junior. Ensuite viendra l’ouverture de la cellule de crise, la liste des dégâts, et celle de l’ordre de la remise en état pour que Raimiti retrouve son aspect normal. Heureusement que nous n’avons pas de visiteurs prévu pour la semaine qui arrive : il aurait fallu tout annuler.
Il est temps de rejoindre les gars, la suite sera pour plus tard.

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