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Présentation de Raimiti
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Aucune amélioration depuis hier soir. Les grains se succèdent, le vent est
déchaîné et le lagon démonté.

Au programme du matin, l’évacuation et le déménagement de tous les faré côté
lagon. Matelas, oreillers, moustiquaires, bouquins, rideaux et autres
babioles sont maintenant hors de danger et à l’ abri dans la nouvelle
cuisine. Au moins, elle sert à quelque chose !

Notre Samouraï de Japonais était bien triste de ne pas pouvoir profiter des
lieux et surtout de ne pas pouvoir aller voir les fonds marin. Zaza ayant
appelé pour savoir si nous pouvions la dépanner en café, lait en poudre,
tabac à rouler et un peu de pétrole, j’ai décidé de tenter l’aller-retour
Tetamanu avant que le lagon ne soit totalement impraticable. J’ai proposé à
notre kamikaze de m’accompagner en insistant bien sur le fait que ce ne
serait pas vraiment une partie de plaisir, mais : Bonzaï, il la voulu et il
la eu.

Zaza était toute contente d’avoir de quoi tenir quelques jours, notre fils
du soleil levant était tout heureux d’avoir pu faire un peu de snorkeling
dans la « piscine » avec quelques napoléons, il n’y avait plus qu’à prendre
le chemin du retour.

Le vent ayant encore forci pendant notre pause à Tetamanu, le retour à la
maison fut vraiment « hard », un vrai rodéo et mon Japonais était assez
crispé sur son banc. Impossible d’approcher et d’accoster à notre ponton,
les déferlantes étant bien trop puissantes. Pas plus réalisable de lui
proposer de sauter à l’eau et de regagner le bord à la nage, il se serait
surement fracassé sur le corail et comme il est déconseillé de « perdre »
ses clients en cette période de crise, c’est par le langage des signes que
j’ai demandé à nos gars de nous rejoindre au hoa, seul endroit où je pouvais
tenter mon débarquement sans trop de casse. L’entrée en slalom dans le Hoa
fut assez coton car il y a 3 grosses patates de corail qui bouchent plus ou
moins l’entrée et qui étaient totalement invisibles. Mais, j’ai réussi mon
coup et « même pas mal » m’a susurré le kau, une fois à l’intérieur.

Avec les gars, nous avons réussis à faire un mouillage provisoire puis,
retour a pieds pour tous, vers la maison en passant par Tua pour un lunch
bien mérité. Le Japonais a beaucoup dit « merci » et encore « merci », il a
aussi dit que pour l’après midi, il allait rester tranquille dans son fare !

Dommage, il a loupé l’activité de l’après midi. Après le lunch, nous sommes
repartis (à pieds) jusqu’au Hoa en trimballant de grosses amarres. Nous
avons tendu la plus grosse en travers du hoa et rattachés nos kau a cette
sécurité supplémentaire. Impossible de faire plus, il n’y a plus qu’à
attendre, espérer et croiser les doigts.

Le baromètre ne vas pas mieux, à l’heure où j’écris, il affiche 903 HP soit
encore 1 petit HP de moins qu’hier. Ce n’est donc pas fini.

La météo nous annonce enfin que nous sommes (les Tuamotu) dans une zone
dépressionnaire, il était grand temps…… car ce phénomène n’a hélas rien à
voir avec Oli qui arrive par de l’autre coté. Si les 2 se retrouvent, on va
vraiment pouvoir commencer à flipper ! Nous serons surement fixés d’ici
quelques 24 à 48 heures.

Du coté de Moorea, j’ai quotidiennement Maluha au téléphone. Là aussi, ils
s’organisent avec réserves d’eau, de piles, de nourriture etc.… Jusqu'à
maintenant, ils avaient du beau temps mais depuis 15H, le vent force et le
ciel se couvre. Le « show » ne va pas tarder à commencer chez eux.

Encore merci des nombreux courriers que le journal reçoit chaque jour,
impossible de se sentir seul et cela fait beaucoup de bien.

En ouvrant le courrier de ce matin, un message de Patrick (celui qui m’a
offert le baromètre, il y a quelques années) a touché toute la rédaction de
notre gazette et nous avons décidé de le publier :

En ouvrant ma connexion, Je vous fais par de mes réflexions,

Alors que notre cher Eric subit sa nouvelle tropicale dépression.

Il n’oublie pas sa mission, de nous relater quotidiennement sa version,

De sa vie pleine d’émotion, et de son esprit toujours en action.

Une fois encore avec détermination et sans rémission.

Il est en surpression face à cette naturelle manifestation.

D’autres seraient déjà en dépression, face à ces cycloniques Succions.

Mais lui en réaction, nous envoie ses publications.

Par contradiction et quelques fois avec dérision.

Au loin l’idée de démission, il suit ses pulsions.

Et, avec ambition, pense déjà à ses futures constructions.

Alors que je sirote mon infusion, en lisant ses impressions,

C’est avec désolation que je découvre les pontons de sa pension.

Laissez-moi lui dire mon admiration, devant tant de dévotion.

Aussi, en ces moments de fortes tensions, et tant que fonctionnent les
transmissions,

Je lui adresse, mes encouragements avec mentions & toute mon affection.

Patrick….çion.

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