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Présentation de Raimiti
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mardi 5 janvier 2010, le matin.

La pluie tombe toujours et je n’ai rien de plus à vous raconter qu’hier. Une
lectrice avisée m’a conseillé de me pencher un peu plus sur le « puzzle »
pour mieux faire passer le temps, mais je n’accroche vraiment pas !

Reste pour moi la possibilité de faire aussi court qu’hier (c’est raté
puisque j’en suis déjà à la cinquième ligne) ou au contraire de vous en
mettre une super tartine qui risque d’être un peu indigeste en cas de
consommation matinale avec le café.

J’opte pour la méga tartine : en contrôlant les ménages des fare coté récif
en prévisions des arrivées du jour, je suis tombé sur un article de la
romancière Ludmila Oulitskaia qui s’interroge sur la conscience humaine.
Voilà quelqu’un, à des milliers de kilomètres de notre petit paradis, qui
(pour moi) a su trouver les mots qui conviennent pour dépeindre la situation
de l’homme et de la planète terre d’aujourd’hui. Ce qu’elle écrit et les
questions qu’elle se pose, c’est en partie aussi, ma façon de penser et peut
être que certains d’entre vous sont aussi dans ce cas. Cela ne changera
surement rien à rien, mais parfois il est bon de se sentir moins seul à
penser certaines choses et comme cela ne coûte rien de partager…

BONNE LECTURE.

Il existe des milliers de scénarios de fin du monde, imaginés aussi bien par
des illuminés incultes de diverses tendances religieuses que par des
scientifiques extrêmement qualifiés et réfléchis. La crise actuelle n’est en
fait que la minuscule pointe de l’iceberg d’une catastrophe planétaire que
l’humanité a tenté, durant toute la seconde moitié du XX siècle, de conjurer
ou, pour les citoyens plus ordinaires, d’ignorer. L’une des principales
caractéristiques de l’époque actuelle est, a mon sens, le changement brutal
non pas de l’un des paramètres de notre existence, mais de tous ces
paramètres sans exception, y compris la nature biologique de l’être humain,
qui s’est soudain mis à manifester des propriétés jusque-là insoupçonnées.

Les lois fondamentales sur lesquelles s’appuyait notre conscience ont
commencé à chanceler, ou du moins à montrer leurs limites. La pérennité de
l’existence de notre espèce biologique, homo sapiens, la seule capable de
réfléchir, de se connaitre elle-même, à ce qu’il nous semblait (aujourd’hui,
cela est remis en doute), cette pérennité, assurée par la stabilité de notre
lieu de vie, l’immuabilité de notre planète, est elle aussi remise en cause.
Le pouvoir de l’homme sur la nature s’est révélé être une illusion. Les
processus qui accompagnent la vie des humains mettent désormais en danger
l’existence même de leur planète. Les conséquences de nos activités sont
déjà irréversibles, et le progrès scientifique et technique ne permet pas de
réparer les dégâts infligés à notre environnement. La société de
consommation a presque « consommé » la planète.

L’astrophysicien britannique sir Martin Rees, qui fait sans aucun doute
parties des scientifiques les plus compétent du moment, estime que
l’humanité a autant de chances d’arriver au XXII siècle que de ne pas y
arriver. Les plus optimistes de ses confrères pensent qu’il nous reste
quelques milliards d’années avant que le rideau tombe. Ce pronostic là me
semble encore plus irréaliste. Quoi qu’il en soit, la question est
clairement posée, et il est évident que la manière dont l’homme a organisé
sa vie sur la Terre est catastrophique. D’un coté, la misère, les épidémies,
les famines. De l’autre, une superproduction de produits alimentaires et de
consommation, un luxe inouï et dément. Des guerres absurdes, une agressivité
incontrôlable, des sciences extrêmement développées, alors que la moitié de
l’humanité ou presque reste analphabète. Evidement, derrière tous ces
phénomènes, il y a une crise de la conscience et des systèmes mythologiques
issus de cette conscience. Si on veut bien admettre cela, il faut aussi
admettre l’effondrement de toutes les mythologies, les relativement
anciennes comme les relativement récentes. Cela concerne en particulier les
mythes sociaux et politiques.

Les deux modèles sociaux de base, le capitalisme et le communisme,
n’existent à ce jour ni dans la réalité ni dans le champ de la science.
C’est un théâtre d’ombres. Ceci doit donc inciter à renoncer aux clichés
idéologiques d’autrefois. Nous avons subi un choc tectonique. Le passé s’est
détaché du présent. Et il semble qu’il n’y ait pas d’avenir. De ce point de
vue, il est trop tard pour se demander si le monde sera bipolaire ou
multipolaire, capitaliste ou socialiste, démocratique ou totalitaire.
Désormais, il faudrait repartir d’une page blanche. L’expérience passée
n’est plus adaptée au contexte nouveau. L’humanité s’accroit, la planète
rétrécit, les réserves d’eau et d’air pur diminuent, tout comme la quantité
totale de chlorophylle, et les déchets radioactifs et chimiques
s’accumulent.

Alors, de quoi faut-il discuter ? De l’évolution spécifique de la Russie ?
Des différences subtiles entre Occident et Orient ? De la tendance
eurasienne de notre pays ? Tout cela est dépassé. Maintenant, le seul sujet
qui doit nous occuper, c’est de penser que si l’on ne bouge pas, si l’on
n’opère pas un changement de conscience, nous allons tous disparaitre
jusqu’au dernier ; les Noirs et les Blancs, les musulmans et les hindous,
les pauvres et les riches, les homos et les hétéros, les faucons et les
colombes, les militants de droite et ceux de gauche.

La crise est un phénomène pénible mais purificateur. C’est une occasion de
revoir les axiomes et les règles, les lois et les schémas, les stéréotypes
et les poncifs qui emprisonnent notre conscience. Cela s’applique d’abord
aux constructions idéologiques. Aujourd’hui, les paramètres chamboulés du
monde forcent à réévaluer le matériau qui forme notre conscience. L’humanité
n’a aucune chance de survie si cette conscience n’atteint pas un autre
niveau, en rejetant les vieux mythes, en se libérant des égoïsmes nationaux
et corporatistes ; si l’humanité n’apprend pas à penser la vie comme la
valeur suprême et à l’appréhender au sens large en y incluant la faune et la
flore, en considérant sa propre espèce biologique comme la plus organisée,
peut être, mais pas comme une espèce qui peut consommer toutes les autres.
Il faut revoir l’idée de la consommation comme base de l’existence, de la
société de consommation comme structure du monde. Il y a une monstrueuse
distorsion : l’humain raisonnable est devenu un humain consommateur, ce qui
a mis l’ensemble de la planète dans une situation catastrophique. J’ignore
quels sont les mécanismes qui permettraient d’encourager ce processus de
révision du monde, de renouvellement de la conscience. Mais, quoi qu’il en
soit, il est indispensable d’aborder un nouveau mode de pensée et de
s’attaquer à l’élaboration d’une stratégie de survie.

On peut dire pour conclure que l’âge d’or vient de s’achever. Nous n’avons
pas réalisé que l’époque dévolue à notre génération, la seconde moitié du XX
siècle, a été, malgré toute sa cruauté, une époque d’abondance comme on n’en
avait jamais vu auparavant. Nous n’avons pas connu la famine et les
répressions politiques, contrairement à nos grands-parents ; nous avons pu,
dans notre jeunesse, voyager à travers un pays immense et magnifique
(l’URSS), profiter des plages désertes et cueillir des fruits des bois dans
des forêts fabuleuses, boire l’eau pure des ruisseaux, pêcher dans des lacs,
respirer de l’air non pollué et les pluies qui tombaient conformément aux
saisons, n’étaient ni acides ni alcalines, elles étaient bienfaisantes. Nous
avons subi les privations des années d’après-guerre, ou du moins les
restrictions, mais, par la suite, nous sommes devenus si riches que nous
avons cessé de porter la même paire de chaussure pendant des décennies. Nous
avons acheté des vêtements neufs couteux, au lieu de les user à l’endroit et
à l’envers. Nous nous sommes équipés de réfrigérateurs et de téléviseurs,
sans remarquer que cette révolution était plus importante que celle
d’Octobre. Insensiblement nous nous sommes mis à vivre dans le monde du
futur, arrivé sans crier gare. Après, les frontières se sont ouvertes, et
nous, les ex Soviétiques, nous avons pu découvrir Paris et Rome, le Caire et
Delhi. Nous avons oublié les tickets de rationnement pour le pain et nous
sommes habitués à voir les rayons des magasins crouler sous toutes sortes
d’articles.

Tout cela est fini. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère,
définitivement. Le monde ne connaitra plus jamais une aussi monstrueuse
prodigalité, un tel luxe. Non pas parce que tout ce que nous avons eu va
être partagé avec des pays où les gens marchent pieds nus et s’habillent
d’un bout de tissu qu’ils tiennent de leur grand mère, mais parce que le
monde ne peut dorénavant plus vivre comme il a vécu lors de la seconde
moitié du XX siècle. Il ne le pourra plus jamais.

Nous avons refusé de nous restreindre volontairement. Désormais, nous y
serons forcés. Nous sommes arrivés à un temps ou va se produire (et cela a
déjà commencé) une révision des valeurs.

Mais que de déchets nous allons devoir évacuer de nos esprits………

Ludmila Oulitskaïa
La pluie est revenue dans la nuit et depuis elle tombe non stop. On s'occupe
comme on peut.
Les 2 derniers visiteurs sont partis hier. Junior a fait office de capitaine
et pour une fois, je suis resté à Raimiti. Elvina et Vai qui étaient de
repos ont pu suivre Junior avec un stop lunch chez Cécile avant de rentrer.
Varo étant parti de son coté passer le weekend sur son petit motu du coté de
Tetamanu, c’est un Raimiti bien vide et calme que j’ai eu à garder.

Un vrai bonheur que de retrouver ce lopin de corail sans risquer d’y croiser
quelqu’un. Le soleil était encore au rendez vous et mes activités ont étés
entrecoupées de longues et nombreuses trempettes tant coté lagon que coté
récif.

Petite soirée tranquille avec pour tous : œufs à la coque du jour. Teaki a
découvert les mouillettes beurrées et je peux vous affirmer qu’il aime.

Fin de soirée à bouquiner sur la terrasse de Tua d’où j’ai été chassé par la
pluie.

Elle est tombée non stop toute la nuit et ce matin, nous étions dans un
décor digne des Açores lorsque le mauvais si installe. Avec un peu
d’imagination, la barrière de Tua pouvait être comparée a la digue de Punta
del Galda un jour de tempête.

Comme ce dimanche sans client, nous étions tous « off », j’ai pu prendre
mon temps, déguster ma tasse de café bien au chaud et au sec à regarder les
éléments se déchaîner. C’est vraiment très agréable que de pouvoir parfois
mettre la machine au ralenti et profiter du temps qui passe.

Pour midi, c’est Florian qui s’est mis aux fourneaux d’où est sortis 2 gros
plats de « croûtes au fromage » avec salade verte et salade d’endives.

La journée s’achève doucement, la pluie ne tombe plus et le gris du ciel
cède la place au bleu qui arrive par l’Est.

Teaki est entrain d’installer la table sous les arbres pour le tournoi de
mille bornes qui va bientôt commencer. Entre ce jeu et sa moto qu’il démonte
et remonte au moins 5 fois par jour, sans compter les coups de chiffons pour
qu’elle ne perde pas son éclat et sa brillance, il est très occupé et ne
voit pas le temps passer. Par contre, comme nous avons tous un peu les mêmes
idées de cadeaux, ce n’est pas moins de 3 puzzles qu’il faudra faire. Le
premier est fini (depuis hier) et nous avons du tous nous y mettre, à tour
de rôle. Déjà que nous avons souffert avec le premier (500 pièces), le
dernier arrivé est de 1000 pièces avec que des dégradés dans les même tons.
On n’a pas fini de s’esquinter les yeux ! Heureusement que Junior et Florian
sont assez « fan » de cette occupation éducative. Moi, ça m’énerverait assez
vite…

A demain pour la suite.

Plus que 2 visiteurs ce soir à Raimiti, tous les autres sont repartis vers
le monde des civilisés.

La météo reste excellente et il fait toujours bien trop chaud. Pourvu que
tout cela ne dégénère pas en cyclone ou autre catastrophe. Nous sommes très
nombreux à y penser et à le craindre. Mais comme il faut rester positif,
nous nous efforçons de positiver.

Pour ce premier jour de l’année, nous avons eu la visite de T.Dive qui était
allé plonger à Tetamanu. 22 personnes à nourrir ce midi : super pour faire
les fonds de frigidaires et je crois qu’entre la salade de dinde rôtie et la
salade spéciale « Cubaine », nous nous en sommes pas trop mal sortis.

Même si il y a eu aucun excès pour ces fêtes, ce soir, tout le monde est
plus ou moins K.O et je ne vais pas tarder à aller rejoindre le reste de la
troupe.
Les dernières heures de 2009 sont passées bien trop vite pour pouvoir écrire
quelques lignes dans le journal.

La météo est restée au grand beau pour ce passage d’une année à l’autre et
la nuit, le spectacle offert par la pleine lune inondant l’océan de lumière
était plus que « pas mal ».

Transfert au village en fin de matinée pour 4 partants. Florian, Teaki et
les 2 chiens sont aussi venus pour ce dernier transfert de l’année. Petites
courses au village, arrivage du nouveau stock de fruits et légumes chez
Sophie où pour le moment il n’y a rien d’autre à dire sinon que c’est
parfait.

Passage à la poste où il y avait un colis à récupérer pour Teaki. Je ne vous
raconte pas l’excitation du petit qui voulait ouvrir le paquet séance
tenante. Voulant faire durer le plaisir, je lui ai expliqué qu’il fallait
attendre que nous soyons de retour à Raimiti pour le déballage. Il est resté
collé à son paquet jusqu'à……

Comme il n’y avait pas d’arrivée au programme, nous avons eu le temps
d’aller faire la pause repas chez Cécile. Tout y est toujours aussi bon !

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à la pointe « Amaury »
pour une petite trempette bien agréable. C’est là, sur la plage que Teaki
qui n’en pouvait plus d’attendre a pu déballer son paquet venant de
Biarritz. Quelques photos prises sur le vif suivront ce journal.

C’est à cette même Pointe que j’ai lancé au lagon, la bouteille de vin rouge
Terre de Mistral, bien entamée du midi mais presque encore remplie d’un bon
quart de vin. Le vent soufflant du Sud-est vers le Nord, Mathias devrait
pouvoir la récupérer dans quelques heures. Pour ceux qui ne comprendraient
pas ce geste, je vous conseille vivement la lecture de « Petits suicides
entre amis » d’Arto Paasilinna.

Dîner de la St Sylvestre bien calme pour nos visiteurs. A 21H30, les
derniers regagnaient leur fare et terrasse. A 22H, c’était à notre tour
d’aller au lit. J’ai bouquiné un petit moment sur la terrasse, rêvassé en
regardant la lune et les jeux de lumières qui se faisaient à la surface de
l’océan à chaque passage d’un nuage. Mais, je n’ai pas tenu bien longtemps.

Ce matin, réveil en 2010. Meilleurs vœux à tous les lecteurs du journal. Que
cette nouvelle année qui commence vous soit douce et vous apporte la
sérénité et beaucoup de bonheur.
Mercredi 30 décembre, 8H30.

Il fait déjà assez chaud alors qu’il n’est pas encore 9H, pour plonger dans
le frigidaire, s’y enfermer et se piquer à la bière glacée en perfusion.
Ayant un transfert village programmé à 11H, je vais me contenter d’eau
glacée même si l’autre possibilité reste bien tentante.

La série des parents qui font flipper leurs gosses en frisant le passage de
l’arme a gauche continue. Après les frayeurs pour Elvina avec sa maman,
c’est au tour de Francis avec la sienne. Il rentre sur Tahiti tout à l’heure
et les nouvelles sont assez alarmantes pour craindre le pire.

Du coté de nos visiteurs, tout se passe bien pour le moment même si certains
souffrent de la chaleur le jour et des moustiques la nuit. Il est vrai qu’en
ce moment, il vaut mieux habiter côté Tua que côté lagon.

Ce soir, Varo ira sûrement faire un tour à Tua et ramènera ce qu’il faut
pour régaler les dîneurs du 31.

18H.

Vers 10H ce matin, Camille est venu déposer Zaza et son petit fils Maru. Le
petit fils repartant sur Tahiti, Zaza l’accompagne jusqu’au village. A 11H,
nous prenions le chemin du village sous un franc soleil de plomb. A midi,
nous accostions au quai de la fournaise. Le paquebot de croisière « Gauguin
» étant ancré face au quai, mon habituelle place pour le R3 était squattée
par la tente d’accueil réservée aux passagers du Gauguin. Pas question non
plus d’aller pouvoir se mettre un peu a l’ombre sous le fare Poté du quai,
qui normalement désert, avait été transformé pour l’occasion en salle de
vente d’artisanat local. Bref, nous nous sommes posés plus loin, en plein
soleil et loin de toute ombre.

D’un coup de Limousine nous avons laissé Zaza et Maru chez ex Tavana, puis
Francis à l’aéroport et retour tranquille vers le village où il n’y avait
plus qu’à attendre les 2 arrivées du jour.

Petit stop à la roulotte où une table et 2 chaises à l’ombre nous tendaient
les bras. Après le « hamburger » nous sommes retournés au quai en attendant
l’avion. Impossible de rester sur le quai en plein soleil, c’est donc dans
l’eau, accrochés au moteur du bateau et à l’ombre du R3 que nous avons «
trempouillé » jusqu'à l’arrivée de nos 2 irlandais.

Raimiti à retrouvé son allure de croisière avec pleins de gentils visiteurs
mais hélas dés demain, il y en aura 4 sur le départ.

Pour finir, quelques news « peolpe » de Tetamanu : Ambiance très électrique
ces derniers jours : Le petit fils de Zaza et un copain pêchaient au patia
des poissons de surface dans la passe et se sont fait verbalement agresser
par les propriétaires de la pension du motu. Ces derniers pensaient ou
avaient envie de penser qu’ils en avaient après une raie manta, chose
totalement impensable pour les pêcheurs qui ne touchent, ni ne chassent, ni
ne mangent cet animal. Ce n’est qu’une fois le moteur de leur kau arrêté
qu’ils ont entendu les « assassins » et autres « braconniers » hurlés par la
patronne à la douce voix.

S’en est suivi une joute oratoire (en présence des clients de la pension) de
ponton à kau, au milieu de la passe où les pêcheurs auraient répondu : que
eux, savaient ce qu’ils faisaient et que si, il y avait des fous et des
malades de la tête, c’était du côté ponton qu’il fallait chercher…

La fin d’année ne change hélas rien à l’ambiance détestable qui règne dans
ce coin. Les habitants sont très remontés envers les dirigeants de la
pension qu’ils accusent de vouloir jouer aux chefs pour régir la passe. Il
serait interdit de pêcher les poissons de la passe, de marcher sur le
corail, de faire quoi que se soit aux requins etc.……Tout cela part, bien
sûr, de bonnes intentions, mais lorsque les donneurs de leçons sont
eux-mêmes les premiers à polluer le coin en rejetant leur eau de vaisselle
et divers détergents directement sur le corail de la passe, en ayant des
fosses septiques plus ou moins fuyantes à moins de 5 mètres de la mer, en
allant vider les déchets encombrants et polluants au large avec le kau de
plongée qui part bien chargé et bâché et qui revient à vide après un petit
tour au large et hors de vue, en ayant un parc à poissons destiné à attraper
du poisson qui passe dans la passe, en pêchant à la traîne dans la passe… Il
y a vraiment de quoi se poser des questions !

Tout cela est bien dommage car il en faudrait peu pour que tout ce petit
monde puisse vivre en harmonie. Malheureusement, ils ne savent même pas
prendre exemple sur la faune qui peuple la passe et qui est à leurs pieds.

Ceci étant, nos plongeurs du jour se sont véritablement éclatés et ceux qui
ne faisaient que du masque-tuba sont eux aussi revenus avec plein de belles
images dans les yeux.
Les activités normales de Raimiti commencent à reprendre. Ce n’est pas moins
de 10 nouvelles âmes que j’ai récupéré cet après midi au village. Une grande
famille qui revient pour la seconde fois.

Transfert au village on ne peut plus banal avec la rencontre de 3 raies
manta, 2 tortues, un kau inconnu et un magnifique yacht de milliardaire
baladant son propriétaire qui allait s’encanailler du coté de Tetamanu. Rien
que de l’ordinaire !

Sur le chemin du retour, j’ai eu le plaisir de passer sous le seul gros
nuage qui survolait l’atoll et qui a eu la bonne idée de vidanger au moment
où je ne pouvais plus l’éviter. Le temps de bâcher la montagne de valises et
de distribuer les cirés, l’averse, aussi intense que brutale s’arrêtait.

RAS du coté du village où je n’ai vu personne sinon Jacques qui m’a amené
les nouveaux visiteurs. Bien évidement que ce jour, une fois de plus, Air
Tahiti n’était pas dans les temps annoncés.
4 arrivées en début d’après midi. 2 sujets de sa très gracieuse Majesté et 2
Français. Nous passons à 14 personnes ce soir.

Impossible d’écrire, j’ai vraiment trop chaud !
Pas de journal hier, je me rattrape aujourd’hui..

Hier samedi, journée village avec le départ de mes 2 visiteurs du moment.
Raimiti est vide et le restera jusqu'à demain où nous attendons pas mal de
monde.

Temps superbe, ciel tout bleu, léger vent d’Est et lagon plat : voilà pour
la météo. La traversée du lagon dans les 2 sens a été trop facile, même plus
besoin de tenir le volant du kau qui a l’air de connaître la route, même
sans mon aide.

Nous avons laissé nos visiteurs au bout du ponton du « Dream » où ils
doivent passer quelques jours.

Nous avions RDV au quai du village avec Mathias qui est arrivé avec sa Land
Rover et une énorme remorque pour faciliter l’activité du jour : Sortir le
R3 de l’eau et faire la vidange d’embase, en plein midi et sans le moindre
coin d’ombre aux alentours.

Après cette chaude opération d’entretien et quelques litres de sueur en
moins, il ne restait qu’à trouver un peu d’ombre en attendant l’ouverture
des magasins. C’est chez Cécile que nous avons trouvé refuge.

Quel plaisir que d’être confortablement installé à l’ombre et de déguster un
filet Rossini avec un bon verre de vin rouge. Lorsque nous sommes partis,
les magasins étaient ouverts depuis un bon moment. Mathias a continué à
promener sa remorque vide alors que Teaki et moi passions aux courses.

Depuis la semaine dernière, je ne commande plus mes fruits et légumes en
ville avec transfert par le Cobia puis transit chez Jacques. C’est
maintenant Sophie, qui est en charge de cette tâche puisqu’elle a créé un
magasin de vente de fruits et légumes au village. J’espère bien que cela va
fonctionner avec elle, cela rendrait les choses bien plus simples pour nous.
On teste et si cela ne marche pas, on reviendra à l’ancien système.

Nous sommes repartis de chez Sophie avec 3 glacières pleines de marchandise.
Stop suivant chez Nunu où nous avons remplis une glacière de crème glacée.

Dernier arrêt chez Jacques pour refaire le plein de pain, puis direction le
quai pour décharger le contenu de notre limousine dans le R3. Un gros paquet
de bois pour faire des étagères nous attendait depuis le dernier passage du
Cobia. C’est donc lourdement chargé que nous avons repris le chemin du
retour.

Soirée bien calme sans visiteur. Après un bon dîner préparé par Junior et
Elvina : gigot d’agneau et gratin (il faut finir le sac de patates), le
tournoi de « mille bornes » sans pitié pour les adversaires était ouvert.

Nouvelles brèves de radio cocotier du village : le groupe électrogène de
l’hôtel « Dream, White Sand Beach » a explosé le 24 vers 18H. Hôtel dans le
noir complet, panique générale, les ordinateurs allumés au moment de
l’explosion sont tous HS, cuisinier tombé dans les pommes suite à un peu
trop de stress, clients sous la douche plein de savon sans une goutte d’eau
pour se rincer, c’est la CATA.

Réseau téléphone, internet et fax du village qui s’est mis en vacances sans
préavis et le dépanneur attitré est aussi ailleurs !

Le stock de bière Hinano doit être suffisant vu le nombre de gens qui
viennent d’un coup de voiture picoler sur le quai et le nombre de cadavres
de canettes qui trainent dans certains coins.

Du coté de la paroisse, ils ont tués 7 cochons, une méga bringue doit être
en préparation pour l’arrivée de J.C.

Du coté de Tetamanu, les orques ne bloquent plus l’entrée de la passe.

Ce jour dimanche 19H.

Grasse matinée jusqu'à presque 8 heures. Café sur la terrasse du fare en
regardant les dauphins jouer à quelques mètres derrière et le long du récif.

Pas de visiteur, une bonne partie du staff est en repos, c’est donc une
journée bien calme pour nous ou chacun en profite pour s’occuper de ses
affaires.

Avec Florian, Teaki et les 2 chiens, nous sommes allés cet après midi faire
une grande et longue promenade coté récif jusqu’au premier Hoa sur la route
d’Irifa. Ramassage des déchets apportés par la mer qui trainaient un peu
partout sur la grève. Petits feux par ci et par là pour faire disparaitre
cette pollution par une autre moins visible mais surement tout aussi nocive.
Ramassage de coquillages et bois flottés pour les œuvres à venir et
nombreuses trempettes rafraichissantes.

Pêche sur le récif de Castor et Rutu qui ont croisé un joli banc de poissons
; nous sommes rentrés avec 4 superbes perroquets ; qu’ils ont pêchés !

Fin de journée avec une partie acharnée de 1000 bornes où Teaki qui croyait
gagner s’est fait coiffer au poteau d’arrivée par les 3 autres concurrents.
Mauvais joueur, il faisait vraiment la gueule !

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