Vidéo Raimiti

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vendredi 26 mai 2017, 8h39.
Nous voilà « provisoirement » avec une cocoteraie toute belle et propre. Il aura fallu en faire des feux et de la fumée, pour arriver à tout éliminer.
Le parc à cochons qui commençait à être vraiment dégueu est lui aussi tout refait, tout propre. Pour arriver à y bosser correctement, il a fallu lâcher les 2 cochons dans la nature. Depuis, ils ont disparu dans la brousse mais, aucune inquiétude à avoir pour eux, d’ici quelques jours ils vont revenir, c’est certain. Impossible de les laisser en liberté, le mâle charge tout ce qui bouge, et la femelle est fan de mes plantes qu’elle prend plaisir à arracher.
La pièce qui permet de refaire fonctionner le groupe électrogène est bien arrivée par le Cobia. Un disjoncteur tout bête sur lequel il suffit de brancher 7 fils électrique. Sauf que, pour accéder à la dite pièce, c’est presque tout le groupe qu’il a fallu démonter. En l’absence de Junior et Harrys, il ne restait que des nuls pour tenter l’opération. C’est donc Teaki et myself qui se sont lancés dans ce voyage en terres électriques inconnues. Cela n’a pas été simple, ce fut assez long, nous avons été fort hésitant par moment, mais après toute une matinée, le nez dans les entrailles du groupe : il re-fonctionne aussi bien qu’avant. Je peux vous dire que l’ami Teaki est plutôt fier de ce résultat final, auquel on ne croyait pas vraiment.

Ce n’est qu’après avoir tout remonté et fait démarrer le groupe que nous avons compris (mais bien trop tard), qu’il y avait un autre moyen d’arriver au même résultat, mais 100 fois plus simple que celui que nous venions de faire. A retenir pour la prochaine fois !
Vu le beau travail réalisé dans la matinée, vu que tout était nickel dans la cocoteraie, vu le super beau temps et l’absence totale de vent, vu la demande insistante des jeunes : le Camzaz a été mis à l’eau pour une nouvelle séance de ski. Cette fois, c’est tout bon, Teaki, Marama et Stan ont réussi avec succès à tenir de belles distances, sur un seul ski. Avec un entrainement régulier, ils vont vite progresser et me dépasser.
Aujourd’hui, nous allons récupérer les roues et les ferrailles soudées au village, pour mettre en œuvre notre second portique à kau. Ainsi, entre 2 utilisations le Raimaru et le Camzaz pourront être au sec. Autre avantage et pas des moindres, plus besoin de flipper à tort ou à raison, en cas de mauvais temps, sur les mouillages ou le bon fonctionnement des pompes de cale.
Fin de l’épisode petits travaux et bricolages divers. A compter de ce soir, Raimiti commencera à se remplir de visiteurs, et affichera complet demain soir. Il en sera ainsi pour une dizaine de jours, avant la prochaine accalmie.
On constate que la saison « touristique » démarre. En moins de 48 heures, il y a déjà une dizaine de voiliers au mouillage d’Hirifa. Au moment où je rédige ces lignes, de la fenêtre de mon bureau, je vois passer la tache jaune moche mais bien pétante du Banana Split, bateau d’Antoine (le chanteur des années yéyé qui ne voulait pas aller se faire couper les cheveux). Il sera le onzième à mouiller au squat d’Hirifa les Bains.
Ce matin, chacun s’active à tout remettre en ordre au restau, salon, faré, ratissage de la plage et autres. Il faut que tout soit « Nikel chrome » pour les prochaines arrivées.
Fin de l’épisode de notre histoire sans fin.

lundi 22 mai 2017, 8h46.
Début de semaine, avec rien que du bleu partout.
Pas grand-chose de neuf par chez nous, si ce n’est qu’hier, le treuil servant à remonter la remorque du Camzaz a rendu l’âme.
Me voilà assez ennuyé pour remonter le kau. D’ici quelques jours, je devrai pouvoir récupérer le mécanisme actuellement en fabrication au village (chez Patrick le soudeur), pour installer le second portique manuel.
En attendant, le Raimaru devra rester au mouillage, et céder sa place au sec, au Camzaz.
Point d’arrivée ce jour, mais des départs. La semaine s’annonce assez calme avec les quelques visiteurs restant. Nous allons en profiter pour faire le grand nettoyage du côté de l’atelier, et village du staff ou la nature aurait tendance à reprendre ses droits.
Maintenant que le matos est arrivé, il me tarde aussi que Junior revienne pour entamer les travaux sur la pirogue. Fini les pergolas pour faire de l’ombre. Ce sera une structure en bois, de faré Poté sur laquelle, sera tendue une « ombrière » facilement démontable en cas de mauvais temps.
mardi 23 mai 2017, 9h.
Nouvelle journée pleine de soleil.
Mis à part une sortie à Tetamanu pour nos visiteurs, et continuer le big ménage de la cocoteraie : rien de bien spécial au programme de ce jour.

samedi 20 mai 2017, 8h11.
Excellente nouvelle matinale qui va réjouir la salade et les pamplemousses : la grève est finie, les premiers visiteurs vont pouvoir arriver ce jour. Quant au staff, il est trop content de savoir qu’il ne va plus être obligé de manger 5 fruits et 5 légumes, 5 fois par jour.
Pas de sortie kite hier après-midi comme prévu. Un ardent arrosage gratuit, venu d’en haut, a perturbé le plan Hirifa. Ce n’est pas bien grave, on sait attendre.
Ce matin, beau temps et bon vent d’Est. L’équipe est sur la brèche avec ratissage de la plage, remise en route du restau, nettoyage salon, préparation des faré et, j’en passe. Il y a de quoi faire, jusqu’à l’heure de nos prochaines arrivées.
Tous ont l’air ravis de cette reprise d’activité qui était au point mort, depuis plusieurs jours.
dimanche 21 mai 2017, 8h28.
Les visiteurs prévus sont bien arrivés hier.
Séance de ski au soleil couchant, à la demande insistante des jeunes.
Fin de soirée devant « The Voice » où je me suis endormi.
Nous voilà repartis pour une nouvelle journée de beau temps.
Marama et Teaki vont faire découvrir la passe de Tetamanu aux nouveaux arrivés.
Bref, rien de spécial à raconter, donc aucune raison de faire plus long.

vendredi 19 mai 2017, 9h06.
Encore du beau temps et, toujours la grève.
Personne n’arrivera aujourd’hui, alors que le Cobia est bien passé pour livrer la salade, les légumes et les fruits. Si je ne veux pas que cette marchandise finisse aux cochons, nous allons devoir nous mettre en état d’overdose de fruits et légumes. Arriver à avoir trop de fruits et légumes au fin fond des Tuamotu a quelque chose d’assez rarissime, comique et ridicule mais, c’est bien le cas !
Notre plage aux reflets rosés est à nouveau toute belle, prête à affronter la prochaine tempête.
Séance de ski hier en fin de journée. Mes 3 élèves, Teaki, Marama, et Stan commencent à vraiment bien se débrouiller. Sauts de vague, virages serrés, slalom et gamelles impressionnantes, tout y est. D’ici peu, ils vont pouvoir passer au monoski.
Test tout à fait concluant pour l’aile de kite. Elle est vraiment étanche, pas la moindre fuite d’air. Dès le retour du vent nous irons tester le matos et nos compétences. Je pense que mes gars risquent de vraiment aimer cette nouvelle distraction bien physique, qui devrait les maintenir en forme. De plus, il va surement y avoir un peu de concurrence entre eux, ce qui est sans nul doute, la meilleure des motivations.
Au programme de ce matin, c’est débroussailleuse, ramasse feuilles, ratissage, ramassage des cocos, brulage des pehu (toutes les cochonneries qui trainent) pour toute l’équipe.
Vu qu’il n’y a aucun visiteur sur place, j’ai autorisé l’utilisation de leurs appareils à musique (si on peut appeler ça de la musique). Quelle brillante idée, vu qu’ils ne savent écouter la musique qu’à fond la caisse, ça braille de tous les côtés. On se croirait à Papeete, place du marché, un jour de grande affluence. J’espère que cette pollution sonore ne va pas stresser la frégate (frégata minor), les kutiotios (acrocephalus caffer), les 0’o (ptilinopus coralensis) et autres manu (oiseaux) qui peuplent le motu.
Quoi qu’il en soit, le boulot avance vite et bien. Au cas où la grève prendrait fin ce jour, comme radio cocotier le laisse croire. L’équipe va bosser en journée continue, pour avoir quelques heures de libre cet après-midi. Et comme le vent de Sud-Est a l’air de pointer son nez, une sortie à Hirifa avec le kite me semble de plus en plus probable.
A suivre……. pour le moment je vais rejoindre les autres dans la garden techno partie assez enfumée, qui même de loin, me semble assez bruyante et abrutissante.

mercredi 17 mai 2017, 8h23.
Nouvelle journée qui démarre avec un franc soleil et un zeste de vent d’Est. Tout s’annonce assez bien, si ce n’est qu’un des deux groupes électrogène déconne, et que le surpresseur ne veut plus s’arrêter.
Mais bon, il en faudra plus pour entamer ma bonne humeur. Je préfère ouvrir le bureau, déguster quelques cafés, et plus tard, aller faire la visite technique de ce qui ne tourne pas rond. Il y a quelques années, je me serai affolé. Maintenant, c’est bien diffèrent, on finit toujours par trouver ce qui coince.
Il devait y avoir des départs et des arrivées au programme du jour. Il n’y aura que des départs. Une nouvelle et énième grève (les pompiers cette fois) paralyse tous les aéroports. Résultat des courses, pas d’avion pour Fakarava pour 48h minimum. C’est le big bazar pour tous ces touristes, venus de si loin pour visiter nos iles et de se retrouver coincés dans des aéroports, qui n’ont vraiment rien d’attractif. En espérant que « ces conneries » ne vont pas durer trop longtemps, nous sommes bien placés pour en subir les conséquences. Du coup, ce soir Raimiti sera vide de visiteur !
Hier en fin d’après-midi, nouvelle cession ski avec les jeunes. Teaki et Marama sont sortis assez rapidement, visiblement ils aiment et prennent gout à cette nouvelle sensation de glisse. Plus compliqué pour sortir Stan, mais après x tentatives, il a fini par y arriver. Il n’y en a pas pour longtemps pour qu’ils rattrapent mon niveau et le dépasse aisément. En attendant et provisoirement, je reste le « maitre ».
Toujours est-il que ce matin, mes bras, mes cuisses, ma nuque et mon dos tirent de partout. Il y a bien longtemps que je n’avais ressenti ce genre de douleur, pas vraiment douloureuse mais qui rappelle que la machine est bien rouillée, voir usée. Ce qui me réconforte, c’est que Teaki et Marama (les jeunes) ont eux aussi, mal partout.
Jeudi 18 mai 2017, 9h29.
Re-nouvelle journée de beau temps au programme. Zéro visiteur arrivé hier puisque, "Merci les pompiers", pas d’avion. Les prochains visiteurs étant prévus pour samedi, la semaine va être bien calme par chez nous.
Aussi, on s’occupe comme on peut.
Stan s’est lancé dans le grand nettoyage (du sol au plafond) de sa cuisine. Heiarii, Teaki et Marama sont allés remplir une cinquantaine de sacs de sable à Hirifa pour finir de boucher les derniers petits trous de notre plage. Chanel fait le grand rangement de la lingerie, avec le tri des linges qui vont devoir passer entre les mains magiques de Diana et de sa machine à coudre.
Je vais surement mettre l’équipe de repos pour l’après-midi, avec proposition d’un peu de ski en fin de journée, si cette belle météo se maintient.
Quant à moi, j’ai sorti et déballé tout le matos pour faire du kite. Cela fait des mois que l’aile n’a pas été gonflée. Il est temps de tout bien contrôler, pour être « ready » lorsque le vent reviendra.
A plus tard, pour de prochaines infos en direct du motu.

Dimanche 14 mai, 8h23.
Retour à la grisaille qui recouvre tout, de l’horizon Est à celui de l’Ouest.
Le Maraamu (vent frais qui vient de l’antarctique) balaye le lagon du Sud au Nord. Si cela a pour effet négatif d’agiter le lagon, le positif est la chute immédiate de quelques degrés. Nous sommes passés de 34° à 25° en quelques heures. J’ai l’impression de revivre !
La journée s’annonce bien calme, avec juste un aller-retour à Tetamanu pour 2 plongeurs. L’intention de Marama d’aller taquiner quelques kito et meko pour les prochains repas et, c’est à peu près tout pour le programme du jour.
lundi 15 mai 2017, 8h45.
Nouvelle semaine qui démarre avec un ciel plus ou moins couvert.
Par contre le vent s’est bien calmé, le lagon est redevenu tout calme et plat. Marama a pu en profiter pour aller remplir un bac de kito (mérou) et meko (bec de cane). Nous voilà avec un bon stock de poissons frais, pour les prochains repas.
Lors de mes dernières courses en ville, j’ai désespérément cherché à acheter une paire de skis nautique. Au quatrième et dernier magasin susceptible de vendre ce genre d’article, le vendeur m’a expliqué que ces articles ne se commandaient plus, car plus du tout à la mode, trop ringard, dépassés par les planches de surf et autres kite. J’étais sur le point d’abandonner mon ardent désir de refaire régulièrement du ski, lorsqu’un autre client du même magasin m’a fait signe de le rejoindre. Un monsieur Tahitien à la cinquantaine bien sonnée, s’appelant Camille. Ce Camille m’a annoncé avoir une paire de ski remisée dans son garage dont il n’avait plus l’utilité et, qu’il serait heureux de savoir que d’autres s’en serve.
Il a refusé que je puisse les acheter. Il a juste accepté qu’à l’occasion, je lui fasse passer une glacière de poissons frais des Tuamotu. Lors de la dernière livraison du Cobia, j’ai récupéré cette paire de ski, pratiquement à l’état neuf, qui n’attendent que mon bon vouloir pour tenter d’aller glisser.
Mon dernier vol plané dans les poubelles m’a obligé à différer le baptême des skis sur le lagon de Fakarava, mais bon, vu le calme du lagon, l’avancement de la cicatrisation des plaies et la grande envie d’y aller : ce sera d’ici ce soir, c’est sûr.
Le plan d’eau entre Raimiti et Hirifa est juste trop parfait pour ce sport. J’ai trop envie de reprendre une activité physique régulière, de ré oxygéner un tant soit peu mes muscles dégonflés, perdre un peu de bide Hinano, raffermir mes fessiers victimes de la loi d’Isaac Newton, maltraiter mon dos qui me fait parfois mal sans raison valable, mais aussi : donner le gout de cette glisse à mes jeunes Padaoines, qui ne demandent qu’à apprendre.
Et pourquoi pas au final, le proposer à nos visiteurs sportifs qui pourraient avoir envie de glisser le long du « papa », dans le soleil couchant. A suivre….
La suite, ce sera pour demain.

jeudi 11 mai 2017, 10h11.
La tempête est arrivée en quelques minutes, hier, sur le coup des midis. Vent violent d’ouest puis de sud, lagon démonté en quelques minutes, plage inondée, salon détrempé, restau à essorer et un bon coup d’adrénaline pour nous. Tonnerre, éclairs, foudre, la totale pour un show aussi violent que soudain.
Hier soir alors qu’il tombait des trombes, en tentant de capter un peu de réseau avec mon portable, suite à une glissade incontrôlée, j’ai fini la course par un plongeon….. dans les poubelles. Pas trop de casse, si ce n’est quelques belles éraflures sanguinolentes, sur une jambe et au bras. Me revoilà interdit de baignade pour quelques jours, le temps de retrouver une étanchéité suffisante pour éviter toute infection.
Si la pluie est tombée non-stop toute la nuit, une amélioration semble s’amorcer depuis ce matin. Mais tout reste bien gris, au grand regret de nos visiteurs. Surtout pour 2 personnes arrivées hier, venues spécialement pour faire un reportage photos de Raimiti, son soleil, sa lumière, ses bleus, son lagon cristallin et, j’en passe. Au petit déj de ce matin, ils semblaient dépités !
Bien évidemment, aucune amélioration en ce qui concerne internet et le téléphone. A moins d’un miracle d’ici là, je vais devoir aller au village avec le transfert de demain, pour tenter de me connecter.
Le Cobia devrait passer chez nous, aujourd’hui, pour livrer mes dernières courses, du bois, du ciment, de la plomberie ainsi que du carburant pour les machines, et les humains.
15h, le même jour :
Le Cobia vient d’arriver, il est là, dans l’axe de ma fenêtre. Je vais devoir lâcher le bureau un moment.
16H52,
Tout ou presque est maintenant débarqué et rangé. Il reste bien quelques dromes de 200 litres d’essence à rouler jusqu’à la station, mais ce sera pour demain.
Miracle, internet vient de revenir après 6 jours d’errance totale, j’ai ma boite de réception qui n’en peut plus d’engranger les nouveaux messages.
Aussi, je ne vais pas m’attarder à « gazetter », je vais avoir de quoi faire devant mon écran.

vendredi 12 mai 2017, 10h28.
Beau soleil depuis ce matin, voilà qui change et redonne le sourire aux visiteurs.
Du coup, avant les départs du jour, Marama est allé « balade » les futurs partants, jusqu’à Tetamanu.
Plus aucune trace visible du déchargement du Cobia d’hier. Tout est rangé, c’est nickel. La plage fraichement ratissée a presque les allures de celle du Negresco, la buvette en moins.
J’ai bien fait de vite répondre aux divers mails reçus depuis hier, la super réparation des grands professionnels de la poste n’aura pas tenu bien longtemps. Nous revoilà en panne depuis ce matin !
16h51, fin de journée, le soleil a déjà bien entamé sa descente noyade, de l’autre côté de l’océan.
Pas le moindre souffle d’air, le lagon est aussi lisse qu’un miroir. Un calme plat, un peu trop calme !
Au cas où, et avant une nouvelle dégradation météo possible, nous allons cette nuit, profiter de la lune et de ce lagon si calme pour une partie Taketo dont nous ne reviendrons qu’une fois les 2 bacs pleins. Les 3 chiens, Marama, Teaki et moi composerons cette équipe de choc. Mes jeunes semblent très motivés par cette future partie de pêche de nuit.

dimanche 7 mai 2017,
Juste de retour de Tahiti où j’ai passé la semaine, me revoilà dans mon domaine où tout y est bien plus calme et serein qu’à la ville.
Pas mal de RDV administratifs et de courses étaient au programme. Heureusement qu’Harrys était là pour m’aider, nous avons réussi à tout faire, in extrémis. Impossible de faire un saut a Moorea pour voir la petite famille et les amis. Maluha et les petits sont venus me rejoindre à la capitale, pour une petite journée.
Me revoilà chez moi depuis hier, fin de journée. Harrys a continué sur Moorea, où il passera ses vacances entre sa famille et amis. Il ne reviendra sur le motu du bout du monde, que début juin.
Junior est reparti ce matin sur Moorea, il va finir les travaux de sa maison qu’il avait laissé en plan !
Me voilà aux commandes de Raimiti avec un effectif assez réduit mais, sauf tuile imprévue, ça va le faire !
Mes gars avaient un retard de congés un peu trop important à récupérer et, je veux me mettre à jour avec eux avant le début de la haute saison. Pour Harrys, c’est presque à coup de pieds au cul qu’il a fallu que je l’envoie se reposer.
Mes travaux qu’il reste à faire sur la pirogue et autres, ne vont pas vraiment souffrir de ce manque d’effectif car, suite au mauvais temps de février, presque tous les fournisseurs sont en rupture de matière première. Bonjour la galère pour trouver certaines sections et qualités de bois, des tiges filetées et même de simples vis. Tout cela ne pourra se faire que début juillet, juste avant la haute saison. Il va donc falloir patienter mais ici, nous sommes à bonne école et un peu rodés pour approfondir et même creuser cette vertu.
En parlant de patience, il n’y a plus de réseau internet. Suite à une nouvelle panne de la poste, la moitié de l’atoll n’y a plus accès et bien sûr, nous sommes dans la moitié obscure. Vu le long weekend avec le lundi 8 mai férié, il n’y a rien à espérer avant mardi, au plus tôt. Pour peu qu’ils n’aient pas les bonnes pièces de rechange, cela pourrait être bien plus long. A suivre…
Coté météo, elle est superbe. Ce n’est que du bleu, du sol au plafond. Un léger vent d’Est ventile et parfume tout le motu de l’odeur des kahaia en fleurs. Même si la chaleur est toujours bien présente, elle semble s’atténuer au fil du temps qui passe. Encore 1 mois à tenir et, ce sera l’hiver Austral.
La famille à poils, tout comme celle à plumes se porte bien, j’ai juste un souci avec une poule qui a fait un truc, genre rupture d’anévrisme. Elle semble être dans un état semi comateux, doit être nourrie par nos soins et, n’a plus aucun sens de l’équilibre. Son pronostic vital est « grave » engagé, et comme nous sommes contre tout acharnement thérapeutique, c’est assez mal barré pour elle.
lundi 8 mai 2017, 7h51.
Levé aux aurores pour aller allumer le groupe électrogène, une nouvelle journée surement bien ensoleillée, s’annonce.
Point d’arrivée ce jour mais, pas mal de départs.
Coté internet, c’est toujours aussi obscur.
La poule ne fêtera pas la Victoire et ne pondra plus, elle est morte dans la nuit.
Mardi 9 mai,
Rien de bien spécial sinon qu’un léger vent du Nord ventile le lagon. La météo est belle mais, à mon avis, cela ne va pas durer.
Nos visiteurs du moment étant tous des plongeurs, cela nous laisse assez de temps pour vaquer à d’autres occupations et faire un tas de petites bricoles d’entretien.
mercredi 10 mai 2017, 8h04.
Toujours le vide sidéral avec internet, ça commence à craindre. Quant au téléphone, ce n’est guère mieux. Si certaines communications arrivent à passer, il faut être un pro du « morse » pour en comprendre le contenu.
Si pas d’amélioration avec notre internet, d’ici 48h, je vais devoir aller au village pour me connecter, recevoir et envoyer.
Hier soir, vers 21h, le déluge s’est ouvert sur nos têtes. Pas de vent mais, du tonnerre, de sublimes éclairs et une grosse pluie tropicale qui ne s’est arrêtée qu’au lever du jour.

Toutes nos cuves sont bien pleines, la mare aux canards déborde, et les plantes sont saturées d’eau. Par contre, ce matin le soleil est bien caché par une épaisse couche nuageuse. Il risque de faire bien humide, pour cette journée.
Le transfert du jour prévu avec le Camzaz se fera avec le Raimaru. C’est quand même réconfortant d’avoir ce bateau couvert et protégé, lorsque la météo est comme aujourd’hui, pour le moins instable.
Du côté de chez Manihi, les travaux de déblaiement avancent bien. J’ignore comment il calcule l’avancée du creusement de son « hoa » mais, il m’a annoncé hier que le 24 mai, son kau encore prisonnier pourra à nouveau, entrer et sortir librement de son chenal.
Plus au Sud, à Tetamanu, Sané et Annabelle ont pris quelques vacances. Ils font une croisière dans les eaux polynésiennes.
Zaza est en ville pour de nouveaux contrôles médicaux, alors que Camille et ses chats, restent sur le motu, dans son rôle de patriarche et gardien de Tetamanu.
Voilà pour les dernières nouvelles du tas de corail. Il va surement falloir patienter un peu, pour que j’arrive à les envoyer.

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