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Présentation de Raimiti
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jeudi 21 juin 2018, 16h21.
La journée travaux vient de s'achever.
Les premiers 4 faré lagon sont terminés, et même, opérationnels.
Il était temps puisque dès demain soir, ils seront occupés.
Nous sommes tous au 5, le dernier de la liste.
Du coup, j’ai aussi pu avancer un peu chez moi. Teintes et vernis qui manquaient dans la salle de bain. Pose d’un miroir pour pouvoir se raser tout en prenant la douche. C’est trop chouette se système qui permet de se raser ainsi, sans avoir plein de mousse à nettoyer sur le lavabo ensuite. Même chose pour le brossage des dents où l’on peut frotter à fond la caisse, sans rien dégueulasser autour. Il ne manque que la petite douchette branchée aux toilettes pour ne plus avoir à utiliser de papier toilette et, ce sera parfait. Je vais enfin avoir une salle d’eau qui correspond à l’idée que je me fais de l’hygiène simple mais, agréable et efficace !
Marama et Harrys sont en train d’enterrer les 150 mètres de câble électrique qui vont me relier au reste du réseau Raimiti.
Et oui, moi aussi je vais avoir du courant à la maison. La raison essentielle de ce branchement est la création du nouveau puits juste derrière chez moi. Grace à lui, je vais bien sûr être alimenté en eau, mais dans la foulée, je vais en faire profiter les 5 faré coté lagon qui auront plus de pression.
Vu la fréquentation en augmentation des visiteurs de Raimiti, nous devons changer notre mode d’alimentation en eau, sous peine de casser la lentille d’eau douce dans laquelle nous pompons.
Ainsi au final, nous allons fonctionner sur 3 puits.
Le puits 1, celui de Tua qui n’alimentera que les faré de Tua.
Le puits 2, celui qui actuellement bosse le plus pour alimenter les faré du staff, le faré plongée Enata, la cuisine, la buanderie et les 5 faré lagon.
Le puits 3, celui de chez moi, qui alimentera chez moi, mais aussi, soulagera le puits 2, en prenant en charge les 5 faré lagon.
De cette façon, tout le monde devrait avoir de l’eau en suffisance et de bonne qualité, sans pour autant, risquer de déséquilibrer quoi que ce soit au niveau de la lentille d’eau en sous-sol.
Tout est si fragile ici, qu’il faut vraiment penser à tout (ou tenter de le faire), pour que l’impact des humains soit le moins nuisible ou néfaste, a cet équilibre.
Assez parlé de mon réseau d’eau dont vous n’avez surement pas grand-chose à faire. Mais bon, ça change des étoiles, de la pêche, du soleil, de la pluie et, des avions en retard.
A suivre…

mardi 19 juin 2018, 8h36.
Météo bien perturbée ces derniers temps. Vent qui tourne, belles éclaircies et violentes averses se suivent et se succèdent, nuit et jour.
Le positif est que toutes nos cuves débordent, que les plantes revivent et que la micro nappe phréatique du motu se gonfle.
Les visiteurs semblent moins réjouis que nous, de ce temps assez « moche ».
Par contre, coté peintures, vernis et résine…..c’est momentanément au point mort !
Pas bien grave, nous avons tellement d’autres choses à faire.
Plus de TV, ni de mauvaises nouvelles du reste de la planète. Notre décodeur a rendu l’âme. En attendant l’arrivée du prochain, le coin cuisine-salon du staff est bien calme. Finalement, ce n’est pas si désagréable de ne rien savoir, de ne plus voir tous ces morts, ces migrants, ces fichés S, ces politiques, ces désastres météo et le flot ininterrompu d’autres « Bad news ».
Toujours le même jour mais, au coucher du soleil.
Ça y est, depuis quelques heures je suis raccordé au réseau d’eau.
Voilà que la chasse d’eau des WC se rempli toute seule, mais aussi, que j’ai une vraie paume de douche suspendue au plafond. Luxe suprême, Junior en a profité pour m’installer et brancher 1 chauffe-eau. Je viens de prendre ma première douche dans une vraie douche et en plus, avec de l’eau chaude……..c’est trop bien !
Marama a passé sa journée à refaire l’enclos de la cochonne qu’elle avait totalement défoncé dans la nuit. Plus question de la laisser gambader n’ importe où, et venir « brouter » mes orchidées et autres plantations.
En cette fin de journée, le ciel est mi-figue, mi-raisin, impossible de savoir si ça se dégage, ou si, une autre couche pluvieuse va passer.
Ce soir, langoustes au programme des visiteurs. Pour moi ce sera un hachis Parmentier de canard, recette Junior.
Rien de plus pour cette journée, encore passée trop vite et qui s’éteint.

vendredi 15 juin 2018, 12h14.
Point de gazette depuis un bon moment.
Je ne voulais plus en faire, tant qu’il ne pleuvrait pas. Fiu de parler de mes cuves vides, de mon citronnier sur lequel il faut aller « pisser » pour qu’il ait un peu de liquide, de mes orchidées qui font grise mine et de toute cette nature salée, séchée et poussiéreuse.
Alléluia et que 100000 grâces soient rendues aux intéressés, depuis ce matin, il tombe enfin de l’eau.
Et ça tombe bien. Les cuves d’eau potable qui étaient à sec se remplissent. La mare au canard déborde presque, l’eau des toitures glougloute dans les piscines et le citronnier, a été abreuvé de plus de 50 seaux d’eau. La vie végétale va ressusciter.
Autre bonne nouvelle, l’épicerie sur le quai du village est ouverte au public. Nous avons maintenant une épicerie qui ressemble vraiment à un lieu alimentaire. En plus, les prix semblent tout à fait corrects et les horaires d’ouvertures n’ont rien à voir avec les autres, ou il fallait viser juste pour avoir 1 chance de trouver la porte ouverte pour pouvoir se faire détrousser.
Du coup, mon congélateur à pain qui était chez Jacques a déménagé pour être installé chez Tumoana Market. On ne cassera plus les pieds à Jacques pour avoir notre pain au dernier moment avant de partir. Maintenant, on aura plus qu’à surveiller le décollage de l’avion, pour aller prendre notre pain entreposé a moins de 50 mètres du bateau. Le progrès n’arrête pas, même à Fakarava.
On pourra même tuer le temps et aller déguster un expresso ou une glace à l’épicerie, tout en ayant un œil sur notre kau, lorsqu’A.Tahiti oubliera d’arriver à l’heure !
Nos travaux : ça avance grave.
Il nous reste quelques bricoles à faire au faré 5 lagon, mais les 4 autres sont terminés.
Salles de bain entièrement refaites, nouvelles toitures en niau, changement de revêtement de sol dans les farés, vernis, peintures, teintes diverses, changement de rideaux, et même un peu de déco. Nous voilà repartis pour la nouvelle saison, avec 5 faré refait à neuf !
Vivement que nous en finissions avec le coté lagon. Ensuite nous pourrons mettre mon nouveau puits en fonction, terminer ma salle d’eau, faire les quelques bricoles prévues coté Tua, changer le faux plafond du restaurant, refaire les niau de la salle de bain clients à côté du salon, remettre le 60 cv en route, aller chercher quelques 100 sacs de iri iri et alors……on pourra penser à commencer de construire la nouvelle « case » de Junior.
Comme vous le voyez, ce n’est pas fini.
Mais bon, nous y croyons !
A suivre…

mercredi 23 mai 2018, 18h40.
Quelques lignes en cette fin de journée pour dire que tout va bien et que toutes les fourmis Raimiti bossent, et bossent encore.
Depuis hier j’ai une salle d’eau acceptable. J’ai enfin pu prendre une vraie douche……que c’est bien.
Demain, je devrais pouvoir inaugurer le WC, même s’il n’y a pas encore l’arrivée d’eau indispensable.
Les gros travaux chez moi arrivent à la fin, on commence à comprendre à quoi ça va ressembler, une fois l’ « œuvre » achevée.
Du coup, comme on peut penser à autre chose et a d’autres chantiers, nous sommes allés faire un tour dans la brousse pour décider ou nous allions faire pousser la prochaine maison de Junior, ainsi que celle de son voisin, Mathias’s familly.
Finalement, ils ont opté pour le côté lagon, bien après le faré 5 lagon.
Si le terrain n’est pas trop accidenté et même assez plat, il va y avoir un sacré débroussaillage à faire dans le coin à viabiliser, où la végétation y est pour le moins « dense ».
jeudi 24 mai 2018, 17h17.
2 arrivées hier en fin d’après-midi, 2 départs ce jour et… il s’agit des mêmes personnes. Un couple qui semblait tout à fait sympa et normal mais visiblement, l’éloignement de Raimiti de tout point civilisé a suffisamment stressé Madame, au point de décider de repartir au plus vite. Monsieur avait l’air vraiment désolé et navré que son épouse enceinte, vive plus sa grossesse comme une maladie, que comme une situation naturelle. Mais bon, malgré toutes nos attentions et notre désir de bien faire, nous ne sommes pas équipés pour aider en quoi que ce soit, ce genre de personnes.
Je pense qu’en plus des végans et autres extrémistes de la bouffe, il va falloir aussi limiter l’accès de Raimiti aux femmes enceintes ne sachant pas vivre leur grossesse normalement.
Si j’ajoute une évaluation psychiatrique obligatoire à toute réservation, tant pour les hommes que les femmes et les enfants. Comme dit Junior, on devrait ne plus être ennuyés par les clients, parce que, nous n’en aurons plus !
Je « déconne » bien sûr mais, il faut avouer que le séjour raté des 2 d’aujourd’hui, nous laisse un gout d’amertume, d’échec, d’être passé à côté de l’essentiel, de gens aveugles aux autres, de personnes tellement conditionnées par leur monde, qu’ils ne peuvent même pas penser qu’un autre univers existe, alors qu’ils en rêvent à longueur d’année devant la TV. Tant de choses qui « hélas », nous rendent à chaque fois, plus méfiants et distants des autres arrivants, alors que cela est tout à fait contradictoire avec l’idée naturelle de l’hospitalité Polynésienne.
samedi 26 mai 2018, 12h39.
Presque 3 jours que je range, trie, classe, débarrasse, jette ou brule dans l’atelier qui ressemblait à un dépotoir « sauvage ».
Ouf, j’arrive au bout de mes peines mais franchement, quel travail de « M ».
Junior s’est attaqué au faré 1 lagon. Démontage des parois de salle de bain, de la robinetterie et du plateau en kakata qui entoure la vasque. On casse tout, et on recommence avec du neuf. Les 5 salles d’eau des « faré » lagon vont subir le même traitement. Il faut que tout soit terminé d’ici le début de la haute saison !
dimanche 27 mai 2018, 11h12.
Bonne et belle fête à toutes les Mamans.

samedi 12 mai 2018, 15h23.
Ce matin, nouvelle récolte de miel de 2 ruches. Il faudra remettre ça fin juillet. A raison de 4 à 5 récoltes par an, ce n’est pas loin de 100 kg qui est récupéré.
Pour ce jour, nous voilà riche de 23 kg de ce nouvel or ambré.
Nous devenons un peu plus « pro » dans la façon de procéder, à chaque nouvelle récolte. Ce miel qui était ce matin dans les ruches, est maintenant à la boutique, en pot, étiqueté et prêt à partir vers de lointaines destinations.
La plongée marche bien. Entre nos visiteurs et ceux de la pension voisine, Mathias est de sortie au quotidien. Lorsque ce club sera connu et reconnu, il se peut que la demande soit supérieure à la dispo des places !
Je ne suis pas vraiment étonné de ce départ « en flèche », mais ne croyais pas que dès le départ, il y ait un tel succès.
Le local du groupe électrogène de plongée est fini. Toiture couverte et murs cloisonnés : merci Cobia d’avoir livré le bois et les tôles manquant. Le reste du bois arrivera la semaine prochaine et, nous pourrons alors, finir le ponton.
Pas de ponçage du 60 cv ce jour, c’est samedi et notre religion interdit de faire tourner ces engins bruyants le week-end.
lundi 14 mai 2018, 15h26.
Toujours pas de pluie mais depuis hier, le temps se couvre de plus en plus.
Pas mal de départs ce jour et point d’arrivée. Ce soir, Raimiti tournera au ralenti avec moins d’une dizaine de visiteurs.
Début de semaine assez calme et, ça fait du bien de pouvoir souffler un peu.

jeudi 10 mai 2018, 9h37.
Pas trop de temps pour la Gazette ces derniers temps et pourtant, il y en aurait des choses à dire.
Mais, entre le quotidien à assurer, nos petits travaux qui n’en finissent pas d’en finir et d’autres que nous mettons en route, le Cobia qui n’a rien pu livrer depuis 15 jours, le flux assez chargé des arrivées et des départs du aux trop nombreux fériés du mois de mai……….il y a de quoi faire !
Une nouvelle mare aux canards est finie. Plus grande, plus profonde et toute cimentée. La météo au super sec de ces derniers temps, nous a permis de tout finir plus vite que prévu. Maintenant, ce serait bien qu’il pleuve un bon coup. Tant pour remplir la mare, que les cuves qui commencent à sonner creux et vide.
Bon coup de nettoyage dans le poulailler avec 6 nouveaux nids pour nos pondeuses. Nouveau gravier au sol, aire de jeux ensablée pour les poussins et canetons. On ne sait plus quoi inventer pour le confort de nos volailles.
La coque du 60 cv, bien au sec, va bientôt être totalement poncée. C’est Marama qui est en charge de ce fort « poussiéreux » travail.
Harrys est allé couper quelques vieux cocotiers dont il va débiter des morceaux plus ou moins long. Ils serviront de tuteurs aux orchidées et bromélias.
Hier, le Cobia devait livrer au village à 14h. Nous sommes donc montés au Nord. Un kau pour les visiteurs partants et arrivants, et un autre pour récupérer bois, tôles et divers que nous attendons depuis 2 semaines. Point de Cobia à quai, mais un autre navire le « M.Stella », occupant tout le quai pour décharger sa marchandise. Le Cobia ne pouvant se mettre à quai, après un bref « coucou », il est parti livrer un atoll voisin en nous redonnant RDV pour ce matin. Résultat des courses : un aller-retour au village pour rien, sinon le « fun », la ballade et la perte de temps.
Ce matin, le M.Stella est bien parti et, le Cobia est bien à quai. Marama et Teriitahi sont chargés d’aller récupérer toute la marchandise et d’expédier le moteur du 60 qui avait pris un bain forcé. Apparemment, tout s’est bien passé et les gars sont sur le chemin du retour.
Mathias est en plongée avec une partie des visiteurs. Nous commençons à mieux nous organiser pour la bonne marche des 2 structures. J’en ressens les premiers effets très positifs. Spécialement de ne plus avoir à effectuer tous ces transferts de plongeurs à Tetamanu, ou nous perdions un temps pas possible. Rien que pour ça, je suis trop content d’avoir ce club a Raimiti.
Une nouvelle cargaison de visiteurs citadins est arrivée hier. Un bon paquet de monde avec comme d’hab, des supers cool, des un peu cool, et des, pas franchement cool.
Deux extrémistes Vegan, 1 allergique, 1 qui n’aime pas le poisson et 1 autre qui n’aime ni le soleil, ni la mer.
Bref, des personnes dans l’air du temps. Surtout les Végans si respectueux de la nature, de l’environnement, de la protection de la planète, et qui voyagent à deux, avec 6 énormes valises et sacs !
En voyant mes gars transporter du kau au faré, le « déménagement » de mes 2 vegans, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette lecture ressente d’Éric-Emmanuel Schmitt, qui me semble tellement en accord avec l’esprit Raimiti, mais dont la philosophie échappe à la majeure partie de nos visiteurs.
« Ma conception du voyage a changé :

La destination importe moins que l’abandon.

Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même.

Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, à l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible.

Partir consiste à perdre ses repères, la maitrise, l’illusion de savoir et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir.

Le véritable voyageur reste sans bagages et sans but. »
J’aime tant cette façon de voir, de penser, de devenir et que j’ai parfois un peu de mal à mettre en œuvre dans mes propres déplacements. Avouez que c’est assez difficile a appliquer, puisque la raison essentielle de mes sorties hors du motu, a pour motif, d’aller faire des courses. Par contre, lorsque je pars en vraies vacances, c’est sûr que ça le fait très bien sans valise, ni sac (tout au moins, à l’aller).
Bien, assez tchatché pour ce jour, il est temps que j’aille faire acte de présence sur nos chantiers.
A suivre…

Jeudi 19 avril, 11h38.
Ils sont venus, ils sont tous là, je ne sais pas ce qu’il va arriver à la mama, mais moi, je commence à fatiguer.
L’équipe Enata est là au complet.
Le Cobia est bien passé hier pour livrer notre marchandise avec celle du club de plongée. Le transfert de leur groupe électrogène de 800 kg a été pour le moins fastidieuse et parfois périlleuse. Mais bon, depuis ce matin, la machine à fabriquer des watts a trouvé sa place définitive.
Yves l’électricien est arrivé hier, il n’a plus qu’à tout connecter, faire son armoire électrique, bidouiller certains trucs et je pense, que d’ici ce soir, nous allons entendre « ronronner » la nouvelle machine.
A partir de demain, ils pourront gonfler leurs bouteilles, indépendamment de nous.
Une autre partie de l’équipe est chez moi au fare Aito. Les cloisons commencent à se couvrir de niau tressés. C’est assez long à faire mais, tellement beau pour les yeux.
Depuis la nuit passée, la pluie est enfin au rendez-vous. Cuves et plantes respirent de bonheur. Si cette météo se maintient, que j’arrive à récupérer un peu de main d’œuvre, une séance nettoyage par le vide devrait rapidement avoir lieu au poulailler. Ce qui signifie qu’une bonne salade avec cœurs, foies, gésiers, œufs mollets et croutons devrait suivre. Peu importe ce qu’en pense les végans et autres mangeurs de graines, j’en salive d’avance.
Côté jardin, j’ai profité de cette abondance d’humidité pour planter 10 rejets d’ananas. Affaire à suivre, pas sur du tout qu’ils s’acclimatent a l’air du motu.
Une chose est sure, c’est que les orchidées et bromélias de Charles se portent de mieux en mieux. L’ananas étant de la famille des broméliacées, il n’est donc pas impossible que « ça le fasse » aussi.
15h, le même jour.
Retour du soleil donc, sursit provisoire pour les coqs et point de salade paysanne pour ce soir.
16h, revoilà la pluie mais là, c’est trop tard pour la tuerie. Je préfère laisser les jeunes fixer les niau de ma « cabane » de pêcheur. D’ici ce soir, toutes les cloisons devraient être habillées. Ensuite, il faudra poser les « kakatas » pour faire les encadrements. Il s’agit de la nervure centrale de la palme de cocotier, qui une fois séchée et dépouillée de ses feuilles, remplace les baguettes d’encadrement. Ma case, une fois finie devrait avoir un look, très « local » du Tahiti d’antan.
Fin de cette page de Gazette pour ce jour. A suivre d’ici pas longtemps.

samedi 28 avril 2018, 9h21.
On recommence à y voir un peu plus clair !
Une mini tempête de quelques heures est passée sur Raimiti. Juste ce qu’il faut pour mettre la « zone » un peu partout.
Elle a été aussi brève qu’intense et soudaine.
Pas trop de casse, sinon la coque du 60 cv qui a été soulevée un peu trop haut par une déferlante, plus une belle rafale de vent au même moment : le tout ayant eu pour conséquence de retourner le bateau comme une crêpe. En quelques secondes, il s’est retrouvé ventre en l’air et moteur sous l’eau.
Notre plan de travail s’est retrouvé un peu chamboulé. Depuis plusieurs jours, toute l’équipe est au démontage de ce moteur, purger l’huile, l’essence, l’air et virer l’eau de mer.
Tout bien rincer au gasoil et remonter le puzzle sans rien oublier.
Hier soir, après 3 jours de soins intensifs, notre moteur que je croyais mort, est reparti……. au quart de tour.
Par contre, je vais être obligé de l’envoyer en ville pour ressouder le tuyau d’échappement qui est « bien branlant ».
Sinon, Junior avance à grands pas avec le ponton d’Enata qui est presque en phase finale.
Ma cabane du faré Aito commence aussi à prendre vraiment forme. Même s’il reste encore à faire, elle devient de plus en plus sympa au fil des travaux et finitions qui se font.
Nous serons bientôt bloqués par manque de matériel. Le Cobia étant en panne depuis 2 semaines, notre bois, nos tôles et tout le reste « roupille » sur les quais de Tahiti, en attendant que….
dimanche 29 avril 2018, 8h59.
Même si la météo reste au bleu et au beau, c’est décidé, ce matin nous allons plumer, vider, flamber et diminuer la famille coqs et compagnie.
Junior a pratiquement terminé le ponton d’Enata qui pourra entrer en service pour le 1 Mai.

samedi 14 avril 2018, 8h42.
Début d’une nouvelle journée qui s’annonce fortement ensoleillée.
Depuis hier, le passage sur la terrasse et salon de mon faré pour accéder à la chambre, est totalement déminé. Ouf, que c’est cool d’y voir clair, même si l’ensemble est toujours en chantier.
Junior avance carrément vite avec l’extension du ponton. C’est vraiment du beau boulot. Notre garage à Kau devient impressionnant, la marina de Monaco n’a qu’à bien se tenir !
dimanche 15 avril 2018,9h48.
Finalement une méchante migraine a eu raison de moi, hier, ou j’ai été d’une inefficacité totale.
Pas de bureau, pas de travail, mais du repos forcé dans mon lit à attendre, que la force du mal soit vaincue.
Ce matin, un seul kau de sortie pour Tetamanu ou nous avons pu « groupir » plongeurs et « palmesmasquetubateurs ». Mathias, Marama et Teiva assurent le trip. Inutile de déplacer 2 kau et 4 gars lorsqu’un seul bateau et 3 gars suffisent. Voilà un premier avantage d’avoir un club de plongée à domicile.
Du coup, le chantier ponton de Junior est en mode ON. Il s’y active, secondé de Teriitahi.
Harrys termine le bricolage d’un semblant de salle de bain extérieure chez moi. Peut-être que d’ici ce soir, je vais pouvoir me brosser les dents sans chercher le dentifrice tombé par terre, ou la brosse à dents emportée par le vent. Ce sera le luxe !
Demain, changement de programme.
Des départs visiteurs, mais aussi, des arrivées de bosseurs.
Patea qui vient nous rejoindre pour quelques mois.
Yves l’électricien, qui va avoir beaucoup à faire. Révision annuelle des 2 groupes, installation du groupe des plongeurs et, électrifier mon faré.
Henry et Arnaud, les 2 responsables d’Enata avec lesquels, une longue liste de questions doit trouver des réponses satisfaisantes pour tous.
Bref, la semaine va être bien chargée pour tous.
A suivre…

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