Vidéo Raimiti

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mardi 12 septembre 2017, 14h58.
Avec le paquet de photos qui vient de partir, pas besoin de se presser pour la prochaine page de gazette.
Et pourtant, me voilà face au clavier.
Après l’épisode des mastodontes (les baleines) qui butinent à Tua, ce matin, arrivée de Naea, venu du village avec son bonitier (bateau), pour voir où en sont les abeilles de Raimiti.
Après avoir enfilé sa tenue de cosmonaute, ouverture de la première ruche. Il n’a pratiquement pas eu à utiliser l’enfumoir sensé calmer les butineuses. Non seulement tout va bien à l’intérieur, mais une seconde reine est maintenant là. Il va donc falloir installer d’urgence une troisième ruche, avant que ce ne soit la guerre totale, là où cohabitent les deux Queens.
Quant à l’autre ruche, elle est pleine d’abeilles avec une seule Reine qui ont fait un beau boulot. Il était temps que Nea passe et installe les rayonnages supérieurs qui vont être ceux qui vont nous permettre de récolter le miel.
En fait, tout se passe sur 2 étages. Au premier qui déborde de miel, on n’y touche jamais. C’est propriété exclusive des abeilles. Par contre le second étage avec ses 7 rayons sera régulièrement vidé pour la récolte (tous les 2 à 3 mois).
Naea estime que vu la vitesse à laquelle nos abeilles bossent et prolifèrent, nous devrions récolter une dizaine de litres par ruche, d’ici 2 mois maximum.
En attendant, comme il a fallu ôter l’excédent d’alvéoles pour pouvoir installer le second étage, nous avons pu récupérer entre 1 et 2 litres de miel, 100% pur jus Raimiti. Il est beau, d’une couleur ambrée ni trop claire, ni trop foncée, et d’un gout à faire tomber le cul par terre.
Bien évidement des photos de cette première récolte vont suivre. Par contre, pour en connaitre le gout, il faudra venir jusqu’à nous. Nous ne sommes pas en capacité d’exporter et, ce n’est pas dans nos intentions.
Par contre, il y en sera servi pour les petits déjeuners et, Junior va vite ressortir nos anciennes recettes de sauces au miel du Linareva. Il y a des poissons du lagon qui vont aller très bien pour ça.
Sinon, voilà deux jours que Marama assume seul les transferts. Que c’est bon de pouvoir rester un peu à la maison, même si, je n’ai pas trop le temps de souffler, vu le boulot en retard que j’ai à rattraper.
Mais bon, étant de mieux en mieux remplacé pour les sorties lagon et une partie du bureau par Harrys, je lui cède la place sans problème.
Teriitahi et Aurélia se débrouillent très bien sans moi au restau, et là aussi c’est volontiers que je les laisse faire.
Quant à la cuisine, avec Junior aux fourneaux, je n’ai même pas à y mettre le nez.
Ne pensez pas pour autant que je ne fiche plus rien. Bien au contraire, ce temps est utilisé pour le moment, à mettre en place le programme après ou post visiteurs.
Entre l’entretien général de fin de saison, vernis et peintures de tous les faré, la construction du nouveau faré, le bateau Camzaz à refaire en partie , toutes les améliorations que j’ai envie d’apporter ici et là, certaines choses à revoir, à ne plus faire ou au contraire à développer : j’ai de quoi m’occuper les méninges pour que Raimiti reflète totalement mon rêve d’allumé, du début de l’aventure.
C’est vrai que c’est long, mais il me semble que cette fois, nous tenons le bon bout avec une équipe bien motivée, qui a envie de ramer vers le même but et d’une façon bien synchronisée.
Une chose est sure, ces jeunes et moins jeunes mais tous et toutes, bien plus jeunes que moi me boostent pour aller toujours plus loin, et si possible, vers le meilleur.
Viendra peut-être ce jour où je n’aurai plus à me montrer, sauf pour le seul plaisir d’aller à la rencontre des gens.
Waouuuu, il y a encore de la route à faire et il ne va pas falloir baisser la cadence pour y arriver ; à suivre…

 

 

dimanche 10 septembre 2017, 8h40.
Début de cette page de Gazette avec un franc soleil accompagné d’un vent de Sud-Est qui agite un peu le lagon. Mais rien de bien méchant.
Très mal dormi la nuit passée avec une pollution sonore assez rare.
Vers deux heures du matin, des baleines sont venues s’installer en face de chez moi. L’aire de jeux devait être assez sympa. Elles y sont restées plus d’une heure à sauter, frapper l’eau, grogner, souffler, plonger, sortir la tête hors de l’eau : elles étaient vraiment en forme.
Avec la lune encore assez grosse et bien allumée, le jeu d’ombres et de lumières était parfait pour ce spectacle nocturne, tout aussi magique que rare.
Le vent portant sur le récif, je n’ai pas échappé au moindre souffle, grognement et autre bruit venant des cétacés. Même l’odeur y était.
Impossible de tenir les chiens au calme. Totalement énervés, aboyant ou pleurant, ils patrouillaient le long du récif, prêts à bondir dans l’océan. Je crois que tout Raimiti a eu droit à ce concert assez bruyant de «canis-cétacés ».
Et puis, après une bonne heure passée sur le récif, un gros nuage est venu cacher la lune. Les nageuses ont disparu sans le moindre bruit. L’océan est redevenu silencieux, comme vide de vie.
Retour au dodo : allez-vous rendormir après une sortie nocturne pareille, ce n’est pas simple, en tous cas j’ai eu bien du mal à retrouver le sommeil.
Sinon, RAS. Toujours beaucoup de monde qui arrive ou qui repart. Les transferts sont quotidiens. Mis à part le désagréable visiteur Italien (comme souvent) qui demande des choses impossibles, le reste des visiteurs est vraiment cool et sympa.
A la prochaine…

Jeudi 7 septembre, 15h36.
Il suffit parfois de peu de choses pour refaire le plein d’énergie et de bonheur.
Ce jour, pas de transfert au programme, voilà une journée qui commence bien.
Harrys, Teriitahi et Aurélia sont de sortie pirogue avec les visiteurs restants. Les autres sont partis plonger. Raimiti est pratiquement vide pour la journée. Je vais pouvoir aller causer avec les boutons d’orchidées qui continuent à prendre du volume, sans passer pour le « frappadingue » de service.
Matinée bureau, me voilà à jour de la paperasse.
Après le repas de midi, retour chez moi à Tua avec l’idée de faire un coup de ménage dans le faré, et de raser la barbe naissante qui commence à gratter, vieille de 3 jours.
Rien n’a été fait comme prévu. A peine arrivé sur la terrasse de Tua, une énorme gerbe d’écume, encore en suspension, retombe à la limite du bleu clair et foncé, soit à une cinquante de mètres du récif.
Ce n’est pas une, ni deux, ni même trois, mais bien quatre baleines, escortées d’une dizaine de dauphins qui s’en donnent à cœur joie.
Retour en quatrième vitesse côté lagon, pour récupérer l’appareil photos et donner l’alerte à l’équipe.
Ensuite, plus d’une heure à en prendre plein les yeux. Mis à part des sauts hors de l’eau, le show était total. Même Castor et Rutu n’ont pu résister de se jeter dans l’océan pour aller nager un moment, avec elles.
Fin de journée. J’ai été « taketo » avec Marama, remplir un bac de meko et kito.
C’est bon, je vais bien dormir ce soir.
A suivre…

 

 

mercredi 6 septembre 2017, 9h19.
Pas de sortie ce matin, les cuves n’en peuvent plus de se remplir depuis hier soir. Il flotte comme il y a bien longtemps que ce n’était pas tombé.
Mais bon, je ne vais pas râler après la météo du jour alors qu’au même moment, les cousins iliens des Caraïbes doivent vivre des heures éprouvantes.
Je n’ose même pas imaginer ce qu’il en serait de nos iles et atolls, si un monstre pareil nous déboulait dessus. On pourrait surement renommer l’ensemble, « Ground Zéro ».
Si la pluie tombe abondamment, le vent semble vouloir se calmer. Le transfert du jour risque de se faire dans des conditions normales et, je ne vais certainement pas m’en plaindre.
Le Cobia devrait être au village aujourd’hui, il est temps qu’il arrive car plus une feuille de salade, ni le moindre fruit en stock. Heureusement qu’il y a les cœurs de cocotiers en abondance, pour parer aux ruptures.
Depuis 2 jours, une nouvelle venue du village a intégré l’équipe. La miss se nomme Aurélia. Comme elles a quelques compétences en cuisine, service de salle et ménages : elle devrait vite trouver sa place parmi nous.
De plus, cela ne fera pas de mal d’avoir une présence féminine au milieu de tous ces mecs. Et puis, Elvina se sentira moins isolée. Comme cette Aurélia trentenaire révolue, est déjà maman d’un gamin de 10 ans, elle devrait arriver à se faire respecter sans trop de mal par mes « jeunes » parfois un peu trop fougueux.
Sinon, RAS. De nouveaux boutons de fleurs d’orchidées sortent ici et là. Ça va finir par être vraiment sympa avec ces fleurs qui durent un temps pas possible, une fois écloses.
Toutes les bêtes vont bien. Yoda est totalement adoptée par le reste de la meute.
Frégata est toujours fidèle a sa branche.
Il va falloir faire le grand ménage dans le poulailler ou il y a beaucoup trop de monde.
Dès que possible, il va aussi falloir aller « Taketo », nous n’avons presque plus de poissons.
Une tentative cueillette langoustes a été faite, le résultat a été assez décevant. Nous n’avons trouvé que des petites langoustes que nous avons laissées sur le platier. Marama leur a bien donné rendez-vous d’ici 3 mois mais, je ne suis pas certain qu’elles aient bien compris.
Rien de plus pour ce jour.
A suivre…

Dimanche 3 septembre, 8h01.
Encore et toujours ce vent de Sud/Sud-Est qui balaye tout et rend le lagon bien « vénère ».
D’où des transferts pas forcement confortables pour les visiteurs et assez fatigants pour le capitaine.
Hier, j’avais 6 départs pour 12 arrivées, à faire sur un lagon pas cool du tout.
Si l’aller n’allait pas poser problème, je n’étais sûr de rien pour le retour avec le vent et les vagues, de face. Entre la charge sur le bateau, le poids des gens et les montagnes de valises et sacs qui les accompagnent généralement : j’ai préféré jouer la prudence.
Sané devait m’embarquer 6 arrivées, ce qui solutionnait le problème. 2 heures avant d’entamer le transfert, Sané m’annonce que ce n’est plus possible.
Plan B : finalement c’est le Raimaru qui part, suivi du R3 qui prendra les bagages mais aussi de Manihi, qui prendra à son bord 4 personnes. Voilà donc les 3 kau en route pour le village pour récupérer un total de 16 personnes (12 pour Raimiti et 4 pour Motu Aito) + les bagages.
Le miracle du vent qui se calme tout soudain n’a pas lieu, c’est donc un lagon bien agité qui nous attend.
L’avion fini par arriver avec ses 15 bonnes minutes de retard, les arrivants ne peuvent pas récupérer leurs bagages car le Team d’Air Tahiti refait d’abord, le plein de kérosène.
C’est au final avec 1 heure de retard que les visiteurs arrivent enfin sur le quai. Sauf que, au lieu des 3 voitures affrétées pour ce « mouvement migratoire », il n’arrive qu’une seule voiture avec un total de 8 personnes sur les 16 attendues.
30 minutes de plus à téléphoner à droite et à gauche, pour essayer de savoir, en vain, où sont nos visiteurs disparus.
Finalement, c’est l’escale Air Tahiti de Rangiroa qui m’annonce tout tranquillement que l’avion de Tikehau a eu un gros retard et que la connexion sur Fakarava n’a pu se faire. Du coup nos visiteurs sont bloqués à Rangiroa pour la nuit. Ils ne pourront rejoindre Fakarava que ce jour, après avoir effectué un Rangiroa, Papeete, Fakarava, soit une belle journée de vacances passée dans les aéroports et avions d’Air Tahiti. Quant à nous, nous sommes allés au village avec 3 bateaux pour rien. Un seul suffisait amplement.
Pour une fois que je n’avais pas de transfert ce jour. Maintenant, il y en a un pour mes 6 et les 2 de Manihi.
Nous avons cramés un total de 220 litres d’essence avec les 2 bateaux supplémentaire, juste pour rien, sauf le plaisir de se faire secouer sur le lagon.
Pas le moindre mot d’excuse d’Air Tahiti qui avait les moyens de nous prévenir « Avant ». C’est vraiment nul cette compagnie dont la suffisance n’a d’égale que leur incompétence. Aux prix des billets, ils pourraient faire un effort. Mes animaux sont mieux traités que leurs clients.
Finalement, nous sommes bien rentrés chez nous avec la nuit tombée.
Trop cool, on refait les pleins et je vais remettre ça, aujourd’hui.
A suivre…

jeudi 31 août 2017, 8h16.
Difficile de trouver 5 minutes pour ouvrir la Gazette, il n’y a plus assez d’heures dans la journée pour arriver à tout faire.
Les départs successifs de Chanel, Stan et demain, celui de Teaki nous obligent à revoir notre façon de fonctionner. Mais bon, on va y arriver.
Junior a repris possession de la cuisine, cela fait bien plaisir de manger à nouveau des plats que Stan faisait assez rarement.
Elvina s’en sort bien avec les ménages, lessives, pliages et autres coups de main qu’elle donne.
Teriitahi commence à être vraiment à l’aise dans le fonctionnement du restau.
En ce qui concerne Harrys et Marama, ils assument sans problème les nombreuses et diverses tâches qui permettent le bon fonctionnement de Raimiti.
Quant à moi, entre le bureau, les transferts village presque au quotidien et l’organisation des sorties, j’ai vraiment de quoi m’occuper.
Pas de transfert aujourd’hui, du coup je suis de sortie « pirogue-trimaran » avec un peu plus d’une douzaine de visiteurs. Marama fera le second. Nous allons faire un pique-nique –snorkling a Tetamanu.
Harrys restera sur place pour contrôler les niveaux d’huile et autres de tous nos moteurs qui sont mis à rude épreuve et réclament un peu d’entretien. Bref, encore une journée bien chargée pour chacun de nous.
Une nouvelle orchidée accrochée à une branche de l’arbre de la sagesse s’est « éclorée », il y a 2 fleurs vraiment trop superbes. Les photos vont suivre.
Panne totale de koméné et fanéa. On n’a pas eu le temps d’aller en pêcher : Frégata commence à faire grave la gueule.
La météo est à nouveau « moche » un peu partout en Polynésie mais, pour le moment nous sommes toujours dans le bleu. Autant en profiter avant que cela ne se dégrade.
A suivre…

vendredi 18 août 2017, 10h35.
Trop content ce matin, cette « vacherie » de vent semble décidée à se calmer.
J’avoue que j’appréhendai vraiment le transfert du jour avec l’arrivée possible du vol d’Air Tahiti, en retard. L’idée de passer une nouvelle nuit au village, dans les conditions vécues récemment ont vraiment de quoi refroidir le plus optimiste.
Donc ce matin, encore du vent mais c’est maintenant de la rigolade. Le transfert au village va pouvoir se faire dans des conditions normales, et même si A. Tahiti affiche un retard m’obligeant à rentrer de nuit, ce n’est pas bien grave. Je peux le faire et le ferai avec « bonheur ».
samedi 19 août 2017, 8h22.
Suite de la gazette commencée hier. Un transfert nickel, les doigts dans le nez et d’une facilité déconcertante. Même l’avion est arrivé à l’heure, ce qui m’a permis d’être de retour sur le motu, juste avant la nuit.
Au programme du jour, un nouvel arrivage de visiteurs qui fera que ce soir, Raimiti sera à son taux d’occupation maximal. Ensuite, dans les jours et semaines à venir, même si le nombre de visiteurs reste non négligeable, il ne devrait plus y avoir d’aussi importants mouvements de départs et d’arrivées. Les capitaines des « kau » n’auront plus besoin d’être en alerte et au taquet, comme c’est le cas pour le moment.

Ce matin, météo incertaine avec un vent de Sud-Est qui me semble vouloir se renforcer, pourvu que je me trompe.
Une sortie trimaran est au programme pour capitaine Harrys, son second Teriitahi, et plus d’une dizaine de visiteurs. L’idée est d’aller jusqu’à Tetamanu pour un masque-tuba, baignade, découverte de la passe, pique-nique à bord et retour en pêchant à la traine.
Si le vent se lève, ils passeront au plan B avec le motu de kokakoka pour destination.
Pour Marama et moi, c’est très simple (sur le papier). Un aller-retour au village pour récupérer la nouvelle dizaine d’arrivants.
Le reste : ménages, propreté du jardin, cuisine, refaire les pleins des kau et des groupes, plus les imprévus qui sont toujours au rdv : c’est à l’ami Junior de diriger la manœuvre.
Voilà en gros, la nouvelle journée qui nous attend. A noter, que malgré le monde que nous avons, tous nos visiteurs sont vraiment sympas et cools. Pour une fois, il n’y a pas le rabat-joie de service dans le rôle du grain de sable qui enraye la machine.
Ce qui a pour effet de motiver et booster toute l’équipe, qui donne sans compter avec les gens sympa, mais qui, comme les huitres se referment au contact du moindre polluant.
A suivre…

jeudi 24 août 2017, 8h33.
Cette fois, ça y est, le vent est vraiment revenu à la normale. Le lagon est praticable, les accostages sans danger et les traversées un peu moins montagnes russes. Il était vraiment temps que ça redevienne à la normale, je commençai à sérieusement fatiguer de ces « promenades » à la Rambo.
Toujours autant de mouvements entre ceux qui arrivent et ceux qui partent. Les choses vont se calmer d’ici quelques jours.
Si Marama est de plus en plus à l’aise dans le rôle de capitaine des transferts. Harrys et Teriitahi se débrouillent fort bien avec les sorties pirogue. Encore ce jour, ils vont aller jusqu’à Tetamanu, pour un palme, masque, tuba qui sera suivi d’un pique-nique barbecue à bord, et d’un retour pêche à la traine le long des bancs de Tu-iri.
Junior reprend la cuisine en main, le départ de Stan approche.
Elvina, dans le rôle de la fée du logis semble tout à fait à l’aise.
Bref, chacun assume et tout se passe bien.
Pour changer un peu de mes photos poissons, orchidées et autres de Raimiti, je fais suivre quelques photos de Maluha (ma fille pour ceux qui l’ignorent) prisent lors du dernier Heiva de Papeete. Ce concours de danse annuel, rassemble un maximum de groupes de danse de toute la Polynésie (incluant les danseuses, danseurs et musiciens). Le groupe dont Maluha fait partie a décroché la seconde place sur le podium. Ce qui est plus que bien et encourageant pour l’avenir. Je trouve certaines photos « sublimes ». A savoir aussi, que les costumes sont faits de matières végétales séchées et fraiches, minérales, parfois et même souvent savamment tressées…..bref, rien que du naturel ou le moindre plastique ou associé est formellement interdit. Rien à voir avec les grands shows Hawaïens qui sont bien souvent une débauche de costumes et fleurs synthétiques.
Pourvu que ce Heiva reste comme il est, et ne sombre pas dans le modernisme qui nous grignote un peu plus chaque jour.
Tout cela me fait penser à cette belle tradition d’ici, qui consiste à couronner l’arrivant d’une couronne de fleurs, et à son départ, d’une couronne de coquillages.
De nombreuses pensions de famille dans les iles, perpétuent ou tentent de perpétuer cette tradition, mais pas Raimiti.
Impossible sur un atoll corallien d’avoir des fleurs en suffisance pour réaliser une couronne par arrivant. De plus, lors de nos transferts en bateau, ces couronnes se cassent et les fleurs finissent soit au lagon, soit sur le plancher du bateau. Du plancher du bateau, elles glissent dans la cale et finissent par s’agglutiner, pourrir et boucher la pompe de cale. J’ai bien failli perdre un bateau pour cette raison.
Quant au collier de coquillages pour le départ, je suis carrément contre.
Fut un temps ou le nombre de visiteurs en Polynésie était moindre. Il n’y avait aucun problème pour avoir les coquillages nécessaires à l’élaboration de ces couronnes.
Les choses ont bien changé depuis. N’ayant plus depuis longtemps le nombre de coquillages nécessaire pour répondre à la demande de cette « tradition », les coquillages viennent de Taïwan, des Philippines et autres iles de cette région, où ils sont parfois récoltés à l’explosif, au cyanure et autres méthodes expéditives.
En aucun cas je ne peux m’associer d’une façon ou d’une autre à ce massacre.
Parfois des visiteurs arrivant d’un atoll perdu portent une magnifique couronne avec nos beaux coquillages des iles. Mais, dans 98% des arrivants débarquant de l’avion, il s’agit de ces moches couronnes de coquilles d’escargot venues de bien loin pour couronner de « mensonges » nos visiteurs. Je ne leur en parle jamais, et pourtant, ce n’est vraiment pas l’envie qui me manque.
Rien de plus pour ce jour.
A suivre…

jeudi 17 août 2017, 15h17.
Parti hier à 12h pour un transfert aller-retour de 4 heures au plus, me voilà de retour à Raimiti, 24 heures plus tard.
Un Maraamu (vent du Sud) souffle d’enfer depuis 2 jours. C’est aussi violent que la semaine d’avant, sauf que là ; c’est du Nord qu’il venait.
Lagon terrible, séries de déferlantes successives de plus de 2 mètres, des passages limite praticables a certaines pointes de l’atoll. Bref, une conduite plus qu’attentive, où il faut être toujours en alerte et qui au final, vous « crève » comme pas possible.
Le voyage aller d’hier a été pour le moins rock&rol mais, assez correct car, avec le vent et la houle qui poussaient dans le dos.
J’étais beaucoup plus inquiet pour le retour car là, tout devait se jouer de face. Mes prières adressées à l’ange en charge de l’aéronautique sont restées sans aucun effet. 45 minutes de retard pour l’avion. Il me fallait minimum 1 heure 30 de navigation avec la lumière du jour pour tenter le retour. Lorsque les visiteurs sont arrivés à quai, je n’avais devant moi qu’un maximum de 30 minutes de navigation diurne avant d’entrer dans la nuit. Vu le blanc écumeux du lagon, les vagues s’écrasant sans retenue sur le quai, et l’incertitude de ce qui m’attendait plus loin, j’ai préféré tout annuler.
Une fois de plus, Jacques a récupéré et hébergé pour la nuit, le couple de visiteurs arrivant.
Marama et moi avons joués les SDF sur le quai jusqu’à ce que le sommeil nous gagne, pour ensuite, tenter de dormir quelques heures à bord de notre kau-shaker. Dans la nuit, une amarre (toute neuve) a rompu, cisaillée par le frottement permanent sur une bite d’amarrage. Heureusement que nous étions à bord pour réagir au plus vite. Sans ça, surement que notre kau se serait explosé sur le quai !
A 7h30, nous quittions le quai avec toujours autant de vent mais, avec la lumière du jour. J’ai embarqué 3 personnes de plus pour Sané qui n’a pas voulu envoyer son kau par un temps pareil.
Arrivés à Raimiti à 10 heures, le temps de refaire les pleins, j’ai ensuite poussé jusqu’à Tetamanu livrer les visiteurs de Sané.
Me voilà maintenant au sec et au chaud. Ouf ! Je suis tranquille jusqu’à demain. Peut-être que d’ici là, ce vent de dingue va se calmer un peu. Pour le moment, ça n’en prend vraiment pas le chemin, on dirait même que les rafales se renforcent.
Vu le nombre de partants que j’ai demain et vu le nombre d’arrivants qu’à Sané, nous avons décidés de faire de concert le voyage aller-retour avec nos 2 kau. Nous pourrons ainsi mieux repartir les poids et faire la « promenade » avec une meilleure sécurité. Voilà qui me rassure et me rend un plus optimiste pour ce prochain voyage au village.
A part ça, RAS. Junior, comme toujours assure comme un chef durant mes absences imprévues et prolongées. Le reste de l’équipe fait aussi sa part. Harrys m’avance bien dans la paperasse du quotidien. Quant à Marama, depuis notre retour, il est allé s’écrouler sur son lit ou il doit dormir comme un bienheureux.
A suivre…

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