Vidéo Raimiti

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lundi 24 avril 2017, 11h25.
Début de semaine et début de cette page de Gazette.
Il fait beau, le lagon est calme, les bleus d’en haut rivalisent d’imagination avec les bleus d’en bas, les bateaux fonctionnent bien, rien d’en panne ou qui donne des signes alarmants. Pratiquement à jour de ce qu’il y a, à faire : je suis tout, sauf habitué à cet équilibre presque trop parfait.
A la demande de l’équipe, notre TV est sur OF depuis hier. Ils en ont ras le bol d’entendre parler à longueur de temps, de l’un des deux virus qui va toucher la France d’ici peu. Macronite aigue ou Lepenite flamboyante, ils ont décidés de passer les prochaines soirées sur le lagon, à taquiner kitos et mekos. A défaut, il est aussi envisagé de nuit, une chasse-cueillette de langoustes sur le récif.
Marama, un peu plus expéditif que les autres, pense qu’en politique, il faudrait faire comme avec les canards et la grippe aviaire. Abattre tout le cheptel, créer un vide sanitaire, laisser passer un peu de temps et, recommencer avec un stock vraiment Api (neuf et vierge).
En attendant, ils me font bien marrer avec leurs réflexions et leurs opinions sur le monde extérieur. Certaines de leurs idées sont loin d’être dénuées de bon sens.
Le transfert village du jour vient de quitter Raimiti. Peu de partants, mais pas mal d’arrivants au programme. Junior, de retour de Moorea devrait faire partie du voyage.
Rien de plus pour ce jour, comme il n’y a rien de spécial au programme, je vais en profiter pour ne rien faire…

mercredi 19 avril 2017, 12h11.
Le mauvais temps est passé sans emporter le sable de la plage. Ouf ! Voilà une bonne chose.
Depuis ce matin, retour du soleil et d’un lagon navigable. On a même pu éteindre le groupe électrogène, le solaire ayant repris du service.
Marama est allé « balade » à Tetamanu, avec une petite famille venue de Marseille. Ils devraient pouvoir faire un bon palmes-masque-tuba dans la passe. Au retour, il devrait y avoir 1 ou 2 bouteilles de plongée prêtées par Sané. Il faut que j’aille contrôler tous nos mouillages, qui ont été surement malmenés, par les précédents épisodes de mauvais temps.
Heiarii a repris du service ce matin, ce gars à un don pour tomber malade lorsque la météo l’est aussi, laissant aux autres le soin de faire son boulot.
Harrys refait une marche d’un faré Récif qui est cassée, alors que Teaki ratisse le « sable immaculé » de notre playa. Ensuite, il ira brosser les dernières vertèbres et côtes du cachalot qui trempent encore au fond du lagon. Ensuite, elles seront séchées et blanchies par le soleil et le sel, avant d’aller entamer une nouvelle vie décorative, dans le salon.
Jeudi 20 avril, rien de spécial si ce n’est que Frégata a gobé 4 gros Koméné, elle va devenir aussi grasse qu’une oie.
vendredi 21 avril 2017, 8h51.
Rien que du bleu partout avec un lagon bien calme, comme on aime. C’est le Camzaz qui va faire le transfert du jour. Cela va me laisser le temps d’aller « bricoler » sous la coque du Raimaru qui a besoin de soins. J’ai recruté Marama et Teaki pour cette tâche ingrate.
Sané m’a prêté une bouteille de plongée. Du coup j’ai pu aller contrôler nos 3 mouillages, un peu au large et en face de Raimiti. Il était vraiment temps de faire quelque chose surtout pour celui de la pirogue qui tenait par l’intervention du Saint Esprit (comme disait ma grand-mère).
Maintenant que les 3 mouillages sont refaits et doublés, la tempête peut venir.
Alors que je faisais mes nouvelles attaches par 20 mètres de fond dans une eau bien trouble, me laissant à peine un mètre de visibilité, j’ai été soudainement et violemment mordu à l’oreille gauche, puis immédiatement après, à la jambe droite. Bonjour la panique. Je suis vite remonté de quelques mètres dans des eaux plus claires, pour faire face à mon prédateur. Sachant les grosses bestioles qui trainent dans le coin, je m’attendais à voir un gros truc bien agressif. Finalement, sortant des eaux troubles, un gros « con » de rémora est vite revenu à l’attaque. Impossible de me dépêtrer de cette bestiole qui ne voulait pas se coller sur moi mais, voir si j’étais comestible.
Je suis reparti au fond, finir mon « taf », ou j’y ai subi de nouvelles attaques surprises bien qu’inutiles, mais où, j’ai bien sursauté à chaque fois. Comme quoi, on peut se faire bien peur, même avec quelque chose de totalement inoffensif.
18 heures, fin de journée, me voilà au sec en compagnie d’1 verre de rouge que je déguste en souriant, à la santé de mon attaquant du jour.

samedi 15 avril 2017,
Ma longue liste de travaux à faire, commence à diminuer, ce qui est un signe plein d’espoir.
Nous venons enfin d’en finir avec notre plage balayée par la tempête de février, et laissée « sans sable et destroy », qui est maintenant à nouveau, bien ensablée.
5 jours pleins avec mon équipe de Konan, Thor, Iron man et Superman à faire des allers-retours entre Raimiti et Hirifa. Le jeu : remplir à chaque fois 26 sacs de 8 pelles de sable.
Le sac rempli c’est 30 kg qu’il faut soulever (contrôlé avec 1 balance), mettre le sac sur l’épaule, et aller le vider sur la pirogue ou dans le R3.
Lorsque les embarcations sont suffisamment chargées, direction Raimiti pour refaire la même opération mais, dans l’autre sens et tout vider sur la plage.
Au bout de 5 jours pleins de ce jeu pour gladiateurs et esclaves, ce n’est pas moins de 440 sacs qui ont été remplis et vidés. C’est aussi 13 tonnes et 200 kilos de sable qui ont quitté Hirifa pour Raimiti.
Le résultat final est superbe, mais quel travail à la con !
Depuis, nous croisons les doigts pour que la prochaine tempête prenne bien son temps, et évite de passer par chez nous.
dimanche 16 avril 2017, 10h51.
Il fait bien gris, le vent du Nord menace la plage mais pour le moment, pas de casse.
Les kau sont sécurisés aux mouillages, en cas d’une éventuelle dégradation, il n’y a plus qu’à attendre que ça passe….. ou ça casse.
Manihi a dû se résoudre à admettre que les promesses des officiels de Tahiti, pour l’aider à « déboucher » son entrée de chenal, ne valaient pas plus que celles distillées sans retenue et à longueur de temps, par les candidats à la Présidentielle. Du coup, il a recruté son armée de Hulk mercenaires, venant du village et alentours. Cette armée, équipée de brouettes, pelles et pioches va pouvoir passer à l’offensive, et devrait libérer son territoire du blocus corallien. Il pense y arriver d’ici fin Mai !
En cas de victoire des mercenaires, leur butin sera l’autorisation d’aller faire le coprah sur les terres de la famille, et d’en conserver tous les bénéfices.
C’est assez réconfortant de réaliser que je ne suis pas le seul « taré » du quartier.
Vu la météo du moment, on va surement aller tuer le temps devant la TV. Nous avons au quotidien, la chance d’avoir un tas d’émissions très comiques sur la douzaine de rigolos qui veulent tous, être Président. Autant en rigoler maintenant, d’ici quelques temps cela risque d’être beaucoup moins drôle. Pourvu que les américains et les nord-coréens ne gâchent pas la fête avec un méga feu d’artifice !
En attendant, je vais aller décrocher une coco verte, l’ouvrir, y ajouter un peu de Gin, de triple sec et quelques gouttes de vodka, pour trinquer a la santé de tous ces gens si intelligents qui nous gouvernent ou veulent le faire.

Jeudi 6 avril 17, 8h57.
Impossible d’être aussi régulier que désiré avec la Gazette. Par moment le ridicule de la situation est carrément risible.
Être venu aussi loin de tout, pour courir après le temps comme je le fais à quelque chose de stupide, mais pourtant tellement vrai.
Il faut reconnaitre que nos problèmes de communications avec un téléphone perpétuellement en panne et un internet qui ne va guère mieux…………ça complique grave le travail !
Et cela dure depuis la tempête de février. En ce moment, il y a 3 « spécialistes » de l’OPT venus de la ville, pour remettre l’émetteur de Tetamanu en état. Manque de pot pour nous, ils ne sont pas venus avec les bonnes pièces à changer. Résultat : toujours pas de téléphone et nous continuons à payer des abonnements pour rien !
Chez Manihi, le blocage de son entrée de chenal reste d’actu. Les services concernés de la ville pour lui envoyer un tractopelle et déboucher son passage disent ne pouvoir rien faire, car il doit au préalable, obtenir une autorisation de déblaiement, qui fera suite à une étude d’impact. Manihi a beau leur expliquer que la tempête ne lui a laissé aucune autorisation écrite de remblayage sauvage de son entrée, les bureaucrates de Tahiti veulent appliquer les textes. En attendant, l’impact réel est que Manihi ne peut ni entrer, ni sortir de chez lui en bateau.
Comme dit Camille, le vieux sage de Tetamanu : à Tahiti, on devient aussi « con » qu’en France.
En attendant, nous continuons à assurer les transferts de ses clients, ce qui bien évidemment, nous complique notre propre organisation. Bref, en ce moment, il n’y a pas grand-chose de simple dans le Sud de l’atoll.
Hier, en panne totale avec mon internet depuis 48h, j’ai dû aller au village avec mon ordi sous le bras, voir le seul gars qui a des compétences en la matière. Finalement, il a trouvé ce qui bloquait le programme. Après avoir viré mon anti-virus, j’ai enfin pu ouvrir le programme souhaité. Vu que cette personne habite en bord de mer et que son ponton a été emporté par la dernière tempête, c’est à la nage que j’ai dû finir le voyage, avec l’ordi posé sur le crane, façon les mama africaines qui portent leur bassine. Dommage, il n’y avait personne pour filmer, juste des gens hilares sur la plage, attendant le moment où l’ordi allait faire plouf. Ils ont été déçus, c’est sûr !
Du coup, j’ai de nouveau internet et, j’arrive sans mal à ouvrir le programme concerné. Ouf !
Pour ce jour, Marama fait le guide à Tetamanu avec les visiteurs du moment.
Harrys démonte 1 moteur qui cafouille un peu.
Heiarii est allé récupérer les fruits et légumes sur le Cobia.
Chanel fait le grand ménage au salon
Teaki fait aussi le grand ménage mais, celui du poulailler
Stan est dans sa cuisine
Quant à moi, je vais vite passer mes diverses commandes pour le prochain Cobia qui viendra livrer à domicile. Tant que j’ai internet, il faut ne pas perdre de temps et en profiter.

dimanche 26 mars 2017, 8h35.
Nos visiteurs sont bien arrivés hier, en fin de journée, pile poil avant la nuit.
Évidemment, ce matin tout est gris foncé avec le tonnerre qui gronde à l’Ouest. Le vent ne sait plus très bien d’où il doit souffler, pour le moment, il arrive d’Ouest et énerve le lagon.
La promenade prévue à Hirifa les Bains risque d’être assez sport et humide, mais comme nos hôtes insistent pour faire la sortie, nous allons tenter le coup, même si je sais d’avance qu’elle sera loin d’être géniale !
2 départs et 2 arrivées à l’ordre du jour. Vu la météo, le Camzaz va rester au sec. C’est le Raimaru qui fera le travail. Quel soulagement que d’avoir ce bateau fermé et couvert, qui évite aux visiteurs de faire des traversées lagon, façon « Rambo », lorsque le mauvais temps pointe son nez.
8H49 : le vent est passé au Sud, c’est du grand n’importe quoi !
12h, sortie plage réussie malgré la météo toujours aussi crade. Le vent a l’air de vouloir se fixer au Sud, ce qui est totalement inhabituel en cette saison. Le gros avantage est la baisse immédiate de quelques degrés : il fait presque bon !
lundi 27 mars 2017, 15h.
Météo un peu moins moche qu’hier, avec un léger vent du Sud.
Les groupes électrogènes peuvent se reposer, le solaire a repris du service
Journée assez compliquée à organiser, avec des plongeurs allant aux 2 clubs du coin, d’autres visiteurs pour la sortie du jour et au final, un « timing » plus qu’élastique et non respecté, qui nous a empêché de faire la courte pause de midi.
J’ai beau me creuser les méninges pour organiser les choses au plus simple et au mieux, souvent et indépendamment de nous, il y a le fameux grain de sable qui vient tout compliquer.
Mais bon, au final tout s’arrange…

samedi 25 mars 2017, 14h30.
Si rien d’imprévu dans l’heure qui suit, je devrai avoir un peu de temps pour « Gazetter » de nos nouvelles.
La météo reste toujours aussi instable avec du beau, des orages, pas de vent, plein de vent et surtout une chaleur excessive et constante.
Dernière étape de reconstruction après la tempête, nous ensablons une fois de plus, la plage emportée par la houle. Travail de titans qui consiste à aller à Hirifa, remplir nos sacs de sable rose, ramener l’ensemble à Raimiti, vider les sacs et étaler le fameux sable. C’est long à faire, éreintant, crevant mais, le résultat est tellement chouette que personne ne veut laisser tomber.
D’ici ce soir, Raimiti va se remplir de visiteurs. Pendant quelques jours, nos divers travaux seront mis entre parenthèses.
Manihi de Motu Aito est toujours bloqué par sa montagne de gravier. Pour le moment, c’est le kau de Raimiti qui continue d’assurer ses transferts. Sans ça, pas 1 seul visiteur ne pourrait accéder à son motu !
Harrys a réussi du premier coup à remonter le moteur de 250 cv sur notre kau, le R3. Toute la flottille Raimiti fonctionne maintenant correctement, et c’est un sacré soulagement pour les sorties lagon et autres transferts.
Pour la remise en état de la pirogue trimaran, il faudra attendre la livraison de bois de la ville.
J’ai mis toute l’équipe de repos pour quelques heures, en attendant le débarquement des prochains visiteurs. Raimiti est bien calme, je suis le seul dans les parages et…..c’est carrément bon !
Calme qui risque d’être interrompu par Frégata. C’est bientôt son heure pour réclamer son repas du jour. Sachant que je reste dans le bureau, sa nouvelle tactique consiste à faire des vols planés en rond, au-dessus du bureau, tout en poussant ses horribles cris de Tirex en colère. En général, ça fonctionne assez bien pour qu’elle ait un service rapide.
Voilà pour les dernières nouvelles du tas de corail. Le téléphone et internet sont toujours aussi peu fiables. Pas toujours simple de bosser dans ces conditions.
Pour le reste, RAS : santé et bon moral sont toujours d’actu. En cas de légère déprime, il suffit de regarder les infos à la TV pour être rapidement rassurés, sur notre sort et qualité de vie.
Bon weekend à toutes et tous...

 

 

vendredi 3 mars 2017, 13h39.
Plus de 8 jours sans donner de nouvelles mais aussi, 8 jours de travail intensif à refaire, reconstruire, nettoyer, couper, débarrasser, peindre, et j’en passe. Plus de 8 jours aussi sans la moindre connexion internet.
La première ligne passant par le relais de Tetamanu a été modifiée sans le moindre préavis de la poste. Nous sommes passés de la 2G à la 3G, ce qui est bien mais, qui a rendu tous nos modems obsolètes et inutilisables.
Bien évidemment, le matériel de remplacement ne pouvant s’acheter qu’en ville, cela a demandé un certain délai.
La seconde ligne, celle privée passant via Sané a tout simplement été foudroyée à la fin de la tempête. Là aussi, il faut attendre que les nouvelles fournitures puissent arriver sur notre atoll.
Depuis hier soir, un semblant de ligne magouillé par Sané et Mathieu, nous relie à nouveau au reste du monde. Pour le reste, nous devrions recevoir nos nouveaux équipements d’ici 2 à 3 jours.
Raimiti retrouve son look normal. Les faré Tua sont à nouveau opérationnels et d’ici demain, ceux du lagon seront terminés.
Une grosse partie de l’équipe bosse sur le ponton et les portiques des kau. Une fois cette opération terminée, nous pourrons souffler un peu.
Viendra pour finir, le remontage de la toiture de la pirogue. Mais pour cela, je vais devoir aller acheter du bois !
Impossible de faire ce travail avec mon stock sur place, qui a été bien entamé et a bien diminué depuis « la reconstruction ».
Pas mal de dégâts aussi chez Sané où tous bossent à la reconstruction. Le pire étant surement pour Manihi de Motu Aito, où la houle a élevé un barrage de corail devant son motu, lui fermant et barrant totalement l’accès par bateau, à son quai. Enlever ces quelques centaines de tonnes de gravier à la pelle et à la brouette, parait titanesque et, malgré les 5 ou 6 gars qu’il a recruté pour faire un passage, il envisage de faire venir un tractopelle pour y arriver. Si le boulot devait être fait à la main, Manihi l’estime entre 2 et 3 mois, même avec son équipe de colosses Paumotu.
En attendant, il est totalement coincé chez lui, où aucun bateau ne peut entrer ou sortir !
Depuis 2 jours, Raimiti a retrouvé sa raison d’être, avec de nouveaux visiteurs.
Le beau temps est lui aussi revenu, mais il fait tellement chaud !
34,2° affichait le thermomètre à 9 heures ce matin, alors qu’il est à l’ombre dans mon bureau, où un semblant d’air circule. Je ne serai pas surpris qu’un autre phénomène météo ne nous affecte d’ici peu. L’évaporation de l’océan doit être gigantesque et, il faudra bien que ça retombe………… d’une façon ou d’une autre !
Fin de cette page de Gazette, nous allons tous bosser au ponton, où le seul avantage est de pouvoir régulièrement faire un plouf, même si, dans une eau bien trop chaude.

dimanche 19 mars 2017, 9h.
Premier jour de vrai repos depuis ma dernière gazette du 3 mars. Je peux vous affirmer que toute l’équipe apprécie vraiment ce changement de rythme pour les 24 heures à venir.
En gros, Raimiti a maintenant retrouvé son look d’avant tempête, même si : la plage reste à refaire, ainsi que la toiture de la pirogue foudroyée.
Hier soir, pour la première fois depuis la tempête, le kau Raimaru a pu dormir au sec, sur son portique tout juste terminé.
Pour les autres travaux qui restent à faire, je suis un peu coincé, en attendant le prochain Cobia qui devra m’emmener de la ville, bois, clous, vis, peintures, sangles et ferrailles diverses.
En plus de nos traças, s’ajoute le cas de notre voisin de Motu Aito qui se retrouve totalement isolé, coincé par l’entrée de son chenal fermée par des dizaines de tonnes de corail, entassées par la fameuse tempête.
Pour déblayer tout cela, un tractopelle est indispensable. Trouver l’engin et le déplacer à Tetamanu n’est vraiment pas simple. En attendant, il est bloqué chez lui et ne peut assurer aucun de ses transferts clients. Solidarité des iliens oblige, Raimiti s’en occupe, mais cela rallonge considérablement notre route et demande du temps. En espérant qu’il aura trouvé une solution d’ici la fin du mois, nous assumerons d’ici là !
La météo est toujours au bien trop chaud. Les soirées souvent orageuses, lumineuses d’éclairs et sonores de coups de tonnerre.
Il y a 2 jours, un photographe professionnel est passé par chez nous. Il fait le tour de toutes les pensions de Polynésie, en vue d’un nouveau guide. Photos des farés, mais aussi, des extérieurs, des communs et une photo portrait de l’équipe sensée représenter l’âme de notre pension. Pour cette dernière photo, ne voulant pas vraiment faire comme cela se fait presque toujours, c’est-à-dire toute l’équipe bien alignée, couronnée et souriante. J’ai proposé au photographe, quelque chose d’un peu plus délirant, pas sérieux et, qui nous ressemble plus. A vous de juger avec la photo qui suivra !
Même si c’est loin d’être la grande forme, je commence à me remettre des effets de l’après tempête qui m’ont laissé vidé de toute énergie. J’ai vraiment vécu comme un zombie en perdition. Mais bon, ça commence à aller mieux, il était temps !
Voilà pour les dernières nouvelles de chez nous. La famille animale se porte bien, et même Frégata traverse les épisodes plus ou moins houleux de notre quotidien, avec une philosophie qui m’impressionne et que je n’ai pas encore acquise.

Lundi 20 févier, 14h29.
Quelques nouvelles du front où le soleil est revenu, le temps de faire sécher l’essentiel. Depuis plus d’une heure, c’est à nouveau la flotte qui tombe généreusement.
Par contre, le vent est vraiment tombé et que c’est bon qu’il soit momentanément sur « pose ».
Depuis hier, l’accès salon-ponton principal a été entièrement refait. Les alentours du restau et des communs totalement dégagés. La pirogue foudroyée, débarrassée de tout ce qui s’était écroulé et les flotteurs pleins d’eau, vidés.
Depuis ce matin, nous œuvrons sur les toitures des faré Tua. Deux sur cinq ont retrouvés l’étanchéité normale, attendue d’une toiture saine. Une autre partie de l’équipe s’est attaquée au démontage du ponton parti avec la houle. Nous avons pratiquement tout récupéré. Il n’y a plus qu’à tout défaire pour…..refaire. Sur que je vais devoir acheter du bois pour remplacer ce qui a été cassé. C’est déprimant !
J’ai dû vider tout mon bureau. Tout a été mouillé et salé, malgré les protections. De l’imprimante aux simples classeurs, j’ai du tout essuyer avant de remettre en place, et tester ce qui est électrique : pour le moment tout fonctionne, ouf !
Même Frégata a dû être assez stressée. Depuis hier sa consommation de 3 Koméné est passée à 5. Et encore, elle en aurait bien gobé un sixième, si je n’avais émis un stop assez ferme.
Quant à moi, je suis claqué comme si j’avais porté la planète sur mes épaules. Surement le contre coup du sale coup. Couché à 8 heures hier soir, j’ai fait le tour de la pendule d’un sommeil profond, pour me réveiller ce matin à 8h, presque aussi naze qu’au coucher d’hier soir. Du coup, je passe à un régime pamplemousse, citron et orange pour me booster un peu.
Aucun de nos kau n’a souffert du mauvais temps. Nous n’avons eu qu’à filtrer l’essence des nourrices ou bien sur, de l’eau de pluie avait réussi à s’infiltrer. Dès que possible et lorsque ma forme ira un peu mieux, je vais me faire prêter 2 ou 3 bouteilles de plongées par Sané, pour aller contrôler tous les mouillages. Avec les vents de folie que nous avons eus, il y a surement des lignes de mouillage qui ont dû souffrir !
Vivement ce soir que je me couche, c’est maintenant la seule chose que j’attends avec impatience…

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