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Présentation de Raimiti
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Pas de bol, le temps reste toujours aussi « cracradégueu » avec un fort vent
qui se promène entre le nord et le nord-est. Coté récif, ça bastonne
sérieux, pas question de laisser la baie vitrée juste entrouverte, par
contre coté moustique, c’est la paix royale ! Coté lagon c’est un peu plus
calme mais avec ce ciel plus que gris et des grains qui éclatent sans arrêt
et n’ importe où, il nous est bien difficile d’organiser les sorties. Pour
le moment, nous n’avons pas à faire à des visiteurs trop compliqués, ils
comprennent que malgré toute notre bonne volonté, nous ne pouvons rien
changer à la météo.

En général septembre est toujours un mois superbe coté météo mais cette
année, c’est vraiment raté.

6 partants et 8 arrivants, j’ai réussi l’exploit de faire le voyage dans les
deux sens sans prendre une goutte de pluie. Pourtant il pleuvait devant et
derrière mais nous sommes passés entre. Je ne faisais pas le fier car je
n’avais pas contrôlé le nombre de cirés à bord et il n’y en avait que 6
alors que nous étions 8 pour le voyage retour. Les Dieux ont dû avoir pitié
de moi !

En ce moment, où nous sommes pratiquement complets, nous avons : des
Italiens, des Français, des Américains, des Espagnols, des Mexicains et des
Suisses. Avec toutes ces nationalités aux caractères si différents, si je ne
me fais pas allumer sur T.Advisor, c’est qu’il y a un truc de pas net !

Coté travaux, Junior et son équipe avancent bien. Le grand fare de la
nouvelle cuisine est pratiquement fini à l’extérieur. Ce soir, 3 portes sur
4 sont posées et fixées. La toiture est posée et la casquette en pandanus
(faux) sur la façade avant est fixée. Les travaux intérieurs sont eux aussi
bien entamés. Nous qui manquions d’étagères pour notre stock ne devrions
plus être en peine de trouver de la place pour ranger notre cave, nos « soft
» drinks, nos réserves cuisine et tout le linge. Après la mise en peinture
(d’ici quelques jours), je vais m’éclater à vider bacs et cantines pour tout
ranger et avoir, enfin, un classement visuel de notre marchandise. Que cela
va être trop simple de faire les inventaires sans devoir tout déménager. Le
modernisme arrive !

Et la vieille cuisine, que va-t-elle devenir ? Et oui, j’étais sûr que vous
vous posiez la question. Et bien, une fois vidée et nettoyée, une fois le
vieux gravier enlevé et remplacé par du beau tout Api, une fois le « niau »
des cloisons refait : nous allons en faire notre cuisine privée avec un coin
salon (pour nous vautrer) pour la direction. Ainsi, sans être obligés de
prendre tous nos repas ensemble, cet espace sera réservé à Junior et Elvina
ainsi que Florian (quand il sera là) et moi. Comme nous n’avons pas tous les
mêmes horaires et avec une bonne petite organisation (on commence à savoir
faire), chacun devrait pouvoir y trouver un moment de plaisir et de détente
avant ou après le repas. Lorsque nous aurons de la visite d’amis ou de la
famille, on pourra enfin les mettre à contribution sans que cela risque de
perturber le fonctionnement du reste.

Le temps reste assez mauvais avec quelques éclaircies, mais encore pas mal
de gros grains qui éclatent ici et là. Profitant d’une accalmie, j’ai emmené
ce matin l’équipe du moment à Tetamanu. Palmes-masque-tuba toujours aussi
beau et impressionnant pour les têtards alors que je faisais la sécurité du
R3. Fin de trempette dans la piscine à Zaza avec 2 napoléons. J’ai livré 2
litres de rouge à Camille et suis reparti de chez lui avec un sac de « ature
» pour nous et un sac de « komene » pour Foufou. Suite de notre sortie aux
sables roses de Tetamanu où malgré le manque évident de soleil, nos
visiteurs se sont régalés à prendre des photos et refaire une longue
baignade. Le méchant grain est arrivé alors que nous avions fait la moitié
du chemin pour rentrer au sec ! De Kokakoka à la maison, des gouttes d’eau,
grosses comme le pouce et très très « groupir » créant une visibilité nulle
ont fait de cette petite promenade, une expérience forte et inoubliable pour
nos visiteurs. Mais cela s’est passé dans une très bonne ambiance et ce
soir, j’étais invité à prendre l’apéro à presque toutes les tables.

Départ au village vers 14H pour raccompagner Teaki et récupérer un couple de
Français et leurs 2 enfants d’une dizaine d’années. Bien évidement, le vol
annoncé à 16H est arrivé à 17H ! Comme il y a eu un très gros grain vers la
maison à ce moment là, je n’ai pas trop râlé.

Nous sommes arrivés juste avec la nuit et sans prendre une goutte de pluie.
Vivement le prochain village qui est programmé demain !
C’est bien au chaud et au sec que je rédige ces quelques lignes du jour.
Depuis hier soir, vers minuit, il s’est mis à tomber des trombes d’eau. Les
cuves sont pleines et débordent, les canards sont à la fête et les visiteurs
le sont moins.

Beaucoup de flotte mais presque pas de vent.

Il y a, bien sûr, eu l’aller-retour village du jour avec 4 partants et
autant d’arrivants. L’aller s’est effectué sous une bonne et forte pluie non
stop, le retour a été vraiment plus cool avec juste un petit crachin qui
mouille jusqu’aux os.

C’est là que c’est vraiment bon, à l’arrivée d’aller prendre une douche bien
chaude. Merci à celui qui a inventé le solaire !

Dernière soirée pour Teaki, la semaine de vacances se termine et demain, il
rentrera au village. Il n’insiste plus trop avec les parties de Uno depuis
la dernière raclée qu’il a ramassée = 5 parties d’affilées et 5 parties de
perdues !

Je pensais aller à la pêche cette nuit mais avec la météo que nous avons, je
vais rester au chaud et au sec. On verra demain ou les jours suivants !

Pas mal de paperasses à enregistrer en cette fin de mois avec en plus les
salaires à faire. Et oui, ici aussi il faut payer les gens pour qu’ils
bossent. Comme vous le constatez, rien n’est parfait.
Enfin une matinée entière passée sur le motu. J’ai pu en profiter pour faire
le grand ménage chez moi et laver les baies vitrées au jet d’eau maintenant
que je suis équipé d’un tuyau et brise jet. Les plantations de pervenches de
Madagascar commencent à bien pousser et petit à petit tout cela commence à
ressembler à quelque chose. Si un jour j’ai du temps à moi, je vais vraiment
me régaler de mettre en œuvre ce que j’imagine depuis si longtemps !

Nouveau transfert au village pour 2 partants et 8 arrivants. Je n’ai pas
tout saisi mais ça parle : Français, Italien et Américain. Nous sommes
arrivés pile poil à la tombée de la nuit et j’ai laissé le staff faire les «
installations ». Demain, il fera jour pour tous.

La nouvelle cuisine commence à avoir un bon look mais avec la nuit, je n’ai
pas vu grand-chose à mon retour.

A demain pour la suite.
Pas grand-chose pour le journal de ce jour. J’ai fait un aller-retour
village pour 9 partants et 4 arrivants (que des Italiens). Lagon calme,
traversée assez cool, beau soleil…..RAS.

Junior et son équipe ont commencé les gros travaux de montage de notre
nouvelle cuisine-réserve sec et froid-buanderie. En une journée, les
cloisons extérieures et intérieures sont posées, montées et fixées. En fin
d’après midi, ils commençaient à poser les fermes de la toiture. C’est
incroyable ce que ça va vite. A ce rythme, la toiture sera posée avant 2
jours.

Il faut dire que notre équipe est réellement motivée et cela fait vraiment
plaisir de voir des gens « heureux » de bosser. La réputation de Raimiti au
village ne doit pas être si mauvaise car voilà 2 fois de suite qu’à peine
arrivé au quai, des illustres inconnus m’abordent pour savoir si je n’ai pas
besoin de travailleurs. Ce jour, c’était 2 gars qui travaillent dans une
pension du village qui voulaient poser leur candidature.

Au sujet des travailleurs, Yves nous a fait le coup de re-débarquer avec le
dernier Cobia. Nous pensions qu’il venait récupérer ses affaires et repartir
aussitôt comme convenu. Que nenni, il nous a fait plus fort que le grand
Show pour rester et au final, Junior et moi avons cédé. Si tout se passe
bien avec lui, il restera jusqu’en décembre, mais pas plus. Si, il
recommence à « merder », il regagnera le village par le premier transfert
(qui est pratiquement quotidien).

Voilà pour les news du jour de notre petit coin de corail au milieu de
l’océan.

Longue journée qui se termine. Parti au village à 8H30, je n’en suis revenu
qu’à 17H30.

Départ ce matin avec Teaki, les 2 chiens et les 8 partants. Arrêt à la ferme
perlière de Hinano pour visite de la ferme, explications diverses sur les
greffes des perles et sortie par la boutique pour achats plus ou moins
modérés selon les cas.

J’ai été jusqu'à l’aéroport pour accompagner ce petit monde visiblement ravi
de son séjour chez nous et à midi, l’avion quittait Fakarava.

Le Cobia annoncé pour ce matin n’est arrivé qu’à 14H et j’ai dû…. Attendre !

Repas de midi chez Cécile où Teaki a découvert « les profiteroles ». Si, il
était hésitant au départ, cela n’a pas duré bien longtemps quand l’assiette
fut devant son nez. J’ai rarement vu un dessert aussi bien récuré.

Nous sommes arrivés les premiers sur le quai, bien avant le Cobia et la
grande foule qui se déplace pour cette occasion hebdomadaire. J’ai donc eu
le temps de placer le R3 au mieux et au plus prêt pour pouvoir ensuite
charger facilement et sans trop d’efforts la marchandise supposée arrivante.

Lorsque le bateau fut visible, l’endroit désert s’est soudain animé et en
quelques minutes cela ressemblait à une place de marché à l’heure de pointe.
Hangar de la mairie ouvert pour sortir le coprah et les sacs de nacres en
partance pour Tahiti, pêcheurs déposant des vieux congélateurs tout rouillés
mais plein de poissons dans de la saumure, une petite foule de gens se
mettant en place dans l’attente de l’arrivée du bateau. C’est un des moments
chaud du village où « radio cocotier » fonctionne plein pot.

Arrivée et mise à quai du bateau. L’essaim jusque là assez compact des gens
éclate tout à coup, suite à un signal invisible. Les premiers partent avec
des jerricans d’essence vide vers un coin où le bateau fait station service
au détail, d’autres donnent des sous à une personne qui a installé une table
et une chaise plus une grosse mallette (ou ira l’argent), puis munis d’un
petit papier, ils vont récupérer une ou plusieurs caisses de cuisses de
poulet congelées ou un sac de riz. Pendant ce temps, le bateau débarque la
marchandise : le sec, le vrac, le réfrigéré, le congelé et les matériaux de
construction. C’est un superbe spectacle et un vrai « bordel » général !

Evidement, chacun tente d’approcher au plus près avec sa voiture pour
ensuite charger la marchandise. Soyez rassurés, ici c’est comme chez vous,
ceux qui se garent le plus mal et n’ importe où, quitte à gêner tout le
monde, sont toujours les mêmes : la voiture de la poste d’où il sortira un
petit sac de rien du tout et la voiture officielle de la commune d’où il ne
sortira rien.

Les élévateurs font un tas de manœuvres folles pour éviter chiens, gens et
voitures mal garées tout en déposant d’énormes bacs remplis de trésors
divers. Là c’est vraiment la rue sur l’or pour récupérer son carton ou sa
glacière. Rien à voir avec Roissy et l’arrivée des bagages. Là il y a
toujours quelqu’un pour te dire, j’ai vu ton carton, il est dans l’autre bac
ou, attend un peu, je vais t’aider, on dirait que c’est lourd !

En regardant ce spectacle, cela m’a fait penser à ces chasses soudaines qui
se déclarent à la surface de l’océan. Il ne se passe rien puis c’est la
folie soudaine et tout cela se recalme sans que l’on sache pourquoi.

Nous sommes repartis sur Raimiti avec un R3 bien chargé. Coupons de tissus
pour faire les faux plafonds des fare récif, une dizaine de cartons de
fruits et légumes, un nouveau congélateur et surtout, la piscine des canards
occupant une bonne partie du R3.

Pas fâché d’être de retour à la maison même si il y a encore de la paperasse
à faire avant de vraiment clôturer la journée.

Nouvelle superbe journée où le temps a été radieux et où il n’y a pas eu 5
minutes pour souffler.

Après la petite paperasse du matin qui précède le café, j’ai fait un petit
aller-retour au village pour 1 seul partant et zéro arrivant. Lagon d’un
plat incroyable et le Camzaz remisé au garage ces derniers jours était de
nouveau fier de sillonner une surface sans la moindre ride.

De son coté Mathias est parti avec notre petite équipe à Tetamanu. Plongée
pour les uns, snorkeling pour les autres et barbotage pour tous dans la
piscine de Zaza avec les napoléons.

Junior et ses jeddy (Francis, Yves et Varo) préparaient l’arrivée du Cobia.
Drums de carburant vides, bouteilles de gaz, le moteur 225CV, un groupe
électrogène qui fait des caprices, des glacières, bref toutes les petites
choses qui doivent reprendre le chemin de la ville. Le Cobia est arrivé en
début d’après midi et c’est vraiment juste avant le coucher du soleil qu’il
est reparti sur Tetamanu. En plus de la livraison mensuelle de nourriture
fraîche, congelée et sèche, de la commande bar et cave, du carburant
(essence, pétrole, gasoil et gaz), de tôles, de matériel de plomberie, c’est
surtout notre nouvelle cuisine tant désirée, qui ce soir, dort en kit sur le
« papa » de Raimiti.

Il y a là quelques tonnes de bois et quelques litres de sueur qui nous
attendent…

Notre travailleur Yves est parti à Tahiti sur le Cobia : sa sœur serait
morte ! J’ai dû faire son salaire en vitesse et pour la suite, nous verrons
bien. Il y a eu une engueulade ce midi entre lui et Mathias et je ne serais
pas vraiment étonné s’il décidait de ne pas revenir. Affaire à suivre la
semaine prochaine.

Elvina est aux fourneaux et ce soir la marchandise ne manque pas. Les frigos
et congélos sont pleins à craquer. La bière et le vin ne manquent pas non
plus ; nos visiteurs vont pouvoir consommer sans modération car ici, aucun
ne risque d’accident de la circulation.

Je file à la douche alors qu’il fait déjà noir.
Nouvelle journée avec une météo tout simplement excellente. Beau ciel bleu,
petit vent d’Est, lagon calme…que demander de plus !

J’ai dû faire mon petit aller-retour au village pour 2 partants et 6
arrivants. La nouvelle équipe de visiteurs est constituée de 3 espagnols et
de 3 italiens. Comme j’étais au village en plein 12-13H, j’ai pu faire
quelques courses dont 1 superbe régime de bananes, sans oublier quelques
douzaines d’œufs de chez Nunu. Vivement que mon troupeau de poules arrive de
la ville et cela sera toujours une chose en moins à acheter.

Dur de se restaurer le mardi midi : Cécile est fermée, la roulotte a disparu
et les sandwiches de chez Nunu à la mayonnaise industrielle restent
difficiles à digérer. J’ai testé un petit snack où ma sœur, lors de son
dernier passage, avait découvert des casse-croûtes bio. J’ai donc tenté le
coup avec un sandwich hachis-ketchup-frites. Même les sœurs Weight Watchers
ne sauraient imaginer l’existence d’une chose pareille ! J’ai réussi à en
avaler une partie puis l’estomac bien calé, le reste est allé nourrir les «
fanea » qui nageaient le long du quai.

Les travaux de Raimiti avancent doucement mais surement. Il va falloir que
Junior mette ses activités travaux entre parenthèses jusqu'à samedi matin.
Demain, je vais à Tahiti pour 3 jours. Le retour au motu est prévu pour
samedi matin.

Voilà pour les nouvelles du jour, peut être y aura-t-il une suite demain de
Tahiti ou de Moorea si j’en ai le courage. Sinon, il faudra attendre samedi
pour le prochain journal.

Je ne saurai conclure sans vous donner quelques nouvelles de notre ciel
nocturne de Septembre. Installé sur ma terrasse, les yeux vers le Nord : la
Voie lactée coupe le ciel en deux depuis le Sagittaire, en haut, en passant
par l’Aigle et le Cygne. Trois étoiles brillantes dominent le ciel Nord :
Altaïr dans l’Aigle, Véga dans la Lyre et juste au dessus de l’horizon,
Deneb.

Petite rotation du fauteuil et on recommence coté Sud : la Voie lactée est
magnifique et descend depuis le Sagittaire, au zénith, à travers les
constellations très étoilées du Scorpion, du Loup, de la Règle, de l’Autel,
du Centaure et de la Croix du Sud. Mais, avec le début du printemps,
celles-ci glissent vers l’Ouest laissant la place à un ciel plus terne. A
l’Est du pôle céleste se trouve Achenar, à l’embouchure du fleuve Eridian :
c’est l’étoile la plus brillante dans cette moitié du ciel Sud. Plus haut,
Fomalhaut, dans le Poisson Austral, brille solitaire dans une région sombre.

Et chez vous, ça donne quoi ?
Hécatombe ! 21/09/09

Pas de journal expédié depuis Moorea. Je n’ai vraiment eu le temps de rien
faire, sinon les essentielles. Me voilà donc officiellement libéré de
Linareva par quelques dernières signatures chez le notaire. Je suis arrivé à
Tahiti alors que les armateurs se mettaient en grève, impossible de
traverser par bateau et le seul et unique avion rescapé d’Air Moorea était
pris d’assaut. J’ai quand même réussi à aller passer une soirée à Moorea
chez Maluha avec Patea et la petite Ava-Iti. La petite famille se porte bien
et bébé pousse à vue d’œil.

Je suis reparti de Moorea avec 3 lapins blancs aux yeux roses pour ajouter
un peu plus de couleur aux autres, déjà résidents du motu. J’ai aussi
récupéré 10 nouvelles poules pondeuses qui ont voyagé dans la cage de
Castor.

Il a fallu passer la dernière nuit à l’hôtel à Tahiti avec poules et lapins.
Il m’a fallu ruser pour entrer les lapins dans la chambre et laisser les
poules à la conciergerie. Deux d’entre elles, ayant eu la bonne idée de
pondre un œuf, cela s’est assez facilement arrangé avec le réceptionniste
ravi d’avoir 2 œufs coque.

Samedi matin, départ de l’hôtel à 4H du matin pour pouvoir enregistrer tout
ce petit monde au fret. A 6H, nous décollions de Tahiti et à 7H du matin,
nous embarquions sur le Camzaz où après 1 heure d’avion, il ne restait plus
qu’une heure de bateau à faire pour arriver à destination finale.

Les poules se sont mises au travail sans perdre une seconde et depuis nous
ramassons 6 à 8 œufs par jour. Les lapins ont été lâchés dés le premier soir
et ils ont rejoint le reste de la bande qui ne s’éloigne jamais trop de la
cuisine centrale.

Pour moi, reprise du boulot sans trainer mais j’arrive à suivre et reprendre
le fil des choses sans trop de difficultés. Hier dimanche, j’ai récupéré
Teaki pour une semaine de vacances.

Claudia, une amie de Moorea qui réside maintenant à Berlin et qui ressemble
beaucoup physiquement à Romy Schneider est en ce moment avec nous. Barbara,
de St Etienne est aussi des nôtres et sans oublier Betty, l’amie de Los
Angeles. Sinon, nous affichons complet avec des Italiens, des Espagnols, un
Autrichien et des Français.

La météo étant favorable et ayant pas mal de départs demain, ce matin, après
le petit déjeuner de nos visiteurs, je leur ai proposé une journée pique
nique. Nous sommes partis vers 9 heures, direction plein Ouest pour mon
petit motu secret. Le coin reste toujours aussi beau et irréel. De quoi en
fiche plein la vue et faire monter les larmes aux yeux. Pourtant, une triste
surprise nous attendait sur le motu. Suite à la tempête de début septembre,
le motu a été pas mal abimé par le vent, la houle et le sel. Beaucoup de
jeunes oiseaux n’ont pas résisté et il y avait des cadavres desséchés un peu
partout. Certains arbres du motu qui étaient en fleurs au moment de la
tempête ont été totalement ravagés. Une variété de Noddi qui pond au sol, a
l’habitude de pondre sous ou à coté de ces arbres. Les grappes de fleurs
cramées tombent au sol et sont plus collantes que de la colle. Résultat :
plein de bébés noddi se retrouvent pris et ligotés dans ces grappes et
finissent par mourir. C’est une bonne quinzaine de noddi et 2 gilgi que nous
avons dû désemmêler de cet amas collant et gluant qui les retenait
prisonniers. Ensuite, nous avons tenté de ratisser le sol et d’enlever ce
qui pouvait l’être car il y a des œufs un peu partout. Claudia était en
larmes devant ce désastre d’autant qu’un jeune noddi est mort d’épuisement
entre ses mains.

Après cette opération sauvetage des noddi, le groupe a rejoint le grand banc
de sable pour une longue trempette où on crame à grande vitesse et sans le
réaliser. Francis qui était des nôtres avait préparé un barbecue de fortune
sur le sable. Salade taboulé, rougets et nasons grillés, pastèque en dessert
: juste ce qu’il fallait pour régaler nos 15 convives. Retour à la maison
par Tetamanu où ils ont fait un palme-masque-tuba et c’est carrément une
équipe de brulés que j’ai déposé vers 16h au ponton de Raimiti.

Il y avait un transfert au village et c’est Junior qui s’en est chargé. De
son coté, Elvina a eu 10 pique niques pour Top Dive à faire. Finalement
cette journée qui devait être calme a été assez mouvementée pour chacun de
nous. Je pense qu’après le dîner du soir, personne ne va trainer pour aller
dormir !

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