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Présentation de Raimiti
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dimanche 16 décembre 2018, 7h51.
Elle est enfin arrivée.
Vers 4 heures du matin, le ciel s’est déchiré pour laisser tomber une belle pluie tropicale.
Elle n’est tombée que pendant 2 heures, mais cela a été suffisant pour réhydrater et dessaler la végétation. Les cuves d’arrosage sont pratiquement pleines et, les réserves d’eau potable ne sont plus à sec.
Ce n’est pas l’abondance, mais l’espoir est de retour.
Maintenant que nous sommes sur groupe 24h sur 24, j’ai acheté en ville une climatisation mobile (sur roulettes). Un vrai régal de confort, que mes 2 dernières nuits passées au frais. Passer de plus de 30° à presque 20° dans la « chambrette » change vraiment tout. Le réveil est bien moins « douloureux », ma « carcasse » plus en forme et mes neurones semblent mieux fonctionner. Une chose est sure : ne pas se réveiller en sueur mais, juste avec des frissons de bien être en se camouflant sous le drap, est un moment…..de grand bonheur. Tout simplement impensable dans un endroit isolé comme le nôtre.
Lors de ces dernières courses, j’ai aussi ramené sur le motu, 2 nouvelles recrues qui sont à l’essai.
Tilda et Dominique, 2 nanas de Moorea cherchant un emploie.
Tilda est en cuisine pour seconder Junior.
Dominique est aux ménages, à la buanderie et aux différents services du restau.
De plus, ces filles sont musiciennes et chanteuses. Nous allons peut être finir par monter notre groupe « le Raimiti Kaina Band » qui fera rêver les visiteurs, au moment de l’apéro !
Pour le moment tout se passe plus que bien mais, il ne faut jamais se prononcer trop vite. La vie à long terme aux Tuamotu n’est pas faite pour tout le monde, et c’est tant mieux !
Ce matin, changement de plan. La cochonne a réussi à se barrer de son enclos. Elle a déjà été sévir dans le « faapu » (jardin) de Mathias qui est assez abattu de voir ses plantations ravagées.
Pour le moment, l’équipe essaye de la rattraper pour la remettre dans son enclos mais, ce n’est gagné !
De mon côté, j’ai téléphoné à Laiza ma voisine d’Hirifa, grande tueuse de cochon. RDV est pris pour un face à face final entre Laiza et la cochonne, le 4 janvier prochain !
Ensuite, il n’y aura plus de cochon a Raimiti. C’est trop compliqué et destructeur.
D’avoir avoir un animal enfermé me semble sans intérêt.
Quant aux poubelles organiques qui vont actuellement au cochon, elles iront tout simplement faire du compost.
Voilà, c’est fini pour ce jour.
A suivre...

mercredi 12 décembre 2018, 12h46.
La sécheresse continue de sévir par chez nous.
4 semaines sans la moindre goutte d’eau. Les cuves sont totalement vides, les plantes se meurent et le citronnier est en bout de course, sans même avoir droit aux soins palliatifs.
Presque pas de vent, un ciel désespérément bleu, le thermomètre affiche jusqu’à 43° dans mon bureau, c’est tout simplement intenable !
Nous sommes tous sur la brèche dans l’attente de l’arrivée du Cobia. Il devrait arriver en début d’après-midi.
Ce sera le dernier de l’année qui livre à domicile.
Ensuite……..il ne se passera plus rien jusqu’au 27 février 2019. Inutile d’expliquer que j’ai dû faire toutes les courses en conséquence.
Alimentaire, divers, carburant, matériel de construction, il m’a fallu essayer de ne rien oublier pour les presque 3 mois à venir.
Même en étant assez organisé comme j’ai la prétention de le croire, tout prévoir pour 3 mois tient de la mission impossible, voire de la science-fiction.
Le pointage de toute cette marchandise dans le ballet des cartons qui vont aller encombrer le ponton et la plage, s’annonce assez comique.
Comme les gars du Cobia sont toujours hyper pressés de tout balancer pour repartir vers la livraison suivante, il n’y aura pas 1 seconde à perdre !
En attendant le Cobia, le copain Eugene est venu de l’atoll voisin « Faité » pour livrer 5 grosses glacières pleines de perroquets, loches, becs de cane et mérous.
Toute l’équipe s’active à « filer » les steaks de ces beaux poissons.
13H54, le Cobia vient d’apparaitre à la pointe de Tikatonga. Il devrait être là d’ici 20 minutes.
A plus tard pour la suite...
18h. Le Cobia vient de partir après plus de 3 heures de déchargement.
Ma plage ressemble aux Champs Élysée après la visite d’une équipe de gilets jaunes.
Nous rangerons demain, il y a vraiment trop de « bordel ».
A suivre...

mardi 27 novembre 2018, 12h20.
Aucune nouvelle reçue ou envoyée toute la semaine passée.
Un gars du village au Nord faisant le grand ménage sur son terrain avec un tractopelle, a tout simplement arraché et coupé net le câble de la poste.
Se doutant qu’il avait fait une « boulette », il s’est empressé de refermer le trou et ne rien dire.
Plus de téléphone et encore moins d’internet pour 70% du village et 100% de ceux résidents au Sud.
Le temps de comprendre, lancer les recherches (radio cocotier), retrouver le câble cassé, féliciter l’auteur de la cachoterie, commander en ville la pièce pour tout raccorder, la faire venir par avion et de mettre en place une équipe pour réparer : ce sont presque 10 jours de passés sans le moindre contact extérieur.
Depuis ce matin, tout est reparti comme en 40 (comme disait mon grand-père). La réparation a l’air de tenir et le mec au tractopelle est surveillé de près.
Ici, c’est la méchante canicule. Depuis plus d’une dizaine de jours, presque pas de vent, un lagon immobile, le récif à sec, un ciel bleu sans la moindre tache, une eau de mer bien trop chaude, entre 35 et 37° à l’ombre……. Ce n’est que passé 20h que l’air devient respirable !
No comment sur la végétation, les animaux et les humains qui souffrent tous. Je crains que lorsque le temps va changer et se dégrader, ce soit assez violent !
Nous nous préparons pour demain et l’avant dernier voyage du Cobia de 2018, avec livraison à domicile.
En plus du débarquement habituel de l’alimentaire, carburant et divers, il va y avoir la génératrice réparée de retour, le nouveau groupe électrogène, quelques congélateurs neufs, un ou deux tourets de plus de 500 mètres de câble électrique……ça s’annonce physiquement assez chaud, pour l’équipe des Superman, Thor, Batman et autres héros de chez Marvel.
Mais bon, une fois cette opération finie et réussie, notre quotidien en sera vraiment simplifié.
Mes lapins sont sortis d’affaire. Plus de gale et leurs poils repoussent à toute allure. Ils vont bientôt arriver à maturité sexuelle, et entre les 3 miss, Blanche neige, Noiraude, Red et leur prince Ken, il va y avoir du taf !
Entre deux services, Junior avance sérieusement avec le montage du nouveau fare 2 chambres et 1 salle de bain. Il est bien possible que ce faré soit opérationnel d’ici la fin de l’année.
Pour le reste, rien à signaler…tout baigne !
A suivre...

jeudi 15 novembre 2018, 17h09.
Les 10 derniers jours qui viennent de s’écouler sont passés à une vitesse hallucinante.
Pannes répétées du réseau internet, ce qui complique assez les choses.
Téléphone qui ne va pas mieux qu’internet, vu que c’est le même réseau.
Un onduleur de cramé pour ce qui est du solaire.
Une génératrice cramée pour ce qui est des groupes électrogène.
Bref, une belle série « merdique », comme nous n’en n’avions pas eu depuis un bon moment.
Il a fallu jongler avec le peu qui voulait bien fonctionner, pour assurer un Raimiti « normal » !
Du coup, après de longues discussions avec Junior et l’électricien, j’ai décidé d’acheter un nouveau groupe. Cela va nous permettre de faire fonctionner un tas de choses à n’importe quelle heure. Raimiti sera électrifié 24/24.
Pas question de mettre la lumière dans les faré mais, de pouvoir y installer des ventilateurs.
Plus de lampes solaires pour baliser le lagon, les Champs Élysées et les faré Tua mais, de vraies bornes avec du 220 volts. Ras le bol de ces lampes solaires qui bien que neuves tombes rapidement en panne.
Le salon clients ne sera plus en 24 volts avec des horaires restrictifs, mais en 220 et, disponible 24/24.
Quant aux installations solaires, elles seront mises à disposition du village du staff.
On va peut-être finir par y arriver, avec ce souci récurent de l’énergie.
Pour le reste, tout va bien sinon que l’équipe commence à donner de sérieux signes de fatigue.
Heureusement, la fréquentation touristique commence à se calmer. Même s’il reste du passage, le nombre de visiteurs commence à suivre la courbe de popularité de Macron.
Et c’est tant mieux, car il nous faut souffler et récupérer un peu.
Le fait de savoir qu’ils seront tous en vacances en janvier et février les stimule aussi.
Coté animaux, ils vont tous bien sauf les lapins qui ont attrapé la gale, surement transmise par un chat sauvage. Le traitement choc envoyé par les copains véto de la ville est arrivé, et en moins de 48h, il y a déjà une nette amélioration sur les oreilles, les paupières et le bout du nez tout pelé.
Vu la taille des requins bordés qui trainent dans le coin, la tortue est encore trop petite pour être mise en liberté sans risque de se faire croquer. Mais d’ici pas très longtemps, elle pourra quitter sa prison protectrice. Je pense que comme la précédente, elle restera dans les environs de Raimiti quelques années, jusqu’à sa majorité sexuelle.
Voilà pour un petit tour des nouvelles de Raimiti et de ses âmes.
A suivre...

vendredi 2 novembre 2018, 8h46.
L’usine Raimiti ronronne sans faiblir.
Yves l’électricien est avec nous depuis 1 semaine. Il était temps qu’il vienne resserrer un tas de petites choses et changer quelques joints. Les diverses fuites d’huile et de gasoil étaient inquiétantes.
Grosses pluies pendant 24 heures, mais sans vent. Un vrai régal que toute cette flotte qui est tombée sans retenue.
Nous en avons profité pour vider et nettoyer la mare aux canards. Elle est à nouveau pleine d’une eau tellement cristalline que les canards n’osent pas si aventurer.
Toutes les réserves d’eau et cuves ont été vidées, frottées puis ré-remplies d’une nouvelle eau bien pure.
Nous voilà au Top niveau, pour ce qui est des réserves d’eau.
Ce matin, retour du soleil dans un ciel bien bleu. Les sables roses d’Hirifa avec coups de soleil garantis, sont au programme des visiteurs.
Aucune connexion internet depuis 24 heures. La centrale électrique des nordistes de Rotoava est en panne, ils sont tous sans courant. Notre réseau internet venant de chez eux, il est lui aussi en souffrance !
Midi, retour des baigneurs d’Hirifa et retour de la pluie.
Ils ont bien fait d’en profiter ce matin !
Vu le beau soleil matinal, Harrys est allé faire le transfert du jour avec la Ferrary décapotable « Camzaz ». Heureusement que nous connaissons bien les arrivants, ils risquent de débarquer chez nous, assez « humides ».
Et puis, s’ils râlent un peu, je leur expliquerai qu’il s’agit d’une mesure sanitaire devenue obligatoire pour éviter que les gens du Nord viennent polluer ceux du Sud, encore non contaminés.
Samedi, 11h27, suite et fin.
Temps gris et d’une « lourdeur » écrasante.
Pas un poil de vent.
Ça ne laisse présager rien de bon côté météo
A suivre…

mardi 23 octobre 2018, 8h27.
Les journées défilent à vitesse grand V mais on y arrive.
La météo est au beau, chaud et sec. Plus besoin du couvre lit pour finir les nuits bien au chaud.
D’ailleurs, un peu de pluie ferait le plus grand bien aux cuves et au citronnier.
Pas mal d’orchidées en fleurs se sont « éclorées » (comme dit Marama) plus ou moins en même temps. C’est vraiment sympa ces taches de couleurs, là où on ne si attend pas !
Ce matin, Harrys et quelques visiteurs vont à la Lune.
Marama fait 1 aller-retour a Tetamanu, livrer des bouteilles de plongées pleines, afin que Mathias puisse enchainer correctement ses plongées avec le bon courant.
Teriitahi bricole des travaux de peinture dans 1 faré qui va accueillir la semaine prochaine, Loana, notre stagiaire qui débarquera de Suisse.
Vu le monde à nourrir, Junior est bien souvent bloqué en cuisine.
Elvina ne chôme pas non plus. Entre les ménages, les faré des partants et des arrivants à refaire, plus la buanderie, elle a de quoi s’occuper !
vendredi 26 octobre 2018, 11h29.
Suite et fin de cette Gazette légèrement décousue.
Exit la saison fraiche, les grosses chaleurs sont bien de retour.
Un début de sècheresse s’installe sur le motu. Comme d’hab, c’est le citronnier qui donne l’alerte en recroquevillant ses dernières feuilles.
Rien de plus en cette fin de semaine.
A suivre…

mardi 9 octobre 2018, 10h12.
Retour du beau et du calme depuis 3 jours.
Que c’est agréable !
Juste ce qu’il faut de vent pour aérer le motu, de belles journées bien bleues, des nuits étoilées de partout, un lagon tout calme : que demander de plus.
Ce matin, Marama promène les visiteurs à Tetamanu.
Teriitahi fait seul le transfert au village.
Les autres vont rester sur place, et nous allons essayer d’équiper la pirogue avec le 60CV. Cela serait super si nous pouvions adapter ce moteur sur cette embarcation qui jusqu’à maintenant avait 1 moteur 150 cv, bien trop puissant pour l’utilisation que nous en faisons.
Hier, grand ménage du côté des ruches ou la végétation avait tendance à reprendre ses droits, mais de façon totalement anarchique. Leur piste d’atterrissage est maintenant totalement déblayée des vieux cocos, branches cassées, herbes hautes, lianes invasives et autres. Une prochaine récolte de miel est prévue d’ici la fin du mois et nous allons devoir rajouter de nouveaux étages de rayons a miel, tant elles produisent.
Fin des petits travaux qui restaient à faire chez moi. La salle de bain et la terrasse sont enfin terminées. Ça commence vraiment à ressembler à mes idées du début !
Quand Diana pourra faire et m’envoyer les housses, cousins, et divers pour l’habillage final, ce devrait être vraiment bien.
Junior a commencé la partie ossature de la nouvelle maison 2 chambres pour le staff.
Il a fait 1 panneau sur les 4. Nouvelle technique : les panneaux sont fabriqués au sol et lorsque tout sera prêt, il n’y aura plus qu’à les monter et les assembler. D’une dalle nue, on passera à une maison montée en quelques heures. A suivre !
Que dire d’autre sinon que nos journées sont plus que bien remplies. Que la dernière journée de repos est un souvenir bien lointain et que nous attendons avec impatience, le moment (mi-novembre) ou le flux des arrivées et départs va se calmer.
13h30, même jour, nous allons faire nos tests de moteur sur la pirogue.
A suivre…

jeudi 18 octobre 2018, 11h44.
Pas de transfert pour ce jour, le Raimaru se repose un peu, bien au sec sur son portique.
Pour le reste, une belle météo depuis plusieurs jours et toujours autant de visiteurs.
Nous passons beaucoup de temps à courir après le temps et bien sûr, nous n’y arrivons pas vraiment.
Les tests du moteur 60 chevaux sur la pirogue sont plus que concluants.
Nous avons fait plusieurs sorties à Hirifa les Bains et à la Lune. Aujourd’hui c’est le test final avec 19 personnes à bord (3 pour l’équipage et 16 visiteurs).
Au programme, une sortie jusqu’à Tetamanu pour un palmes-masque-tuba, puis pique-nique de poissons grillés à la piscine des sables roses et retour au motu de Raimiti avec 1 petite pêche à la traine.
Pour le reste, mes travaux sont en plan, en « stand-by », en souffrance qui se prolonge. Impossible pour nous de mener autant de choses, avec autant de travail au quotidien.
Mais bon, on ne va se plaindre d’avoir du boulot, de voir les visiteurs partir contents et souvent la larme à l’œil.
Bien sûr, il y aussi ceux qui se croient les héros d’une émission de télé-réalité genre on va noter le plus beau mariage, le plus beau cake, le meilleur gite d’hôtes, etc…. En général ces visites se terminent par 1 « comment » sur le site à la ramasse de mon pote Sauronvisor.
Pas grave du tout. Nous sommes tous suffisamment concernés par ce désir d’offrir quelque chose de diffèrent, de sincère, d’authentique, de simple mais de, tellement vrai.
Et, ce qui est notre carburant, ce qui nous booste pour continuer et progresser, ce sont toutes ces personnes qui repartent avec quelque chose de différent dans leur cœur qu’ils avaient oublié avoir, lorsqu’ils ont débarqués chez nous.
Certains nous disent ne pas repartir « indemnes » de Raimiti.
Et pour nous, c’est le plus beau compliment que l’on puisse entendre.
Ce midi, mis à part Junior, Elvina et moi, il n’y a point d’autres humains sur le motu. Waouuuuu, que c’est bon !
A suivre…

lundi 1er octobre 2018, 8h45.
Nouvelle journée, nouvelle semaine, nouveau mois, plein de nouvelles choses qui commencent, sous un soleil radieux mais aussi, un vent du Sud qui commence à bien souffler.
jeudi 4 octobre 2018, 10,43.
Depuis 3 jours et 3 nuits, un Maraamu vraiment puissant balaye tout.
Les transferts au village sont vraiment « galère », tant pour nous que les visiteurs.
Avant-hier, Harrys a mis 4 heures pour faire le trajet qui normalement prend 1h15. Manihi de Motu Aito en a mis 5 pour arriver chez lui !
Hier, même topo. Avec Marama, j’ai mis 3 heures pour rentrer avec un kau full de monde, dont une mamie de 80 printemps passés.
Ce matin, le vent est hélas toujours au RDV, mais…….. , il semble faiblir un peu.
Seule sortie possible, la plage de Hirifa qui est plus ou moins protégée du vent, par le motu.
Pas de transfert ce jour, OUF !
Les capitaines récupèrent un peu. Les kau détrempés sèchent un peu.
Le Cobia qui devait nous livrer à domicile a dû annuler son arrêt à Raimiti, à la dernière minute, cause de lagon démonté. Nous avons juste pu récupérer les cartons de fruits et légumes.
Tout le reste est reparti sur Tahiti et devrait revenir avec le voyage suivant.
Heureusement que je suis assez prévoyant et que j’ai 1 stock conséquent de carburant et autres prioritaires. J’en connais pas loin de chez moi, qui n’ont plus 1 litre d’essence !
Ces tests à répétitions de la nature perturbée sur notre endurance nous renforcent parait-il, moi, je dois reconnaitre qu’ils m’épuisent.
Le plus dur étant pour moi non pas de subir une météo exécrable mais, de devoir dans le même temps assurer les départs, les arrivées, mesurer les risques d’aggravations durant le trajet, penser aux retards d’avion qui impliquent un retour de nuit, décider à quel moment faire ou ne pas faire pour garantir avant tout, la sécurité des gens.
Bref, dans ces moment-là, j’ai l’impression qu’ils sont 25 dans ma tête à tenir une réunion houleuse ou chacun a un avis diffèrent de l’autre, et ou bien sûr, chacun pense avoir raison.
Et au final, je me retrouve seul pour décider et endosser toute la responsabilité de ce qui va s’en suivre.
Mon credo étant « pas droit à l’erreur », je ne m’en suis pas trop mal sorti jusqu’à maintenant mais, il y a des moments où cette grande solitude de prise de décision est vraiment lourde.
Sinon, RAS.
La tortue est aux abris dans le bureau.
Pas vu Frégata depuis le début de l’épisode vent.
Restaurant bâché, salon bâché, il y a des feuilles et des branches tombées un peu partout.
Vivement le retour au calme.
A suivre…

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