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Présentation de Raimiti
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Mardi 10 avril, 6h35 (du matin).
Le transfert du jour et des départs a du se faire à 5h30, pour pouvoir prendre le vol de 8h. Pas cool ce A.Tahiti, avec ses nouveaux horaires à la noix.
C’est Marama qui fait le capitaine.
Raimiti se vide doucement, il ne reste que 2 visiteurs et nous allons avoir 2 jours de calme relatif, avant le prochain débarquement de vendredi.
Juste ce qu’il faut pour récupérer un peu, recharger nos batteries et décider par quel chantier nous allons commencer. Junior et moi hésitons entre la prolongation du ponton d’Enata et la reprise des travaux chez moi.
Vu que j’ai quelques plaies pas bien refermées ni cicatrisées, je suis plus pour des travaux ou l’élément liquide salé du lagon, n’entre pas en jeux.
D’ici quelques jours, je devrais avoir retrouvé une étanchéité complète et cela, grâce au propolis d’abeille. C’est dingue comment je réagi positivement à ce produit naturel miracle.
Frégata qui avait disparu depuis plus d’une semaine est de retour. Toute belle mais affamée, elle a retrouvé sa cantine préférée.
Yoda est en chaleur, pas cool car Rutu n’a pas compris que vu la différence de tailles, ça ne pourra jamais marcher, même avec un escabeau.
Sinon, RAS sur les bestioles qui se portent toutes bien. Une nouvelle tuerie de coqs, poules et canards est au programme dès que la météo sera à la pluie. Ils se reproduisent plus rapidement que nous les consommons, d’où le souci d’envahissement.
17h41, le même jour.
Nos diverses tâches avancent bien. J’ai perdu mes lunettes et je les aie retrouvées 2 heures plus tard. Nous avons dû abattre un cocotier qui est ce soir en 15 morceaux de 80 cm pour servir de tuteur aux orchidées.
Junior fait fonctionner toutes ses neurones pour savoir comment il va pouvoir se fixer sur le vieux ponton et en rajouter un neuf en L, pour que le kau d’Enata puisse avoir son accès privé, pour les plongeurs, faire ses chargements et déchargements de bouteilles. Pour le moment, il fabrique son « gabarit ».
Harrys, toujours dans les nuages est arrivé à faire les vidanges des moteurs bateau. Il a vraiment du mal à tourner la page !
Mathias est allé plonger ce matin et cet aprèm, il a dû aller au village faire regonfler ses bouteilles vides. Le compresseur n’arrivant que la semaine prochaine, en attendant, c’est le système D.
Aurélie et les enfants ont l’air de bien s’adapter au motu, à la chaleur, au manque de bruit, de civilisation. Ils ont l’air de se « couler » assez simplement et facilement dans cette nouvelle façon de vivre.
Il est presque 18h, la nuit arrive vite, accompagnée d’une douce fraicheur qui fait le plus grand bien.
A suivre.

samedi 7 avril 2018, 15h39.
Ouverture de cette page de Gazette sans être bien certain qu’elle ira jusqu'à son terme.
Les « Chinois » sont partis pour être immédiatement remplacés par Mathias, son épouse et les 2 petits.
Ils sont installés dans mon ex faré à Tua. Même si c’est un peu en mode camping, ils sont bien au sec et chez eux.
Pour moi, c’est plus Kolantha dans le faré Aito, avec 1 matelas au milieu de bidons de peinture, niau en paquet, rouleaux de tissu, sans lumière, ni eau, ni toilettes et avec mon déménagement en vrac de Tua, en guise de décoration.
Mais bon, petit à petit ça s’améliore et je vais bien finir par avoir mon nid. Depuis hier, j’arrive à regagner ma paillasse sans me casser la gueule dans les cartons ou les bidons. J’ai réussi à faire une tranchée genre 14/18 jusqu’à mon lit.
Bien sûr, entre le départ de l’équipe de nos adorables chinois et l’arrivée de Mathias, il n’y a pas vraiment eu le temps de souffler. Il y a eu des jours, ou même un simple brossage de dents devenait un exploit.
Au final, tout se passe bien. Alors qu’arrivé il y a 2 jours à peine, demain, Mathias ira faire plonger ses 2 premiers bulleurs du club Enata. Même si tout n’est pas fini dans l’installation du club (et il en reste pas mal à faire), il est en capacité de faire plonger les premiers demandeurs.
Pour le reste, Aurélie s’installe doucement à Tua, les enfants Mahé et Simon découvrent leur nouveau terrain de jeux. Une nouvelle page de l’aventure Raimiti commence !
Marguerite, une ancienne employée de l’époque de Linareva nous a rejoints. Depuis qu’elle est veuve, elle a décidé de tenter la suite de sa vie aux Tuamotu. Elle devrait pouvoir seconder Junior en cuisine, ce qui permettra à ce dernier d’être un peu plus libre pour les travaux qui attendent. Et en ce qui concerne ces travaux, il y en a tellement que je ne sais pas par quoi commencer la liste.
Pour moi, les vacances me semblent déjà bien loin, le retour à la réalité a été assez brutal. En ce qui concerne Harrys, il a vraiment du mal à atterrir. Ce matin encore, il me disait que sa nouvelle famille de France et de Suisse lui manque, et qu’il y pense sans arrêt malgré lui !
2 nouveaux visiteurs sont sur le point d’arriver.
A une autre fois pour la suite…

Dimanche 01 avril,
Rien que du beau temps ces derniers jours.
Des Chinois partout, jamais Raimiti n’avait connu une telle affluence.
Il ne reste pas 1 lit, pas un matelas, pas un « peue » de libre.
La ruche Raimiti fonctionne plein pot du réveil, à assez tard le soir.
C’est une nouvelle expérience pour nous, qui nous change vraiment de notre façon habituelle de travailler.
Recevoir 25 visiteurs d’un coup a bousculé bien des façons de faire. Que ce soit pour les transferts village-Raimiti, les sorties lagon, l’installation de tout ce petit monde, préparer les 3 repas quotidien, gérer nos stocks, répondre aux demandes individuelles, rester disponible et faire en sorte que tout se passe au mieux pour tous et chacun.
J’avais quelques inquiétudes de notre capacité à y arriver dans les meilleures conditions et, me voilà totalement rassuré.
Non seulement, ça le fait fort bien mais, nous prenons vraiment du plaisir à contenter notre équipe de l’Empire du Levant qui est plus que cool, déconneuse à souhait, attachante, rieuse, qui n’a vraiment pas peur de faire durer et terminer les soirées fortement arrosées, bref ……….qui semble heureuse d’être là où elle est !
Cerise sur le gâteau, la météo est avec nous, autant le ciel est bleu que le lagon est calme.
Même si, un abruti, a cru hier (1 avril) qu’il était de bon gout d’annoncer à l’assemblée qui commençait son petit déj, qu’une forte dépression était en route pour les Tuamotu, que d’ici quelques heures, le ciel serait fermé aux avions, le lagon impraticable et qu’il était demandé à chacun de chercher un abri en altitude vu la montée des eaux qui allait suivre inévitablement.
Bien évidemment, rien de cela ne s’est passé. Par contre il y a eu une super journée promenade pirogue jusqu’à Tetamanu, avec arrêt aux sables roses. Pique-nique à bord, séance d’aqua gym dans la plus belle piscine naturelle de l’atoll, snorkling a la passe, pêche « pupuhi » pour certains et pêche à la traine pour d’autres.
Pour les pros, c’était pêche au large, ou Charles nous a donné une leçon magistrale sur les gros poissons imbouffables et empoisonnés, qu’il ne faut surtout pas attraper.
A croire qu’ils s’étaient tous donnés RDV, pour mordre spécialement sur sa ligne !
Au final, super pêche et une séance de rigolade pas triste. Des photos suivront de cette « sortie » vraiment pas comme les autres.
Aujourd’hui, 02 avril, le beau temps est toujours d’actu.
Ce matin, toute la descendance de Confucius (les Kongzi ou Kongfuzi) est partie à la découverte de la Lune, guidée par Harrys et Marama. Je pense que les bénitiers et autres maua vont passer un sale quart d’heure !
Tout juste le temps pour Junior, Elvina et Marguerite de préparer le poisson cru à la chinoise, de ce midi. Poisson qui sera accompagné de frites d’uru, de tarots, de bananes fei. Le tout sera servi avec les autres poissons cuits au court bouillon, ceux (les bons à manger), pêchés hier, par les copains de Charles.
Il faudra se contenter de ce frugal lunch, en attendant le diner de ce soir.
C’est Charles qui sera aux fourneaux, pour un tartare de thon de rouge en entrée.
Suivi de canards Raimiti, qui seront préparés de 3 façons différentes.
Pour le dessert, c’est Gilles, pâtissier hors pair qui a concocté le point final avec des crèmes caramel au lait de coco et un crumble de pommes.
Pour l’après midi, rien de bien spécial au programme sinon, un petit concours de ski nautique, du paddle et du kayac, pour ceux qui veulent.
A suivre…

dimanche 25 mars 2018, 17h13.
Et voilà, les effets du décalage horaire s’estompent avec les jours et nuits qui passent. Nos horloges biologiques (Harrys et moi) se calent à nouveau au rythme tropical du motu.
La reprise ne se fait pas sans mal, surtout pour Harrys qui continue de naviguer entre Bretagne, Bordeaux, Pays Basque, Andorre, Suisse et Paris. Il a vraiment du mal à décrocher et, s’il est physiquement bien là, sa tête est encore en voyage……… ailleurs.
Demain lundi, reprise du travail pour tous avec au programme mon déménagement de Tua, pour m’installer dans mon futur faré qui est en chantier total. J’espère arriver à glisser mon matelas entre les cartons, vis, bois, peintures, rouleaux de tissus, niau tressés et bien d’autres. Un épisode camping, plus ou moins prolongé sous les Aito, me semble inévitable.
La météo est superbe ces derniers jours.
J’ai retrouvé un Raimiti aussi beau qu’à mon départ. Dommage que les livraisons Cobia n’aient pu se faire dans les temps, sinon Junior aurait bien avancé dans les travaux.
La famille à poil, plumes et écailles se porte bien. J’ai eu droit à mon arrivée à des démonstrations d’amour, dont les plaies qui cicatrisent prouvent la force.
Frégata toujours fidèle a bien tenté de chercher quelques poux ou puces dans ma chevelure abondante mais déçue, elle n’a rien trouvé !
Toute l’équipe va bien et maintenant qu’elle est au complet, il n’y a plus qu’à aller bosser.
Pour libérer mes gars et nous laisser plus de temps à rénover et construire, Patea (le mec de Maluha et père de mes 2 petits enfants, mon bofils quoi), va nous rejoindre en Avril. Il pourra prendre en charge les transferts du village.
Pour ceux qui nous connaissent depuis l’antiquité, c’est-à-dire Linareva a Moorea, la venue de Marguerite (Fifi pour les intimes) sur le motu est aussi d’actualité.
Cela va permettre à Junior de se libérer plus souvent de la cuisine. De ne plus y être bloqué à chaque service lorsqu’il y a peu de visiteurs et, de pouvoir être plus présent sur les différents chantiers à faire. Si nous voulons être totalement prêts pour la prochaine saison, c’est le moment de foncer.
Sur ce, comme c’est dimanche, que le coucher de soleil se prépare et qu’il n’y a pas de visiteur : il est temps pour moi d’aller me préparer un antiscorbut (rhum, orange, ananas) et d’aller le boire a votre santé, au bout du ponton.
A suivre…

jeudi 22 mars 2018,
Et voilà, c’est fini les vacances.
Retour à la case départ depuis hier soir, sans être passé par la prison (Monopoly), mais en ayant perdu les 20000.
Un peu à l’ouest avec 12 heures de décalage à rééquilibrer, sans oublier 26h d’avion et 1h30 de bateau, pour arriver à destination finale, nous voilà au bout de ce magnifique voyage.
D’ici 1 à 2 jours, tout devrait être entré dans l’ordre et la vie loin de tout, sous les cocotiers pourra reprendre ses droits.
En attendant, la reprise est assez difficile.
Le Cobia qui devait livrer un tas de choses le 6 mars n’a livré qu’hier alors que nous débarquions.
Ciment, tôles, bois, fosses, carburant, plomberie, alimentaire, cartons de courses, matelas neuf, rouleaux de tissus, compresseur de plongée, bouteilles de plongée et plein d’autres cartons pour le centre de plongée………notre plage était assez « bordélique » et bien encombrée à l’arrivée.
Les gars ont bien œuvré depuis ce matin, et pour le coucher de soleil de ce soir, Raimiti beach a retrouvé son aspect normal.
Quel bonheur que de retrouver la « maison et ses âmes ».
Tout le monde a l’air d’aller fort bien et, c’est tant mieux car une montagne de boulot nous attend pour les jours et semaines à venir.
Je dois absolument déménager de faré avant le 30 de ce mois. Le Hic est que Junior n’a pas pu avancer dans les travaux comme prévu, puisque le matos qui devait arriver le 6 mars et arrivé hier, le 21 !
Il va donc falloir mettre les bouchées doubles pour arriver à être dans les temps. Mais bon, il en faut plus pour nous troubler.
Les gazettes des prochains jours en donneront le détail.
Pour le moment, la tête est encore pleine de ces vacances qui se sont terminées avec un séjour de folie à Paris, ou mon ami Gérard nous en a mis plein les yeux, le cœur et le ventre avec un diner Royal au palais de la monnaie chez son pote Guy Savoy. Suivi d’une fin de soirée au Crazy Horse à ne pas en croire nos yeux de voir ces superbes créatures dénudées évoluer avec tant de grâce. Je crois que Harrys va en avoir pour un moment avant de s’en remettre.
Le second et dernier jour à Paris, un taximan Tunisien super cool, nous a baladés de l’arc de Triomphe à la tour Gustave Eiffel, sans oublier la grande roue, le Trocadéro, la Concorde, le Louvre, un nombre impressionnant de musées, le grand et beau faré (Elysée) occupé par le locataire Macron et tout cela, sous la neige qui tombait.
En fin de journée, Gérard nous attendait pour nous emmener à un concert de Kylie Minogue. Que dire, sinon que tout était plus que génial !
Dernier diner avec Gérard et ses amis, dans une brasserie oÙ je me suis éclaté avec une sauce Béarnaise, comme j’ai rarement eu l’occasion de déguster.
Retour à notre hôtel toujours avec le même taximan Tunisien qui a refait le même parcourt que précédemment mais, « by night » cette fois.
Dur de reprendre le quotidien après un tel traitement !
A partir de demain, il va falloir vraiment replonger dans notre réalité.
A suivre…

mardi 6 février 2018, 17h53.
Dernière soirée qui commence à Raimiti, pour Harrys et moi.
Journée pleine de grisaille et averses. Je n’ai toujours pas pu passer la dernière couche de peinture sur le Camzaz.
Demain, départ pour la ville, avec ensuite, les 3 jours de foire au salon du Tourisme. Si le temps reste comme ça, c’est à dire franchement moche, pas sûr que ça va inciter les futurs candidats à venir faire un séjour dans les Tuams.
Dominique le comptable en a fini avec les comptes. Si la conclusion des additions et soustractions n’y a rien d’euphorisant, ce n’est pas si mal que ça : on peut continuer à mener notre vie de zinzin sur le tas de corail. Le Cac 40 et le Nasdaq ne devraient pas trop en souffrir !
Après le salon, quelques jours de courses et rdv divers sont au programme. Ensuite, le 16 février, départ de Tahiti pour la France, sa neige, ses inondations, ses grèves, ses extrémistes de tous poils, sa bonne humeur, son pain croustillant, sa bonne bouffe, le Crazy horse et toutiquanti.
Harrys qui rêvait depuis des lustres de sortir un jour de sa Polynésie va m’accompagner. Il n’aurait jamais osé entreprendre seul un tel voyage, mais avec moi comme guide, il a décidé de sauter le pas. Il m’a juste fait promettre que même s’il devait se révéler « chiant », et que je craque, je ne le laisserai jamais tomber sur le bord d’un trottoir ou le quai d’une gare. Il n’a aucune intention de connaitre le sort des migrants qu’il voit à la TV.
mercredi 7 février 2018, 10h08.
Bien, les sacs sont bouclés et les glacières remplies des paperasses indispensables pour le salon. Ça commence à sentir grave l’heure du départ.
La météo est toujours aussi moche et grise, ce n’est pas moi qui passerai la dernière couche de peinture sur le Camzaz. Junior s’en chargera lorsque le soleil reviendra.
Les chiens ont bien pigé qu’il se passe un truc d’anormal. Ils me regardent d’un œil triste qui a pour effet de me faire culpabiliser.
Frégata est venue tôt ce matin, faire le plein de Koméné. Du moment qu’il y a de quoi bouffer, elle n’en a rien à faire que je sois là ou pas !
Marama vient de me donner sa liste de courses à faire en France. Il y a même des flèches de 1.80 mètres pour son fusil harpon. Il va falloir que je lui explique !
11h29, c’est l’heure.
Je boucle le bureau.
Abandonne portable et téléphone a Junior.
Vais faire une dernière caresse et demander pardon aux chiens.
Le grand retour vers la civilisation commence…

Vendredi 02 février, 10h52.
Il y a eu, hier après-midi suffisamment de bleu dans le ciel pour que je puisse passer 1 couche de peinture sur le Camzaz.
J’ai vraiment bien visé car depuis minuit, nouvelle dégradation avec pluies abondantes.
Depuis ce matin, c’est le degré juste avant la tempête. Lagon déchainé, vent violent de Nord, grosses pluies tropicales et visibilité comparable au brouillard de Londres.
Pour ce qui est du téléphone, même pas en rêve !
3 plongeurs sont en route pour Tetamanu. Avec le lagon déchainé, ce sont Harrys, Marama et Teriitahai qui font le transfert. Les accostages aux pontons peuvent être mortels pour nos kau. Avec un temps pareil, ceci explique le nombre de marins nécessaires pour les manœuvres.
Autre transfert prévu pour le début d’après-midi avec cette fois 1 départ pour le village. Chance, il n’y a pas d’arrivée au programme. Si mes 3 capitaines reviennent avec le bateau entier de Tetamanu, je vais les laisser faire la « croisière » de cet aprèm.
Pour le reste, tout est au point mort. Impossible de bosser avec un temps pareil !
Etant consigné au bureau, j’en profite pour compléter ma liste de courses à faire. Avec bientôt les finitions du faré Aito, je vais devoir trouver pas mal de petites choses, pour aménager ma « cabane de pêcheur ».
Junior est en train de passer au four un Hachi Parmentier de canard à sa façon. Ça sent trop bon jusque dans mon bureau, j’en salive d’avance.
Rien de plus pour ce jour.
A suivre…

dimanche 4 février 2018, 11h58.
Aucune amélioration, coté météo depuis la dernière Gazette de vendredi.
Il pleut non-stop depuis 3 jours, et le motu commence à avoir du mal à absorber toute cette flotte.
Plus aucun visiteur au programme de ces prochains jours. Toute l’équipe est de repos jusqu’à demain.
Arrivée hier de Dominique, notre comptable-commissaire aux comptes qui est là pour boucler la compta 2017 de Raimiti. A la fin de sa visite, c’est lui qui va me dire combien j’ai perdu ou gagné de sous cette année.
Heureusement qu’il n’y a pas de visiteurs. Pour lui faciliter la tâche, le restau est maintenant transformé en cabinet comptable ou il peut étaler paperasses, factures et autres sur toutes les tables. De plus, il dispose de courant pour son ordi et d’éclairage pour les travaux nocturnes.
En cas de stress, le bar est à portée de main.
Mis à part le mauvais temps ambiant, les conditions de travail sont idéales pour que la calculette affiche des chiffres magiques, créant des envolées lyriques dans la colonne « crédit », à rendre jaloux n’importe quel poète de banquier. Oui, je sais, il faudrait que je regarde un peu moins Harry Potter.
Marama a acheté il y a un peu plus d’un an, un Quad (moto tout terrain à 4 roues) qu’il n’a jamais pu utiliser, pour cause des 4 roues complètement Out.
J’ai réussi à lui dégotter 4 roues neuves qui sont arrivées par le dernier Cobia. Inutile de dire qu’elles ont été vite montées, et que le gars Marama est plus qu’heureux. S’il pouvait mettre le Quad dans son lit, je crois qu’il le ferait.
Depuis ce matin, malgré la pluie battante, il aménage une piste coté Tua, qui lui permettra d’aller avec son engin jusqu’au Hoa voisin. Son idée étant de faire ensuite la même chose de l’autre côté, pour aller jusqu’à la grotte de Notre Dame des Miracles. S’il y arrive, cela lui fera un joli parcours de promenade.
De mon côté, je suis pas mal occupé au bureau pour préparer le salon du tourisme, puis mes courses et rdv en ville et enfin, mon départ pour l’autre côté de la planète. Quand je pense que dans 5 jours je vais quitter Raimiti et ses âmes pour 1 bon mois, ça commence à me faire peur !
16h, le même jour.
Le ciel reste bien bouché mais, la pluie a enfin cessé de tomber.
Pourvu qu’il y ait demain une éclaircie suffisante pour que je puisse passer ma dernière couche de peinture sur le Camzaz.
A suivre…

lundi 29 janvier 2018, 14h38.
Ce qu’il y a de bien ici, c’est que si les jours se suivent, ils se ressemblent rarement.
Après toute une nuit de pluie, c’est la grisaille sans pluie qui règne depuis le lever du soleil.
Même pas le temps de boire la première tasse de café et de rassembler les éléments essentiels de mon cerveau pour un fonctionnement minimal que, Junior est venu m’annoncer qu’il n’y avait plus d’eau, ni de courant, coté Tua.
Je m’attendais à un « bug » avec la pompe à eau dont la cuve était de moins en moins étanche, mais pas à ce « doublé » matinal.
Ce n’est que maintenant que tout re-fonctionne correctement après avoir changé la pompe à eau par celle de secours et aussi, changé l’onduleur par celui de secours. Après avoir testé les câbles électriques, les disjoncteurs, les fusibles, il a bien fallu se résoudre à changer les grosses pièces. Finalement tout fonctionne comme avant…..la panne. Si la vieille pompe à eau va aller finir sa vie au dépotoir, après récupération de certaines pièces. En ce qui concerne l’onduleur, il y a beaucoup plus d’espoir. Il a du se mettre en sécurité qu’il va falloir trouver et débloquer, pour qu’il reprenne du service.
Je devais faire le transfert du jour avec Teriitahai qui est encore en formation. Du coup, il le fait avec Harrys.
Marama sera de service au restau ce soir.
Petit à petit, entre les 3 jeunes Harrys, Teriitahai et Marama, le but est d’arriver à leur faire faire à chacun en alternant, leur semaine de transfert, puis de sorties visiteurs, mais aussi de service restaurant. Rien de tel que de varier les plaisirs et de ne pas les faire trop durer, pour éviter les mauvaises habitudes qui s’installent avec le quotidien.
Et puis, cela stimule, surtout lorsque je me laisse aller à dire à quelqu’un de non concerné comme un visiteur, qu’untel fait mieux les transferts que tel autre. Les messages passent tellement vite et portent un max d’effet avec radio cocotier.
Maluha avance bien avec les mises a jour de ma tablette mais, j’ai peur qu’elle me mette un peu trop d’applications.
Sur ma boite mail de ce jour, avec mon internet qui rame grave, pas moins de 39 demandes différentes de belles et jeunes femmes Russes qui ont découvert sur Facebook (alors que j’y ni suis pas), le type trop extraordinaire que je suis. Elles veulent toutes me connaitre, plans cul virtuels acceptés et carte visa ou master indispensable. Je transfère tout à Maluha pour qu’elle puisse procéder à la sélection éliminatoire. Un peu comme à « The Voice » !
Cela va me laisser le temps de faire des peintures et vernis, en attendant la finale.
Sinon, ce serait bien que la météo s’améliore et qu’on puisse un peu voir la lune. Elle est grandissante et juste comme il faut pour aller pêcher la nuit. Notre stock de filets de meko et kito étant au plus bas, il est temps d’agir.
Rien de plus pour ce jour. Vous avez tous le bonjour de Frégata qui vient de gober ses koménés.
A suivre…

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