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Présentation de Raimiti
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dimanche 24 décembre 2017, 9h18.
Le transfert d’hier : surement le plus éprouvant fait à ce jour.
Houle croisée, vent débile, pluies diluviennes, déferlantes de haute mer, tout y était.
L’avion de 15h est arrivé juste pour 18h, alors que la nuit s’installait sur un lagon démonté.
Les visiteurs attendus, un couple et une petite fille, ont opté pour ne pas embarquer et passer la nuit au village. Il faut avouer que la « croisière » n’avait vraiment rien d’engageant.
Ce n’est qu’à 20 heures passées que nous sommes arrivés en vue de Raimiti. Heureusement qu’Harrys est de plus en plus à l’aise pour piloter de nuit et dans de mauvaises conditions. Cela m’a permis de « récupérer » plusieurs fois, grâce à notre pilotage alterné.
Inutile de vous expliquer qu’il n’y a pas eu besoin de berceuse pour sombrer dans les bras de Morphée.
Ce matin, toujours ce vent du Nord/Ouest. Pas le moindre petit trou de bleu dans la grisaille généralisée. La pluie est tombée drue toute la nuit. Coté cuves, citronnier et orchidées………ça baigne !!
Même si le lagon n’a rien d’accueillant, ce matin, Marama et Harrys tentent une sortie pour les visiteurs avec l’objectif d’atteindre Tetamanu.
Pour l’après midi, rebelote pour Harrys et moi avec un nouveau transfert au village.
Harrys est tout content car c’est son dernier transfert. Dès demain lundi, c’est Marama qui prendra la relève de capitaine, pour toute la semaine suivante. Moi, je n’ai aucune raison de me réjouir car avec le mauvais temps, je suis désigné d’office.
Mis à part la ligne internet via Sané, il n’y a plus de téléphone, ni de SMS. Nous voilà coupés du monde comme ancien temps.
Je croise les doigts pour une légère amélioration de la météo dans les heures à venir. Réveillonner dans un restau bâché, attendre le père Noël dans un salon détrempé à tous vents, n’a rien de l’image que l’on peut se faire d’un Noël aux Tuamotu.
Personnellement, je n’attends rien de ce papa Noël mais s’il pouvait m’apporter une bonne bouteille d’optimisme et d’énergie, ce ne serait pas de refus. Je pourrai la boire cul sec !
Entre le mauvais temps, les attentes parfois exagérées des visiteurs, les gros retards d’avions, les communications inexistantes, nos difficultés de faire au mieux dans de mauvaises conditions et le pilotage trop souvent acrobatique du kau qui demande une attention de chaque seconde : je commence à me sentir « fébrile », comme dit l’autre.
Si se plaindre ne sert à rien, c’est parfois bon de le dire ou de l’écrire.
Très sincèrement, Joyeux Noël à tous.

samedi 23 décembre 2017, 9h12.
Rien que du bleu dans le ciel ces derniers jours.
Rien de bien spécial sinon que Junior a pratiquement fini de couvrir le faré Aito. Que j’ai bien avancé avec la résine sur le Camzaz et, qu’un peu trop absorbé dans mon travail, j’ai oublié que j’étais sur un échafaudage. Mon pied est passé entre 2 planches, et une superbe gamelle genre cirque du soleil a suivi. J’ai quand même réussi à rattraper la meuleuse d’angles qui fonctionnait, à quelques centimètres du lagon. Des bleus un peu partout, des morceaux de peau arrachés ici et là, une hanche douloureuse. Bref, rien de terrible mais cela aurait pu tourner à la cata.
Depuis hier, changement total de scénario pour l’arrivée de la première vague des visiteurs de Noël.
Changement brutal de météo. Ciel plus que couvert et sombre. Fort vent du Nord, éclairs, tonnerre, lagon démonté, fortes pluies, salon et restau bâchés, la totale……..
3 heures de navigation "grave" houleuse, qu’il m’a fallu pour arriver au quai du Nord.
Retour à Raimiti avec 9 personnes, heureusement que nous avions le vent dans le dos, et qu’il était moins fort.
Nous sommes arrivés pile poil pour l’heure du diner.

Pour le côté positif de cet épisode, les cuves ont eu le temps de se remplir.
Ce matin, même si le vent souffle encore dans le mauvais sens, il a bien perdu de sa force. Le transfert du jour pour de nouveaux arrivants devrait être moins secouant que celui d’hier.
Pour autant, ce matin, aucune sortie n’est envisageable sur l’élément liquide. Nous aviserons après le lunch.
Les plongeurs de Top Dive font grise mine. Les plongées qui ont été confirmées hier soir, sont annulées ce matin, pour cause de météo.
Heureusement, j’ai pu recaser tout ce petit monde de « bulleurs » chez Sané qui reste opérationnel.
Maintenant, il n’y a plus qu’à croiser les doigts et attendre que le vent du Nord se décide à glisser vers l’Ouest, pour passer rapidement au Sud et venir s’établir au Sud/Sud Est, là où est sa place normale en cette saison.
En attendant, il faut refaire les pleins des kau, ramasser toutes les branches, cocos et autres qui jonchent Raimiti, redonner un look moins « destroy » à notre plage qui en a pris un bon coup.
A plus pour la suite…

dimanche 17 décembre 2017, 18h31.
32° à l’ombre, la météo d’hier soir prévoyait des averses et encore des averses pour toute la journée.
Il n’y a que du bleu d’un horizon à l’autre ! Même pas l’ombre d’un nuage.
La plainte silencieuse de souffrance du citronnier et des orchidées me fait mal aux oreilles. Je ne peux hélas rien faire, si ce n’est d’assister impuissant, à ce début d’agonie végétale.
Plus d’internet depuis 2 jours. Notre réseau privé via chez Sané ne veut plus rien savoir. Heureusement Mathieu qui assure le fonctionnement de ce réseau sera de retour de Tahiti dès demain. Tenter d’envoyer les mails par notre émetteur de Tetamanu est vraiment un truc à rendre fou, le plus zen des philosophes.
Séance créativité depuis ce matin pour Harrys et moi. Par Maluha, nous avons reçu nos premiers T-shirt avec le logo Raimiti. Il nous fallait donc faire des mannequins pour présenter nos articles à vendre. Harrys est allé couper des branches de kahaia, découper des vieilles bouées et ramasser 1 noix de coco pour commencer son œuvre. De mon côté, j’ai opté pour 1 vertèbre de cachalot, 1 corail, 5 épines d’oursin et 2 porcelaines. Ce soir les 2 mannequins sont habillés et exposés, l’un à l’entrée de la boutique et l’autre au restaurant. J’ignore si cela va aider à la vente mais, nos personnages imaginaires ont bien fait rire le reste de l’équipe.
La petite Heevai (fille de Stan et Chanel) est avec nous pour les vacances de Noël. Visite aussi de frangine Tiare et de son compagnon Teva qui vont passer la semaine avec nous.
Le soleil va maintenant se coucher au fond d’un ciel toujours aussi bleu. S’il doit pleuvoir, ce n’est pas pour dans les heures à venir.
Vu que demain, je vais retourner dans mes travaux de résine et collages divers, une dégradation brutale et soudaine du temps, n’est pas à exclure.
A suivre…

samedi 16 décembre 2017, 12h44.
Pas de gazette ces derniers jours et c’est normal. Je suis tout juste de retour de Tahiti où j’ai été faire les dernières courses de 2017. Beaucoup de courses, des rdv administratifs et bien sûr, l’inévitable dentiste qui m’a bien fait souffrir.
Pour ce qui est du dentiste, le plus dur est passé, les prochains rdv concerneront des travaux plus doux, moins sensibles et plus de confort.
Le dernier Cobia passera livrer dans quelques jours mes derniers achats, et ensuite, plus rien, ce sera le vide total jusqu’à fin janvier. Il faudra absolument tenir sur les stocks. Chaque année, c’est la même chose avec presque 1 mois sans bateau qui viendra livrer, que ce soit chez nous ou au village.
Si tout va bien à Raimiti, j’ai retrouvé un motu plus que sec et brulé. Si les humains et animaux souffrent de cette chaleur excessive, la nature morfle grave.
Il n’y a plus une goutte d’eau en réserve pour les plantes. Le citronnier porteur de plein de nouveaux fruits se meurt, les orchidées se dessèchent, bref, ce n’est pas la joie !
Le ciel reste désespérément bleu et lorsqu’il y a une averse, elle nous évite en passant trop à droite ou trop à gauche, mais jamais sur nous.
Toute la famille à poils, ainsi que celle à plumes se porte bien. Ils enchainent les siestes à longueur de journée. S’il y a quelques activités, c’est assez tôt le matin ou au coucher du soleil, lorsque la température baisse un peu. Même Frégata a changé ses horaires pour avoir moins chaud.
Junior a bien avancé dans les réparations du Camzaz. Le kau sera comme neuf à la fin.
Pour le nouveau faré, les travaux sont en stand-by, en attendant la livraison du matos indispensable par le prochain Cobia.
Voilà pour les dernières nouvelles du tas de corail. Toute l’équipe sera de repos cet après-midi : il fait vraiment trop chaud pour les faire bosser.
A suivre…

samedi 2 décembre 2017,
Nous y voilà déjà, j’ai du mal à croire que l’année est presque finie.
L’année se termine et Raimiti se vide. Après le départ d’une joyeuse équipe de Popaa hier, je pensai à mon retour du village, avoir le temps de mettre mon nez dans les salaires.
Rien de cela. A peine revenu du Nord, il a fallu refaire les pleins d’essence d’urgence, pour vite repartir au village. Une visiteuse ayant tous les symptômes flippants d’un début de fausse couche, il n’était pas question de laisser trainer les choses. L’évacuation sanitaire a été vite organisée.
En moins de 5 minutes, Junior a viré les sièges du bateau pour y installer un matelas. C’est assez confortablement allongée, que notre « patiente » a pu faire le voyage jusqu’au dispensaire.
Un peu avant 19h, elle était entre les mains des pros de la médecine et, ce n’est qu’ 21h30 que je retrouvai le ponton de Raimiti pour la deuxième fois de la journée.
Plus calme aujourd’hui, les 3 derniers visiteurs sont rentrés et comme il n’y avait point d’arrivée : Raimiti sera rien qu’à nous pour quelques jours.
Voilà qui va faire le plus grand bien à tous. Dès ce soir, toute l’équipe est de repos et ce, jusqu’à lundi matin.
Demain, quoi qu’il arrive je ne me lèverai pas à 7h, mais quand bon me semblera.
Aux dernières nouvelles, notre visiteuse est maintenant à l’hôpital de Tahiti, mais, je n’en sais pas plus.
Suite au prochain épisode…

mercredi 29 novembre 2017, 7h54.
Plus d’une semaine sans Gazette, c’est dire que le temps passe bien trop vite, avec notre programme des « A Faire ».
Mauvaise surprise pour moi, je croyais qu’après avoir refait le tableau arrière du Camzaz, j’allais m’en sortir assez rapidement avec un simple ponçage pour le reste de la coque. Que nenni, j’ai découvert des endroits totalement poreux et même attaqués par les termites. Il faut donc virer toutes ces parties contaminées, remplacer, résiner, tout refaire quoi !
C’est beaucoup plus de travail que prévu mais, je vais y arriver.
Coté terre, entre les services cuisine et le quotidien à assurer, Junior avance assez rapidement avec le montage du faré Aito.
Ura est avec nous pour 15 jours. Invité par son fils Harrys, il est venu respirer le bon air du motu. Cela lui fait assez drôle d’être ici, lui qui a connu Raimiti à son tout début, quand il n’y avait que la brousse. De voir son fiston évoluer et prendre des responsabilités dans Raimiti le rassure beaucoup avec le passé parfois chaotique du rejeton. Harrys étant réputé (dans sa famille) pour être une tête de mule hors contrôle.
Le papa est heureux, le fils aussi, ils bossent et passent du temps ensemble, tout baigne, et ça fait plaisir à voir.

Marama a repris du service après 1 semaine de repos. Il a passé 2 jours pleins au village sans faire de conneries. La Hinano a du couler à flot car depuis sa reprise du travail, il n’a pas touché a une seule bière. Il a l’air décidé de continuer la cure et nous l’encourageons à ne pas craquer.
Dimanche passé, Naea, sa femme et son fils sont venus du Nord pour nous montrer comment faire notre première récolte de miel.
Même Naea était scotché de la quantité de miel récolté. En 2 mois, c’est plus de 10 kilos que nous avons eu, par ruche.
Du coup, il m’a installé d’office, une troisième ruche.
Prochaine récolte en Janvier 2018. Si on récupère 30 kilos tous les 2 mois, je vais devoir vendre notre miel !
Sinon, le temps est au grand beau et au trop chaud. La saison chaude est bien installée et, il en sera ainsi jusqu’en avril prochain. Pour le moment, les pluies sont assez rares et comme d’hab, la nature n’apprécie pas trop.
Voilà pour le petit rattrapage des nouvelles du motu, de ces derniers jours.
Au programme du jour :
Sortie pirogue pour Marama et Teriitahi avec les visiteurs du moment.
Aller/retour village pour Harrys qui fera les départs et les arrivées.
Virer les bois attaqués sur le Camzaz, pour moi.
Début de la pose toiture du faré Aito pour Junior.
Encore une nouvelle journée ou nous n’allons pas chômer.
A suivre…

samedi 11 novembre 2017, 8h47.
Premier jour sans le moindre transfert au village. Plus qu’un seul visiteur qui est un habitué des lieux. Il s’agit d’un Suédois qui en est à son 6 ou 7 eme séjour chez nous.
Pour changer un peu de notre quotidien, toute l’équipe va partir avec la pirogue et le 60 cv pour une journée détente, pêche pupuhi, taketo, traine et, farniente. L’idée était d’aller jusqu’à l’Ouest mais, la couverture nuageuse qui semble s’épaissir, a décidé Junior de se contenter de suivre le bord en remontant le « papa » jusqu’à Otukaina.
Voilà qui va aérer et oxygéner les neurones de tous.
Bien sûr, il faut qu’il y en ait un qui reste. Impossible de laisser Raimiti sans un gardien. Avec tous les voiliers qui sont au mouillage à Hirifa, une visite surprise et non souhaitable est toujours possible.
Mais bon, cela ne me gêne pas du tout d’endosser le rôle de gardien et d’avoir Raimiti pour moi tout seul, pendant quelques heures. C’est même un moment si rare et privilégié que, je l’attends avec impatience.
Hier soir, voulant manger autre chose que notre éternel maa, Junior m’a fait bouillir quelques patates. Ayant ramené du fromage à raclette de mes dernières courses mais n’ayant pas l’appareil qu’il faut pour, j’ai mis mes patates dans un plat. Recouvert les patates de fromage, refermé le tout qui a ensuite passé 2 minutes aux bons soins du micro-onde. Eh bien, croyez-le ou pas, non seulement c’était mangeable mais, c’était carrément bon. La petite tranche de jambon de montagne et les 3 cornichons qui accompagnaient le tout…………un vrai régal !
Mis à part les 30 degrés ambiant, les cloisons en niau tressé, le sol en gravier des Tuamotu, on aurait pu se croire dans un chalet Suisse.
A la fin de ce diner made in Helvétia, Harrys est venu me rejoindre pour me persuader qu’après un tel diner, il était impossible d’aller dormir sans boire un petit digestif. Étant venu armé d’une bouteille de sa réserve, je peux maintenant affirmer que le mariage raclette/Get 27 : ça le fait très bien !
Même pas mal a la tête ce matin.
10h08.
Ça y est, ils sont tous partis. Raimiti est à moi tout seul pour un moment.
J’abandonne le bureau, vais éteindre le groupe électrogène et, rdv d’ici quelques heures.
lundi 13 novembre 2017, 10h43.
C’était tellement bien que je ne suis même pas passé par le bureau, si ce n’est pour tout fermer.
Hier, dimanche de repos pour tous, ou presque.
Ce qui fait que ce matin, tout le monde est bien en forme pour la nouvelle semaine qui démarre.
Le soleil ardent est au rendez-vous, ça chauffe grave, même à l’ombre. A suivre…

lundi 13 novembre 2017, 10h43.
C’était tellement bien que je ne suis même pas passé par le bureau, si ce n’est pour tout fermer.
Hier, dimanche de repos pour tous, ou presque.
Ce qui fait que ce matin, tout le monde est bien en forme pour la nouvelle semaine qui démarre.
Le soleil ardent est au rendez-vous, ça chauffe grave, même à l’ombre.
A suivre.
mercredi 15 novembre 2017, 9h23.
Harrys et Teriitahi sont en route pour le village où le Cobia vient d’arriver à quai.
Récupération des fruits et légumes, d’un lot de bois qui a loupé le bateau précédent, d’une glacière de pain, de gants et chaussons de plongée oubliés par 1client dans une autre pension et d’un passage à la poste pour relever le courrier. Ils seront de retour en début d’après-midi.
Marama est de service au restau pour les quelques visiteurs du moment. Il est aussi en charge des sorties lagon.
Junior œuvre sur le Camzaz. Dès que tout sera bien sec à l’intérieur, des épisodes « résine » m’attendent.
Malgré quelques averses ponctuelles, le temps reste au beau, mais aussi au chaud. Je crains que nous ne « morflions » encore une fois avec l’été Austral qui s’installe.
jeudi 16 novembre 2017, 11h29.
Comme je m’y attendais un peu, il a suffi que je sorte la résine, le catalyseur, les spatules et autres utiles à mes travaux qui doivent se faire au sec, pour qu’une belle barre noire se pointe à l’horizon coté Est.
J’ai quand même eu le temps de bricoler un peu, avant que le bleu du ciel ne se fasse manger par un gris sombre affamé. Depuis hier fin d’après-midi, il flotte sans aucune retenue. Mes travaux en souffrance devront attendre le retour du soleil.
Du coup, je me suis vengé sur 6 coqs. L’équipe commence à être « Fiu » de manger aussi souvent du poulet local, même si, nous changeons régulièrement les sauces.
Vendredi, samedi et dimanche sont passés.
lundi 20 novembre 2017, 9h31.
Le soleil est revenu depuis 2 jours, j’ai pu sortir la résine et avancer dans mes travaux sur le Camzaz. Encore 2 ou 3 séances collantes, et l’intérieur du kau sera terminé. Restera à retourner le bateau pour faire les travaux de l’extérieur.

De son coté, Junior a posé le plancher du faré Aito. Plancher qui a dû être traité à l’huile de vidange. Les travaux de montage du faré pourront commencer, dès que le sol sera un peu moins poisseux. Vu l’ardeur du soleil et le bon vent d’Est, il devrait sécher assez vite.
Depuis ce matin, Marama est de repos pour toute la semaine. Il est temps qu’il se repose vraiment. Voilà presque 1 an qu’il n’a pas pris de vacances.
Du coup, il y a un peu plus de travail pour les autres mais, comme c’est assez calme en « visiteurs », nous allons y arriver.
C’est moi qui vais assurer le transfert village du jour.
Voilà pour les dernières « news » du tas de corail.

dimanche 29 octobre 2017, 9h22.
Entre les « plongeurs » et les « snorkeleurs », 11 personnes plus Marama et Harrys sont en route pour Tetamanu.
Encore 4 jours à ce rythme, avant que Raimiti ne commence vraiment à se vider de ses visiteurs.
Il est temps que ça se calme un peu…..je suis sur les rotules (et je ne suis pas le seul).
Coté météo, elle est avec nous et c’est bien agréable de faire des transferts « glisse », sans avoir à viser entre les vagues, les creux ou les déferlantes.
Très bientôt, je vais pouvoir rattraper le retard qui s’accumule dans mon courrier perso. Pour le moment, c’est juste pas possible !
Fin de mois oblige, il va aussi, y avoir à faire la paperasse habituelle. Mais après cela, je devrai pouvoir souffler un coup.
Junior a commencé à rédiger son calendrier des travaux à faire, et de l’ordre dans lequel nous allons nous y attaquer.
De capitaine, serveur, cuisinier, jardinier, femme de ménage, nous allons tous changer d’emploi pour devenir : ponceur, peintre, menuisier, bucheron, couvreur, terrassier, réparateur naval, constructeur de maison et, j’en oublie surement d’autres.
En fait, c’est aussi ce qu’il y a de génial dans notre vie du bout du monde ou il faut savoir vraiment tout faire.

Bien conscient des améliorations à apporter, nous allons pouvoir nous appliquer à tout remettre en état, changer ce qu’il faut, embellir ce qui peut l’être, créer du nouveau, faire ce qu’il faut pour que le nid de Raimiti soit encore plus douillet et accueillant.
Plus de gens partiront de chez nous la larme à l’œil, plus notre récompense sera forte.
Les messages de cette année, laissés dans le « livre d’or » à disposition des visiteurs dans le salon, prouvent de plus en plus que le Mana Raimiti touche de plus en plus de personnes, qui ne ressortent pas toujours « indemnes » ou « indifférentes » de leur séjour chez nous.
Tout cela est vraiment motivant et donne à toute l’équipe l’envie d’aller toujours plus loin.
Bien sûr, il y aura toujours des grincheux, des éternels insatisfaits, des qui auraient mieux fait d’aller ailleurs, des qui se croient dans une de ces émissions TV ou tout doit être noté et jugé mais finalement, sans s’en douter, ils rehaussent encore plus la bonne et belle énergie qu’apportent tous les autres.
J’ai mis assez longtemps à comprendre que trop souvent, je me laissai trop envahir par les « négatifs ». L’école parfois dure de Raimiti, m’a appris à ne plus perdre de temps dans les coins obscurs des pensées de certains, mais au contraire, à chercher la petite lumière qui brille immanquablement quelque part.
Cela peut paraitre assez « gnangnan » voir enfantin, toujours est-il qu’appliquer cette façon de voir et d’être, me fait un bien fou qui m’ouvre des portes de « vie » insoupçonnées.
Fin de mon délire de ce jour.
A suivre…

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