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Présentation de Raimiti
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Jeudi 6 septembre, 10h56.
Zaza va bien compte tenu de la récente méchante alerte. Elle va aller sur Papeete pour des examens plus approfondis. A suivre.
S’il ne pleut plus ou presque plus depuis 2 jours, un bon vent du Nord continue de balayer le lagon.
Nous avons réussi à presque nous mettre à jour dans la lingerie, et même à faire sécher une bonne partie des draps, taies, housses et nappes mais, quelle galère !
Le Cobia est passé hier, vu l’état du lagon impossible pour leur barge d’apponter sous peine de casser mon ponton.
En plus de l’habituelle livraison d’alimentaire, de liquide, de réfrigéré, de congelé, de sec, de carburant et gaz, il y avait un lot important de bois, de tôles, et d’une bétonnière.
Il a fallu tout « balancer » sur le papa. Opération pour le moins risquée, mais réussie. Rien n’a été mouillé, ni même cassé !
Le Cobia est reparti avec notre kau R3 à son bord. Ce bateau reviendra d’ici 2 à 3 mois, modifié et équipé de 2 moteurs 150 cv.
Entre le R3, le Raimaru et le Camzaz nous devrions pouvoir faire nos futurs transferts et autres, avec plus de souplesse et quel que soit la météo du moment.
Entre notre travail et la mauvaise météo, impossible pour nous d’aller pêcher. C’est Eugène de l’atoll voisin, « Faite » qui y a été à notre place et ce matin, il est venu nous livrer pas loin de 80 kg de poissons du lagon. Voilà Junior rassuré pour les repas à venir.
Eugène est reparti vers un autre atoll voisin, Taanea, avec l’idée d’en revenir avec une cargaison de langoustes à notre intention. On verra bien !
Aucun transfert vers le village aujourd’hui, que c’est appréciable surtout lorsque l’on voit l’état du lagon.

Harrys est parti hier sur Tahiti. Il va rejoindre Maluha et, à eux deux, ils vont aller « vivre » les 3 jours du salon du tourisme. Je suis trop content d’être bloqué à Raimiti et de ne pas participer à l’évènement bis annuel.
vendredi 7 septembre 2018, 8h18.
Plein de bleu dans le ciel ce matin, après 1 nuit de grosses pluies et violentes rafales de vent.
Toujours ce vent du Nord qui balaye le lagon. Il faudra faire avec, car nombre de départs et autant d’arrivées ce jour.
Les guides du lagon Marama et Teriitahi sont en sortie visiteurs à Tetamanu. Depuis 2 jours, 3 baleines squattent la passe. Mathias a même pu plonger avec.
On espère qu’elles seront toujours là ce matin.
Maluha et Harrys viennent de commencer le salon……à suivre !
Entre 2 repas, Junior se casse la tête pour trouver le « bug » qui fait tout disjoncter un peu trop souvent. Entre le solaire, le groupe et le réseau câblage, les recherches sont compliquées.
Elvina vise entre 2 grains avec plus ou moins de succès, pour faire sécher le linge.
La tortue est à nouveau à l’abri dans mon bureau. Dommage qu’elle ne puisse pas m’aider, mais je lui filerai bien quelques papiers à classer.
Frégata en est à son quatrième koméné depuis ce matin, elle a vraiment trop d’appétit.
Il y a toujours, entre pas mal et trop d’occupations pour chacun de nous.
Fin de mon blabla pour ce jour...

lundi 3 septembre 2018, 8h27.
Ouverture du bureau et début de cette page de Gazette.
Les gars sont rentrés hier soir vers 21h de leur « évacuation sanitaire ».
Zaza toujours inconsciente a été prise en charge par les gens du dispensaire.
Pour ceux qui ne connaissent pas Zaza, Tatiana de son vrai prénom :
Son grand père était un chef indien Cheyenne, sa grand-mère une pure polynésienne = bonjour le mélange.
Elle est la doyenne de Fakarava, la mémoire vivante de l’atoll, la Reine de Tetamanu, la connaissance cadastrale indiscutable, la conteuse incroyable d’histoires et légendes qui concernent Fakarava. Celle dont même le Président de la Polynésie demande parfois conseil pour sa sagesse. Celle qui tranche et décide lorsqu’il y a des problèmes tant au niveau des familles, que de la commune.
Celle qui est crainte, écoutée et respectée……. du plus jeune au plus vieux.
Même les institutions religieuses craignent ses remarques, tout comme ceux qui ne l’apprécie guerre.
Pour ce qui du tableau état général clinique, on pourrait résumer par :
83 ans au compteur, un cœur bien fatigué, des poumons trop oxygénés depuis des décennies au tabac Bison, un œil mort et l’autre qui ne vaut pas grand-chose, par contre, tout le reste fonctionne sans le moindre problème.
Voilà en bref résumé qui est Zaza. Sans elle, le Popaa que je suis n’aurait jamais pu s’installer à Tetamanu.
Si aujourd’hui je suis accepté de tous, même des gens du village, c’est grâce à elle, qui à l’époque m’a imposé comme son « fils adoptif » a ceux qui voyaient d’un mauvais œil, l’installation du « blanc » sur le motu perdu. Et, ils étaient nombreux.
Pour conclure, notre bateau « Camzaz » est une contraction de Camille (le mari de Zaza) et Zaza. Ce bateau est mon héritage de leur vivant. C’est Camille qui a construit ce kau sur mesure, comme cela se faisait autrefois !
C’est avec ce kau, que je suis supposé continuer à promener leurs « âmes » lorsqu’ils seront partis dans l’autre monde.
11H08, le même jour.
Un rayon de soleil a réussi à percer suffisamment pour charger un peu les batteries solaires et reconnecter le téléphone.
Je viens d’avoir Zaza au téléphone. Elle a repris connaissance mais reste en observation au dispensaire.
En fin d’après-midi, il sera décidé si elle doit être évacuée ou pas sur Tahiti.
On se sent tous mieux d’un coup !
Fin de cette gazette pour ce jour…

samedi 1er septembre 2018, 9h09.
Après 1 nuit diluvienne, retour du ciel bleu, mais toujours avec ce vent qui fait le grand ménage de la cocoteraie.
Point positif, toutes les cuves d’eau sont bien pleines.
Les canards sont contents, les touristes un peu moins.
Pas de sortie possible ce matin. On s’affaire au prochain transfert des nombreux partants.
J’ai dû avancer l’heure du lunch pour partir avec 30 minutes d’avance sur l’horaire prévu. Le kau devra y aller à vitesse réduite vu l’état houleux du lagon. Voilà qui va bien occuper Harrys le capitaine et Teriitahi son second.
Dimanche 2 septembre, 12h57.
Changement de mois mais, pas de grand changement pour ce qui est de la météo.
Hier fut du « crade » total.
La nuit passée, beaucoup d’eau est tombée.
Ce matin, c’est moche mais le vent est tombé et la pluie est en stand-by…
Les cuves débordent…
Nous avons pu organiser une sortie pour nos visiteurs à Hirifa les Bains dans la grisaille.
La tortue a enfin retrouvé l’eau bien oxygénée du lagon, après 4 jours passés dans 1 bassine dans mon bureau.
Frégata est de retour après presque 15 jours d’absence.
18H, notre kau vient juste de revenir du village. Nous avons dû refaire les pleins en urgence pour vite repartir au village.
Pendant ce temps le Camzaz a récupéré Zaza qui fait un nouveau malaise cardiaque. Nous l’avons récupéré à Tetamanu, pratiquement inconsciente. Harrys et Teriitahi sont en charge de son « évasan » jusqu’au quai du village ou le dispensaire prendra la relève.
Je croise les doigts pour que tout ce passe bien mais, j’ai un sale pressentiment que j’aimerai bien chasser !
A suivre…

vendredi 31 août 2018, 11h29.
Réveil avec un vent tout aussi fort qu’hier mais qui a bien nettoyé les étages en altitude.
Résultat : le ciel est bien bleu, le soleil brille, le lagon est blanc d’écume.
Tant que l’on n’a rien à faire sur le lagon c’est parfait.
Hélas nous avons à faire. Entre les transferts départs et arrivées, Harrys et Teriitahi vont devoir y aller à deux.
Faire comprendre à nos italiens qu’il n’est pas sérieux d’aller « balade » sur le lagon démonté est peine perdue, donc là aussi, à nous de trouver le moyen de faire l’ « activité » qui consistera pour eux, à s’accrocher comme ils peuvent dans le kau, à se faire bien mouiller et secouer, et très certainement, à râler assez rapidement parce qu’ils ont froid !
De plus, vu comment l’eau est brassée par le vent et la houle, de mettre la tête sous l’eau avec un masque ne servira à rien, car la visibilité est nulle. Autant plonger dans du lait !
Pas de travaux aux fondations du futur faré ce matin mais, un beau nettoyage très efficace du côté du dépotoir. J’aime trop voir un endroit censé être dégueulasse, d’une propreté où il n’y a rien à redire !
18h, toujours aussi crade, venteux et pluvieux mais, la bonne soupe de légumes façon mamie Élise qui mijote, commence à bien parfumer le coin.
A suivre…

jeudi 30 août 2018, 9h50.
Quoi de neuf sur le motu ?
Beaucoup de grisaille depuis hier.
Un fort maraamu depuis ce matin, un lagon très « vénère », des visiteurs légèrement dépités par la météo, mon nouveau chantier en stand-by pour cause de pluie, un moral qui reste au beau fixe…………..rien d’exceptionnel à la porte du paradis !
Marguerite partie, elle est remplacée par Vaihere. La copine d’une copine de Maluha. La trentaine, dans les 120 kilos peut être même plus, ex danseuse, ex chanteuse, qui va tenter de seconder Junior dans la cuisine. Pour le moment, ça va mais c’est trop tôt pour se prononcer. Le souci est que lorsqu’elle bosse en cuisine, elle bloque tout passage par tribord et bâbord. Il faut donc contourner ou passer par la seconde porte !
Coté visiteurs, le rythme des arrivées et départs reste tout aussi intense. Pas le temps de savoir qui est qui, qu’ils sont déjà remplacés par d’autres.
Coté travaux, nous avons entamé un nouveau chantier qui au final fera un faré de 2 chambres, 1 salle de bain et terrasse.
Pour pouvoir démarrer les travaux sans trainer, j’ai fait préparer le terrain. Les fondations sont faites de récupération diverses. Toutes les bouteilles vides, les canettes de soda et bières, les boites de conserves écrasées ainsi que diverses ferrailles constituent la base de la maison. Cela a permis de faire un grand ménage et de libérer bien du volume dans notre dépotoir.
Bref, on recycle au maximum.
Il devient vraiment urgent d’agrandir le village du staff pour que chacun et chacune, ait son petit chez soi.
Même si les gars se montrent discrets, je commence à saturer d’avoir autant de monde chez moi. Mon faré tient plus du dortoir communal que du havre de paix auquel j’aspire.
10h, le temps continue de se dégrader.
La tortue est sortie du lagon pour retrouver le calme dans son bac qui est dans mon bureau.
Les chiens lui tiennent compagnie.
Le salon est fermé avec les paravents.
Nous allons surement devoir « bâcher » l’entrée du restau.
Malgré le mauvais temps, nous avons 1 dizaine de visiteurs sous la pluie battante, à Hirifa. Ils vont revenir frigorifiés, c’est certain.
Le vent se renforce, les branches d’orchidées se font secouer.
18H29,
Ça souffle vraiment fort.
La nuit risque d’être agitée
A suivre…

mardi 14 août 2018, 8h34.
Le temps passe vraiment trop vite.
C’est un peu la même cadence que celle des arrivées et départs des visiteurs.
Il y a tout juste de quoi assurer le quotidien sans avoir le temps de faire autre chose.
La ruche « Raimiti » tourne à fond et les abeilles de l’équipe sont parfois fatiguées.
Quelques nouvelles du front depuis la dernière gazette.
Marguerite, l’aide de Junior en cuisine pose son tablier et repartira demain à Moorea. Elle est percluse de rhumatismes et n’arrive pas à se déplacer normalement. Impossible pour elle (et pour nous) de continuer ainsi. Elle va donc commencer par aller faire 1 contrôle médical assez sérieux et, on verra pour la suite.
Patea est rentré hier à Tahiti comme cela était prévu. J’aurai bien aimé qu’il reste 1 mois de plus, vu le nombre impressionnant de transferts qu’il y a au programme. Mais bon, comme il démarre son « business », il faut qu’il puisse s’occuper de ses propres affaires. La création d’une nouvelle entreprise, aussi petite soit-elle demande quelques kilos de paperasses et tampons divers, pas forcément évidents à obtenir.
Pour le reste de l’équipe RAS. Tout le monde se porte relativement bien.

La plongée fonctionne à fond, tant mieux.
Difficile pour nous de trouver l’équilibre pour que chacun se sente vraiment bien. Nous sommes un peu trop nombreux et pas suffisamment organisés.
Il manque des logements. Que Mathias and Co aient leur propre maison, cuisine et dépendances. Que la case de Junior soit montée pour qu’après le boulot, il trouve calme et quiétude. Que chaque membre de l’équipe puisse se retrouver un peu seul et tranquille après le boulot. Bref, il y a encore pas mal d’améliorations à apporter.
Pour exemple, ma propre hutte faite pour 2 personnes doit en accueillir 4. A partir de ce soir, elle sera occupée par Marama, Harrys, Teriitahi et moi. Bonjour l’intimité !
Jeudi 16 aout, 8h26.
Pas moins d’une douzaine d’arrivées hier soir.
Cela fait un sacré monde à occuper, transporter et à nourrir, ce qui nous laisse aucune possibilité de faire autre chose que l’essentiel.
La petite tortue a dû passer la nuit dans 1 bassine dans mon bureau. C’était vraiment trop agité hier soir. Ce matin, elle a retrouvé son vivier flottant dans le lagon.
Les petits lapins grandissent à vitesse grand V. Là aussi, pas encore eu le temps de leur faire leur maison définitive.
Par contre, j’ai trouvé un moment pour faire l’ossature de mon futur salon en terrasse. Ma baraque devient de plus en plus confortable même si, il y a un peu trop de locataires.
Patea parti, Marama a pu prendre possession de sa chambre. Il est trop content et fier d’avoir son coin à lui tout seul. C’est bien la première fois que je le vois ranger, nettoyer, trier son linge sans avoir eu à faire la moindre demande. Pourvu que ça dure !
Marguerite est bien partie. Elle sera remplacée dès lundi prochain par Vaihere. Une copine d’une copine de Maluha.
Cette Miss sort d’un stage d’une année d’un restau de Papeete ou elle bossait comme commis de cuisine. Elle doit donc savoir faire la différence entre 1 carotte et 1 oignon. A suivre d’ici peu !
D’après radio cocotier, elle a une belle voix, chante bien et sait jouer de l’ukulélé. Junior pense que si elle est trop mauvaise en cuisine, elle pourra toujours nous remonter le moral en chantant la chanson des 7 nains. Hailli, haillo, on rentre du boulot………..
Ce matin, sable rose d’Hirifa pour nos visiteurs.
Cela va nous laisser le temps de trouver la fuite d’eau qu’il y a entre mon puits et le faré 5 lagon. Peut-être aussi, de poser le tapis spécial de ma salle de bain qui va demander une découpe compliquée.
Il est 9 heures, les visiteurs viennent de partir à Hirifa. Il est temps pour moi de passer aux travaux manuels.
A suivre…

Mardi 17 juil. 18, 14h49.
La France est champion du monde, Raimiti est champion des renflouages.
Depuis plusieurs jours, Junior et moi sommes sur le Camzaz et depuis quelques heures le kau est comme avant l’accident. Il a retrouvé son étanchéité. La coque est toute propre, lisse, mastiquée, résinée et solide.
Notre travail n’est pas tout à fait fini mais vers midi, le changement de direction du vent et une somptueuse barre grise bouchant l’horizon, nous a décidés à tout ranger et attendre le retour d’un ciel bien bleu pour terminer.
Nous avons eu raison d’agir ainsi, car maintenant, il pleut !
La série des « emmerdes » continuant, c’est maintenant l’onduleur du solaire qui nous a lâché. Heureusement, un copain en ville en a trouvé un autre pour remplacer le « malade ».
Sinon, tout baigne.
Le ballet des arrivées et des départs s’intensifie avec la saison qui démarre des visiteurs juillettistes, aoutiens et même septembrien.
15h42,
Une douzaine de nouveaux vient tout juste d’arriver, sous la pluie.
17h31,
Suite en fin de cette gazette un peu décousue.
Fin de l’épisode pluie qui a remis les cuves au top niveau.
Une petite centaine de fleurs d’orchidées est sur le point d’éclore.
J’ai coupé les cheveux de Junior
Marama a fait tomber son téléphone (qui n’est pas étanche) au bout du ponton dans plus de 2 mètres d’eau
A notre menu « staff » de ce soir : côtes d’agneau et spaghetti
Les enfants remplissent les seaux de Bernard l’Hermite
Vivement demain pour une nouvelle journée au paradis.

Mardi 24 juillet, 9h19.
Les jours passent à une vitesse que j’ai du mal à suivre.
La fraicheur de l’hiver tropical est bien installée. Lagon avec quelques degrés de moins. Nuits bien plus fraiches ou la couverture est parfois utile. La récupération de nos journées parfois crevantes, se fait plus facilement.
Nos nombreux et divers travaux avancent lentement mais, surement.
Vu le nombre de visiteurs qu’il y a, nos autres occupations deviennent secondaires.
Cela ne nous a pas empêché de couler le Camzaz à nouveau.
Mais cette fois, c’était volontaire. Les travaux de coque étant terminés. Nous l’avons remis à l’eau, coulé, retourné dans le bon sens, pompé, pour enfin le replacer sur son portique, dans le bon sens.
Maintenant, il est en mode séchage. Encore quelques bricoles à faire à l’intérieur. Refixer le plancher, la console de pilotage, remettre le moteur, brancher le câblage et, ce sera reparti….. jusqu’à la prochaine fois !
Yves, notre médecine-man électricien est arrivé de Tahiti pour faire le contrôle annuel de nos 2 groupes électrogènes. Il était temps qu’il apporte ses soins aux nombreuses fuites d’huile, au changement des joints et autres « merdailles » mécanique.
Son arrivée est tombée à pic avec le changement d’onduleur. Il vaut mieux que ce soit un pro qui fasse l’installation, même si Junior et moi savons comment opérer.
Depuis ce matin, Yves est chez moi pour « électrifier » ma cabane de pêcheur.
Voilà qui va encore changer ma qualité de vie. Du courant, des ampoules, quelques prises de courant………on arrête pas le progrès !
Dans la foulée, il y a aussi l’installation d’une horloge « magique » qui coupera automatiquement le groupe électrogène, et par conséquent, le courant des communs à l’heure décidée. Fini de devoir poireauter jusqu’à des heures tardives, alors que, nos visiteurs blablatent a n’en plus finir. Le 220 coupera automatiquement et le 24 prendra le relais. Ils pourront ainsi continuer à refaire le monde de manière « éclairée », et nous, nous pourrons aller librement diner ou dormir.
Parfois, je me dis qu’il va falloir se calmer avec toute cette technologie et ce modernisme, avant que le hameau de Raimiti ne transforme en Raimiti-City.
Pour le reste, tout va bien. Chiens, chatte, frégate, lapins, poules, canards, cochon et Bernard l’Hermite se portent à merveille.
Une bonne partie des mérous qui étaient partis à leur « sexe party » annuelle à la passe de Tetamanu, est revenue. Ils ont retrouvé leurs spots favoris, sous le ponton, et le long du « papa ».
Certains sont revenus bien balafrés de cette sauterie qui n’a pas du être de tout repos.
Fin de cette page de Gazette. Patea est sur le chemin pour raccompagner quelques partants. Il reviendra avec un kau tout plein de nouveaux arrivants.
A suivre…

jeudi 21 juin 2018, 16h21.
La journée travaux vient de s'achever.
Les premiers 4 faré lagon sont terminés, et même, opérationnels.
Il était temps puisque dès demain soir, ils seront occupés.
Nous sommes tous au 5, le dernier de la liste.
Du coup, j’ai aussi pu avancer un peu chez moi. Teintes et vernis qui manquaient dans la salle de bain. Pose d’un miroir pour pouvoir se raser tout en prenant la douche. C’est trop chouette se système qui permet de se raser ainsi, sans avoir plein de mousse à nettoyer sur le lavabo ensuite. Même chose pour le brossage des dents où l’on peut frotter à fond la caisse, sans rien dégueulasser autour. Il ne manque que la petite douchette branchée aux toilettes pour ne plus avoir à utiliser de papier toilette et, ce sera parfait. Je vais enfin avoir une salle d’eau qui correspond à l’idée que je me fais de l’hygiène simple mais, agréable et efficace !
Marama et Harrys sont en train d’enterrer les 150 mètres de câble électrique qui vont me relier au reste du réseau Raimiti.
Et oui, moi aussi je vais avoir du courant à la maison. La raison essentielle de ce branchement est la création du nouveau puits juste derrière chez moi. Grace à lui, je vais bien sûr être alimenté en eau, mais dans la foulée, je vais en faire profiter les 5 faré coté lagon qui auront plus de pression.
Vu la fréquentation en augmentation des visiteurs de Raimiti, nous devons changer notre mode d’alimentation en eau, sous peine de casser la lentille d’eau douce dans laquelle nous pompons.
Ainsi au final, nous allons fonctionner sur 3 puits.
Le puits 1, celui de Tua qui n’alimentera que les faré de Tua.
Le puits 2, celui qui actuellement bosse le plus pour alimenter les faré du staff, le faré plongée Enata, la cuisine, la buanderie et les 5 faré lagon.
Le puits 3, celui de chez moi, qui alimentera chez moi, mais aussi, soulagera le puits 2, en prenant en charge les 5 faré lagon.
De cette façon, tout le monde devrait avoir de l’eau en suffisance et de bonne qualité, sans pour autant, risquer de déséquilibrer quoi que ce soit au niveau de la lentille d’eau en sous-sol.
Tout est si fragile ici, qu’il faut vraiment penser à tout (ou tenter de le faire), pour que l’impact des humains soit le moins nuisible ou néfaste, a cet équilibre.
Assez parlé de mon réseau d’eau dont vous n’avez surement pas grand-chose à faire. Mais bon, ça change des étoiles, de la pêche, du soleil, de la pluie et, des avions en retard.
A suivre…

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