Vidéo Raimiti

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lundi 14 août 2017, 10h36.
Waouuuu, ce soir je vais pouvoir réintégrer ma tanière à Tua. Pas fâché de quitter le matelas au sol de la cuisine, où je me couchais seul pour me réveiller au matin en compagnie de toute la meute.
Malgré les prévisions pessimistes de météo France, la météo est redevenue « superbe ». Du coup, comme il n’y a que des départs aujourd’hui, je vais laisser Marama piloter seul le Raimaru.
Harrys et Teriitahi guident une dizaine de visiteurs pour un palme-masque-tuba à Tetamanu.
Junior aidé de Teaki, démarre les grands travaux sur le Camzaz qui ne peut plus être utilisé en l’état. Nous allons en profiter pour lui apporter quelques modifications.
Quant à Elvina, elle a vraiment de quoi faire avec les ménages, lessives, étendages et pliages.
La cuisine est elle aussi assez « busy » avec le monde que nous avons à nourrir.
Dès que le ballet des visiteurs arrivants et partants va se calmer un peu, c’est-à-dire pas avant la fin du mois, une grande razzia va être opérée au poulailler. Ce n’est pas moins d’une bonne quarantaine de poulets, poulettes et coqs plus ou moins jeunes qu’il va falloir occire. Comme ils sont libres dans la nature, les poules couvent un peu partout et réapparaissent quelques 21 jours plus tard, avec toute une flopée de poussins. Maintenant, il devient urgent de réguler cette population à plumes, ils sont vraiment trop nombreux.
Dernière petite chose « croustillante » avant d’envoyer cette page de Gazette. Je n’ai pas pu avoir de pain, hier. Jacques avait oublié de refaire le stock. Le hic, c’est qu’il n’y en aura pas plus aujourd’hui, ni demain. La boulangerie n’en fabrique plus tant que le Cobia ne passera pas pour livrer la farine. Le stock de farine au village, comme plein d’autres choses est « pau » de chez « pau ». Comprenez vide de chez vide !
Assurer les 3 repas quotidien sans une miette de pain, voilà qui va encore nous simplifier la tâche. Et c’est toujours lorsque Raimiti est blindé de monde, que ce genre de truc arrive. Aoummm, Aoummm, restons Zen.
Une nouvelle orchidée est en fleurs depuis hier, elle est superbe.... voilà enfin, du positif.

samedi 12 août 2017, 9h54.
Petit résumé rapide de ces derniers jours.
Des avions systématiquement en retard, d’où nombre de traversées de nuit.
Une météo vraiment crade qui m’a obligé un soir à faire demi-tour au village. Heureusement nous avons pu loger nos visiteurs jusqu’au lendemain matin. Marama et moi avons passé la nuit à protéger notre kau qui risquait de s’écraser sur le quai. J’ai rarement vu un lagon aussi démonté que cette nuit-là.
Manihi qui faisait son transfert a dû, lui aussi, faire demi-tour et venir se réfugier au village.
Au lever du jour, nous avons réussi à regagner Raimiti où je me suis effondré pour quelques heures de sommeil.
Depuis, nous avons retrouvé les pamplemousses, tomates et autres qu’Air Tahiti a bien baladé dans les iles.
Plus d’une vingtaine de visiteurs sur site. Entre la cuisine, les ménages, les arrivées et les départs, les transferts sur un lagon agité, les retards d’avion, le téléphone qui déconne, les sorties à faire, les plongées à organiser………il ne reste vraiment pas grand-chose pour récupérer un peu d’énergie.
Il y a tellement de monde que j’ai du céder mon faré à Tua pour quelques nuits. Me voilà squattant dans la cuisine avec un matelas au sol. Si ce n’est pas le top pour moi, Yoda et Tauna aiment beaucoup. Chaque matin, je me réveille avec les 2 chiens sur le lit. Hier soir, c’est Niki, le crabe de cocotier qui est venu jusque dans la cuisine pour tester mon matelas. Je l’ai viré dans ses orchidées avec interdiction de revenir, sous peine de passer à la casserole. Depuis, il boude dans ses cocos !
Ce matin, l’espoir est de retour car le vent s’est enfin calmé tout en repassant à l’Est. Le transfert du jour qui est bien chargé avec 11 partants pour 8 arrivants, devrait s’effectuer d’une façon plus cool. Il était temps que cette météo revienne à la normale, je peux vous dire que c’est vraiment un méga-super aspirateur d’énergie que de naviguer comme cela était, depuis quelques jours.
Depuis ce matin je recommence une nouvelle cure de jus d’Argousier. Cette potion miraculeuse a un effet (pour moi) énergisant vraiment rapide et durable. Mais il me faut bien ce coup pouce, pour tenir le coup.
Chanel est partie hier sur Moorea. Elle vient de finir le chapitre de sa vie au Tuamotu pour entamer celui de « Moorea, le retour ».
Elvina est arrivée hier de Moorea pour entamer celui de « Raimiti, le retour ».
Stan partira à la fin du mois pour Moorea, comme prévu. Pendant un temps, c’est Junior qui va reprendre les commandes de la cuisine.
Voilà pour les dernières nouvelles du tas de corail ou les humains semblent encore plus actifs que nos abeilles, que je trouve pourtant bien travailleuses…

mercredi 9 août 2017, 8H42.
Nous y voilà en plein.
Des transferts au quotidien, du monde partout, des gens cools et d’autres moins, le Cobia qui est tombé en panne et qui ne peut assurer les rotations hebdomadaires. Air Tahiti qui n’assure pas les expéditions de fret, ce qui a pour conséquence une pénurie grave de fruits et légumes. La cuisine a vraiment du mal à assurer avec des réfrigérateurs vides.
Et cerise sur le gâteau, du mauvais temps limite tempétueux depuis 4 jours.
Transferts lagon sur mode lessiveuse mal calée, salon et restau barricadés, sorties lagon annulées, farés humides, visiteurs qui râlent comme si nous avions et cachions la télécommande qui permet de changer la météo, stock cuisine plus ou moins à zéro = pas facile du tout de faire du normal, quand rien ne l’est.
Et c’est toujours dans ce genre de situation qu’il y a le gros malin, comme ce matin, qui me demande de l’emmener à la passe Nord pour y faire 1 plongée. Ayant pu faire hier 1 plongée à la passe Sud, il en a déjà vu assez. Aussi pour ce jour, sur un lagon déchainé, ce serait assez bien de bloquer 1 bateau, 1 capitaine et de l’emmener au Nord et revenir (120 km de lagon à faire) pour qu’il puisse y faire une plongée.
Même un attardé mental ne poserait pas ce genre de question. Comme il insistait, j’ai passé le relais à Junior qui a rapidement recadré les conditions du décor. J’en ai profité pour retourner à la recherche téléphonique de mes tomates, salades et pamplemousses qui se baladent quelque part entre Rangiroa et Arutua. A moins qu’elles ne murissent à Apataki.
Seul point positif de cette « merde météo », toutes les cuves sont pleines.
Fin de ce nouveau chapitre de notre vie sur le tas de corail ou pour une fois, nous avons tous froid.

Mardi 1 aout, 9h28.
Nous y voilà, Aout est arrivé, la saison migratoire des « toutous » avec. Notre planning des arrivées et départs est plus que bien chargé, les Gazettes risquent d’être assez espacées ces prochains temps. Mais bon, je vais essayer de rester fidèle au petit rapport du tas de corail.
Tempête de beau temps depuis plusieurs jours avec un assez fort vent d’Est qui ventile bien le motu. Il a aussi le défaut de rendre le lagon assez agité à certains endroits.
Marama est maintenant au point pour faire les transferts en tant que Capitaine. A partir d’aujourd’hui, c’est Harrys qui va subir la même formation. Le plus difficile pour eux, sont les retours de nuits sans lune ou il faut suivre et ne pas sortir de la route déjà tracée dans le GPS. Entre la houle, la prise au vent du kau, le poids transporté : ce n’est pas évident de rester bien droit sur cette route. Mais une fois la technique maitrisée, c’est presque un jeu d’enfant.
Manihi est redevenu autonome pour ses transferts. Il est ravi de cette indépendance « lagonaire » retrouvée et nous, encore plus que lui.
Yoda va bien. Son seul défaut est de tuer les poussins qui passent un peu trop près d’elle. Elle a donc eu droit à sa première fessée. Depuis, elle se méfie de moi mais, ne course plus les pioupious.

16H38, juste de retour du transfert du jour avec 5 nouveaux participants, dont 4 participantes.
De quoi émoustiller mes jeunes lions, pensant à un nouvel arrivage de gazelles venant brouter l’herbe tendre des Tuamotu. Sauf que, une fois de plus, il s’agit plus de vieilles biches largement retraitées et passablement édentées qui n’arrivent même pas à grimper sur le ponton. Parfois cela me fait penser à ces troupeaux de Gnous qui s’étouffent les uns les autres, en asseyant de monter la bute, de l’autre côté de la rivière. Mais chez nous c’est mieux, d’un côté (dans le bateau) c’est Harrys qui pousse et de l’autre (sur le ponton) c’est Marama qui tire. Moyen en quoi, tout le monde arrive plus ou moins a bien à franchir le col d’à peine 60 centimètres. Même moi, j’en arrive à me demander si l’ami Floflo ne recrute pas la clientèle dans les services de gériatrie, voir directement aux soins palliatifs.
En attendant, comme il faut rire avec ce que l’on a sous la main, je ne m’en prive pas. Surtout en voyant la gueule dépitée que font mes jeunes lions.
Suite au prochain arrivage...

Jeudi 27 juillet, 8H25.
Palette de gris bien foncée qui couvre tout, d’un horizon a l’autre. Il est même tombé pas mal d’eau dans la nuit, ce qui a eu pour effet de remonter le niveau de nos cuves et de redonner une bouffée d’espoir au citronnier.
J’ai fini hier, le transfert bien trop tard pour faire la sortie Taketo prévue la veille. J’ai préféré rester tranquille dans ma cuisine avec un verre de rouge, brancher le nouveau décodeur, car nous étions sans TV depuis 2 semaines, et me mettre à jour des nouvelles du monde, en regardant la Corse flamber. Mise à jour assez vite faite après 20 minutes passées devant LCI, le « fast food » de l’info. Au final, aucune raison de s’inquiéter, ça va toujours aussi mal, un peu partout.
Des matines, Harrys et Marama sont partis pour une journée « pupuhi ». Je pense qu’ils vont se faire un point d’honneur à revenir avec pleins de poissons. Ils semblaient fort motivés au départ.
Vu Manihi hier soir pour sa dernière livraison de clients et marchandises diverses. Il a bon espoir pour que son kau fonctionne aujourd’hui. Il le faudra car demain, j’en ai 15 pour Raimiti, à récupérer au village. Entre le nombre de gens et leurs énormes valises qu’ils trimbalent souvent pour pas grand-chose, il va nous falloir y aller à 2 bateaux pour assurer le coup. Je croise les doigts pour que la météo soit avec nous et que pour une fois, Air Tahiti respecte le timing mais bon, c’est un peu comme croire au père Noël.
Ça y est, le terrain où va pousser la nouvelle maison est prêt. Il n’y a plus qu’a, sauf qu’avec le boulot que nous allons avoir pendant les 2 prochains mois, le chantier « maison » va obligatoirement être mis en standby.
Un nouveau venu s’est installé dans mon « petit jardin » là où poussent les orchidées. Au sol, j’ai un stock de noix de coco ouvertes qui me servent de futurs nids à orchidées. Eh bien, dans ce tas de cocos, un crabe de cocotier y a élu domicile. Quand on sait à quel point ces animaux sont craintifs et évitent les humains, c’est assez surprenant. Du coup, comme il ne représente aucun danger pour les orchidées, on le laisse là où il est, avec en prime, sa nourriture de base, soit un demi coco déjà ouvert, bien gras et prêt à être dégusté.
Rien de plus pour ce matin, à plus pour la suite...

mercredi 26 juillet 2017, 8h11.
C’est peut-être ce jour, que je vais faire le dernier transfert pour l’ami Manihi. En effet, hier est arrivé de la ville le mécanicien qui est sensé remonter son moteur. Maintenant que l’ouverture du Hoa est enfin dégagée, il ne manque plus que le moteur qui fonctionne, pour qu’il puisse reprendre ses rotations.
Aujourd’hui, j’ai encore 11 personnes a lui, que je vais ramener au village. Au retour, il ne devrait y avoir pour lui que des cartons fraichement livrés par le Cobia de la semaine. Il me tarde aussi qu’il puisse fonctionner normalement, car de devoir aller aussi souvent chez lui, me donne vraiment un long surplus de travail. De plus, avec les retards récurrents d’Air Tahiti, il m’arrive plus que souvent de finir ces transferts au-delà de 20 heures, soit dans le noir total.
Je ne pensais pas que les photos de notre nouvelle recrue canine allaient susciter autant de courrier des lecteurs de la Gazette. Il a fallu faire une liste avec tous ces noms proposés. Liste qui a été débattue par toute l’équipe, avant d’arriver au vote final. De Love a Alien, en passant par Choupette, Belle, Mirza, Shaw, Opossum et d’autres encore pire, il n’y a pas eu vraiment débat lors de notre « pow pow » pour choisir un nom dans la liste. Pratiquement toute l’équipe est unanime, tant la ressemblance physique saute aux yeux. C’est donc YODA qui a gagné ! Ce prénom a été proposé par un ancien Paumotu déserteur, devenu Corse depuis quelques années. Il est donc officiellement devenu le parrain et protecteur de Yoda. En cas de crise majeure, c’est lui, parrain Mathias, qui devra prendre le relais et là, pas moyen de se débiner, même avec toutes les bonnes ou moins bonnes raisons que savent si bien invoquer les « civilisés ».
En attendant, Yoda va bien. Elle se montre moins craintive, plus confiante, commence à faire copain-copine avec le reste de la meute, course un peu trop les poussins en liberté, bouffe comme une lionne qui allaite, et s’endort le soir, rassurée, devant la photo de parrain.
Belle pêche Taketo hier soir, pour Junior et Elvina. Le stock de filets de Meko et Kito revient doucement à la normale.
Si mon transfert du jour ne se finit pas trop tard, ce sera à mon tour ce soir, avec la nouvelle lune, d’aller taquiner les poissons du lagon.
Pour demain, si la météo reste OK, est prévue une journée Pupuhi (pêche au fusil harpon) pour Harrys et Marama.
Fin de l’épisode pour ce jour.

Vendredi 21 juillet,
Petit rectificatif orthographique qui n’aura pas échappé aux puristes de la langue Tahitienne. J’ai récemment involontairement massacré le prénom du nouveau venu, avec un Teeritahi, alors que c’est Teriitahi. Mais je pense que vous avez su rectifier de vous-même. J’avoue que malgré les années, j’ai encore du mal avec ces voyelles doublées voir triplées, et tous ces H au milieu des mots..... Qu’il faut bien sur prononcer (chose que je ne sais pas trop faire).
Donc, Teriitahi commence à bien s’habituer à notre vie « dans la bulle » du motu, si différente de celle des civilisés. Il est parfaitement à l’aise aux services du restau, et continuera de les assurer pour les jours à venir. Cela n’empêche pas que comme nous tous, il se familiarise aussi à notre polyvalence, qui fait que chacun doit être capable de passer d’un poste à un autre. Là est un des secrets pour survivre agréablement, dans les Tuamotu.
Il n’est tombé que 4 ou 5 gouttes de pluie pour saluer la sortie des pinceaux et de la peinture, mais pas de quoi provoquer un bon arrosage.
Harrys a bien tenté une sortie de son lit, et bien qu’il dise aller mieux, il est évident que c’est loin d’être la grande forme. Je ferai les transferts du jour avec Marama, qui pour le moment, passe sans encombre, à travers tous les miasmes qui trainent. Quant à Harrys, je l’ai renvoyé retrouver son lit.
Assez déçu, et même de plus en plus par Teaki qui ne fait vraiment pas grand-chose de bien, si ce n’est d’avoir sa musique en permanence dans les oreilles et raconter des « conneries » sur face book. Il n’a vraiment pas beaucoup d’aptitudes pour travailler et visiblement, le sujet ne l’intéresse pas. J’ai bien essayé de le faire passer par différents postes, pour tenter d’éveiller sa curiosité ou quelques envies d’évoluer un peu, mais ça ne le fait pas. Dans moins de 2 mois, il sera papa alors qu’à peine majeur. Ça fait un peu peur pour la suite ! Suite qui devra se passer ailleurs qu’ici, n’ayant pas vocation à faire que du social. Mais bon, son échec dont il n’a même pas conscience, m’attriste.
A part ça, c’est la crise du Kanoe (pieuvre) que nous cherchons sans succès, depuis plusieurs jours. La pieuvre étant l’appât idéal pour nos pêches a la palangrotte, il nous faut vraiment en trouver une, a fin de refaire notre stock de filets de poissons.
C’est tout pour ce jour, la suite au prochain épisode.

lundi 24 juillet 2017, 9h56.
Bon anniversaire à la Reine Amidala de Biarritz, qui passe aujourd’hui le cap des 81 printemps, et qui garde suffisamment la forme pour aller trotter dans les prairies verdoyantes du pays Basque.
Ici, cette fois ça y est. La saison officielle des migrations touristiques est bien entamée. Nos divers bricolages et autres, vont devoir être mis de côté pour un moment, avec le « va et vient » qui s’annonce.
Comme à chaque saison, il y a obligatoirement l’arrivée du visiteur « imbuvable » qui vient juste polluer les lieux. Cette année, c’est Motu Aito qui a eu la joie d’ouvrir le bal avec un couple de Français « Just terrible ». Ils n’ont même pas fait 24 heures sur le motu, avant de repartir dans l’autre sens, pour faire profiter à d’autres de leur négativité absolue. Évidemment, c’est moi qui a eu le privilège de les transférer dans les 2 sens, et ni mon bateau, ni moi, n’avons été épargnés de leurs critiques totalement ridicules. Finalement, il y a des gens vraiment trop nuls qui sont juste à plaindre. Mais, comme leur a dit Manihi en guise d’adieu, au moment où ces personnes sont montées sur mon kau : « N’oubliez pas que la vie est belle ».
Sinon, à Raimiti, mes malades vont mieux. Harrys a repris du service. C’est maintenant au tour de Chanel d’être alitée. Seul Marama, Teriitai et Teaki semblent immunisés.
A part ça, lors de mes transferts au village, j’ai trouvé sur le quai une jeune chienne errante. Toute jeune, craintive de tout, affamée, surement ayant subi des maltraitances, bref, un animal en souffrance, comme il devrait être interdit d’en croiser.
Du coup, nous avons depuis 2 jours cette nouvelle recrue à Raimiti. C’est sûr, elle fait partie de la famille des « Canis canis » mais pour ce qui est de la race, je pense que c’est tout nouveau et qu’il n’y a pas de nom officiel. Imaginez une tête de chiwawa montée sur 4 pattes de flamant rose, avec 2 oreilles de fennec du Sahara et un corps de lévrier. Bref, dans le moche, elle me semble être un premier prix, hors concours.
Du coup, nous avons bien du mal à lui trouver un nom. Certains optent pour Mars Attak, d’autres pour vagabond, d’autres pour Tétromoch, on verra bien d’ici quelques jours. En attendant, la « pôvre » bestiole se refait une santé au calme, mange à satiété et ne ramasse plus de coups de pieds ou de jets de cailloux mais, des caresses. Des photos du spécimen suivront d’ici peu.
Impossible de faire plus long pour ce jour. Les transferts n’attendent pas et comme je fais office de capitaine, il est temps d’y aller.

mercredi 19 juillet 2017, 8h20.
Nouvelle journée qui commence et, toujours pas d’eau venue d’en haut. Ça commence à craindre !
La santé remonte doucement mais lentement. Toujours impossible pour moi d’aller dans l’eau et le soir venu, la station allongée est un vrai bonheur. Junior se remet doucement de sa « crève-grippe-dengue » mais là aussi, c’est long. Elvina qui est venue nous rejoindre est dans le même état que Junior.
Depuis ce matin, c’est au tour de Stan d’être mal fichu. Il va y passer à coup sûr, avec ce virus qui concerne toute la Polynésie.
Heiarii notre ex capitaine, nous a plantés du jour au lendemain. Le concept du préavis est un truc totalement virtuel chez ces gens. Bien sûr cela nous complique la tâche, mais d’un autre coté c’est un vrai soulagement. Ce gars consomme autant de bière et autres alcools, que mes moteurs consomment d’essence. C’est donc moi qui fais les transferts de la semaine avec Harrys, pour que ce dernier soit aussi capable de les faire, en cas de besoin. La semaine suivante ce sera Junior qui « coachera » Marama pour la même tâche.
Nous avons une nouvelle recrue venue de Moorea. Un gars dans les 25 ans, famille proche de Junior, apparemment sérieux et déjà papa de 2 petits. Il se nomme Teeritahi.
Il est avec nous depuis 1 semaine et va passer par tous les postes qu’offre Raimiti, pour voir celui qui lui convient le mieux. Pour le moment, il assure les services du restaurant, et semble bien aimer cette tâche.
En fait je l’ai recruté pour compenser les départs prochains de Stan et Chanel, prévus depuis longue date. Avec Junior, nous pensions le former à la cuisine mais, comme tout est fort flexible et incertain sur le motu, il va falloir tenir compte du sens du vent et d’autres paramètres qui peuvent paraitre assez étranges, pour donner le bon poste à la bonne personne.
Entre nos diverses tâches, Junior et l’équipe ont commencé à débrousser le terrain ou poussera ma future maison. En effet, je vais quitter Tua pour me rapprocher du centre Raimiti. Mon ex maison sera ensuite destinée a l'usage des visiteurs.
Quant à moi, je serai installé à mi-chemin entre le lagon et le récif, sous une magnifique rangée de Aito, ou il fait toujours frais et bon. De plus, de chez moi, j’aurai une vue centrale sur tout Raimiti, ce qui donnera une sécurité de plus, en cas de mauvais temps, ou de visiteur malade la nuit ayant besoin d’aide. A moins que ce soit moi qui ai besoin d’aide !!!
Fin de ce blabla matinal pour aujourd’hui, il est temps que j’aille me préparer pour le transfert du jour.

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