Vidéo Raimiti

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lundi 5 juin 2017, 8h46.
Si c’est férié ailleurs, ici où nous vivons en dehors du temps, c’est un jour comme les autres.
La météo est sympa, un léger vent d’Est rafraichi le motu, le lagon est calme et les rayons solaires suffisamment généreux pour que les groupes se reposent.
Du coup, avec ce temps parfait, nous en profitions pour faire des retouches de peinture sur nos pontons, et portiques à kau.
Mardi 6 juin, 8h28.
Changement total de temps. Depuis hier soir, il pleut bergère pour le plus grand bonheur du citronnier, des orchidées et autres filtres végétaux a échanges gazeux.
Les cuves débordent de bonheur et si ce temps pluvieux se maintient, c’est toute l’eau de la mare aux canards qui va pouvoir être renouvelée.
N’ayant point de transfert au programme du jour, j’avais programmé l’entretien des moteurs de nos kau. Changement de programme, nos arrivées du jour qui devaient arriver jusqu’à Raimiti en yacht, sont en panne à Tetamanu. Il va falloir sortir le Camzaz et y aller, pour les récupérer.
Junior devrait nous rejoindre après-demain. Quant à Harrys, il est maintenant en stage pour la semaine dans l’atelier du copain Emile Vongue (le vendeur et réparateur de nos moteurs). Il est censé avoir le nez et les mains dans les moteurs bateau, pour mieux savoir détecter et dépanner les petits secrets de ces engins, qui nous bloquent encore, parfois.
11h05, il ne pleut plus, les gris se « bleutes » doucement mais surement. Le lagon est d’huile : c’est le grand calme.
La sortie à Tetamanu pour récupérer les 2 nouveaux est faite, nous voilà tranquilles avec les kau.
Vu que le Camzaz est à l’eau, que le lagon est si calme, nous allons l’y laisser en vue d’une petite sortie ski, dans l’après-midi.

jeudi 1er juin 2017, 10h52.
Rien de bien spécial par chez nous.
Le beau temps est toujours d’actu.
Un surpresseur m’a planté, heureusement j’en ai un autre en secours.
Marama a fait de belles pêches nocturnes de meko. Le stock de filets est assuré.
Les kitos sont en route pour la passe, il devient presque impossible d’en croiser un dans le lagon. Le rassemblement annuel promet d’être intense.
Le citronnier croule à nouveau de fleurs qui parfument le bureau.
Deux orchidées sont en fleurs.
Les visiteurs du moment sont cools.
Il y a eu une soirée musicale à Hirifa Beach. Je pense qu’Antoine a du chanter 1 chanson de trop, car dès le lendemain, 13 voiliers sur les 18 de la veille, avaient fui les lieux. Merci Antoine, la plage est redevenue accessible.
vendredi 2 juin 2017, 9h25.
Changement de temps dans la nuit, c’est gris de partout.
Pas de soleil, pas de vent, une fraicheur relative, que c’est agréable.
Une nouvelle journée qui commence assez bien.

lundi 29 mai 2017, 9h55.
Toujours du beau temps mais, avec un assez fort vent de Sud-Est.
Plus de temps pour les bricolages ici et là, il faut se consacrer aux visiteurs venus d’horizons lointains, allant du simple au compliqué. Des bagages qui n’arrivent pas, des allergiques, des super cools, des qui ont un peu de mal à comprendre où ils sont. Ce matin encore, il y en a un qui voulait savoir où était la route car, il était perturbé de ne pas entendre les voitures passer. Entre ceux qui plongent et ceux qui ne savent pas nager, nous avons de quoi nous occuper pour tenter de satisfaire tout ce petit monde.
Zaza a du être « évasanée » d’urgence en ville. Suite à une chute, elle s’est cassée je ne sais quel os du pied. Elle vient de subir une première opération, et a ce qu’il se dit, il en faudra une seconde pour tout remettre d’aplomb. Avec mon réseau téléphonique plus que nul, je n’arrive pas à la joindre pour en savoir plus. Mais cela doit être assez sérieux, puisque Camille a dû quitter précipitamment le motu pour la rejoindre.
Le squat d’Hirifa continue de se remplir. Depuis hier, pas moins de 18 voiliers au mouillage barrent l’accès à la plage. Impossible pour nous de vanter à nos visiteurs les vertus de cette magnifique plage de sable blanc et rose, totalement déserte, source de quiétude et rêverie.
Pour ce qui est de l’isolement et lieu propice à la méditation, il va nous falloir trouver un autre spot, tant que durera la saison légèrement envahissante des « voileux » !
Vous allez penser que j’ai une dent contre ces visiteurs temporaires et nomadisé. En fait, ce qui me révolte, c’est que parmi ces gens soit disant amoureux de la nature, partant découvrir le monde par leurs propres moyens, s’invitant facilement là où ils ne sont pas conviés, certains d’entre eux ont la fâcheuse habitude de laisser des cadeaux et souvenirs. Depuis quelques années, à la fin de la saison des voiliers, nous devons mener une opération nettoyage tant de la plage, que de l’intérieur du motu. Sacs poubelles éventrés, bouteilles, boites de conserve, couches culottes, vieilles batteries, piles, médicaments périmés, cartons, sacs de voiles pourris et bien d’autres. J’ai beau travailler ma « zénitude », là je vois rouge.
Même problème du côté des motu sable roses de Tetamanu, bien que le mouillage y soit interdit.
Si jamais, un jour, les autorités recrutaient un méchant flic qui puisse verbaliser, sur que je proposerai mes services.
Mis à part cette parenthèse sur ces pollueurs venus d’ailleurs, tout va bien pour le reste. L’équipe Raimiti se porte bien, même si parfois, l’absence provisoire de Junior et Harrys fait défaut.
D’ici quelques semaines, l’équipe sera au complet, pour faire face à la haute saison et aux migrations parfois intenses, qu’elle entraine.
Sur ce, j’abandonne le bureau pour une rando-kau jusqu’à Tetamanu. Les premiers kito (mérous) commencent à y arriver et se regrouper, en vue de la prochaine saison des amours prévue pour fin juin. A suivre….

vendredi 26 mai 2017, 8h39.
Nous voilà « provisoirement » avec une cocoteraie toute belle et propre. Il aura fallu en faire des feux et de la fumée, pour arriver à tout éliminer.
Le parc à cochons qui commençait à être vraiment dégueu est lui aussi tout refait, tout propre. Pour arriver à y bosser correctement, il a fallu lâcher les 2 cochons dans la nature. Depuis, ils ont disparu dans la brousse mais, aucune inquiétude à avoir pour eux, d’ici quelques jours ils vont revenir, c’est certain. Impossible de les laisser en liberté, le mâle charge tout ce qui bouge, et la femelle est fan de mes plantes qu’elle prend plaisir à arracher.
La pièce qui permet de refaire fonctionner le groupe électrogène est bien arrivée par le Cobia. Un disjoncteur tout bête sur lequel il suffit de brancher 7 fils électrique. Sauf que, pour accéder à la dite pièce, c’est presque tout le groupe qu’il a fallu démonter. En l’absence de Junior et Harrys, il ne restait que des nuls pour tenter l’opération. C’est donc Teaki et myself qui se sont lancés dans ce voyage en terres électriques inconnues. Cela n’a pas été simple, ce fut assez long, nous avons été fort hésitant par moment, mais après toute une matinée, le nez dans les entrailles du groupe : il re-fonctionne aussi bien qu’avant. Je peux vous dire que l’ami Teaki est plutôt fier de ce résultat final, auquel on ne croyait pas vraiment.

Ce n’est qu’après avoir tout remonté et fait démarrer le groupe que nous avons compris (mais bien trop tard), qu’il y avait un autre moyen d’arriver au même résultat, mais 100 fois plus simple que celui que nous venions de faire. A retenir pour la prochaine fois !
Vu le beau travail réalisé dans la matinée, vu que tout était nickel dans la cocoteraie, vu le super beau temps et l’absence totale de vent, vu la demande insistante des jeunes : le Camzaz a été mis à l’eau pour une nouvelle séance de ski. Cette fois, c’est tout bon, Teaki, Marama et Stan ont réussi avec succès à tenir de belles distances, sur un seul ski. Avec un entrainement régulier, ils vont vite progresser et me dépasser.
Aujourd’hui, nous allons récupérer les roues et les ferrailles soudées au village, pour mettre en œuvre notre second portique à kau. Ainsi, entre 2 utilisations le Raimaru et le Camzaz pourront être au sec. Autre avantage et pas des moindres, plus besoin de flipper à tort ou à raison, en cas de mauvais temps, sur les mouillages ou le bon fonctionnement des pompes de cale.
Fin de l’épisode petits travaux et bricolages divers. A compter de ce soir, Raimiti commencera à se remplir de visiteurs, et affichera complet demain soir. Il en sera ainsi pour une dizaine de jours, avant la prochaine accalmie.
On constate que la saison « touristique » démarre. En moins de 48 heures, il y a déjà une dizaine de voiliers au mouillage d’Hirifa. Au moment où je rédige ces lignes, de la fenêtre de mon bureau, je vois passer la tache jaune moche mais bien pétante du Banana Split, bateau d’Antoine (le chanteur des années yéyé qui ne voulait pas aller se faire couper les cheveux). Il sera le onzième à mouiller au squat d’Hirifa les Bains.
Ce matin, chacun s’active à tout remettre en ordre au restau, salon, faré, ratissage de la plage et autres. Il faut que tout soit « Nikel chrome » pour les prochaines arrivées.
Fin de l’épisode de notre histoire sans fin.

lundi 22 mai 2017, 8h46.
Début de semaine, avec rien que du bleu partout.
Pas grand-chose de neuf par chez nous, si ce n’est qu’hier, le treuil servant à remonter la remorque du Camzaz a rendu l’âme.
Me voilà assez ennuyé pour remonter le kau. D’ici quelques jours, je devrai pouvoir récupérer le mécanisme actuellement en fabrication au village (chez Patrick le soudeur), pour installer le second portique manuel.
En attendant, le Raimaru devra rester au mouillage, et céder sa place au sec, au Camzaz.
Point d’arrivée ce jour, mais des départs. La semaine s’annonce assez calme avec les quelques visiteurs restant. Nous allons en profiter pour faire le grand nettoyage du côté de l’atelier, et village du staff ou la nature aurait tendance à reprendre ses droits.
Maintenant que le matos est arrivé, il me tarde aussi que Junior revienne pour entamer les travaux sur la pirogue. Fini les pergolas pour faire de l’ombre. Ce sera une structure en bois, de faré Poté sur laquelle, sera tendue une « ombrière » facilement démontable en cas de mauvais temps.
mardi 23 mai 2017, 9h.
Nouvelle journée pleine de soleil.
Mis à part une sortie à Tetamanu pour nos visiteurs, et continuer le big ménage de la cocoteraie : rien de bien spécial au programme de ce jour.

samedi 20 mai 2017, 8h11.
Excellente nouvelle matinale qui va réjouir la salade et les pamplemousses : la grève est finie, les premiers visiteurs vont pouvoir arriver ce jour. Quant au staff, il est trop content de savoir qu’il ne va plus être obligé de manger 5 fruits et 5 légumes, 5 fois par jour.
Pas de sortie kite hier après-midi comme prévu. Un ardent arrosage gratuit, venu d’en haut, a perturbé le plan Hirifa. Ce n’est pas bien grave, on sait attendre.
Ce matin, beau temps et bon vent d’Est. L’équipe est sur la brèche avec ratissage de la plage, remise en route du restau, nettoyage salon, préparation des faré et, j’en passe. Il y a de quoi faire, jusqu’à l’heure de nos prochaines arrivées.
Tous ont l’air ravis de cette reprise d’activité qui était au point mort, depuis plusieurs jours.
dimanche 21 mai 2017, 8h28.
Les visiteurs prévus sont bien arrivés hier.
Séance de ski au soleil couchant, à la demande insistante des jeunes.
Fin de soirée devant « The Voice » où je me suis endormi.
Nous voilà repartis pour une nouvelle journée de beau temps.
Marama et Teaki vont faire découvrir la passe de Tetamanu aux nouveaux arrivés.
Bref, rien de spécial à raconter, donc aucune raison de faire plus long.

mercredi 17 mai 2017, 8h23.
Nouvelle journée qui démarre avec un franc soleil et un zeste de vent d’Est. Tout s’annonce assez bien, si ce n’est qu’un des deux groupes électrogène déconne, et que le surpresseur ne veut plus s’arrêter.
Mais bon, il en faudra plus pour entamer ma bonne humeur. Je préfère ouvrir le bureau, déguster quelques cafés, et plus tard, aller faire la visite technique de ce qui ne tourne pas rond. Il y a quelques années, je me serai affolé. Maintenant, c’est bien diffèrent, on finit toujours par trouver ce qui coince.
Il devait y avoir des départs et des arrivées au programme du jour. Il n’y aura que des départs. Une nouvelle et énième grève (les pompiers cette fois) paralyse tous les aéroports. Résultat des courses, pas d’avion pour Fakarava pour 48h minimum. C’est le big bazar pour tous ces touristes, venus de si loin pour visiter nos iles et de se retrouver coincés dans des aéroports, qui n’ont vraiment rien d’attractif. En espérant que « ces conneries » ne vont pas durer trop longtemps, nous sommes bien placés pour en subir les conséquences. Du coup, ce soir Raimiti sera vide de visiteur !
Hier en fin d’après-midi, nouvelle cession ski avec les jeunes. Teaki et Marama sont sortis assez rapidement, visiblement ils aiment et prennent gout à cette nouvelle sensation de glisse. Plus compliqué pour sortir Stan, mais après x tentatives, il a fini par y arriver. Il n’y en a pas pour longtemps pour qu’ils rattrapent mon niveau et le dépasse aisément. En attendant et provisoirement, je reste le « maitre ».
Toujours est-il que ce matin, mes bras, mes cuisses, ma nuque et mon dos tirent de partout. Il y a bien longtemps que je n’avais ressenti ce genre de douleur, pas vraiment douloureuse mais qui rappelle que la machine est bien rouillée, voir usée. Ce qui me réconforte, c’est que Teaki et Marama (les jeunes) ont eux aussi, mal partout.
Jeudi 18 mai 2017, 9h29.
Re-nouvelle journée de beau temps au programme. Zéro visiteur arrivé hier puisque, "Merci les pompiers", pas d’avion. Les prochains visiteurs étant prévus pour samedi, la semaine va être bien calme par chez nous.
Aussi, on s’occupe comme on peut.
Stan s’est lancé dans le grand nettoyage (du sol au plafond) de sa cuisine. Heiarii, Teaki et Marama sont allés remplir une cinquantaine de sacs de sable à Hirifa pour finir de boucher les derniers petits trous de notre plage. Chanel fait le grand rangement de la lingerie, avec le tri des linges qui vont devoir passer entre les mains magiques de Diana et de sa machine à coudre.
Je vais surement mettre l’équipe de repos pour l’après-midi, avec proposition d’un peu de ski en fin de journée, si cette belle météo se maintient.
Quant à moi, j’ai sorti et déballé tout le matos pour faire du kite. Cela fait des mois que l’aile n’a pas été gonflée. Il est temps de tout bien contrôler, pour être « ready » lorsque le vent reviendra.
A plus tard, pour de prochaines infos en direct du motu.

vendredi 19 mai 2017, 9h06.
Encore du beau temps et, toujours la grève.
Personne n’arrivera aujourd’hui, alors que le Cobia est bien passé pour livrer la salade, les légumes et les fruits. Si je ne veux pas que cette marchandise finisse aux cochons, nous allons devoir nous mettre en état d’overdose de fruits et légumes. Arriver à avoir trop de fruits et légumes au fin fond des Tuamotu a quelque chose d’assez rarissime, comique et ridicule mais, c’est bien le cas !
Notre plage aux reflets rosés est à nouveau toute belle, prête à affronter la prochaine tempête.
Séance de ski hier en fin de journée. Mes 3 élèves, Teaki, Marama, et Stan commencent à vraiment bien se débrouiller. Sauts de vague, virages serrés, slalom et gamelles impressionnantes, tout y est. D’ici peu, ils vont pouvoir passer au monoski.
Test tout à fait concluant pour l’aile de kite. Elle est vraiment étanche, pas la moindre fuite d’air. Dès le retour du vent nous irons tester le matos et nos compétences. Je pense que mes gars risquent de vraiment aimer cette nouvelle distraction bien physique, qui devrait les maintenir en forme. De plus, il va surement y avoir un peu de concurrence entre eux, ce qui est sans nul doute, la meilleure des motivations.
Au programme de ce matin, c’est débroussailleuse, ramasse feuilles, ratissage, ramassage des cocos, brulage des pehu (toutes les cochonneries qui trainent) pour toute l’équipe.
Vu qu’il n’y a aucun visiteur sur place, j’ai autorisé l’utilisation de leurs appareils à musique (si on peut appeler ça de la musique). Quelle brillante idée, vu qu’ils ne savent écouter la musique qu’à fond la caisse, ça braille de tous les côtés. On se croirait à Papeete, place du marché, un jour de grande affluence. J’espère que cette pollution sonore ne va pas stresser la frégate (frégata minor), les kutiotios (acrocephalus caffer), les 0’o (ptilinopus coralensis) et autres manu (oiseaux) qui peuplent le motu.
Quoi qu’il en soit, le boulot avance vite et bien. Au cas où la grève prendrait fin ce jour, comme radio cocotier le laisse croire. L’équipe va bosser en journée continue, pour avoir quelques heures de libre cet après-midi. Et comme le vent de Sud-Est a l’air de pointer son nez, une sortie à Hirifa avec le kite me semble de plus en plus probable.
A suivre……. pour le moment je vais rejoindre les autres dans la garden techno partie assez enfumée, qui même de loin, me semble assez bruyante et abrutissante.

Dimanche 14 mai, 8h23.
Retour à la grisaille qui recouvre tout, de l’horizon Est à celui de l’Ouest.
Le Maraamu (vent frais qui vient de l’antarctique) balaye le lagon du Sud au Nord. Si cela a pour effet négatif d’agiter le lagon, le positif est la chute immédiate de quelques degrés. Nous sommes passés de 34° à 25° en quelques heures. J’ai l’impression de revivre !
La journée s’annonce bien calme, avec juste un aller-retour à Tetamanu pour 2 plongeurs. L’intention de Marama d’aller taquiner quelques kito et meko pour les prochains repas et, c’est à peu près tout pour le programme du jour.
lundi 15 mai 2017, 8h45.
Nouvelle semaine qui démarre avec un ciel plus ou moins couvert.
Par contre le vent s’est bien calmé, le lagon est redevenu tout calme et plat. Marama a pu en profiter pour aller remplir un bac de kito (mérou) et meko (bec de cane). Nous voilà avec un bon stock de poissons frais, pour les prochains repas.
Lors de mes dernières courses en ville, j’ai désespérément cherché à acheter une paire de skis nautique. Au quatrième et dernier magasin susceptible de vendre ce genre d’article, le vendeur m’a expliqué que ces articles ne se commandaient plus, car plus du tout à la mode, trop ringard, dépassés par les planches de surf et autres kite. J’étais sur le point d’abandonner mon ardent désir de refaire régulièrement du ski, lorsqu’un autre client du même magasin m’a fait signe de le rejoindre. Un monsieur Tahitien à la cinquantaine bien sonnée, s’appelant Camille. Ce Camille m’a annoncé avoir une paire de ski remisée dans son garage dont il n’avait plus l’utilité et, qu’il serait heureux de savoir que d’autres s’en serve.
Il a refusé que je puisse les acheter. Il a juste accepté qu’à l’occasion, je lui fasse passer une glacière de poissons frais des Tuamotu. Lors de la dernière livraison du Cobia, j’ai récupéré cette paire de ski, pratiquement à l’état neuf, qui n’attendent que mon bon vouloir pour tenter d’aller glisser.
Mon dernier vol plané dans les poubelles m’a obligé à différer le baptême des skis sur le lagon de Fakarava, mais bon, vu le calme du lagon, l’avancement de la cicatrisation des plaies et la grande envie d’y aller : ce sera d’ici ce soir, c’est sûr.
Le plan d’eau entre Raimiti et Hirifa est juste trop parfait pour ce sport. J’ai trop envie de reprendre une activité physique régulière, de ré oxygéner un tant soit peu mes muscles dégonflés, perdre un peu de bide Hinano, raffermir mes fessiers victimes de la loi d’Isaac Newton, maltraiter mon dos qui me fait parfois mal sans raison valable, mais aussi : donner le gout de cette glisse à mes jeunes Padaoines, qui ne demandent qu’à apprendre.
Et pourquoi pas au final, le proposer à nos visiteurs sportifs qui pourraient avoir envie de glisser le long du « papa », dans le soleil couchant. A suivre….
La suite, ce sera pour demain.

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