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Présentation de Raimiti
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jeudi 18 octobre 2018, 11h44.
Pas de transfert pour ce jour, le Raimaru se repose un peu, bien au sec sur son portique.
Pour le reste, une belle météo depuis plusieurs jours et toujours autant de visiteurs.
Nous passons beaucoup de temps à courir après le temps et bien sûr, nous n’y arrivons pas vraiment.
Les tests du moteur 60 chevaux sur la pirogue sont plus que concluants.
Nous avons fait plusieurs sorties à Hirifa les Bains et à la Lune. Aujourd’hui c’est le test final avec 19 personnes à bord (3 pour l’équipage et 16 visiteurs).
Au programme, une sortie jusqu’à Tetamanu pour un palmes-masque-tuba, puis pique-nique de poissons grillés à la piscine des sables roses et retour au motu de Raimiti avec 1 petite pêche à la traine.
Pour le reste, mes travaux sont en plan, en « stand-by », en souffrance qui se prolonge. Impossible pour nous de mener autant de choses, avec autant de travail au quotidien.
Mais bon, on ne va se plaindre d’avoir du boulot, de voir les visiteurs partir contents et souvent la larme à l’œil.
Bien sûr, il y aussi ceux qui se croient les héros d’une émission de télé-réalité genre on va noter le plus beau mariage, le plus beau cake, le meilleur gite d’hôtes, etc…. En général ces visites se terminent par 1 « comment » sur le site à la ramasse de mon pote Sauronvisor.
Pas grave du tout. Nous sommes tous suffisamment concernés par ce désir d’offrir quelque chose de diffèrent, de sincère, d’authentique, de simple mais de, tellement vrai.
Et, ce qui est notre carburant, ce qui nous booste pour continuer et progresser, ce sont toutes ces personnes qui repartent avec quelque chose de différent dans leur cœur qu’ils avaient oublié avoir, lorsqu’ils ont débarqués chez nous.
Certains nous disent ne pas repartir « indemnes » de Raimiti.
Et pour nous, c’est le plus beau compliment que l’on puisse entendre.
Ce midi, mis à part Junior, Elvina et moi, il n’y a point d’autres humains sur le motu. Waouuuuu, que c’est bon !
A suivre…

mardi 9 octobre 2018, 10h12.
Retour du beau et du calme depuis 3 jours.
Que c’est agréable !
Juste ce qu’il faut de vent pour aérer le motu, de belles journées bien bleues, des nuits étoilées de partout, un lagon tout calme : que demander de plus.
Ce matin, Marama promène les visiteurs à Tetamanu.
Teriitahi fait seul le transfert au village.
Les autres vont rester sur place, et nous allons essayer d’équiper la pirogue avec le 60CV. Cela serait super si nous pouvions adapter ce moteur sur cette embarcation qui jusqu’à maintenant avait 1 moteur 150 cv, bien trop puissant pour l’utilisation que nous en faisons.
Hier, grand ménage du côté des ruches ou la végétation avait tendance à reprendre ses droits, mais de façon totalement anarchique. Leur piste d’atterrissage est maintenant totalement déblayée des vieux cocos, branches cassées, herbes hautes, lianes invasives et autres. Une prochaine récolte de miel est prévue d’ici la fin du mois et nous allons devoir rajouter de nouveaux étages de rayons a miel, tant elles produisent.
Fin des petits travaux qui restaient à faire chez moi. La salle de bain et la terrasse sont enfin terminées. Ça commence vraiment à ressembler à mes idées du début !
Quand Diana pourra faire et m’envoyer les housses, cousins, et divers pour l’habillage final, ce devrait être vraiment bien.
Junior a commencé la partie ossature de la nouvelle maison 2 chambres pour le staff.
Il a fait 1 panneau sur les 4. Nouvelle technique : les panneaux sont fabriqués au sol et lorsque tout sera prêt, il n’y aura plus qu’à les monter et les assembler. D’une dalle nue, on passera à une maison montée en quelques heures. A suivre !
Que dire d’autre sinon que nos journées sont plus que bien remplies. Que la dernière journée de repos est un souvenir bien lointain et que nous attendons avec impatience, le moment (mi-novembre) ou le flux des arrivées et départs va se calmer.
13h30, même jour, nous allons faire nos tests de moteur sur la pirogue.
A suivre…

lundi 1er octobre 2018, 8h45.
Nouvelle journée, nouvelle semaine, nouveau mois, plein de nouvelles choses qui commencent, sous un soleil radieux mais aussi, un vent du Sud qui commence à bien souffler.
jeudi 4 octobre 2018, 10,43.
Depuis 3 jours et 3 nuits, un Maraamu vraiment puissant balaye tout.
Les transferts au village sont vraiment « galère », tant pour nous que les visiteurs.
Avant-hier, Harrys a mis 4 heures pour faire le trajet qui normalement prend 1h15. Manihi de Motu Aito en a mis 5 pour arriver chez lui !
Hier, même topo. Avec Marama, j’ai mis 3 heures pour rentrer avec un kau full de monde, dont une mamie de 80 printemps passés.
Ce matin, le vent est hélas toujours au RDV, mais…….. , il semble faiblir un peu.
Seule sortie possible, la plage de Hirifa qui est plus ou moins protégée du vent, par le motu.
Pas de transfert ce jour, OUF !
Les capitaines récupèrent un peu. Les kau détrempés sèchent un peu.
Le Cobia qui devait nous livrer à domicile a dû annuler son arrêt à Raimiti, à la dernière minute, cause de lagon démonté. Nous avons juste pu récupérer les cartons de fruits et légumes.
Tout le reste est reparti sur Tahiti et devrait revenir avec le voyage suivant.
Heureusement que je suis assez prévoyant et que j’ai 1 stock conséquent de carburant et autres prioritaires. J’en connais pas loin de chez moi, qui n’ont plus 1 litre d’essence !
Ces tests à répétitions de la nature perturbée sur notre endurance nous renforcent parait-il, moi, je dois reconnaitre qu’ils m’épuisent.
Le plus dur étant pour moi non pas de subir une météo exécrable mais, de devoir dans le même temps assurer les départs, les arrivées, mesurer les risques d’aggravations durant le trajet, penser aux retards d’avion qui impliquent un retour de nuit, décider à quel moment faire ou ne pas faire pour garantir avant tout, la sécurité des gens.
Bref, dans ces moment-là, j’ai l’impression qu’ils sont 25 dans ma tête à tenir une réunion houleuse ou chacun a un avis diffèrent de l’autre, et ou bien sûr, chacun pense avoir raison.
Et au final, je me retrouve seul pour décider et endosser toute la responsabilité de ce qui va s’en suivre.
Mon credo étant « pas droit à l’erreur », je ne m’en suis pas trop mal sorti jusqu’à maintenant mais, il y a des moments où cette grande solitude de prise de décision est vraiment lourde.
Sinon, RAS.
La tortue est aux abris dans le bureau.
Pas vu Frégata depuis le début de l’épisode vent.
Restaurant bâché, salon bâché, il y a des feuilles et des branches tombées un peu partout.
Vivement le retour au calme.
A suivre…

Samedi 22 septembre, 8h36.
Les visiteurs commencent à faire triste mine.
Par contre c’est le bonheur pour les canards, le citronnier, les orchidées, les cuves d’eau et la lentille phréatique.
3 jours qu’il pleut pratiquement non-stop, jour et nuit. On se croirait en pleine saison des pluies.
Obligé d’annuler nombre de sorties, et lorsque nous arrivons à en faire une, il faut viser entre les averses, ce qui ne fonctionne pas à tous les coups !
Mes travaux « ciment » sont à l’arrêt total, vu le temps.
En général, le mois de septembre qui annonce la fin de notre hiver austral est souvent ensoleillé, beau et sec. Période intermédiaire avant la saison des pluies. Cette année c’est vraiment raté.
Par contre la floraison est d’une activité et rapidité surprenante. En quelques jours, les frangipaniers, tiaré Tahiti, lauriers, toau, noni, bougainvillées et même orchidées se sont couverts de fleurs. Les abeilles sont « overdosées » de pollen et ne savent plus où butiner tellement le choix est grand.
La prochaine récolte de miel risque d’être abondante !
dimanche 23 septembre 2018, 9h58.
Plus de pluie depuis hier soir, elle est remplacée par un Maraamu bien puissant et frais.
Ce qui a pour conséquence de faire un grand ménage naturel à la cime des cocotiers. Les palmes mortes de cocotier se ramassent à la pelle, comme aurait dit un certain Jacques !
C’est sur un lagon bien agité que ce matin, Teriitahi et Harrys sont entrain de « balader » nos visiteurs à Tetamanu.
Ces sorties « plaisir » peuvent devenir un vrai casse-tête lorsque la météo fait des siennes. Et en ce moment, elle nous gâte !
Du coup la tortue a repris du service au bureau.
Sinon, RAS mis à part un début de ras le bol de ce sale temps.
Nous avons tous, les uns après les autres étés contaminés par une cochonnerie de rhume, angine et fièvre qu’un de nos visiteurs nous a offertes.
Après 3 jours et nuits à éternuer, moucher, avoir mal à la tête, ce n’est que lorsque j’ai commencé à me sentir mieux, que j’ai enfin retrouvé le « Dolirhume » que j’avais trop bien rangé……. pour le trouver !
A suivre lorsque le soleil reviendra…

mardi 11 septembre 2018, 12h06,
Grosse frayeur hier, à l’allumage de l’ordi, plus rien ne fonctionnait correctement.
Impossible d’ouvrir le moindre fichier.
Plus d’internet
Le genre de chose qui fait que l’on a le sentiment que la semaine commence fort, et pas franchement dans le bon sens.
Ce n’est qu’en début d’après-midi, que le portable sous le bras, j’ai pu me libérer et prendre la direction du Nord, pour aller voir une des rares personnes de l’atoll ayant de solides connaissances en informatique.
Retour à la maison à plus de 21 heures, mais avec 1 ordi réparé !
Finalement, c’est une récente mise à jour automatique de Windows qui s’est mal faite et qui avait tout bloqué.
Cette fois j’ai bien compris la leçon et les sauvegardes seront quotidiennes !
Le beau temps est bien revenu et semble s’installer dans la durée.
La tortue à délaissé les papiers du bureau pour retourner « baigner la mer » dans sa cage flottante.
Frégata fatigue de subir les assauts d’un superbe mâle qui lui fait une cour effrénée. Il a tenté de se poser sur la racine de la Miss mais, il s’est fait virer immédiatement.
Toujours beaucoup de monde sur le motu. Nous n’avançons vraiment pas vite dans nos travaux. La priorité étant celle du bien être des visiteurs.
Mercredi 12 septembre :
Journée vite passée avec 1 aller-retour au village pour récupérer la marchandise du Cobia.
Plein de départs, autant d’arrivées, un avion fort en retard sur l’horaire, mais Marama à bien assuré.
jeudi 13 septembre 2018, 12h30.
La seule journée de la semaine sans transfert au village, que c’est bien !
Ce matin, avec notre bétonnière API (neuve) Teriitahi, Marama et moi avons pu « couler » pendant quelques heures. Encore 2 ou 3 séances identiques et la dalle sera terminée. Ensuite, on passera à la menuiserie et au squelette du faré.
Tetamanu est au programme des visiteurs pour l’après-midi.
Au mien, c’est ménage maison. Comme il n’y aura plus grand monde dans le coin, je vais pouvoir en profiter pour faire du bruit avec mon aspirateur spécial moquette !
Le temps se maintient au très beau. Les premières grosses chaleurs sont déjà de retour.
Vendredi 14 septembre
Journée passée bien trop vite pour écrire quoi que ce soit.
samedi 15 septembre 2018, 10h55.
Rien que du bleu et du beau temps.
Encore 1 transfert village au programme, aller-retour qui va être bien chargé.
Retour d’Harrys, après le salon du tourisme et 1 semaine de courses en ville.
Pas de travaux ce jour, ni demain. Il nous faut « lever le pied » pour juste assurer le service minimum et, récupérer un peu d’énergie.
La nouvelle semaine qui arrive va être bien chargée !
Il devient donc urgent de se reposer un petit peu.
A suivre…

Jeudi 6 septembre, 10h56.
Zaza va bien compte tenu de la récente méchante alerte. Elle va aller sur Papeete pour des examens plus approfondis. A suivre.
S’il ne pleut plus ou presque plus depuis 2 jours, un bon vent du Nord continue de balayer le lagon.
Nous avons réussi à presque nous mettre à jour dans la lingerie, et même à faire sécher une bonne partie des draps, taies, housses et nappes mais, quelle galère !
Le Cobia est passé hier, vu l’état du lagon impossible pour leur barge d’apponter sous peine de casser mon ponton.
En plus de l’habituelle livraison d’alimentaire, de liquide, de réfrigéré, de congelé, de sec, de carburant et gaz, il y avait un lot important de bois, de tôles, et d’une bétonnière.
Il a fallu tout « balancer » sur le papa. Opération pour le moins risquée, mais réussie. Rien n’a été mouillé, ni même cassé !
Le Cobia est reparti avec notre kau R3 à son bord. Ce bateau reviendra d’ici 2 à 3 mois, modifié et équipé de 2 moteurs 150 cv.
Entre le R3, le Raimaru et le Camzaz nous devrions pouvoir faire nos futurs transferts et autres, avec plus de souplesse et quel que soit la météo du moment.
Entre notre travail et la mauvaise météo, impossible pour nous d’aller pêcher. C’est Eugène de l’atoll voisin, « Faite » qui y a été à notre place et ce matin, il est venu nous livrer pas loin de 80 kg de poissons du lagon. Voilà Junior rassuré pour les repas à venir.
Eugène est reparti vers un autre atoll voisin, Taanea, avec l’idée d’en revenir avec une cargaison de langoustes à notre intention. On verra bien !
Aucun transfert vers le village aujourd’hui, que c’est appréciable surtout lorsque l’on voit l’état du lagon.

Harrys est parti hier sur Tahiti. Il va rejoindre Maluha et, à eux deux, ils vont aller « vivre » les 3 jours du salon du tourisme. Je suis trop content d’être bloqué à Raimiti et de ne pas participer à l’évènement bis annuel.
vendredi 7 septembre 2018, 8h18.
Plein de bleu dans le ciel ce matin, après 1 nuit de grosses pluies et violentes rafales de vent.
Toujours ce vent du Nord qui balaye le lagon. Il faudra faire avec, car nombre de départs et autant d’arrivées ce jour.
Les guides du lagon Marama et Teriitahi sont en sortie visiteurs à Tetamanu. Depuis 2 jours, 3 baleines squattent la passe. Mathias a même pu plonger avec.
On espère qu’elles seront toujours là ce matin.
Maluha et Harrys viennent de commencer le salon……à suivre !
Entre 2 repas, Junior se casse la tête pour trouver le « bug » qui fait tout disjoncter un peu trop souvent. Entre le solaire, le groupe et le réseau câblage, les recherches sont compliquées.
Elvina vise entre 2 grains avec plus ou moins de succès, pour faire sécher le linge.
La tortue est à nouveau à l’abri dans mon bureau. Dommage qu’elle ne puisse pas m’aider, mais je lui filerai bien quelques papiers à classer.
Frégata en est à son quatrième koméné depuis ce matin, elle a vraiment trop d’appétit.
Il y a toujours, entre pas mal et trop d’occupations pour chacun de nous.
Fin de mon blabla pour ce jour...

samedi 1er septembre 2018, 9h09.
Après 1 nuit diluvienne, retour du ciel bleu, mais toujours avec ce vent qui fait le grand ménage de la cocoteraie.
Point positif, toutes les cuves d’eau sont bien pleines.
Les canards sont contents, les touristes un peu moins.
Pas de sortie possible ce matin. On s’affaire au prochain transfert des nombreux partants.
J’ai dû avancer l’heure du lunch pour partir avec 30 minutes d’avance sur l’horaire prévu. Le kau devra y aller à vitesse réduite vu l’état houleux du lagon. Voilà qui va bien occuper Harrys le capitaine et Teriitahi son second.
Dimanche 2 septembre, 12h57.
Changement de mois mais, pas de grand changement pour ce qui est de la météo.
Hier fut du « crade » total.
La nuit passée, beaucoup d’eau est tombée.
Ce matin, c’est moche mais le vent est tombé et la pluie est en stand-by…
Les cuves débordent…
Nous avons pu organiser une sortie pour nos visiteurs à Hirifa les Bains dans la grisaille.
La tortue a enfin retrouvé l’eau bien oxygénée du lagon, après 4 jours passés dans 1 bassine dans mon bureau.
Frégata est de retour après presque 15 jours d’absence.
18H, notre kau vient juste de revenir du village. Nous avons dû refaire les pleins en urgence pour vite repartir au village.
Pendant ce temps le Camzaz a récupéré Zaza qui fait un nouveau malaise cardiaque. Nous l’avons récupéré à Tetamanu, pratiquement inconsciente. Harrys et Teriitahi sont en charge de son « évasan » jusqu’au quai du village ou le dispensaire prendra la relève.
Je croise les doigts pour que tout ce passe bien mais, j’ai un sale pressentiment que j’aimerai bien chasser !
A suivre…

lundi 3 septembre 2018, 8h27.
Ouverture du bureau et début de cette page de Gazette.
Les gars sont rentrés hier soir vers 21h de leur « évacuation sanitaire ».
Zaza toujours inconsciente a été prise en charge par les gens du dispensaire.
Pour ceux qui ne connaissent pas Zaza, Tatiana de son vrai prénom :
Son grand père était un chef indien Cheyenne, sa grand-mère une pure polynésienne = bonjour le mélange.
Elle est la doyenne de Fakarava, la mémoire vivante de l’atoll, la Reine de Tetamanu, la connaissance cadastrale indiscutable, la conteuse incroyable d’histoires et légendes qui concernent Fakarava. Celle dont même le Président de la Polynésie demande parfois conseil pour sa sagesse. Celle qui tranche et décide lorsqu’il y a des problèmes tant au niveau des familles, que de la commune.
Celle qui est crainte, écoutée et respectée……. du plus jeune au plus vieux.
Même les institutions religieuses craignent ses remarques, tout comme ceux qui ne l’apprécie guerre.
Pour ce qui du tableau état général clinique, on pourrait résumer par :
83 ans au compteur, un cœur bien fatigué, des poumons trop oxygénés depuis des décennies au tabac Bison, un œil mort et l’autre qui ne vaut pas grand-chose, par contre, tout le reste fonctionne sans le moindre problème.
Voilà en bref résumé qui est Zaza. Sans elle, le Popaa que je suis n’aurait jamais pu s’installer à Tetamanu.
Si aujourd’hui je suis accepté de tous, même des gens du village, c’est grâce à elle, qui à l’époque m’a imposé comme son « fils adoptif » a ceux qui voyaient d’un mauvais œil, l’installation du « blanc » sur le motu perdu. Et, ils étaient nombreux.
Pour conclure, notre bateau « Camzaz » est une contraction de Camille (le mari de Zaza) et Zaza. Ce bateau est mon héritage de leur vivant. C’est Camille qui a construit ce kau sur mesure, comme cela se faisait autrefois !
C’est avec ce kau, que je suis supposé continuer à promener leurs « âmes » lorsqu’ils seront partis dans l’autre monde.
11H08, le même jour.
Un rayon de soleil a réussi à percer suffisamment pour charger un peu les batteries solaires et reconnecter le téléphone.
Je viens d’avoir Zaza au téléphone. Elle a repris connaissance mais reste en observation au dispensaire.
En fin d’après-midi, il sera décidé si elle doit être évacuée ou pas sur Tahiti.
On se sent tous mieux d’un coup !
Fin de cette gazette pour ce jour…

vendredi 31 août 2018, 11h29.
Réveil avec un vent tout aussi fort qu’hier mais qui a bien nettoyé les étages en altitude.
Résultat : le ciel est bien bleu, le soleil brille, le lagon est blanc d’écume.
Tant que l’on n’a rien à faire sur le lagon c’est parfait.
Hélas nous avons à faire. Entre les transferts départs et arrivées, Harrys et Teriitahi vont devoir y aller à deux.
Faire comprendre à nos italiens qu’il n’est pas sérieux d’aller « balade » sur le lagon démonté est peine perdue, donc là aussi, à nous de trouver le moyen de faire l’ « activité » qui consistera pour eux, à s’accrocher comme ils peuvent dans le kau, à se faire bien mouiller et secouer, et très certainement, à râler assez rapidement parce qu’ils ont froid !
De plus, vu comment l’eau est brassée par le vent et la houle, de mettre la tête sous l’eau avec un masque ne servira à rien, car la visibilité est nulle. Autant plonger dans du lait !
Pas de travaux aux fondations du futur faré ce matin mais, un beau nettoyage très efficace du côté du dépotoir. J’aime trop voir un endroit censé être dégueulasse, d’une propreté où il n’y a rien à redire !
18h, toujours aussi crade, venteux et pluvieux mais, la bonne soupe de légumes façon mamie Élise qui mijote, commence à bien parfumer le coin.
A suivre…

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