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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

lundi 12 juillet 2010, 17H30.

La gazette de Raimiti est un peu à la bourre depuis hier et même si je n’ai
pas vraiment beaucoup de temps devant moi, je vais tenter de me mettre à
jour.

Hier, belle journée commencée par cette superbe éclipse vers 8H30. Le «
timing » était parfait avec la fin du petit déjeuner de nos hôtes et c’est,
de notre ponton, qu’ils ont pu assister au spectacle. Au-delà du spectacle
céleste, c’est aussi tout le reste qui m’impressionne lorsque plus un oiseau
ne chante, que la vie se fige dans un petit reste de lumière mais, où les
ombres et les couleurs sont tellement différentes et inhabituelles.

9H, on enchaine avec un départ pour Tetamanu avec toute notre équipe. Comme
d’habitude, les 2 cuisiniers (Maluha et moi) ainsi que notre chef gouteuse
de mortadelle (Ava-Iti) restent sur place pour préparer le repas du midi.

Après-midi, très appliqué pour Patea, Nathan et moi à démonter tout le «
réseau essence » de notre kau R3, suivi du démontage des 6 injecteurs du
moteur, du nettoyage du tout pour, ensuite, recommencer l’opération en sens
inverse. C’est seulement à la tombée de la nuit que nous avons pu faire le
test final en tournant la clef de contact. Et bien « NADA », rien de rien,
aussi nul que si nous avions rien fait !

Pas vraiment le temps de pester après ce moteur, il était grand temps de
passer en cuisine pour préparer le dîner.

Après notre dîner, qui a suivit celui de nos hôtes, inutile de vous dire que
nous n’avons pas perdu trop de temps pour filer dans nos chambres. C’était
la deuxième éclipse de la journée mais celle là fut totale, alors que celle
la matinée n’a atteint que 97%.

Nouveau réveil (à la con) ce matin. La baleinière avait tout simplement
disparu. Nathan qui l’avait mis au mouillage hier soir était en larmes au
bout du ponton, sur et certain que c’était de sa faute et pensant que
j’allais le renvoyer dans son pays par le premier vol.

En fait, le mouillage a bien cédé, mais à la base, donc rien à reprocher à
Nathan, qu’il a fallu rassurer. Nous avons très vite retrouvé le kau échoué
sur des patates de corail juste derrière la pointe du fare 5 lagon.
Impossible de le déloger de son inconfortable position, car c’était marée
base.

Comme si rien n’était, la journée a dû s’enclencher avec le sourire pour nos
visiteurs qui, juste après le petit déjeuner, sont allés faire trempette du
côté d’Irifa. T.Dive est passé pour prendre les plongeurs et ensuite revenir
pour un mini pique nique. Patea est parti plus tôt au village avec le Camzaz
pour 5 partants et 4 arrivants. Nathan a fini par retrouver son moral en
faisant les ménages dans les fare des arrivants. Cuisine pour nous et les 16
personnes à nourrir du midi.

A 16H, le lagon était rempli à son maximum et nous avons réussi, sans trop
de mal, à mettre la baleinière en pleine eau. A première vue, tout à l’air
OK, elle est maintenant bien à l’abri dans le « hoa » en attendant un
contrôle sérieux de la coque. Coté moteur, tout est parfait.

Suite à de nombreux téléphones au mécanicien attitré du R3, aux tests qu’il
m’a fait faire pour le compresseur et l’essence, nous avons fini par
démonter la pompe d’essence qui devait partir en ville pour être testée. La
panne vient sûrement de là. Nous avons fait le maximum pour qu’elle puisse
prendre le vol d’Air Tahiti de ce jour, mais, ces messieurs d’Air Tahiti ont
refusé de l’embarquer car notre pièce avait encore des relents d’essence !
Je m’étais pourtant bien donné de la peine pour l’essuyer et la passer sous
air comprimé. La série poisse continue. Au mieux elle partira demain, et
comme il me reste une réserve de Kouros, l’odeur sera différente… Le 14
juillet étant férié, je risque de ne pas l’avoir en retour avant le 15 ou le
16, alors que le 16, j’ai un transfert village avec 10 personnes, chose que
le Camzaz ne peut vraiment pas assumer

Mais bon, la vie d’ici m’apprend qu’il ne sert vraiment à rien de s’en faire
à l’avance. Aussi, je vais faire confiance aux forces positives du motu et
croiser les doigts derrière mon dos.

Ce soir, Maluha et Nathan sont en cuisine pour nourrir les 16 dineurs. Cela
va me laisser un peu plus de temps pour essayer de rattraper mon retard dans
la paperasse qui s’entasse et s’accumule sur mon bureau.

Pour la cochonne, merci de tous les messages qui tombent d’un peu partout
mais arrêtez, vous allez finir par me faire peur ! Sachez qu’il n’y a pas de
tiques sur notre motu, ni de galle, qu’elle n’est pas allergique à la noix
de coco, que sa nourriture est on ne peu plus saine, que je ne pense pas
qu’il s’agisse d’érysipèle et que seulement les mouches, moustiques et nonos
qui là piquent sont responsables des dégâts. Quand je vois la liste des
maladies que peuvent avoir vos cochons, il y a de quoi flipper ! Étant en
ville lundi prochain pour 2 jours, je vais aller casser les pieds d’un
copain véto qui va devoir trouver un médoc car il y aura les photos à
l’appui.

Sur ce, bonne nuit à toutes et tous, je vais aller surveiller ce qui se
passe dans ma cuisine…

Journée bien ensoleillée mais avec un vent d’Est de plus en plus soutenu et
qui glisse un peu trop vers le Sud. Le lagon est assez agité et cela
complique un peu nos sorties.

Que des partants ce jour, j’en ai profité pour aller au village remplir ma
mallette de nouvelles « larme »s du lagon montées en bagues, pendentifs, sur
bélière, en collier, en boucles d’oreilles et certaines encore nues. Je suis
très content de moi et de ce que j’ai ramené dans ma caverne de pirate.

Nathan a fait le capitaine tant à l’aller qu’au retour et il commence à
avoir « la route » et les pâtés de corail bien imprimés dans sa tête. Il m’a
demandé s’il serait possible d’avoir un compas sur le tableau de bord. Je
lui ai dit que oui, que cela pourrait se faire plus tard mais uniquement,
lorsqu’il aura son compas perso totalement en fonction dans le crâne. Si le
compas montre la route, il ignore les coraux…..

Un GPS serait à mon sens plus utile et je verrai ça lors de ma prochaine
descente en ville.

Antoine est de repos jusqu'à demain midi, nous l’avons laissé au village et
nous le récupérerons demain midi lors du prochain transfert.

Teaki nous fait le coup du « retour », il est revenu à Raimiti avec nous. Sa
mémé a été très mal ces derniers temps et il n’y a pas trop d’espoir pour du
long terme. Il faut dire qu’elle est âgée, usée par la vie, grande fumeuse
active et ne dit pas non à un bon petit coup à boire. Tout ce qu’il faut
pour se faire bien voir des médecins. Cela me fait vraiment mal au cœur pour
ce gosse qui est un peu perdu et qui n’a pas beaucoup de repères. Je vais
tenter de le garder avec nous pour les vacances scolaires, on avisera
ensuite.

Ava-Iti est ravie de retrouver son copain de jeux et pour nous, cela devrait
pouvoir nous aider quand il y a le coup de feu : il pourra faire la « nounou
» au moment du « rush ».

Visiblement, ou bien vous n’avez pas de cochon chez vous (ce qui
m’étonnerait) ou vous n’avez rien à faire de mes demandes. Une seule et
unique réponse à ma demande du dernier journal, c’est vraiment peu !

Donc, solution 1, on me suggère de bouffer le cochon. C’est sûrement très
efficace pour régler le problème, mais cela risque d’en créer d’autres. Tuer
un cochon est une opération assez bruyante (ceux qui l’on déjà vécu savent
de quoi je parle) et je me vois assez mal faire ou faire faire ce travail
avec des visiteurs autour de nous, venus chercher le calme, la douceur de
vivre et l’équilibre entre la nature et l’homme. Ensuite il faut
ébouillanter la bête tuée pour la peler. Je n’ai pas les gamelles et les
feux en suffisance pour cette opération. Mais, en admettant que j’y arrive :
vu la cadence de nos journées, comment trouverais-je le temps de faire des
jambons, des saucissons, des pâtés, une tête et des pieds de cochons, de la
saucisse et un tas d’autres choses qui ne peuvent se faire sous notre
climat. Alors, resterait la possibilité de manger, illico presto, une fois
la tripaille et les os ôtés, une bonne quatre vingtaines de kilos de cochon.
Là aussi, il faudrait faire vite car je ne suis pas suffisamment équipé en
froid pour conserver une masse pareille. Déjà que je ne trouve pas le temps
d’occire et plumer 3 canards qui mettent la zone dans le quartier des
poules, comment pourrais-je penser trucider mon amour de cochonne…

Solution 2, la soigner avec des crèmes répulsives pour les insectes mais
aussi cicatrisantes. Déjà que personne ne veut s’occuper d’une mémé atteinte
de tabagisme et un peu alcolo, imaginez l’intérêt que peut avoir ma
cochonne. Depuis ce matin, je tente le « cetavlon ».

Ca a l’air de bien marcher mais à raison d’un tube par oreille, je n’ai pas
le stock suffisant pour une cure de 2 jours. Même en ne faisant que les
oreilles, alors qu’il y a le cou, le dos et un peu du ventre d’atteint. Peut
être qu’il faut que je la mette dans ma chambre avec le ventilateur…..mais
je ne suis pas encore prêt pour ça.

A demain, j’attends vos conseils.
Nouvelle belle journée qui ne va pas tarder à s’éteindre. La ruche Raimiti a
été très active ce jour avec ce matin, une sortie Tetamanu pour nos hôtes
sous le contrôle de Patea, comme capitaine et de Nathan, guide de la
dérivante. Pour l’après midi, c’est à Irifa Beach que nos Italiens ont été
se prélasser.

Pour Maluha et moi, matinée très cuisine puisque ce n’est pas moins de 30
repas qu’il aura fallu faire ce jour. Je ne compte pas les petits déjeuners.
Dans la foulée, j’ai fait 6 nouvelles terrines de poissons, me voilà
tranquille un petit moment, pour les « entrées » rapides à servir.

La météo reste au beau avec un bon petit vent d’Est et parfois quelques
grains qui rafraîchissent l’atmosphère.

Sinon, rien de bien spécial à raconter pour ce jour et, en outre,
l’inspiration d’écrire est légèrement en baisse. Je n’insisterai donc pas
pour cette fois…
8H du matin, nouvelle journée qui s’annonce sous le signe du soleil et d’un
bon petit vent d’Est. La petite paperasse quotidienne du bureau est à jour
et nos hôtes s’installent au restaurant pour le petit déjeuner. Depuis 3
jours, j’ai changé les horaires de ce petit déjeuner qui était a 7H30 et qui
maintenant, est servi a 8H. Cela n’a l’air de rien mais cette petite
demi-heure de plus change pas mal de choses pour nous et pas grand-chose
pour eux. Bref, on essaye de s’améliorer tout en se simplifiant la vie.

10H, Maluha et Nathan préparent 2 fare coté lagon pour les prochaines
arrivées, Antoine fini de faire les pleins d’essence et le contrôle d’huile
des kau, Francis bricole une prise de courant (j’ai peur), Patea prépare sa
liste et les glacières pour le départ au village, je fais un petit stop
baignade avec Ava-Iti pendant que les autres bossent.

11H, ma future sauce à l’orange réduit gentiment sur le feu, les partants
passent au bureau payer leurs extras, Nathan vide, nettoie et rempli la
piscine des canards. Dans la foulée, il a pris le jardin en main, fait
quelques semis, repiqué des tomates et des papayers. C’est au tour de Maluha
de faire trempette avec la petite.

11H45, Nathan aux commandes du R3 et Patea dans le rôle du second : 6
départs à l’ordre du jour sur un lagon presque calme mais avec un beau
soleil.

Midi, les restants passent à table et la sauce orange sera tip-top pour ce
soir !

13H, à notre tour de manger, pour ce lunch : des œufs à la coque du
poulailler feront très bien l’affaire.

13H30, Antoine, Maluha, Ava-Iti et moi sommes en route pour faire 3 ménages
du coté récif. Balayage très difficile des fare avec ce vent d’Est mais nous
y arrivons. Les fare ont été rendus presque propre, c’est plus facile ainsi
!

14H 45, le kau Raimiti vient d’appeler, ils sont sur le chemin du retour.
Ava-Iti fait la sieste, Francis est parti à « la lune » avec les restants,
Maluha surveille la cuisson des crèmes brulées de ce soir pendant que, je
commence à filer les poissons du dîner. Antoine jardine et fait quelques
jolis feux dans la cocoteraie. Les canards s’éclatent dans la nouvelle eau
toute belle de leur piscine et le vent d’Est à l’air de forcir encore un
peu.

17H, petite pause de 15H jusqu'à presque maintenant. Reprise des activités
avec l’arrivée des nouveaux hôtes, leur installation agrémentée des
recommandations d’usage avec démonstration de comment utiliser la lampe
tempête et le blabla qui marche avec. Démarrage du groupe électrogène pour
moi, c’est le signal qu’attend Maluha pour prendre d’assaut les machines à
laver.

Les garçons débarquent du R3, les valises des visiteurs mais aussi, les
cartons de légumes et fruits frais arrivés ce matin par le Cobia, avant de
pouvoir mettre le kau au mouillage pour la nuit.

17H30, Ouf, c’est presque fini. J’ai eu le temps d’aller me doucher et de me
couvrir pour la nuit qui s’annonce fraîche.

Nathan a douché Ura. Elle est toute belle, bien talquée et ne sent plus
mauvais. Vous qui avez sûrement un ou une cochonne comme animal de
compagnie, vous avez peut être le même problème que notre Miss Ura qui doit
dépasser les 120 Kg. A force de gratter son dos sur les troncs d’arbres,
elle arrive à se faire saigner, puis les mouches passent à l’attaque et vous
devinez le reste. Si quelqu’un a une recette pour qu’elle arrête de se
gratter, je suis preneur. Pour le moment c’est avec du talc que nous
arrivons à limiter les dégâts.

Dans une petite heure, il sera temps de passer en cuisine, puis ce sera
enfin à notre tour de manger (après les visiteurs) et pour finir, un bon
gros dodo.

Voilà le résumé d’une journée ordinaire, sans rien de bien spécial, sans
panne de ceci ou cela et pourtant, nous n’avons pas eu trop de temps à nous.
Quand je pense qu’il y en a qui croient que nous nous la coulons douce au
fin fond des îles…..
Nos hôtes du moment sont à Tetamanu avec Francis dans le rôle de
guide-capitaine, Patea et Nathan sont bloqués au village en attendant que le
vol Air Tahiti veuille bien arriver, Maluha et bébé font la sieste, Antoine
ratisse les allées de Tua (moins dangereux que de le laisser jouer à
l’électricien) et pour une fois, j’ai un peu de temps de libre. Cela me fait
tout drôle quand ça arrive. Je suis pratiquement à jour de tout et il n’y a
aucun problème de déclaré : cela doit cacher quelque chose de pas net !

En attendant autant profiter pleinement du moment présent, du silence total
qui nous enveloppe et de la douceur de vivre de l’endroit. Finalement, peu
de nos visiteurs partagent ces moments privilégiés vu qu’ils sont toujours
en route pour une activité ou une autre. Lorsqu’ils reviennent, le monde
fait que ce charme est obligatoirement rompu. Pourtant, ces moments font
partie des temps forts de Raimiti où l’illusion du temps qui s’arrête
est…….. parfaite. C’est sûrement (en tous cas pour moi, ça marche) une
approche forte du bien être total, de l’harmonie parfaite entre l’humain et
son environnement, le ticket gagnant 1ere classe pour les contemplatifs.

On dirait que même les animaux subissent plus qu’agréablement ces moments.
Les 2 cochonnes allongées pas trop loin du lagon mais à l’ombre du kahaia
ont le regard perdu vers l’horizon alors que les lapins complètement étalés
sous les tables de jardin doivent penser aux herbes qu’ils iront brouter en
fin de journée, quand la fraîcheur arrivera.

17H, retour à la réalité : ils sont venus, ils sont tous là (Aznavour dans «
la Mama ») et Raimiti redevient la petite ruche habitée en pleine
effervescence avec en fond arrière, le groupe électrogène qui ronronne.

T.Dive récidive avec une nouvelle pause pique nique prévue pour demain, je
ne sais pas encore ce qu’ils mangeront, mais j’ai toute la nuit pour y
réfléchir.

Nathan est revenu du village avec un bon coup de soleil sur le visage. Il
change de couleur de jour en jour et il n’a pas eu besoin de nous préciser
qu’il avait gardé ses lunettes de soleil (suivez les marques). Patea m’a
rassuré, en me disant qu’il commençait à être plus à l’aise sur le trajet.
Je vais les laisser faire encore un moment et puis viendra le jour où il
faudra le lâcher. Affaire à suivre !

Pour ce soir, pas de cuisine compliquée pour la dizaine de visiteurs : je
devrais m’en sortir avec : des moules à la marinière en entrée, puis des
filets de mérous sauce langouste accompagnés de pommes paillasson et
carottes et enfin, pour finir, une poire belle Helene en dessert.

Il est maintenant temps d’y aller, les abeilles ouvrières appellent leur
reine de la cuisine, aussi je file dare-dare.
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