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Présentation de Raimiti
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vendredi 28 mai 2010,16H.

Nouvelle journée qui commence à tirer sur la fin. Ce matin, Tetamanu était
au programme de nos visiteurs avec un bon courant rentrant, une eau très
claire et plein de poissons partout. Les Napoléons faisaient les beaux dans
la piscine de Zaza pour le plus grand plaisir des paparazzis de passage.

J’ai eu le temps de faire une longue causette avec Zaza, assis à l’ombre des
Toau, les pieds dans l’eau et ainsi, me remettre à jour des potins du motu
et même du village.

Junior est en ce moment au village pour 2 départs et 2 arrivées. Suite au
férié de lundi de pentecôte, le Cobia n’est arrivé au quai du village que ce
jour, en début d’après midi. Il était grand temps qu’il arrive car notre
stock de fruits et légumes est au plus mal. Le temps de pouvoir récupérer
toute cette marchandise va surement obliger Junior à revenir assez tard.

La météo est repassée au beau depuis la nuit passée et nous voilà reparti
avec du grand bleu partout. Il me falloir retrouver le temps d’aller à la
pêche car là aussi, les réserves s’épuisent.

dimanche 30 mai 2010,17H.

Toujours aussi compliqué de trouver un petit moment de calme même si Raimiti
se vide petit à petit. La fin du mois me donne évidement un peu plus de
travail avec quelques paperasses supplémentaires mais, je ne me laisserai
pas abattre même si parfois, il y aurait de quoi !

Cette fin de dimanche devait être calme pour chacun de nous, moi inclus,
mais finalement en ce qui me concerne, elle aura été non stop depuis le
réveil. 2 départs pour le village cet après midi et Junior aura juste eu le
temps de faire l’aller-retour pour refaire les pleins et repartir à Tetamanu
récupérer le kau de T.Dive qui a des soucis mécaniques. Il y a des jours «
Avec » et des jours « Sans », aujourd’hui, ce n’est pas un jour avec.

Quelques bonnes averses éparses ont eu la bonne idée de passer au dessus du
jardin, voilà déjà un boulot en moins pour ce jour.

RAS du coté des animaux : petits et grands lapins se portent bien, Foufou
toujours fidèle, les cochonnes toujours aussi grosses et grasses, handicapée
toujours aussi fofolle, Castor et Rutu passent pas mal de temps en bout de
ponton au cas où un requin passerait, les poules ne pondent pas beaucoup en
ce moment et les canards sont de plus en plus bruyants.

Peut être que la semaine prochaine sera meilleure.
Quelques nouvelles de notre paradis si j’arrive à avoir un petit moment de
calme. Le temps est toujours au très beau, l’océan coté Tua est toujours
aussi calme et de l’autre coté, le lagon est sans une ride. Un très léger
vent d’Est rafraîchit légèrement le tout et sans parler de fraîcheur, les
journées sont de plus en plus agréables.

L’équipe de visiteurs du moment est très… comme nous les aimons : des
canadiens, des suisses, des italiens et un français. L’ambiance est vraiment
bonne.

Barakette et ses petits sont passés de la maternité au jardin d’enfants.
Fini la cage dans notre ex-cuisine pour un morceau de prairie locale bien
herbue et délimitée par un filet de pêche. Ils ont l’air de tous apprécier.

Suite du journal dés que cela possible…
J’ai toujours autant de mal à trouver 5 minutes de « cool et calme » pour
ouvrir le journal mais……je ne désespère pas !

Notre nouvelle recrue, Tiare, fait preuve de beaucoup bonne volonté mais ce
n’est pas évident pour elle de réapprendre à vivre comme nous devons le
faire sur notre motu. Rien à voir avec la ville où il suffit d’appuyer sur
un bouton pour que ça marche. Ici chaque geste doit être pensé et calculé,
c’est une autre gymnastique de l’esprit et un autre raisonnement : cela est
valable pour presque tout. Certaines machines ne fonctionnent que si le
groupe tourne, pour d’autres, il faut attendre que le soleil soit assez haut
et que le solaire soit suffisamment fort. Il faut savoir anticiper pas mal
de choses et c’est vrai que tout cela n’est pas évident à acquérir en
quelques jours.

Elle commence à comprendre notre système. Par contre, elle fait un super
poisson cru ! Un vrai régal.

Un méchant coup de vent d’Ouest aussi soudain que brutal a surpris Junior
alors que le kau R4 était à quai au village et que Junior faisait les
courses . Le kau a été un peu fracassé sur le quai malgré les
pare-battages de protection et depuis quelques jours, le bateau est au sec à
Raimiti pour réparations. Le gros du travail est fini depuis ce midi et dés
demain, après un bon ponçage général nous allons en profiter pour le
repeindre avant la mise à l’eau.

Enfin des parties de pêches fructueuses, le stock remonte et il était temps,
vu le monde que nous allons avoir pour la fin du mois. Tout le monde (sauf
Florian) a été titiller le poisson à tour de rôle. Francis a ramené un
magnifique Mara (Napoléon) qui permet de faire d’excellents carpaccios. Je
n’aime pas vraiment qu’on attrape ces poissons mais pour cette fois, je n’ai
pas trop râlé. Cet après midi, Junior et Antoine sont allés pêcher au fusil
harpon (pour tester Antoine) et je serai surpris qu’ils reviennent
bredouille.

Barakette se porte à merveille et les petits ouvrent maintenant les yeux et
commencent à « joyeusement » gambader dans la nurserie. Comme dirait une
amie : c’est trop mignon !

Après un passage de temps bizarre avec des vents venant un peu de n’ importe
où, la météo est revenue au très beau depuis quelques jours. Cela nous a
bien aidés pour faire nos travaux de menuiserie sur le Camzaz. Coté Tua,
c’est vraiment le calme plat avec un platier presque à sec. Coté Lagon,
c’est le Léman un jour sans vent.

Le « faapu » : les radis continuent de pousser. Mes semis, hors de portée
des l’Hermites, continuent de souffrir de la visite nocturne de je ne sais
quelle saloperie d’insecte qui me cisaille les jeunes pousses à la base. Si
j’avais le temps, je ferai des rondes de nuit mais ce n’est vraiment pas
envisageable pour le moment.

Voilà pour des nouvelles rapides de notre motu ou l’ambiance reste au beau
fixe et dans la joie, malgré le départ de Junior qui se rapproche un peu
plus chaque jour (La Palisse).

Anniversaire de Florian ce jour, du coup, ce soir pas de poisson au
programme mais un bon gigot d’agneau de Nouvelle Zélande avec un gratin
Dauphinois, le tout préparé par Junior. De mon côté, je ferai une tarte
Tatin.
lundi 10 mai 2010.

Le lun-di au so-leil, c’est u-ne cho-se qu’on au-ra ja-mais : ceux qui
connaissent la chanson peuvent continuer. Et bien non, pas de soleil, mais
de la pluie en pagaille, en abondance et en vrac depuis hier soir. Les
grains se succèdent en laissant parfois une petite page bleue entre deux
chutes d’eau. Personnellement, ce temps ne me gène pas et m’évite de devoir
aller arroser le jardin.

Le vent est pratiquement nul et laisse un lagon bien praticable. Junior est
allé faire le transfert de nos arrivées du jour. Fini les vacances, le
travail reprend !

Antoine travaille au faapu en récoltant le peu d’humus et de semblant de
terre qu’il peut trouver ici et là. Petit à petit ce jardin prend forme. Il
faut que tout soit « en ordre » pour la saison du repiquage.

Barackette est à la maternité avec ses petits depuis hier soir. Cela n’a pas
été bien difficile de l’attraper. Vers 20H, elle est venue comme chaque soir
réclamer son « Sao », genre de petit gâteau sec très populaire dans nos
atolls pour ensuite aller, presque seule et sans aide, rejoindre sa petite
famille. Depuis, tout ce petit monde squatte la grande cage de voyage de
Castor. Evidement, elle est le soin de toutes nos attentions, il ne manque
que le pot de fleurs dans sa chambrette.

samedi 15 mai 2010.

Mon journal soit disant « quotidien » prend des allures d’hebdomadaire.

Impossible pour moi de l’ouvrir depuis lundi passé tant j’avais de choses à
faire. Il faut dire que la semaine a été bien chargée et que Raimiti était
presque complet. Des transferts arrivées-départ chaque jour, les promenades,
la préparation des 3 repas quotidiens, les ménages, la buanderie, la
nurserie des lapinos plus tout le reste, je n’ai vraiment pas eu le temps de
chômer.

Tiaré, notre nouvelle recrue de Tahiti est bien arrivée depuis lundi passé.
Le temps de tout lui expliquer, lui montrer et, le temps qu’elle prenne ses
repaires, voilà qui prend encore du temps, mais c’est une personne qui
enregistre assez vite et bien. Elle a un super contact avec nos visiteurs et
si, c’est une grande bavarde (comme beaucoup de femmes) c’est aussi une
grande bosseuse qui ne regarde pas les heures et qui aime le travail bien
fait. Bref, nous devrions nous entendre, reste à savoir si elle pourra tenir
le coup dans notre micro-monde si loin de tout.

Du coté du recrutement de mon futur capitaine « Nathan », made in Canada, il
a l’air très accroché et impatient de vivre l’expérience Paumotu. Encore
quelques mails et si tout se passe bien, je devrai connaître sa date
d’arrivée. Affaire à suivre !

Madame Barakette va très bien, les petits commencent à ouvrir les yeux et
dés lundi, on va devoir préparer une nouvelle maison pour y loger cette
petite famille qui ne va pas tarder à gambader.

La météo n’a pas été terrible cette semaine même si depuis ce matin, c’est
le retour du grand bleu. Beaucoup de pluie et nous avons eu droit à un joli
concert de tonnerre et foudre. Gros avantage de ce temps très humide, le
jardin n’a réclamé aucun arrosage.

Je suis en rupture totale de poisson. La nouvelle lune commence ce soir et
c’est tant mieux car il est urgent que j’aille renouveler le stock épuisé.

RAS du coté de nos visiteurs : que des gens cool qui savaient où ils
allaient. Un vrai bonheur que de bosser pour des gens comme ça.

Je termine et expédie le rapport du jour sans traîner et avant de recevoir
des réclamations des lecteurs. J’ose espérer que maintenant, encore un peu
plus et toujours mieux organisé, il me sera plus facile de tenir les
rapports du jour….à jour.
Trop « cool », réveil à presque 8H pour une nouvelle journée dans un Raimiti
rien que pour nous. Le temps reste stable avec, presque chaque soir,
quelques sérieuses averses et un retour au beau ciel bleu dés le matin.

Me voilà enfin à jour avec mes paperasses diverses, mes rangements qui
étaient en attente depuis longtemps et bien d’autres petites bricoles que
j’avais à faire. Journée grand ménage, triage et rangement dans nos 5
congélateurs, il y a de quoi tenir un siège.

Surprise, surprise, lors du déplacement du congélateur 3 qui est dans la
cuisine du staff, nous avons trouvé sous le congélateur lui-même posé sur
une palette, un nid tout frais avec 6 bébés lapins qui doivent avoir 24H au
plus. Impossible de laisser ce petit monde dans cet endroit un peu trop prêt
des fils électriques du fameux congélateur. Une cage avec chiffons et tout
le confort est prête pour y accueillir la nouvelle famille et l’opération «
salle de maternité » est programmée pour ce soir, car la maman est
actuellement en vadrouille quelque part sur le motu. Seconde surprise, notre
gros lapin noir, Barrack est en fait une lapine et c’est elle la maman :
donc plus de Barrack mais une Barrackette à la place. Merci de suivre et de
prendre des notes si besoin pour les prochains épisodes.

J’ai dû, hier soir encore, sévir avec une trentaine de Bernards l’Hermite
qui avaient envie d’aller brouter mes radis et mes semis. Comme je n’ai pas
vraiment le cœur de les tuer, nous allons leur installer un petit restaurant
à l’extérieur du faapu où ils pourront venir déguster du coco à toute heure.
Peut être que cela leur ôtera l’envie d’aller jardiner.

Même souci du coté du poulailler où il faut aller ramasser les œufs 2 fois
par jour avant que l’autre équipe de Bernards ne passent à l’attaque et ne
m’en massacre un ou deux. La cane continue de couver sur son mur mais je
crois qu’elle aussi a des soucis avec la famille Bernard.

A part ces petits tracas, journée bien calme et reposante. Junior est
maintenant installé dans le petit fare à côté de notre ancienne cuisine et
qui servira, après son départ, à devenir la chambre de passage pour les
copains.

Le fare de Junior dans le village du staff a été repris par Antoine qui
s’adapte très bien à notre façon de vivre et de faire.

Le dernier fare actuellement vide sera en principe repris dés demain par
Tiaré, la nouvelle recrue qui arrivera de Tahiti pour prendre le poste de
cuisine, salle, barmaid, lingère et plus ou moins selon ses compétences et
son ardeur aux diverses tâches du motu.

J’ai enfin reçu une demande qui parait sérieuse pour le poste de
capitaine-polyvalent. J’attends que cela se confirme pour en parler mais
sachez simplement que la demande arrive……. du Canada. Cette gazette Raimiti
fait des miracles.

Les jours sont de plus en plus courts, dés 18H c’est la nuit noire et aucune
amélioration avant le 22 juin. L’hiver austral arrive, il va bientôt falloir
sortir les doudounes et les couvertures pour la nuit mais ce ne sera pas
encore pour ce soir.

Depuis quelques soirs, les raies manta longent notre « papa » et nous avons
droit à des sauts très bruyants qui énervent beaucoup les 2 chiens. Les
fanea (aiguillettes) sont aussi de retour, même si encore trop petites pour
être attrapées et utilisées comme vif pour pêcher les otava (bonites) alors
que, nombre de carangues patrouillent le long du papa pour chasser les vétés
(rougets barbets). La vie n’est vraiment pas de tout repos pour les
habitants de ce lagon.

Le soleil ne va plus tarder à disparaître, il est temps pour moi de clôturer
la page de ce jour. Comme il n’y a que nous, le groupe électrogène sera lui
aussi de repos et cela signifie : ni lumière, ni internet au bureau.
Pas un seul visiteur en vue depuis le réveil, le personnel au complet est de
repos, c’est le grand calme sur Raimiti.

Bien sur, il y a eu Foufou, handicapée, la basse cour et les cochonnes à
nourrir. Le « faapu » à arroser et quelques lessives en retard à faire, mais
en dehors de cela, une journée enfin bien calme et de repos pour tous.

La météo reste au grand beau avec un agréable vent d’Est, même si le
baromètre chute légèrement.

Quelques photos du jardin pour compenser la brièveté de ce journal. Le faapu
est donc dans l’ancien marae-enclos des cochons. Maintenant que les
cochonnes sont en liberté, il me faut protéger le jardin de ces 2
laboureuses porcines qui ne demandent qu’à aller m’aider à désherber. J’ai
aussi été obligé de plus ou moins barricader l’intérieur avec des vieilles
bâches et des tôles pour contenir l’armée de Bernard l’Hermite qui passe à
l’attaque à chaque crépuscule. Pour la terre, comme il n’y en a pas sur le
motu (que du corail), c’est a force de ramasser un peu d’humus ici et là,
des brouettes de vieilles feuilles, du sable et ce que nous pouvons trouver
d’organique qui au final, donne ce semblant de terre. Pour l’arrosage, l’eau
de la piscine des canards assez riche en déchets divers a l’air de bien
convenir. Voilà nos petits secrets pour tenter d’arriver à faire pousser
quelque chose sur notre caillou.

La suite…………..sera pour demain.

mardi 4 mai 2010, 8H.

N’arrivant plus à tenir le journal de bord à jour ces derniers temps, je
vais tenter de m’y prendre différemment et faire mon petit rapport le matin,
au lieu du soir.

4 visiteurs vraiment charmants avec nous ces derniers temps et ils sont là
pour quelques jours encore. Ils seront rejoints par 8 nouveaux arrivants dés
cet après midi. La météo est toujours calée sur le grand beau et pourtant un
peu d’eau ferait du bien à notre « gazon ».

Elvina nous quitte ce jour avec un retour programmé sur la capitale puis sur
Moorea. Junior suivra le mouvement à la fin du mois. Cette période de
transition s’annonce assez « hard » pour moi !

L’équipage change mais le bateau continue sa route même si parfois le
capitaine a du mal à tenir le cap avec l’incertitude totale de ce qu’il va
trouver au bout du chemin. Mais, c’est aussi ce qui est intéressant dans ce
genre d’histoire.

mercredi 5 mai 2010, le matin.

Très mauvaise idée que de tenter ouvrir le journal le matin, hier, j’ai du
tout laisser en plan pour participer à un quotidien assez chargé.

Depuis hier soir, le restaurant parait presque « full » avec nos 12
visiteurs du moment. Des espagnols, des français, des tchèques et des
américains composent la petite tribu du moment. Tout le monde a l’air
simple, cool et sans complication. Choses que nous apprécions énormément.

Elvina est bien partie et bien arrivée à Tahiti, cela fait tout de suite un
sacré vide.

Antoine commence à comprendre comment les choses fonctionnent à Raimiti et
il se montre un peu plus ouvert et moins timide avec moi. Petit à petit et
chaque jour un peu plus, il prend de nouvelles responsabilités. Depuis ce
matin, le petit déjeuner des poules et des canards lui a été attribué.

Francis monte en grade avec plus de responsabilités. Promenades diverses
avec les visiteurs, les 3 services au restaurant, un coup de main aux
ménages, jardinage……rien ne le rebute, pour le moment.

Si cette équipe de « padaoines » tient le coup, je devrais arriver à m’en
sortir. Il me manque toujours le fameux « capitaine » pour assurer les
transferts au village, une fois que Junior sera parti. Je suis assez étonné
que suite à ma demande insistante faite par le biais du journal et à
l’attention des lecteurs, aucune demande d’embauche ne soit arrivée sur mon
bureau à ce jour.

20H35, suite et fin de cette journée.

Peut être que c’est uniquement par épisodes que je vais arriver à finir le
journal de cette journée.

Ce matin, promenade en kau jusqu'à Tikatonga pour un snorkeling et voir les
oiseaux marins. Côté oiseaux, c’était assez raté, ce n’est plus du tout la
période de reproduction et le motu était déserté. Par contre, beaucoup de
plaisir avec le snorkeling fait dans une eau très limpide et fortement
peuplée de becs de cane, de perroquets, d’une multitude de bénitiers, d’un
nombre incroyable de petits poissons et sans oublier le « show » offert par
3 pieuvres.

Repas de midi préparé par Junior et à 14H, je repartais avec mes 12
visiteurs pour Tetamanu et un palmes-masque-tuba courant rentrant. Antoine a
piloté le R3 pour la première fois et pour une première, ce n’était pas si
mal. J’ai l’impression qu’il commence à se plaire avec nous.

Snorkling « sans commentaire » pour nos visiteurs qui ont trouvé le moment
magique et fantastique. Les 4 nations représentées sont revenues ravie de la
balade.

Junior s’est encore collé au repas du soir ou nous avons innové pour le
dessert avec des poires Belle Helene, qui ont eu un succès fou. La mahi mahi
beurre citron en plat de résistance n’a pas été boudé et les assiettes de
terrine de poisson en entrée sont revenues sans avoir besoin d’être lavées.
Ou bien, le maa est bon ou alors, ils sortent d’un régime trop sévère.

Je pense sincèrement que tout ce petit monde est ravi de son séjour sur
notre motu du bout du monde ou alors, ils sont les rois des hypocrites.

Petit problème avec mon journal que Florian diffuse depuis quelques mois sur
notre site Raimiti. Il a été infecté par un « hacker » et depuis plusieurs
jours, il ne peut plus être diffusé sur le site. La solution est sur le
point d’être trouvée par un gars qui bosse en Angleterre.

Voilà pour les nouvelles du jour. La nuit est superbement étoilée, le petit
vent d’Est est au rendez vous, il va faire très bon sur ma terrasse et le
bouquin du moment est passionnant.
jeudi 6 mai 2010, encore une tentative le matin.

La pluie est arrivée dans la nuit par l’Est et nous avons eu droit à un
petit déluge jusqu'à ce matin. Les cuves sont pleines, le gazon est bien
arrosé et inutile d’aller vaporiser les radis qui ont eu leur dose.

Le journal est à peine ouvert que je peux le refermer…

vendredi 7 mai 2010.17H45

Depuis 15H ce jour, Raimiti est vide. La reprise avec les prochains
visiteurs est programmée pour Lundi. 2 jours pour souffler, se reposer un
peu, rattraper l’énergie perdue ces derniers temps et refaire le plein
d’ondes positives. Voilà un programme qui me convient assez bien.

Nos 6 derniers visiteurs du moment en auront profité jusqu'à la dernière
seconde, avec ce matin, une promenade jusqu'à motu Iti. Un très bon et beau
palmes-masque-tuba dans une eau vraiment plus que limpide. Une petite marche
autour du motu à la recherche de quelques coquillages et une tentative
totalement vaine pour essayer de voir quelques oiseaux alors que Castor et
Rutu pêchaient et attrapaient un requin.

Retour à la maison en fin de mâtiné suivi d’un lunch assez rapide pour
pouvoir ramener tout ce petit monde au village pour l’avion de l’après midi.
Junior a fait office de capitaine.

A 13H, débarquaient l’équipe des Top Diveurs pour un pique nique. C’est
parfois assez déconcertant avec ces gens qui viennent découvrir le Sud pour
juste une journée et avec pour but essentiel de faire les plongées
programmées. Parfois certaines de ces personnes sont totalement aveugles
pour ce qui concerne le reste. Aujourd’hui, il y avait un cas ! Déjà hier,
lors de la réservation du pique nique, j’étais prévenu qu’une personne ne
pourrait pas manger de poisson suite à un empoisonnement récent, dû au
poisson. Nous avons donc fait du spécial pour cette personne qui n’allait
pas pouvoir manger de la salade de riz au poisson et encore moins de notre
terrine poisson Raimiti. Petit plus qui dépeint très vite le personnage, vu
que cette personne ne pouvait manger du poisson, une remise sur le prix de
son pique nique aurait été appréciée !

L’équipe de plongeurs arrive donc au restaurant et Francis trouve le
non-mangeur de poisson et lui explique qu’il y a du spécial pour lui :
salade de riz au poulet et que la terrine est 100% poisson, donc à éviter.
Bien évidement il y a aussi de la salade verte, 3 grands plats de
charcuterie et des fruits. Etant assez occupé à la cuisine, je ne vois pas
trop ce qui se passe au restaurant.

Une fois le repas servi, je vais faire un petit tour au restau pour saluer
les gens. Un gars vient vers moi et me demande, suite à mon bonjour : « Vous
êtes fonctionnaire ???? »

Je trouve la question tellement grotesque que je lui réponds par
l’affirmative et lui précise que je fais partie de cette race qui travaille
moins d’une heure par jour pour gagner un maximum d’argent. Fin de la
conversation…….

Un peu plus tard, je constate que ce même gars passe derrière le bar comme
s’il était chez lui, puis se lave les mains dans le lavabo rempli de
vaisselle alors qu’une salle d’eau est à disposition à moins de 10 mètres.
Le genre de chose que, comme Dior…..j’adore !

Mathias et Nicolas arrivent un peu plus tard pour luncher. Les plats sont
pratiquement vides mais je trouve (au fond du frigidaire) de quoi les
restaurer. J’en profite pour leur demander qui est ce gars pour le moins
étrange et sans gêne qui, je l’apprends à ce moment là, est aussi notre
allergique au poisson. Une fois notre équipe repartie, Francis m’explique
qu’il a bien expliqué à cette personne qu’il y avait 2 plats qui contenaient
du poisson et qu’il devait éviter. Il a répondu à Francis qu’il allait quand
même y gouter et au final, après avoir mangé sa tranche de terrine poisson,
il a aussi « astiqué » celle de Mathias et celle de Nicolas. Il n’a pas
touché à sa salade de riz-poulet mais par contre, il a fait un sort à celle
au poisson.

Si mon grand père (grand sage, homme de la terre) était encore des nôtres,
il aurait dit : « il y a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent !
»

Tout cela n’est pas bien grave et, il en faut plus pour nous toucher, mais
je trouve assez triste ce genre d’attitude et que des gens comme cela,
puissent venir jusqu'à nous. Autrefois, Tetamanu se méritait et il fallait
être vraiment motivé pour réussir à y accéder. Cette sélection « naturelle »
ne se fait plus. Il suffit de payer pour faire un Day trip à Tetamanu ou un
séjour chez moi ou chez les autres. Parfois les gens viennent à Tetamanu
comme on irait au restaurant du coin. Il faudrait pouvoir voir le napoléon
de service qui se doit d’être là (comme à Disney land) quand ils arrivent.
Il faudrait que le courant soit toujours rentrant, il faudrait que les
requins qui se comptent par centaines soient un peu ou beaucoup plus gros,
il faudrait des toilettes publiques sur la plage, il faudrait que l’église
reste ouverte pour pouvoir la visiter en maillot de bain ou en string (comme
s’ils faisaient cela chez eux), il faudrait une buvette et un vendeur de
crèmes glacées et puis, il faudrait aussi que tout cela reste authentique
avec du soleil quand ils se baignent et des nuages quand il fait trop chaud…

S’accommoder et faire avec ce que la nature nous offre n’est pas toujours
simple, mais j’y arrive avec bonheur même si la tâche est parfois rude. Je
crois que j’ai encore beaucoup à apprendre et pense ne pas être à la hauteur
pour y arriver aussi sereinement avec la nature humaine.

Dans le groupe des derniers visiteurs partants, il y avait un couple de
Canadiens vraiment adorables. Un vrai plaisir que d’avoir des gens comme
cela, curieux de tout, toujours partants pour une découverte, toujours
contents et heureux de nos moments de partage. Ils étaient tristes de partir
et je l’étais moi aussi de les voir s’éloigner ! Voilà ce que j’aime dans ce
que je fais et pourquoi je le fais. Il faut que j’arrive à mieux repérer et
recaler les « nases ».

Une superbe nuit étoilée m’attend sur la terrasse de Tua, j’y file.
La journée de travail n’est pas finie mais tant pis, ce soir je commence par
le journal. Le temps est toujours au soleil radieux, au lagon plat et à la
cocoteraie aérée avec un petit vent d’Est salvateur.

Matinée nettoyage et jardinage pour presque tous. Ratissage des Champs
Elysées, feu de joie avec des vieux cocos et quantité de palmes sèches,
déplacement des orchidées qui vivotaient du coté de la basse cour, mais qui
ne donnaient rien. Ce soir, elles ont étés transplantées coté lagon devant
notre nouvelle cuisine où elles seront plus facile à surveiller et à
arroser. Le citronnier a été taillé, les allées ratissées et le tout a d’un
seul coup un air bien plus accueillant.

Pénurie totale d’ature pour les 2 repas quotidien de Foufou. Demain, il
mangera les derniers et Camille n’arrive pas à en pêcher en ce moment. Il va
falloir que je trouve une solution de remplacement et assez vite car notre
Foufou est devenu très difficile sur le choix de ses repas. Handicapée pose
moins de problèmes : du poisson en vrac en allant jusqu’au lézard, avec elle
la gamme est assez vaste pour toujours lui faire plaisir.

Coté jardin, les radis poussent à vue d’œil, le reste se fait attendre !

Rien de spécial du coté du village où j’ai été cet après midi récupérer des
nouveaux arrivants (que des américains). Ayant un peu de temps devant moi
avant l’arrivée de l’avion, j’en ai profité pour refaire le plein de perles
pour la boutique et compléter la collection avec des boucles d’oreilles qui
me manquaient jusqu'à présent. Faire quelques courses chez Nunu, prendre le
pain et retrouver Mathias, Aurélie et leur petite fille Mahé sur le quai
pour papoter un peu en attendant l’arrivée de nos visiteurs.

Retour très tranquille à la maison sur un lagon plat. Le temps de tout
débarquer, d’aller faire un coucou aux poules, d’arroser les radis et les
autres « invisibles », d’aller à mon tour prendre une petite douche, la nuit
était tombée.

Dernière soirée de boulot pour Elvina, elle quittera Raimiti mardi prochain.
Sa remplaçante n’arrivant que le 10 mai. En attendant, ce sera à nous de
faire le joint. Junior restera avec nous jusqu'à fin mai et si d’ici là, je
trouve un capitaine sérieux et capable d’assumer les transferts
Raimiti-village et retour, je devrais pouvoir m’en sortir mais pour le
moment, pas de capitaine en vue ! Si quelqu’un qui a cela dans son stock, je
suis très intéressé…
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