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Présentation de Raimiti
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Vendredi 26 mars, le soir.

Me voilà à Roissy CDG depuis la fin d’après midi. Je teste le Sheraton qui
est dans l’aéroport. C’est pas mal du tout. Pour une fois que je peux
déambuler dans cet aéroport sans être pressé, sans bagage et sans avoir
d’avion à prendre dans l’immédiat, je découvre une quantité de choses
nouvelles. Une véritable fourmilière qui s’active en tous sens. Je flâne
ainsi du terminal A jusqu’au G, passe un moment à regarder le flot humain
qui galope vers la gare SNCF qui pour une fois n’est pas en grève, tente de
repérer un restaurant pour plus tard……. Le vrai touriste glandouilleur !

Finalement, je passe une excellente soirée à CDG.

Un bon restaurant m’a aidé à clôturer ce séjour Européen. Le Pinot Noir
était excellent et je l’ai dégusté avec une pensée particulière pour mon
neveu Amaury qui a 18 ans ce jour.

Samedi 27 mars.

En vol toute la journée pour arriver vers 15H à Los Angeles. Il fait beau,
bon et doux. Tonton J.Louis et Tatie Suze sont à l’arrivée ; ils vont me
conduire à l’hôtel. Je vais loger à la même adresse qu’à l’aller. C’est la
boucle qui se boucle, cela commence à vraiment sentir la fin des vacances.

Fin d’après midi tranquille à l’hôtel. J’ai juste fait un saut au super
marché du coin d’où je suis revenu avec une grosse barquette de fraises. Le
décalage horaire et le sommeil ont eu raison de moi, je m’écroule dans mon
super lit king size grand luxe pour une nuit non stop de gros dodo.

Dimanche 28 mars.

Réveil synchronisé avec le petit matin qui se lève. De mon balcon, une vue
imprenable sur la ville qui s’éveille doucement. La chambre étant équipée
d’une machine à café et de tout un choix de capsules, je peux commencer ma
dégustation. La robe de chambre est des plus moelleuse et comme je n’arrive
pas trop à décider où je suis le mieux, je navigue pas mal entre la chaise
longue de la terrasse et les plongeons réguliers que je fais dans le lit si
douillet qui me tend les bras. Un vrai gamin !

Gamin……. qui a 54 ans aujourd’hui et qui est vraiment décidé à se faire
plaisir.

Je suis dans les premiers à l’ouverture d’Universal Studios, je vais en
profiter et m’y amuser jusqu’en début d’après midi. Moi qui aime le cinéma,
je suis aux anges. Raconter cette demie journée serait bien trop long, mais
franchement c’est à refaire et avec plus de temps. Retour a l’hôtel avec un
taximan Arménien super fan d’Aznavour et dont le CD passait presque à fond.
Un gars plus que sympa qui m’a fait passer à l’avant de la cabine avec lui
et qui m’a même donné l’autorisation de fumer à bord alors qu’Aznavour
chantait « la bohème ». Comme le courant est vite passé entre nous, il m’a
ramené par les petits chemins tout en me faisant une visite guidée des
lieux. Stop magnifique au musée de la fondation Paul Getty. Voilà une autre
visite qui demande du temps que je n’avais hélas pas, mais l’adresse est
retenue pour une prochaine fois.

A 17H, Tonton J.Louis et la Suze m’ont récupéré à l’hôtel pour m’emmener
passer la soirée dans un endroit magique, planté sur les bords du Pacifique.
En compagnie de mes 2 hôtes et de 2 autres V.I.P, la soirée s’est écoulée
dans un cadre hors du temps et de la réalité. Tout comme dans un film, j’ai
fait un délicieux plongeon dans le décor et l’ambiance des années 1930- 40.
Pour les voyageurs curieux et les nostalgiques de l’art du passé, si cela
vous est un jour possible, n’hésitez pas à faire une visite à « La Casa Del
Mar » à Santa Monica , un hôtel-restaurant (classé monument historique) hors
du temps qui vaut vraiment le détour.

Lundi 29 mars.

Matinée passée dans ma chambre d’hôtel où j’ai repris ma valse hésitante
entre le transat et le lit. Je profite au maximum de cet étalage de luxe
avant de retrouver ma Suite Royale de Raimiti.

17H, après avoir passé la douane et les formalités de sécurité où par 2 fois
les contrôleurs m’ont souhaité un bon Anniversaire, c’est avec une bonne
heure de retard que nous quittons LAX pour le dernier tronçon de ce voyage
retour.

Mardi 30 mars.

Arrivé à Moorea très tôt ce matin, j’ai pu retrouver ma petite famille dés
le réveil. Maluha et Ava-Iti sont en pleine forme même si un peu enrhumées.
Patea ne rentrera que demain, il travaille avec une équipe de Canal + sur un
film aux Australes.

La chaleur est au rendez vous, j’ai presque du mal à croire qu’il y a juste
3 jours, je quittais le chalet de Florian sous une tempête de neige.

Demain midi, la boucle sera vraiment bouclée avec le vol Air Tahiti qui me
ramènera à la maison.

Petite soirée calme et bien tranquille chez Maluha. Les filles sont de
sortie chez une copine et j’ai préféré rester à la maison craignant le coup
de barre possible, dû au décalage horaire.

mercredi 31 mars 2010, 11H.

Retour à l’aéroport de Tahiti-Faaa, dans une petite heure, j’embarquerai
pour Fakarava.

J’ai passé une très bonne nuit chez Maluha même si son lit n’a rien de
comparable avec celui de Lax. Aucun trouble de sommeil, ni réveil en pleine
nuit, dû au décalage horaire. Le stop en Californie a été vraiment efficace
et c’est en pleine forme que je rentre à la maison.

Je pense pouvoir, dés ce soir, me rebrancher sur mon internet « haut débit
des îles » et pouvoir vous envoyer les journaux en retard ainsi que quelques
photos illustrant cette petite promenade à travers notre si belle planète.

Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps de rendre visite à certains
d’entre vous et pourtant………….. J’aurais bien aimé ! Ce sera pour la
prochaine fois et je ferai mon possible pour que cette prochaine fois ne
soit pas trop longue à venir.

Pas de journal depuis plusieurs jours. Les vacances passent si vite et, me
voilà presque prêt pour la dernière étape qui va me ramener à la « maison ».

Après Vesoul, nous sommes allés, Florian et moi, nous promener du coté de
Bourg St Maurice pour retrouver des grands amis de Tahiti que je n’avais pu
vu depuis 8 ans. Pas grand-chose à dire de cette petite parenthèse d’à peine
1 nuit en pays Savoyard où nous n’avons pas eu le temps de jouer aux
touristes. Mais franchement, c’est sans l’ombre du moindre regret et je
pense que l’occasion de visiter la Savoie se représentera. Difficile de
raconter nos retrouvailles, après tant de temps, les années et les rides en
plus, sans omettre des vies, des joies, des soucis, des quotidiens
obligatoirement différents et pourtant…… on se retrouve……… et c’est, comme
si c’était hier que nous nous étions quittés. Je résumerai cette grande
étape si courte dans le temps par 3 mots : « Je vous aime. »

Retour en Suisse, pour repartir avec Pascal (le filleul de Florian) dans le
canton du Valais avec comme thème déclaré : le ski !

2 jours pleins de soleil et de ski, du matin au soir avec juste quelques
pauses « chez Simon ». Un refuge au milieu des pistes où l’assiette
Valaisanne et le Pinot noir étaient incontournables. Le domaine des 4
vallées propose 450 KM de pistes. Inutile de vous dire que je n’ai pas eu le
temps de faire le parcours complet.

2 jours de bonheur, de glisse, de quelques chutes, de bon vin, de grand air
pour parfaire le plein d’énergie et d’ondes, on ne peut plus positives.

Les parents de Pascal sont venus nous rejoindre en fin de journée (J.Pierre
et Monique), voilà des remèdes parfait pour animer les soirées et même les
milieux de nuit. Si je devais raconter par le détail, les péripéties de la
nuit, mon journal serait insuffisant. Il y avait matière à faire un livre à
la Stephen King. Juste pour la petite histoire : à 2H45, alors que nous
commencions tous à dormir sérieusement, les alarmes de leur 3 téléphones
portables se sont affolées les unes après les autres pour signaler (volume
maximum), qu’il y avait une effraction dans leur maison (distante à presque
2 heures de route de là où nous étions).L’une des sonneries répétant sans
cesse un « maison » à la façon E.T, le réveil fut assez impressionnant.
Branle bas de combat dans le chalet où régnait une certaine nervosité
jusqu'à ce que leur autre fils aille contrôler la maison pour constater que
tout était OK et en ordre, comme il se dit ici.

Je pensais qu’ensuite, nous allions peut être dormir un peu, mais J.Pierre,
devant avoir un peu de mal à retrouver le sommeil, a eu l’excellente idée de
suggérer à très haute voix ( pour que tout le monde puisse profiter de sa
profonde réflexion ) alors que chacun avait retrouvé son lit, que l’alarme
s’était sûrement mise en route parce qu’une des tortues en hibernation (dans
la maison) avait dû se réveiller et sortir la tête du bac dortoir ! Il n’en
fallait pas plus pour qu’une discussion intense et âpre s’ouvre sur ce débat
de savoir si oui ou non, une des Carolines pouvait être responsable de ce «
merdier ». En tant que Français, l’histoire m’a toujours appris que les
Helvètes étaient des gens neutres. Je peux vous affirmer du contraire et
qu’il peut suffire de l’hypothétique réveil d’une tortue en pleine nuit,
pour friser la déclaration d’une guerre familiale.

Au petit matin, tout le monde ronflait tranquillement et pensait faire une
mini grasse matinée, mais, c’était sans compter sur le Franco-Polynésien qui
voulait profiter au maximum de cette dernière journée de neige. C’est aux
aurores, les traits un peu tirés que toute la famille a dû se lever. Nous
étions avec les premiers sur les pistes pour une nouvelle et dernière
journée de glisse.

Aujourd’hui jeudi, c’est la fin du séjour en Suisse, nous sommes allés
passer une partie de la journée chez Pascal dans son restaurant. Suite à une
chute à ski d’hier (il a sûrement mal dormi la nuit d’avant) qui se solde
par une côte fêlée et qui risque de l’handicaper pas mal dans son travail.
L’idée était de venir chez lui pour lui donner un coup de main aux travaux «
lourds », mais nous sommes arrivés un peu tard et, il n’y avait plus
grand-chose à faire sinon de partager le repas de midi avec lui et sa petite
famille.

Si vous passez en Suisse, la halte gastronomique en vaut la peine. Allez à
cette adresse : Pascal Mercier, Restaurant du Cerf à Saint Cierges : tel. :
021 905 45 39

Et présentez vous de ma part. Vous ne devriez pas regretter le bon moment
qui vous attend. Toutefois, si vous ne voulez pas d’histoires, évitez de
demander si le problème alarme-tortue est réglé…..

Lundi 15 mars.

Depuis 2 jours, le soleil tente de se montrer par moment, même si les nuages
restent largement majoritaires. La neige commence à fondre dans la vallée et
le mercure remonte doucement. Rien d’affolant, mais en milieu de journée,
nous frôlons les + 5° dans la vallée. Cela n’empêche pas les chutes de neige
quasi quotidienne et le renouvellement du frais tapis blanc autour du chalet
où la température reste négative.

Ce matin, j’ai fait la connaissance d’un nouvel habitant du jardin, que même
Florian ignorait. Au pied d’un gros pied d’osier, à moitié enfoui sous la
neige, réside une hermine qui est venue prendre l’air à la surface alors que
je dégustais mon café en plein air sur la terrasse par moins 1°. Quel
plaisir que d’avoir pu observer longuement ce superbe petit animal !

Vendredi 19 mars.

Le mercure remonte doucement et sûrement la pente, il me semble que les
journées passent plus vite. Je commence à penser à mon départ qui se
rapproche alors que maintenant, la neige fond à vive allure.

Ces derniers jours, nous sommes allés en France jusqu’à Vesoul. Et oui, je
devais y rencontrer des amis, les « Yoclo » qui ont investi dans le fare «
Yoclo », premier fare à être construit du coté Tua. La vie prenant parfois
des directions inattendues et pas forcement désirées, ils aimeraient pouvoir
se libérer de ce morceau de rêve dont ils ne profitent pas comme souhaité.

Cela m’a donné l’occasion de découvrir cette région de France où je n’avais
jamais mis les pieds. Mes connaissances sur Vesoul se limitaient à une
chanson de Jacques Brel et dés le départ, j’avais quelques doutes sur cette
destination, pas spécialement réputée pour sa vocation touristique. Je
craignais donc le pire et je n’ai pas été déçu !

Après avoir quitté la Suisse, nous sommes entrés en France par le
département du Doubs. Drôle de coin de petites montagnes et vallées où
presque tous les villages finissent en OUX. Dans le Doubs, il y a La Cluse
et Mijoux, Verrière de Joux, St Amant sur Houx, La Rive des Hiboux et bien
d’autres. Nous sommes arrivés à Besançon un peu sur les genoux.

Besançon, j’ai rarement vu un coin aussi moche et sale. L’arrivée dans la
ville est spectaculaire avec d’immenses bâtisses abandonnées, plus ou moins
sur le point de s’écrouler et taguées en tous sens.

Pause café du coté de la gare, dans un bistrot à l’image du reste de la
ville. Si le bistrot n’est pas spécialement propre et le patron pas
franchement accueillant, une mention spéciale est à décerner pour les WC
avec des toilettes comme il n’en reste plus beaucoup, même en Turquie. Un
petit lavabo minable et crade à souhait avec le pain de savon transpercé par
le milieu, fixé et boulonné à une barre métallique. Le savon devait être
jaune canari au commencement de sa longue carrière mais, la crasse collée
dessus au fil du temps, demande une observation approfondie pour retrouver
la couleur d’origine. Inutile de chercher un essuie main ou du papier
toilette, ils n’en sont pas encore à ce stade de l’évolution…

Nous avons quitté cette charmante ville pour la destination finale : Vesoul.

Fini les creux et les vallons, imaginez une immense plaine, pleine de vide.
La désolation totale. Même les champs ne sont pas labourés, ils sont tout
râpés et recouverts d’une herbe jaunie où visiblement seul l’élevage des
taupes à l’air de fonctionner. Même les corbeaux ont désertés la région.

Concernant Vesoul, rien à ajouter à ce qu’en dit Brel. Ce qui est sûr, c’est
qu’en aucun cas, je pourrais y vivre. Toutefois, si vous deviez y passer, je
vous recommande le Jeudi : jour de marché. Il est important, très bien
achalandé et j’ai bien aimé, même si parfois il a plus des allures, des
airs, des senteurs et des couleurs de souk que d’un marché de France.

Nous avons été reçus « Royalement » par nos amis. La chaleur de leur accueil
et leur gentillesse ont rapidement effacé le sentiment assez négatif laissé
par la traversée de cette région pour le moins « tristounette ».

Retour au chalet par un autre chemin bien plus beau, même si, un peu plus
long. Vesoul, Montbeliard, Audincourt, Pont de Roide, St Hippolyte, Maiche,
Charquemont, La Chaux de Fonds puis Neuchâtel.

Le paysage, les montagnes, vallées, forets, vieux villages pittoresques et
lacs entre Maiche et La chaux de Fonds : une balade vraiment superbe à faire
et un coin à découvrir.

Pas de journal hier, il faisait bien trop froid. Le Maraamu local appelé
Bise a soufflé bon train toute la journée et franchement, ce n’était pas un
jour idéal pour mettre le nez dehors. Le record de froid a été atteint avec
un moins 39,8° dans un autre canton Suisse un peu plus au Nord. Même mes
congélateurs de Raimiti ne savent pas faire des températures aussi basses.

A part ça, je commence à m’intéresser aux coutumes locales, au mode de vie
de ce Fenua et par conséquence, à essayer d’approfondir mes connaissances
anthropologiques des indigènes de la confédération.

Ces derniers étaient appelés aux urnes et viennent de voter au niveau
Fédéral (toute la Suisse), ils devaient se prononcer sur une nouvelle loi
qui proposait que tous les animaux (les mécontents) puissent avoir recours
et prendre les services d’avocats pour assurer leurs droits.

La proposition a été rejetée par le peuple à 70% !

Je ne ferai aucun commentaire sur cette belle et drôle d’idée, même si elle
me fait sourire. Par contre, elle m’oblige à m’interroger sur le
raisonnement et les motivations des humains ainsi que sur l’immense océan ou
désert d’incompréhension qui sépare ces humains, selon qu’ils vivent ici ou
là, sur notre petite planète.

Je crains qu’il n’y ait encore beaucoup de route à faire pour tous avant
d’arriver à une prise de conscience planétaire où l’homme comprendrait où
est sa vraie place et comment vivre en harmonie et respect avec non
seulement les autres humains, mais aussi les animaux, ainsi que la nature et
notre support vital qu’est la Terre.

Tout cela me paraît tellement plus facile, naturel et simple à appliquer sur
notre petit motu perdu. Nous n’y parlons pas beaucoup de toutes ces choses
qui posent toutes ces interrogations aux « civilisés » car nous sommes
totalement immergés dans un environnement où la nature, les animaux et les
humains se fondent, où chacun trouve sa place, où l’homme est totalement
conscient que la seule et vraie richesse est là, omniprésente dans chaque
chose, allant du morceau de corail à la fragile fleur de tipanier et en
passant par toute la gamme de vie du motu.

Le doux rêveur que je suis ne cesse d’aller d’étonnements en surprises. Je
ne sais pas qui a raison, mais quel décalage pour moi.

Mes réconfortantes rencontres du jour : une biche, sur le bas coté d’un
chemin au détour d’un virage qui était tout aussi surprise et étonnée que
moi de cette rencontre insolite. Pas affolée du tout, elle est restée un bon
moment à me regarder alors qu’une vingtaine de mètres nous séparait. Plus
tard, j’ai pu admirer deux renards jouant au milieu d’une prairie enneigée.
Bien sûr, je n’avais pas pris l’appareil photo !

Les montagnes d’en face sont maintenant noyées dans la brume, la nuit arrive
doucement sur les pentes blanches et la chaleur rassurante du chalet
m’invite à abandonner toute activité, sauf peut être, celle d’ouvrir une
bouteille de vin rouge pour une petite dégustation.
Mon séjour au Pays Basque s’est achevé hier.

Petite parenthèse : avant de quitter le pays Basque, nous, (Reine Amidala,
Princesse Leia et moi) avons passé une partie de la dernière journée en «
safari photos » à traquer la faune locale. Superbe vol de cigognes, quelques
rapaces au détour d’un bois et…….. cerise sur le gâteau, visite d’un marais
supposé héberger moult ragondins. La recherche de l’animal fut longue et
même désespérante. Sur le chemin du retour, quelques crottes du propriétaire
tant recherché ranimèrent nos espoirs et à défaut de voir l’animal, je me
contentais de photographier ses déjections. Mais, nous étions du bon coté de
la force et dans les dernières minutes de notre safari, un jeune Ragondin a
eu la bonté de se montrer avec bonne grâce et de me laisser le temps de
faire quelques clichés.

Dimanche 14H. Laissant derrière moi l’océan Atlantique, les mimosas en
fleurs, le soleil et ma petite famille que j’ai quitté à regret. Une heure
d’avion plus tard, nous atterrissions à Genève dans la grisaille et avec
seulement, 1 seul petit degré sur le thermomètre.

Florian était à l’aéroport pour récupérer le Robinson en vadrouille. Suite
du voyage avec une petite heure de voiture le long du lac Léman, puis, le
dernier tronçon de la balade dans un petit train à crémaillère pour
débarquer à destination finale, dans un paysage de montagnes totalement
recouvert de coton et de ouate. Le petit chalet de Florian est situé dans un
coin perdu, loin des routes, du monde, au milieu des sapins et uniquement
accessible (à cette saison) par la marche à pied dans la neige ou avec le
petit train qui passe presque toutes les heures, du lever au coucher du
soleil.

Température assez basse à l’arrivée chez Flo où le thermomètre affichait
joyeusement moins 8°. J’ai quand même mis un petit moment pour cesser de
trembler et claquer des dents. Le bon feu de cheminée a été très
réconfortant pour retrouver une température de surface corporelle acceptable
et, la fondue au fromage qui suivait a su rallumer le feu intérieur de ma
carcasse mise à rude épreuve.

Une chose est sure, ce ne sont ni les moustiques, ni les nonos qui risquent
de m’ennuyer les prochains jours. Pour quelqu’un qui aime les extrêmes, je
suis assez bien servi.

Après une première nuit passée dans la chaleur douillette et rassurante du
chalet, réveil ce matin avec un beau ciel bleu et aussi un thermomètre qui
reste largement dans le négatif. Première promenade autour du chalet. Mis à
part le nez et les oreilles gelés, les narines qui coulent, les yeux qui
pleurent, les mains qui n’obéissent plus tant tout est froid et sans oublier
un équilibre du corps qui ne correspond plus tout à fait aux lois
habituelles et qui demande un temps d’adaptation : c’était tout simplement
superbe.

Après midi passé à marcher au bord du lac où l’on a frôlé le zéro degré et
presque le + 1, c’était pratiquement la canicule !

Promenade pédestre où j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver : canards,
cygnes et autres oiseaux d’eau. J’ai bien pensé à mon Foufou et à Handicapée
!

Plus tard, courses alimentaires dans un grand magasin où je n’avais pas
assez de mes yeux pour voir cette surproduction et ces étalages incroyables
de « bouffe » en tous genres. Il doit être très difficile de mourir de faim
dans ce pays !

Retour « at home » sans oublier de prendre le petit train à crémaillère pour
la dernière étape de cette sortie. Entre temps, la bise (vent glacial) est
arrivée et je suis ravi d’être bien au chaud au chalet. Aucun risque de
sortie nocturne pour moi ce soir !

Le soleil reste fidèle au rendez-vous et si, il fait un peu frais le matin,
les journées sont particulièrement douces et agréables. Difficile de croire
qu’il y a juste 3 jours, une tempête meurtrière balayait une partie de la
France.

Je commence à m’habituer au rythme de vie des indigènes du cru et à leurs
coutumes. Mais franchement, je ne crois pas que ce genre de vie pourrait me
convenir et m’apporter le bonheur que m’apporte la vie sur mon motu perdu.
Tout est trop différent ici, et pourtant, même s’il y a tout et que l’on
trouve de tout, j’ai l’impression qu’il manque l’essentiel, alors que, sur
notre petit morceau de corail perdu au bout du monde et au milieu de l’océan
et où il n’y a rien, l’essentiel y est palpable.

La cure de vie en famille est un vrai bonheur. Des moments hélas trop rares,
mais dont je profite au maximum.

A la levée du courrier de ce matin, un mail de Raimiti m’apprend que tout va
et se passe bien. Que madame Canard est devenue maman cane et que nous avons
maintenant 6 nouveaux bébés coin-coin. La famille s’agrandit. Pour le reste
et les autres âmes, tout a l’air d’aller pour le mieux.

Dimanche prochain, sera la fin de cette étape Basque. Ensuite direction
l’Helvétie ou les températures risquent d’être revues a la baisse.
Nous voilà tout juste de retour à Biarritz après une petite escapade de 24H
dans les Pyrénées. Nous avions prévu de ne rentrer que demain, mais une
alerte tempête avec des possibles coups de vent a 140 K/H nous a décidé de
rentrer aujourd’hui. Superbe journée de ski hier avec Corinne et Amaury. La
transition plage, cocotiers et chaleur tropicale avec celle de la montagne,
des pentes enneigées, du froid, de l’habillement hivernal qui consiste à
tout protéger de la tête aux pieds : voilà qui avait de quoi ravir mon goût
des extrêmes. Le petit arrêt pour le casse croûte du midi à la terrasse d’un
refuge loin de tout, au milieu de la neige et des sapins, la tête au soleil,
les fesses sur un banc et les pieds dans la neige restera dans ma mémoire
pour longtemps.

La journée fut ensoleillée, reposante, glissante, énergisante, familiale et
débordante de bonnes ondes. Que demander de plus !

Retour à Biarritz en début d’après midi où les gens se préparent à l’arrivée
de la tempête annoncée pour la nuit prochaine. La météo parle de vents
pouvant aller jusqu'à 160 KM/H dans les Pyrénées.

Pas le temps de défaire les sacs que le téléphone sonnait avec, à l’autre
bout du fil, ma fille Maluha un peu inquiète qui m’annonçait que la
Polynésie était en alerte tsunami suite au tremblement de terre du Chili.
Etant dans une zone à risque, à 3 heures du matin chez eux, après avoir été
réveillés par les sirènes d’alarme, ils préparaient en vitesse leurs
affaires pour ensuite, gagner les hauteurs de l’île. Elle me rappellera une
fois l’alerte levée.

Maluha a pu avertir Junior à Raimiti qui aura sûrement dû faire évacuer le
coté récif en pleine nuit si nous y avons du monde. On peut dire qu’ici
comme le bas, la météo nous gâte !

Suite au prochain épisode…

La tempête est passée et nous avons eu la chance de n’en ressentir, que les
effets extérieurs en restant assez « au large » de la dépression. Elle a été
bien plus violente dans d’autres endroits comme la Vendée et les
départements voisins. Depuis ce matin, le soleil est de retour sur le pays
Basque et il fait presque bon.

Du coté de Tahiti, le Tsunami annoncé est passé sans faire de dégâts. Si à
Moorea, ils ont pu constater une baisse du lagon avant l’arrivée de l’onde
maudite, du côté de Fakarava, rien n’a été visible. Donc pas de bobo, aucune
casse et bientôt, vu le rythme assez rapproché des alertes, la population va
devenir « pro » dans l’organisation des fuites vers les hauteurs
salvatrices.
Lundi 22 février, 22H.

A 8h et des poussières, notre avion d’ATN nommé « Moorea » se posait à CDG
dans les brumes et un gris total. Seulement 6° à l’extérieur, je vous assure
que le premier contact est assez saisissant et finalement, pas si
désagréable que ça. A 9H, je m’engouffrais dans un TGV qui partait sur
Bordeaux. TGV chauffé à mort où j’ai dû me déshabiller un peu avant la
suffocation qui me menaçait. Entre Bordeaux et Biarritz, j’ai eu droit à un
autre train, très déglingué, sale, n’allant pas vite et s’arrêtant dans
chaque village, ou presque. Encore plus surchauffé que le TGV, c’était assez
« craignos » et il a fallu faire un arrêt d’urgence en pleine campagne pour
faire évacuer, par les pompiers du coin, une personne qui avait perdu
connaissance. Je suis certain que la chaleur à l’intérieur du train devait
en être plus ou moins responsable.

Ce n’est qu’en fin d’après midi que je suis arrivé à destination où mère,
Reine Amidala de Biarritz m’attendait.

Me voilà maintenant arrivé et posé à Anglet pour quelques jours. Il est 23H,
et pas la moindre fatigue ni le moindre bâillement à l’horizon. J’espère
pouvoir dormir et surtout me remettre assez rapidement du décalage horaire.
Par la fenêtre de ma chambre, je distingue la lune qui est en plein dans son
milieu : sûrement que de l’autre coté de la planète, l’ami Varo aura été «
titiller » quelques langoustes.

Mardi 23 février, très tôt dans la nuit du 24.

Si la première nuit passée en pays de Gaule Aquitaine n’a pas été perturbée
par le décalage horaire, c’est nettement moins top pour cette seconde nuit.
Depuis 2 heures du matin, impossible de fermer l’œil et je suis totalement
réveillé, frais et dispo. Si j’avais la pompe et le produit du jardinier de
LAX, j’irai bien passer un coup de peinture verte sur le gazon un peu
tristounet en bas de l’immeuble.

Malgré les complications dues à la grève des aiguilleurs du ciel, ma sœur,
Princesse Leia est arrivée du Congo avec seulement quelques heures de retard
sur le programme initial. Elle est arrivée avec sa fille Méline. Son fils
Amaury qui était chez des copains est, lui aussi, rentré au bercail. Voilà
donc la tribu réunie presque au complet chez la reine mère. Retrouvailles
toujours émouvantes et chaleureuses, il est assez rare que nous nous
retrouvions ainsi, il n’y a plus qu’à profiter de ce temps qui nous est
offert et en général c’est une chose que nous savons très bien faire.

Quelques photos de LAX et de mon peintre de pelouse….

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