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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

Nouvelle journée de grand soleil et de grand beau avec toujours le même
petit vent d’Est qui rafraichit le motu, mais énerve le lagon, dés que l’on
s’éloigne un peu de la côte. Pas moins de 12 arrivées ce jour pour seulement
5 départs, ce soir Raimiti affiche presque « full ».

Je commence à retrouver mes marques même si toujours un peu noyé dans la
paperasse où j’ai du mal à me mettre à flots ainsi que pour les commandes à
préparer.

Nos nouveaux arrivants : des chinois de Tahiti, des chinois de Honk Kong et
des Américains style « King size ». Nous allons avoir de quoi nous occuper
les prochains jours !

Le journal sera très court ce soir puisque je suis en salle avec Elvina pour
le service.
Pas de journal hier, la reprise de ma petite vie au paradis m’occupe plus
que prévu et il me faudra bien quelques jours pour me mettre à flot de
toutes les choses en instances à régler.

Teaki est de nouveau avec nous et d’après sa mémé, il attendait mon retour
avec impatience. Il a vite retrouvé ses petites habitudes, ses jeux préférés
et sa moto de Biarritz a été 3 fois démontée et remontée dans la journée.
Bientôt, c’est les yeux bandés qu’il pourra faire l’opération.

Le jeu de société envoyé pour Noel par Colette et Edouard à son intention
est finalement bien arrivé à destination, mais….pour Pâques ! Je sens que
nous allons assez rapidement devenir incollables sur toutes les dynasties de
la haute et basse Egypte sur plusieurs millénaires.

Je pensai faire quelques courses « urgentes » au village hier, mais j’avais
juste oublié que nous étions vendredi Saint, jour férié et en plus, dans le
fief des catholiques des Tuamotu. En décodé : tout était bouclé, fermé et
sans vie mis à part du coté de l’église. J’ai tout de même tenté ma chance
de trouver Nunu qui était dans l’église entrain de faire lecture à ses
copines de l’épitre de Paul aux Corinthiens alors que le « père » de
passage, en plein air et assis a l’ombre d’un flamboyant, confessait ses
ouailles en attente de pardon divin.

Bien décidé à rencontrer Nunu, j’ai pris ma place avec les autres pénitents,
assis sur un banc qui était pas trop loin mais sans être à portée de voix de
notre St Louis de passage qui donnait l’absolution aux repentis.

Bien évidemment, cette scène se passant à moins de 15 mètres de l’avenue
principale du village, les quelques passants en errance n’ont pu rater ma
présence pour le moins inhabituelle dans ce coin. J’imagine aisément les
commentaires qui risquent de suivre, du genre : « Vous savez, ce pauvre Eric
est tombé dans la religion, je savais que ses affaires marchaient mal, mais
pas à ce point. Il attendait son tour pour aller à confesse et en paréo en
plus !

Finalement, Nunu a pu finir sa lecture Sainte avant que mon tour de confesse
n’arrive et elle a bien voulu aller m’ouvrir le « shopping center » où j’ai
pu faire une bonne partie de mes emplettes urgentes. Merci Seigneur !

Aujourd’hui, je n’ai pas bougé de Raimiti où j’ai pu avancer dans mes mises
à jour. Ce n’est pas encore totalement OK mais, je commence à y voir plus
clair.

Le salon de coiffure Raimiti a du ouvrir cet après midi pour un
rafraichissement urgent de la tignasse de Junior. Que cela est triste pour
moi, d’avoir eu à couper autant de beaux cheveux qui me font si cruellement
défaut.

Top Dive (Mathias) est là jusqu'à demain matin, il y a des plongeurs Raimiti
et de passage. 9 personnes à nourrir ce soir et demain, il en arrivera
presque autant. Junior et Elvina s’activent aux fourneaux. Après la séance
coiffure, je vais maintenant passer à celle de la couture pour tenter de
réparer une fermeture éclair récalcitrante de la combinaison de plongée de
Mathias.

J’avais vite oublié à quel point, la vie ici, est riche d’activités les plus
diverses et parfois insoupçonnables. Mais le Mike Giver est de retour sur le
motu…
Vendredi 26 mars, le soir.

Me voilà à Roissy CDG depuis la fin d’après midi. Je teste le Sheraton qui
est dans l’aéroport. C’est pas mal du tout. Pour une fois que je peux
déambuler dans cet aéroport sans être pressé, sans bagage et sans avoir
d’avion à prendre dans l’immédiat, je découvre une quantité de choses
nouvelles. Une véritable fourmilière qui s’active en tous sens. Je flâne
ainsi du terminal A jusqu’au G, passe un moment à regarder le flot humain
qui galope vers la gare SNCF qui pour une fois n’est pas en grève, tente de
repérer un restaurant pour plus tard……. Le vrai touriste glandouilleur !

Finalement, je passe une excellente soirée à CDG.

Un bon restaurant m’a aidé à clôturer ce séjour Européen. Le Pinot Noir
était excellent et je l’ai dégusté avec une pensée particulière pour mon
neveu Amaury qui a 18 ans ce jour.

Samedi 27 mars.

En vol toute la journée pour arriver vers 15H à Los Angeles. Il fait beau,
bon et doux. Tonton J.Louis et Tatie Suze sont à l’arrivée ; ils vont me
conduire à l’hôtel. Je vais loger à la même adresse qu’à l’aller. C’est la
boucle qui se boucle, cela commence à vraiment sentir la fin des vacances.

Fin d’après midi tranquille à l’hôtel. J’ai juste fait un saut au super
marché du coin d’où je suis revenu avec une grosse barquette de fraises. Le
décalage horaire et le sommeil ont eu raison de moi, je m’écroule dans mon
super lit king size grand luxe pour une nuit non stop de gros dodo.

Dimanche 28 mars.

Réveil synchronisé avec le petit matin qui se lève. De mon balcon, une vue
imprenable sur la ville qui s’éveille doucement. La chambre étant équipée
d’une machine à café et de tout un choix de capsules, je peux commencer ma
dégustation. La robe de chambre est des plus moelleuse et comme je n’arrive
pas trop à décider où je suis le mieux, je navigue pas mal entre la chaise
longue de la terrasse et les plongeons réguliers que je fais dans le lit si
douillet qui me tend les bras. Un vrai gamin !

Gamin……. qui a 54 ans aujourd’hui et qui est vraiment décidé à se faire
plaisir.

Je suis dans les premiers à l’ouverture d’Universal Studios, je vais en
profiter et m’y amuser jusqu’en début d’après midi. Moi qui aime le cinéma,
je suis aux anges. Raconter cette demie journée serait bien trop long, mais
franchement c’est à refaire et avec plus de temps. Retour a l’hôtel avec un
taximan Arménien super fan d’Aznavour et dont le CD passait presque à fond.
Un gars plus que sympa qui m’a fait passer à l’avant de la cabine avec lui
et qui m’a même donné l’autorisation de fumer à bord alors qu’Aznavour
chantait « la bohème ». Comme le courant est vite passé entre nous, il m’a
ramené par les petits chemins tout en me faisant une visite guidée des
lieux. Stop magnifique au musée de la fondation Paul Getty. Voilà une autre
visite qui demande du temps que je n’avais hélas pas, mais l’adresse est
retenue pour une prochaine fois.

A 17H, Tonton J.Louis et la Suze m’ont récupéré à l’hôtel pour m’emmener
passer la soirée dans un endroit magique, planté sur les bords du Pacifique.
En compagnie de mes 2 hôtes et de 2 autres V.I.P, la soirée s’est écoulée
dans un cadre hors du temps et de la réalité. Tout comme dans un film, j’ai
fait un délicieux plongeon dans le décor et l’ambiance des années 1930- 40.
Pour les voyageurs curieux et les nostalgiques de l’art du passé, si cela
vous est un jour possible, n’hésitez pas à faire une visite à « La Casa Del
Mar » à Santa Monica , un hôtel-restaurant (classé monument historique) hors
du temps qui vaut vraiment le détour.

Lundi 29 mars.

Matinée passée dans ma chambre d’hôtel où j’ai repris ma valse hésitante
entre le transat et le lit. Je profite au maximum de cet étalage de luxe
avant de retrouver ma Suite Royale de Raimiti.

17H, après avoir passé la douane et les formalités de sécurité où par 2 fois
les contrôleurs m’ont souhaité un bon Anniversaire, c’est avec une bonne
heure de retard que nous quittons LAX pour le dernier tronçon de ce voyage
retour.

Mardi 30 mars.

Arrivé à Moorea très tôt ce matin, j’ai pu retrouver ma petite famille dés
le réveil. Maluha et Ava-Iti sont en pleine forme même si un peu enrhumées.
Patea ne rentrera que demain, il travaille avec une équipe de Canal + sur un
film aux Australes.

La chaleur est au rendez vous, j’ai presque du mal à croire qu’il y a juste
3 jours, je quittais le chalet de Florian sous une tempête de neige.

Demain midi, la boucle sera vraiment bouclée avec le vol Air Tahiti qui me
ramènera à la maison.

Petite soirée calme et bien tranquille chez Maluha. Les filles sont de
sortie chez une copine et j’ai préféré rester à la maison craignant le coup
de barre possible, dû au décalage horaire.

mercredi 31 mars 2010, 11H.

Retour à l’aéroport de Tahiti-Faaa, dans une petite heure, j’embarquerai
pour Fakarava.

J’ai passé une très bonne nuit chez Maluha même si son lit n’a rien de
comparable avec celui de Lax. Aucun trouble de sommeil, ni réveil en pleine
nuit, dû au décalage horaire. Le stop en Californie a été vraiment efficace
et c’est en pleine forme que je rentre à la maison.

Je pense pouvoir, dés ce soir, me rebrancher sur mon internet « haut débit
des îles » et pouvoir vous envoyer les journaux en retard ainsi que quelques
photos illustrant cette petite promenade à travers notre si belle planète.

Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps de rendre visite à certains
d’entre vous et pourtant………….. J’aurais bien aimé ! Ce sera pour la
prochaine fois et je ferai mon possible pour que cette prochaine fois ne
soit pas trop longue à venir.

Et voilà, j’ai retrouvé mon petit monde de Raimiti avec bonheur depuis hier,
fin d’après midi. Tout y est comme je l’ai laissé : Foufou, handicapée, les
2 chiens complètements dingues de me retrouver, les lapins, poules et
canards. Cela me fait vraiment tout drôle de retrouver ce micro-monde alors
que mon esprit est encore en vadrouille. Il faut dire que ces vacances
auront été riches en émotions, en couleurs, en odeurs, en sensations
diverses, en bonheurs variés, en bonne nourriture, en bons vins, en
températures parfois limites pour moi, bref, en plein de bonnes et belles
choses que je vais maintenant avoir le temps d’ingurgiter et de revivre lors
de mes soirées solitaire sur ma terrasse et sous les étoiles.

Junior et Elvina se sont débrouillés comme des chefs, rien a dire sinon
qu’ils ont su assurer pendant mon absence.

Coté personnel, pour le moment, il ne reste que Francis. Junior a du se
séparer de Varo qui avait des attitudes parfois un peu trop « locales » et
qui étaient gênantes pour tous. Dommage pour nous, car c’est un garçon qui
est vraiment très gentil, le cœur sur la main mais qui est aussi un vrai «
sauvage » qui a bien du mal a se contrôler et pour qui, vivre en société ne
veut rien dire.

J’ai passé cette première journée a reprendre mes marques, reprendre
possession de ma boutique-bureau ou une bonne tonne de paperasses diverses
m’attendait. C’est fou comme les administrations aiment nous écrire pour
tout et rien. Un mois de courrier à ouvrir, c’était assez impressionnant.

Ce soir, j’y vois bien clair. Caisse, banque, fournisseurs et autres sujets
très importants mais sans aucun intérêt créatif sont pratiquement a jour.

Demain, c’est à la maison que j’espère pouvoir passer un peu de temps pour
me réinstaller confortablement. Pendant mon absence, a été posée la nouvelle
installation solaire. J’ai donc à disposition de la lumière mais surtout un
ventilateur et luxe suprême, une machine à café.

Le petit café de ce matin, dégusté sur ma terrasse a Tua en compagnie de
Castor et Rutu, face au Pacifique était tout aussi bon que ceux pris à Lax
sur ma terrasse dominante la ville. Autre avantage de prendre le café a la
maison (pour ceux qui me connaisse), je n’arrive plus au radar mais bien
éveillé dans le centre ville de Raimiti et sans risquer de me cogner sur un
visiteur matinal en balade.

En ce moment, nous avons un seul visiteur, qui est une visiteuse, c’est une
Anglaise de Liverpool qui est tout simplement super-gentille et qui s’éclate
de tout ce que nous lui proposons. Demain, 3 arrivées sont au programme et
je ferai le transfert car j’ai pas mal de petites choses à faire au village.


Teaki sait que je suis rentré à Raimiti et comme les vacances de Pâques
viennent de commencer, il sera surement du voyage retour.

Ce midi, stop pique nique de Top.Dive avec Nicolas et Mathias et leurs
plongeurs, cela fait bien plaisir de revoir et de prendre des nouvelles de
ce petit monde.

Junior m’appelle, il est temps d’aller diner, alors…. A demain pour la
suite.
Pas de journal depuis plusieurs jours. Les vacances passent si vite et, me
voilà presque prêt pour la dernière étape qui va me ramener à la « maison ».

Après Vesoul, nous sommes allés, Florian et moi, nous promener du coté de
Bourg St Maurice pour retrouver des grands amis de Tahiti que je n’avais pu
vu depuis 8 ans. Pas grand-chose à dire de cette petite parenthèse d’à peine
1 nuit en pays Savoyard où nous n’avons pas eu le temps de jouer aux
touristes. Mais franchement, c’est sans l’ombre du moindre regret et je
pense que l’occasion de visiter la Savoie se représentera. Difficile de
raconter nos retrouvailles, après tant de temps, les années et les rides en
plus, sans omettre des vies, des joies, des soucis, des quotidiens
obligatoirement différents et pourtant…… on se retrouve……… et c’est, comme
si c’était hier que nous nous étions quittés. Je résumerai cette grande
étape si courte dans le temps par 3 mots : « Je vous aime. »

Retour en Suisse, pour repartir avec Pascal (le filleul de Florian) dans le
canton du Valais avec comme thème déclaré : le ski !

2 jours pleins de soleil et de ski, du matin au soir avec juste quelques
pauses « chez Simon ». Un refuge au milieu des pistes où l’assiette
Valaisanne et le Pinot noir étaient incontournables. Le domaine des 4
vallées propose 450 KM de pistes. Inutile de vous dire que je n’ai pas eu le
temps de faire le parcours complet.

2 jours de bonheur, de glisse, de quelques chutes, de bon vin, de grand air
pour parfaire le plein d’énergie et d’ondes, on ne peut plus positives.

Les parents de Pascal sont venus nous rejoindre en fin de journée (J.Pierre
et Monique), voilà des remèdes parfait pour animer les soirées et même les
milieux de nuit. Si je devais raconter par le détail, les péripéties de la
nuit, mon journal serait insuffisant. Il y avait matière à faire un livre à
la Stephen King. Juste pour la petite histoire : à 2H45, alors que nous
commencions tous à dormir sérieusement, les alarmes de leur 3 téléphones
portables se sont affolées les unes après les autres pour signaler (volume
maximum), qu’il y avait une effraction dans leur maison (distante à presque
2 heures de route de là où nous étions).L’une des sonneries répétant sans
cesse un « maison » à la façon E.T, le réveil fut assez impressionnant.
Branle bas de combat dans le chalet où régnait une certaine nervosité
jusqu'à ce que leur autre fils aille contrôler la maison pour constater que
tout était OK et en ordre, comme il se dit ici.

Je pensais qu’ensuite, nous allions peut être dormir un peu, mais J.Pierre,
devant avoir un peu de mal à retrouver le sommeil, a eu l’excellente idée de
suggérer à très haute voix ( pour que tout le monde puisse profiter de sa
profonde réflexion ) alors que chacun avait retrouvé son lit, que l’alarme
s’était sûrement mise en route parce qu’une des tortues en hibernation (dans
la maison) avait dû se réveiller et sortir la tête du bac dortoir ! Il n’en
fallait pas plus pour qu’une discussion intense et âpre s’ouvre sur ce débat
de savoir si oui ou non, une des Carolines pouvait être responsable de ce «
merdier ». En tant que Français, l’histoire m’a toujours appris que les
Helvètes étaient des gens neutres. Je peux vous affirmer du contraire et
qu’il peut suffire de l’hypothétique réveil d’une tortue en pleine nuit,
pour friser la déclaration d’une guerre familiale.

Au petit matin, tout le monde ronflait tranquillement et pensait faire une
mini grasse matinée, mais, c’était sans compter sur le Franco-Polynésien qui
voulait profiter au maximum de cette dernière journée de neige. C’est aux
aurores, les traits un peu tirés que toute la famille a dû se lever. Nous
étions avec les premiers sur les pistes pour une nouvelle et dernière
journée de glisse.

Aujourd’hui jeudi, c’est la fin du séjour en Suisse, nous sommes allés
passer une partie de la journée chez Pascal dans son restaurant. Suite à une
chute à ski d’hier (il a sûrement mal dormi la nuit d’avant) qui se solde
par une côte fêlée et qui risque de l’handicaper pas mal dans son travail.
L’idée était de venir chez lui pour lui donner un coup de main aux travaux «
lourds », mais nous sommes arrivés un peu tard et, il n’y avait plus
grand-chose à faire sinon de partager le repas de midi avec lui et sa petite
famille.

Si vous passez en Suisse, la halte gastronomique en vaut la peine. Allez à
cette adresse : Pascal Mercier, Restaurant du Cerf à Saint Cierges : tel. :
021 905 45 39

Et présentez vous de ma part. Vous ne devriez pas regretter le bon moment
qui vous attend. Toutefois, si vous ne voulez pas d’histoires, évitez de
demander si le problème alarme-tortue est réglé…..

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