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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

Le soleil reste fidèle au rendez-vous et si, il fait un peu frais le matin,
les journées sont particulièrement douces et agréables. Difficile de croire
qu’il y a juste 3 jours, une tempête meurtrière balayait une partie de la
France.

Je commence à m’habituer au rythme de vie des indigènes du cru et à leurs
coutumes. Mais franchement, je ne crois pas que ce genre de vie pourrait me
convenir et m’apporter le bonheur que m’apporte la vie sur mon motu perdu.
Tout est trop différent ici, et pourtant, même s’il y a tout et que l’on
trouve de tout, j’ai l’impression qu’il manque l’essentiel, alors que, sur
notre petit morceau de corail perdu au bout du monde et au milieu de l’océan
et où il n’y a rien, l’essentiel y est palpable.

La cure de vie en famille est un vrai bonheur. Des moments hélas trop rares,
mais dont je profite au maximum.

A la levée du courrier de ce matin, un mail de Raimiti m’apprend que tout va
et se passe bien. Que madame Canard est devenue maman cane et que nous avons
maintenant 6 nouveaux bébés coin-coin. La famille s’agrandit. Pour le reste
et les autres âmes, tout a l’air d’aller pour le mieux.

Dimanche prochain, sera la fin de cette étape Basque. Ensuite direction
l’Helvétie ou les températures risquent d’être revues a la baisse.
La tempête est passée et nous avons eu la chance de n’en ressentir, que les
effets extérieurs en restant assez « au large » de la dépression. Elle a été
bien plus violente dans d’autres endroits comme la Vendée et les
départements voisins. Depuis ce matin, le soleil est de retour sur le pays
Basque et il fait presque bon.

Du coté de Tahiti, le Tsunami annoncé est passé sans faire de dégâts. Si à
Moorea, ils ont pu constater une baisse du lagon avant l’arrivée de l’onde
maudite, du côté de Fakarava, rien n’a été visible. Donc pas de bobo, aucune
casse et bientôt, vu le rythme assez rapproché des alertes, la population va
devenir « pro » dans l’organisation des fuites vers les hauteurs
salvatrices.
Lundi 22 février, 22H.

A 8h et des poussières, notre avion d’ATN nommé « Moorea » se posait à CDG
dans les brumes et un gris total. Seulement 6° à l’extérieur, je vous assure
que le premier contact est assez saisissant et finalement, pas si
désagréable que ça. A 9H, je m’engouffrais dans un TGV qui partait sur
Bordeaux. TGV chauffé à mort où j’ai dû me déshabiller un peu avant la
suffocation qui me menaçait. Entre Bordeaux et Biarritz, j’ai eu droit à un
autre train, très déglingué, sale, n’allant pas vite et s’arrêtant dans
chaque village, ou presque. Encore plus surchauffé que le TGV, c’était assez
« craignos » et il a fallu faire un arrêt d’urgence en pleine campagne pour
faire évacuer, par les pompiers du coin, une personne qui avait perdu
connaissance. Je suis certain que la chaleur à l’intérieur du train devait
en être plus ou moins responsable.

Ce n’est qu’en fin d’après midi que je suis arrivé à destination où mère,
Reine Amidala de Biarritz m’attendait.

Me voilà maintenant arrivé et posé à Anglet pour quelques jours. Il est 23H,
et pas la moindre fatigue ni le moindre bâillement à l’horizon. J’espère
pouvoir dormir et surtout me remettre assez rapidement du décalage horaire.
Par la fenêtre de ma chambre, je distingue la lune qui est en plein dans son
milieu : sûrement que de l’autre coté de la planète, l’ami Varo aura été «
titiller » quelques langoustes.

Mardi 23 février, très tôt dans la nuit du 24.

Si la première nuit passée en pays de Gaule Aquitaine n’a pas été perturbée
par le décalage horaire, c’est nettement moins top pour cette seconde nuit.
Depuis 2 heures du matin, impossible de fermer l’œil et je suis totalement
réveillé, frais et dispo. Si j’avais la pompe et le produit du jardinier de
LAX, j’irai bien passer un coup de peinture verte sur le gazon un peu
tristounet en bas de l’immeuble.

Malgré les complications dues à la grève des aiguilleurs du ciel, ma sœur,
Princesse Leia est arrivée du Congo avec seulement quelques heures de retard
sur le programme initial. Elle est arrivée avec sa fille Méline. Son fils
Amaury qui était chez des copains est, lui aussi, rentré au bercail. Voilà
donc la tribu réunie presque au complet chez la reine mère. Retrouvailles
toujours émouvantes et chaleureuses, il est assez rare que nous nous
retrouvions ainsi, il n’y a plus qu’à profiter de ce temps qui nous est
offert et en général c’est une chose que nous savons très bien faire.

Quelques photos de LAX et de mon peintre de pelouse….

Nous voilà tout juste de retour à Biarritz après une petite escapade de 24H
dans les Pyrénées. Nous avions prévu de ne rentrer que demain, mais une
alerte tempête avec des possibles coups de vent a 140 K/H nous a décidé de
rentrer aujourd’hui. Superbe journée de ski hier avec Corinne et Amaury. La
transition plage, cocotiers et chaleur tropicale avec celle de la montagne,
des pentes enneigées, du froid, de l’habillement hivernal qui consiste à
tout protéger de la tête aux pieds : voilà qui avait de quoi ravir mon goût
des extrêmes. Le petit arrêt pour le casse croûte du midi à la terrasse d’un
refuge loin de tout, au milieu de la neige et des sapins, la tête au soleil,
les fesses sur un banc et les pieds dans la neige restera dans ma mémoire
pour longtemps.

La journée fut ensoleillée, reposante, glissante, énergisante, familiale et
débordante de bonnes ondes. Que demander de plus !

Retour à Biarritz en début d’après midi où les gens se préparent à l’arrivée
de la tempête annoncée pour la nuit prochaine. La météo parle de vents
pouvant aller jusqu'à 160 KM/H dans les Pyrénées.

Pas le temps de défaire les sacs que le téléphone sonnait avec, à l’autre
bout du fil, ma fille Maluha un peu inquiète qui m’annonçait que la
Polynésie était en alerte tsunami suite au tremblement de terre du Chili.
Etant dans une zone à risque, à 3 heures du matin chez eux, après avoir été
réveillés par les sirènes d’alarme, ils préparaient en vitesse leurs
affaires pour ensuite, gagner les hauteurs de l’île. Elle me rappellera une
fois l’alerte levée.

Maluha a pu avertir Junior à Raimiti qui aura sûrement dû faire évacuer le
coté récif en pleine nuit si nous y avons du monde. On peut dire qu’ici
comme le bas, la météo nous gâte !

Suite au prochain épisode…

vendredi 19 février 2010, LAX 20H.

Changement plus que radical de décor. Nous nous sommes posés ce matin vers
8H et me voilà sûrement dans un des plus grands villages de la planète.
Tonton J.Louis (un ami connu à Moorea mais qui habite à LAX) m’attendait à
l’aéroport et je n’ai eu qu’à me laisser prendre en charge. Il m’a baladé
jusqu'à midi et je dois avouer qu’il y avait tant de choses à voir que je
n’ai pas eu le temps de penser à mon motu perdu.

Que dire sinon que tout est gigantesque, disproportionné et que malgré tout
c’est parfois beau à couper le souffle.

Mon hôtel (trouvé par J.Louis) est l’Intercontinental situé au 2151 Avenue
des Starts. J’y occupe une petite suite où des patins à roulettes ne
seraient pas inutiles pour aller d’une pièce à l’autre. Un GPS ne serait pas
mal non plus car bien que doté d’un bon sens de l’orientation, je me suis
déjà égaré quelques fois. Je bascule de la vie de Robinson au super grand
luxe en un claquement de doigts. 3 énormes écrans TV au cas où je me
sentirais un peu seul dans mon loft. Des téléphones partout jusque dans les
WC, un lit royal, 2 terrasses en angle pour admirer les grattes ciel d’en
face, une douche pas vraiment comparable à celles de Raimiti. Ici, on
n’économise pas l’eau : pas de douchette comme chez moi mais une véritable
lance a incendie avec un débit limite de t’arracher la peau et qui te plaque
sur la cloison opposée. C’est assez dingue !

A midi, premier repas dans un « grill » où j’ai reçu pas loin de la moitié
d’un cochon dans mon assiette avec une brouette de frites. C’est assez
surdimensionné ici.

Après le festin de ce midi, J.Louis est reparti chez lui pour bosser un peu.
A quelques centaines de mètres de mon palace, il y a un shoping center où
j’ai pu flâner un peu et où j’ai vite calé, tant il y a de choses à voir.
Etant dans le coin des grandes compagnies de cinéma, il n’était pas bien
difficile de trouver une salle où ils projetaient Avatar sur écran géant et
spécial à cet effet. La 3D en Imax, ça secoue son bonhomme. On en ressort un
peu tremblant et les ondes intérieures un peu dans tous les sens. Mais, quel
spectacle !

Je n’ai pas fait comme les indigènes du coin qui n’avaient sûrement pas été
dans le même restaurant que moi à midi. Ils étaient tous ou presque, équipés
d’un sac à copra rempli de pop corn et d’un mini drome de coca. Incroyable !

Retour au palace en passant au super market où j’ai embarqué un bon kilo de
cerises. C’est exactement ce qu’il me faut pour le repas de ce soir.

Fin d’après midi, posté sur mon balcon à regarder le flot ininterrompu des
voitures qui se croisent et d’où j’ai une vue assez impressionnante sur la
ville. Quand je pense qu’a Fakarava, les gens comptent les voitures qui
passent : ils auraient vraiment de quoi faire ici !

Autre surprise de taille pour moi, j’ai été scotché de voir le jardinier de
l’hôtel entrain de repeindre en vert foncé la pelouse naturelle qui devait
être un peu trop vert clair à son goût. Ils sont vraiment trop forts ces
américains. Je ferai suivre des photos de ce que j’avance. J’ai attendu
qu’il se casse pour aller toucher l’herbe et le produit ne tache même pas et
maintenant tout est bien vert foncé.

Voilà pour ce soir, j’ai encore du travail à zapper sur les 300 chaines de
TV sans compter les 50 films qu’ils proposent, à comprendre comment le
téléphone fonctionne, à ouvrir le coffre fort pour y planquer mes valeurs et
à manger mon kilo de cerises. Il faudra sûrement que je revienne ici un jour
pour fignoler ma visite car il y a encore la salle de gym, le SPA, le sauna,
le bain de vapeur, la piscine et la boutique OUF !

Samedi 20 Février.

Aujourd’hui j’ai passé la journée avec des anciens clients de Linareva que
je connais depuis plus de 20 ans et qui sont devenus des amis, au fil des
années et de leurs visites. Il s’agit de Lucie et Betty (2 sœurs) et de
Fred, qui est l’époux de Lucie. Betty est venue me chercher ce matin à
l’hôtel et après avoir traversés Los Angeles dans sa grande longueur nous
sommes enfin arrivés chez Fred et Lucie. Mon ami Fred est atteint depuis une
année d’un cancer des poumons et, hélas pour lui, les choses ne vont pas en
s’améliorant. Bien évidement, il est passé par tous les stades de rayons,
chimio et autres traitements. Après une rémission assez longue qui a laissé
espérer un moment que la médecine moderne avait peut être réussi à vaincre «
le crabe », il a bien fallu reconnaître qu’il n’en était hélas rien. Fred
étant maintenant trop faible pour tenter un autre traitement, il n’y a plus
grand-chose à faire qu’à attendre. Journée très forte et par moment bien
difficile, composée de diverses émotions allant de la joie de se retrouver,
de revivre certains souvenirs mais aussi de larmes pour raconter le présent
et la peur de l’avenir. Cette visite destinée à Fred était la raison majeure
de mon arrêt en Californie et j’ai eu raison de la faire.

Nous sommes rentrés a l’hôtel en fin d’après midi et en prenant le chemin
des écoliers avec Miss Betty dans le rôle du chauffeur et guide touristique.


Dimanche 21 février.

Départ de LAX à 11H du matin. Finalement ce n’est pas si compliqué de passer
toutes les formalités de sécurité dans la mesure où on n’oublie pas de
prévoir 3 bonnes heures d’avance.

Depuis, nous sommes dans les airs, l’Amérique que nous survolons est
couverte de neige. Il a dû faire sacrement froid en bas, car c’est vraiment
blanc de chez blanc.

Le soleil allant dans un sens et nous dans l’autre, la nuit ne va pas tarder
à tomber. Au prochain petit jour, nous ne serons pas loin de Paris.

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