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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

Nous voilà tout juste de retour à Biarritz après une petite escapade de 24H
dans les Pyrénées. Nous avions prévu de ne rentrer que demain, mais une
alerte tempête avec des possibles coups de vent a 140 K/H nous a décidé de
rentrer aujourd’hui. Superbe journée de ski hier avec Corinne et Amaury. La
transition plage, cocotiers et chaleur tropicale avec celle de la montagne,
des pentes enneigées, du froid, de l’habillement hivernal qui consiste à
tout protéger de la tête aux pieds : voilà qui avait de quoi ravir mon goût
des extrêmes. Le petit arrêt pour le casse croûte du midi à la terrasse d’un
refuge loin de tout, au milieu de la neige et des sapins, la tête au soleil,
les fesses sur un banc et les pieds dans la neige restera dans ma mémoire
pour longtemps.

La journée fut ensoleillée, reposante, glissante, énergisante, familiale et
débordante de bonnes ondes. Que demander de plus !

Retour à Biarritz en début d’après midi où les gens se préparent à l’arrivée
de la tempête annoncée pour la nuit prochaine. La météo parle de vents
pouvant aller jusqu'à 160 KM/H dans les Pyrénées.

Pas le temps de défaire les sacs que le téléphone sonnait avec, à l’autre
bout du fil, ma fille Maluha un peu inquiète qui m’annonçait que la
Polynésie était en alerte tsunami suite au tremblement de terre du Chili.
Etant dans une zone à risque, à 3 heures du matin chez eux, après avoir été
réveillés par les sirènes d’alarme, ils préparaient en vitesse leurs
affaires pour ensuite, gagner les hauteurs de l’île. Elle me rappellera une
fois l’alerte levée.

Maluha a pu avertir Junior à Raimiti qui aura sûrement dû faire évacuer le
coté récif en pleine nuit si nous y avons du monde. On peut dire qu’ici
comme le bas, la météo nous gâte !

Suite au prochain épisode…

Lundi 22 février, 22H.

A 8h et des poussières, notre avion d’ATN nommé « Moorea » se posait à CDG
dans les brumes et un gris total. Seulement 6° à l’extérieur, je vous assure
que le premier contact est assez saisissant et finalement, pas si
désagréable que ça. A 9H, je m’engouffrais dans un TGV qui partait sur
Bordeaux. TGV chauffé à mort où j’ai dû me déshabiller un peu avant la
suffocation qui me menaçait. Entre Bordeaux et Biarritz, j’ai eu droit à un
autre train, très déglingué, sale, n’allant pas vite et s’arrêtant dans
chaque village, ou presque. Encore plus surchauffé que le TGV, c’était assez
« craignos » et il a fallu faire un arrêt d’urgence en pleine campagne pour
faire évacuer, par les pompiers du coin, une personne qui avait perdu
connaissance. Je suis certain que la chaleur à l’intérieur du train devait
en être plus ou moins responsable.

Ce n’est qu’en fin d’après midi que je suis arrivé à destination où mère,
Reine Amidala de Biarritz m’attendait.

Me voilà maintenant arrivé et posé à Anglet pour quelques jours. Il est 23H,
et pas la moindre fatigue ni le moindre bâillement à l’horizon. J’espère
pouvoir dormir et surtout me remettre assez rapidement du décalage horaire.
Par la fenêtre de ma chambre, je distingue la lune qui est en plein dans son
milieu : sûrement que de l’autre coté de la planète, l’ami Varo aura été «
titiller » quelques langoustes.

Mardi 23 février, très tôt dans la nuit du 24.

Si la première nuit passée en pays de Gaule Aquitaine n’a pas été perturbée
par le décalage horaire, c’est nettement moins top pour cette seconde nuit.
Depuis 2 heures du matin, impossible de fermer l’œil et je suis totalement
réveillé, frais et dispo. Si j’avais la pompe et le produit du jardinier de
LAX, j’irai bien passer un coup de peinture verte sur le gazon un peu
tristounet en bas de l’immeuble.

Malgré les complications dues à la grève des aiguilleurs du ciel, ma sœur,
Princesse Leia est arrivée du Congo avec seulement quelques heures de retard
sur le programme initial. Elle est arrivée avec sa fille Méline. Son fils
Amaury qui était chez des copains est, lui aussi, rentré au bercail. Voilà
donc la tribu réunie presque au complet chez la reine mère. Retrouvailles
toujours émouvantes et chaleureuses, il est assez rare que nous nous
retrouvions ainsi, il n’y a plus qu’à profiter de ce temps qui nous est
offert et en général c’est une chose que nous savons très bien faire.

Quelques photos de LAX et de mon peintre de pelouse….

jeudi 18 février 2010, 20H30.

Cette fois, il n’y aura plus très longtemps à attendre, me voilà en salle
d’embarquement pour cette première longue partie du voyage qui devrait
m’emmener du milieu de l’océan Pacifique jusque sur sa berge Est. Je suis
encore bien trop immergé dans Raimiti et ses âmes pour vraiment apprécier ce
qui se passe autour de moi.

Dernières « news » du motu :

Le Cobia est bien passé à la maison pour faire sa livraison. En gros, tout
est OK, les livraisons sont arrivées entières et en bon état. Bien entendu,
notre fournisseur Sipac » pour ne pas faillir à sa réputation d’incapable à
un tout petit peu « merdé » avec la commande. Si le « sec » est bien arrivé
comme prévu, pour ce qui est du froid (réfrigéré et congelé) a été oublié
d’être embarqué ! Par contre, du coté de la facturation, ils n’ont rien
oublié, même de facturer ce qui n’est jamais parti de Tahiti. Franchement
pas simple de travailler avec des gens comme ça et comme le choix des
fournisseurs est plus que restreint, à nous de palier et de nous adapter.

Le technicien de notre système solaire est lui aussi arrivé avec le matériel
pour l’installation d’un nouveau jeu et ce qu’il faut pour que les 3 autres
soient plus performants. Junior étant tout à fait au courant de ce que
j’attends de cette personne, cela ne devrait pas poser de problème. Quand je
pense que mon voyage en Europe a été repoussé jusqu’a maintenant pour être
certain de ne pas louper la visite de ce gars …….C’est un peu raté !

Cet après midi encore, avec Maluha et Teaki, nous faisions les dernières
petites courses en ville. Demain, Maluha déposera Teaki à Air Tahiti pour
son retour sur Fakarava. Pour lui, c’est la fin d’une semaine de folie, dont
il aura vraiment bien profité. Il va en avoir des choses à raconter au
village ! Il a même voulu ramener un cadeau à sa mémé, un parfum…. pour
quand elle ira à la messe. Cela va encore faire des jalouses…
vendredi 19 février 2010, LAX 20H.

Changement plus que radical de décor. Nous nous sommes posés ce matin vers
8H et me voilà sûrement dans un des plus grands villages de la planète.
Tonton J.Louis (un ami connu à Moorea mais qui habite à LAX) m’attendait à
l’aéroport et je n’ai eu qu’à me laisser prendre en charge. Il m’a baladé
jusqu'à midi et je dois avouer qu’il y avait tant de choses à voir que je
n’ai pas eu le temps de penser à mon motu perdu.

Que dire sinon que tout est gigantesque, disproportionné et que malgré tout
c’est parfois beau à couper le souffle.

Mon hôtel (trouvé par J.Louis) est l’Intercontinental situé au 2151 Avenue
des Starts. J’y occupe une petite suite où des patins à roulettes ne
seraient pas inutiles pour aller d’une pièce à l’autre. Un GPS ne serait pas
mal non plus car bien que doté d’un bon sens de l’orientation, je me suis
déjà égaré quelques fois. Je bascule de la vie de Robinson au super grand
luxe en un claquement de doigts. 3 énormes écrans TV au cas où je me
sentirais un peu seul dans mon loft. Des téléphones partout jusque dans les
WC, un lit royal, 2 terrasses en angle pour admirer les grattes ciel d’en
face, une douche pas vraiment comparable à celles de Raimiti. Ici, on
n’économise pas l’eau : pas de douchette comme chez moi mais une véritable
lance a incendie avec un débit limite de t’arracher la peau et qui te plaque
sur la cloison opposée. C’est assez dingue !

A midi, premier repas dans un « grill » où j’ai reçu pas loin de la moitié
d’un cochon dans mon assiette avec une brouette de frites. C’est assez
surdimensionné ici.

Après le festin de ce midi, J.Louis est reparti chez lui pour bosser un peu.
A quelques centaines de mètres de mon palace, il y a un shoping center où
j’ai pu flâner un peu et où j’ai vite calé, tant il y a de choses à voir.
Etant dans le coin des grandes compagnies de cinéma, il n’était pas bien
difficile de trouver une salle où ils projetaient Avatar sur écran géant et
spécial à cet effet. La 3D en Imax, ça secoue son bonhomme. On en ressort un
peu tremblant et les ondes intérieures un peu dans tous les sens. Mais, quel
spectacle !

Je n’ai pas fait comme les indigènes du coin qui n’avaient sûrement pas été
dans le même restaurant que moi à midi. Ils étaient tous ou presque, équipés
d’un sac à copra rempli de pop corn et d’un mini drome de coca. Incroyable !

Retour au palace en passant au super market où j’ai embarqué un bon kilo de
cerises. C’est exactement ce qu’il me faut pour le repas de ce soir.

Fin d’après midi, posté sur mon balcon à regarder le flot ininterrompu des
voitures qui se croisent et d’où j’ai une vue assez impressionnante sur la
ville. Quand je pense qu’a Fakarava, les gens comptent les voitures qui
passent : ils auraient vraiment de quoi faire ici !

Autre surprise de taille pour moi, j’ai été scotché de voir le jardinier de
l’hôtel entrain de repeindre en vert foncé la pelouse naturelle qui devait
être un peu trop vert clair à son goût. Ils sont vraiment trop forts ces
américains. Je ferai suivre des photos de ce que j’avance. J’ai attendu
qu’il se casse pour aller toucher l’herbe et le produit ne tache même pas et
maintenant tout est bien vert foncé.

Voilà pour ce soir, j’ai encore du travail à zapper sur les 300 chaines de
TV sans compter les 50 films qu’ils proposent, à comprendre comment le
téléphone fonctionne, à ouvrir le coffre fort pour y planquer mes valeurs et
à manger mon kilo de cerises. Il faudra sûrement que je revienne ici un jour
pour fignoler ma visite car il y a encore la salle de gym, le SPA, le sauna,
le bain de vapeur, la piscine et la boutique OUF !

Samedi 20 Février.

Aujourd’hui j’ai passé la journée avec des anciens clients de Linareva que
je connais depuis plus de 20 ans et qui sont devenus des amis, au fil des
années et de leurs visites. Il s’agit de Lucie et Betty (2 sœurs) et de
Fred, qui est l’époux de Lucie. Betty est venue me chercher ce matin à
l’hôtel et après avoir traversés Los Angeles dans sa grande longueur nous
sommes enfin arrivés chez Fred et Lucie. Mon ami Fred est atteint depuis une
année d’un cancer des poumons et, hélas pour lui, les choses ne vont pas en
s’améliorant. Bien évidement, il est passé par tous les stades de rayons,
chimio et autres traitements. Après une rémission assez longue qui a laissé
espérer un moment que la médecine moderne avait peut être réussi à vaincre «
le crabe », il a bien fallu reconnaître qu’il n’en était hélas rien. Fred
étant maintenant trop faible pour tenter un autre traitement, il n’y a plus
grand-chose à faire qu’à attendre. Journée très forte et par moment bien
difficile, composée de diverses émotions allant de la joie de se retrouver,
de revivre certains souvenirs mais aussi de larmes pour raconter le présent
et la peur de l’avenir. Cette visite destinée à Fred était la raison majeure
de mon arrêt en Californie et j’ai eu raison de la faire.

Nous sommes rentrés a l’hôtel en fin d’après midi et en prenant le chemin
des écoliers avec Miss Betty dans le rôle du chauffeur et guide touristique.


Dimanche 21 février.

Départ de LAX à 11H du matin. Finalement ce n’est pas si compliqué de passer
toutes les formalités de sécurité dans la mesure où on n’oublie pas de
prévoir 3 bonnes heures d’avance.

Depuis, nous sommes dans les airs, l’Amérique que nous survolons est
couverte de neige. Il a dû faire sacrement froid en bas, car c’est vraiment
blanc de chez blanc.

Le soleil allant dans un sens et nous dans l’autre, la nuit ne va pas tarder
à tomber. Au prochain petit jour, nous ne serons pas loin de Paris.

lundi 15 février 2010, début de soirée.

Et voilà, la dernière journée de courses est maintenant derrière moi. Le
Cobia est bien parti en début d’après midi avec ma cargaison de carburant,
gaz, denrées alimentaires, produits d’entretien, pièces diverses de
remplacement et les mille et une autres petites choses dont nous pourrions
avoir besoin pour les presque 2 mois à venir. Me voilà maintenant sans
portable pour téléphoner, ainsi que mon « mobil partner » avec lequel je
pouvais me connecter pour recevoir et envoyer mon courrier électronique.
Tout est reparti à Raimiti. Cela commence à sentir le fameux « lâcher prise
», tant recommandé pour un départ « en vacances » dans des conditions
optimales…

Les 2 jours qui restent seront consacrés aux RDV administratifs et à
d’autres occupations un peu plus cool comme, aller s’enfermer dans une salle
de cinéma pour aller voir « Océans » et « Avatar ».

Fin de journée très calme à la plage de Temae à Moorea avec Ava-Iti et
Teaki. Les parents étant occupés, j’ai pu jouer au gardien des plus petits.
C’est très agréable dans la mesure où ça ne dure pas trop longtemps.

mercredi 17 février 2010.

Me voilà prêt pour le départ, plus rien à faire et j’ai l’impression d’être
un peu désœuvré. Ce changement de mode de vie est un peu brutal et pas
forcement agréable car sûrement que je suis un peu trop « plein » de mon
monde à moi.

J’ai eu Junior au téléphone ce matin. Il fait beau et bleu chez nous. La
famille animale va très bien. Les chiens squattent chez Junior, la cane ne
quitte plus son nid, les poules pondent et Handicapée ainsi que Foufou
passent beaucoup de temps à la porte de mon bureau.

Le Cobia est sensé arriver demain chez nous pour la grosse livraison
mensuelle. La plage a été ré-ensablée, en plus d’embellir l’arrivée, cela
facilitera la réception des marchandises.

Le Camzaz a quitté le hoa protecteur pour retrouver son portique où il est
bien au sec. Je pense, qu’assez rapidement, Junior va lui remettre son
moteur pour pouvoir effectuer les traversées au village. Le ponton a été
remonté et a retrouvé sa place (jusqu'à la prochaine tempête). Tout se passe
pour le mieux et cela…. sans moi !

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