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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

Nouvelle journée de grand beau, bleu et chaud. Maluha, Patea et Ava-Iti sont
repartis sur Moorea. Les jours sont passés bien trop vite et nous n’avons
pas eu beaucoup de temps libre pour pouvoir profiter pleinement les uns des
autres, mais c’est mieux que rien !

Le Cobia attendu ce jour au village n’arrivera que cette nuit et déchargera
demain. Il doit être chargé à son maximum pour pouvoir convenablement
réapprovisionner tous ces atolls qui n’ont plus rien eu depuis le 25
décembre. Comme nous sommes les derniers de la liste de ses nombreux stops,
les retards pris ici et là se retrouvent forcement pour Fakarava.

J’ai réussi à avoir quelques salades, des concombres, du gingembre et des
bananes. Il va falloir se débrouiller avec cela jusqu'à samedi, date de ma
prochaine descente au village.

Pour le moment, nos visiteurs font une cure de cœur de cocotier frais !

Coté poissons, c’est l’abondance avec à chaque repas, une variété
différente.

Junior et Francis bossent sur le Camzaz qui est toujours sans son moteur (je
commence à trouver le temps très long). Ils profitent de ce que le kau soit
bien sec pour y apporter quelques modifications et refaire peintures et
anti- Fuling.

Elvina a largement de quoi s’occuper entre la cuisine, le service, le ménage
des fare, les lessives et les mille et une petites choses qu’il y a à faire
sur le motu.

Varo, grand protecteur des tortues est devenu le chef jardinier, homme des
gros travaux, pêcheur attitré de Raimiti et depuis peu, coupeur de cœur de
cocotier.

Florian toujours dans ses papiers et ses résas ; il commence à se préparer
pour son prochain départ vers un pays plus froid et il quittera Fakarava
samedi (dans 2 jours).

Voilà pour les nouvelles des résidents du motu.

Côté ciel nocturne : c’est un vrai régal et je passe beaucoup de bon temps,
le soir lorsque tout est fini, allongé sur ma terrasse côté Tua, la tête
dans les étoiles à voyager.

Vers le Nord, impossible de rater Orion avec le Lièvre couché à ses pieds.
Eclatante et un peu plus haut, Sirius, s’en donne à cœur joie, c’est
l’étoile la plus brillante du ciel. De l’autre coté c’est Aldébaran un peu
orangée. Juste en dessous, un groupe assez serré d’étoiles, les Pléiades.

Le regard allant doucement vers l’Ouest, la constellation du Taureau,
Persée, le Bélier et les Poissons

Vers le Sud, le spectacle est aussi beau avec GNM et PNM (grand et petit
nuage de Magellan), taches lumineuses bien visibles parmi les étoiles du
Toucan, de l’Hydre et de la Dorade. Canopus, la deuxième étoile la plus
brillante du ciel, brille au dessus du GNM.

Le regard glissant vers l’Est, la Voie lactée descend du ciel Nord et
traverse la Poupe, puis les Voiles et la Carène, et enfin la Croix du Sud.

Voilà pour l’essentiel mais il en reste tellement que je ne connais pas et
pourtant, même sans connaître le nom de tous ces artistes, je peux vous
assurer que le spectacle est simplement magique !
Nouvelle journée qui s’éteint et qui est passée bien trop rapidement, malgré
un réveil à 6H du matin.

Irifa beach était au programme du matin et pour une fois je suis resté sur
place à ne rien faire. Maluha et Ava-Iti étaient de la balade et j’en ai
profité pour « nager » avec bébé.

Après le lunch de midi, c’est à Tetamanu que nous sommes allés. Snorkling
bien rentrant pour les uns et barbotage dans la piscine de Zaza pour les
autres. Tout le monde a pu en profiter au maximum car le soleil était
toujours au rendez vous.

Pas trop de temps à consacrer au journal ce soir, j’ai pas mal de choses à
faire en paperasse et je dois aussi consacrer un peu de temps à nos
visiteurs.

Je ferai mieux demain.
Départ de nos 2 Suisses ce matin. Nous sommes arrivés au village pile poil
avant la grosse pluie.

Teaki nous attendait au quai après avoir été participer à sa leçon de
catéchisme du samedi matin. Fidèle au poste, il était là pour aider à la
manœuvre d’accostage. Elvis était aussi du voyage, mais cette fois, sans
ticket retour. Des problèmes perso et familiaux, l’obligeraient à rester au
village. Peut être que cela est vrai mais peut être que cela est faux ! Les
gens d’ici ont beaucoup de mal à parler vrai. J’ai juste été un peu plus
déçu lorsque l’aidant à décharger ses bagages, j’ai vu qu’il avait embarqué
plusieurs de nos cintres « fait maison » qui servent à faire sécher les
combinaisons de plongées. Prendre ce qui appartient aux autres en cachette
fait aussi parti des coutumes locales et force est de constater qu’Elvis ne
déroge pas à la règle.

Petit stop chez Sophie pour récupérer quelques légumes. Elle était assez
contrariée car elle venait juste de finir de repeindre l’extérieur de son
local quand les premières grosses gouttes d’eau sont tombées. Vu la méga
flotte qui est tombée ensuite, elle devra surement faire quelques retouches.

Ne voulant pas repartir sous ce déluge, j’ai été en compagnie de Teaki chez
Cécile. Repas bien agréable au frais et au sec en regardant la pluie tomber.
Désolé pour les suivants, j’ai liquidé la dernière bouteille de « Mistral ».

Sur le chemin du retour, j’ai retrouvé le soleil à Otukaina où une petite
pause trempette m’a parue obligatoire.

A 15H, j’étais de retour à Raimiti pour croiser Patea, Varo et Francis qui
partaient faire une petite pêche au fusil harpon autour des patates de
corail alentour.

A 16H30, ils étaient de retour, le kau lourdement chargé avec la prise du
jour. Patea ayant fléché une très grosse carangue, il a dû lui donner le
coup de grâce avec son poignard mais, ce faisant, suite à un geste
incontrôlé, c’est son mollet qui a reçu la pointe du poignard. La
combinaison percée, le mollet l’est aussi et si le trou n’est pas bien gros,
il doit être assez profond. Après le passage des produits désinfectants et
un pansement compressif, tout cela devrait rentrer dans l’ordre, même si la
zone risque d’être douloureuse un moment.

Après avoir fait de nombreuses photos du monstre marin, Varo, un peu mal à
l’aise m’a dit qu’il y avait encore autre chose dans le kau. J’ai vite
compris qu’il y avait quelque chose de pas très net. Au fond du kau, sous un
sac de jute, la palme d’une superbe tortue dépassait……

C’est Varo qui l’a attrapée et sans avoir à la flécher. Un superbe animal
attrapé alors qu’il siestait tranquillement entre deux coraux. L’ami Varo a
bien essayé de m’expliquer que c’était de la très bonne viande, que pour eux
les Paumotu, c’était le repas des dieux. Que vendue au village, cela ferait
au moins 50000 CFP de gagné, que ce genre de prise était rare et blablabla.

Inutile pour moi de tenter de le convaincre avec nos arguments de «
civilisés », de lui parler de protection de la nature, de préservation de
cet animal, et de notre blablabla qu’il ne risque pas de comprendre.

Varo s’étant auto proclamé futur parrain d’Ava-Iti, il m’a été assez facile
de lui expliquer et de lui faire comprendre que sa « filleule » avait choisi
la tortue comme porte bonheur et que si « parrain » allait tuer et manger la
tortue, la petite « fillotte » serai très malheureuse. Il n’en fallait pas
plus pour qu’après la séance photo immortalisant le nouveau pacte
Varo-Tortue-Fillotte, l’animal puisse retrouver la liberté et l’élément
liquide. C’est Varo lui-même qui a remis la bête à l’eau et au moment ou
elle repartait à vive allure, il n’a pas pu s’empêcher de dire : « et voilà,
70000 CFP qui partent au lagon ». Et oui, entre le moment où il était
question de la bouffer et celui de la mise en liberté, sa valeur avait déjà
augmenté de 20000 CFP.

Quoi qu’il soit, je suis ravi que cela se termine ainsi d’autant plus que
j’étais un des rare à vouloir lui sauver la vie.

Fin de cette journée a Raimiti.

Dimanche 17 janvier 2010.

Temps très gris et pluvieux toute la journée : pas envie d’écrire.

Lundi 18 janvier 2010.

Amélioration très nette de la météo, mais aujourd’hui c’est moi qui ressent
le monde en gris et pluvieux avec un horizon bien bouché (sûrement une
tentative du côté obscur de la force) : pas plus envie d’écrire qu’hier !

mardi 19 janvier 2010. 10H.

La météo est bonne avec un bon petit vent d’Est qui a fini par balayer les
masses orageuses du ciel et celles qui encombraient mon cerveau et mes
pensées.

2 arrivées hier et 6 au programme du jour. Tout serait parfait si je n’étais
pas en rupture plus ou moins totale de fruits et légumes. Le prochain bateau
étant attendu d’ici 2 ou 3 jours, il va falloir, en attendant, faire preuve
de créativité pour restaurer convenablement notre petit monde.

Suite et fin du journal de ce jour.17H

Mes 6 sont bien arrivés, que des français. Traversée aller-retour assez «
pépère » avec juste ce qu’il faut de vent pour ne pas être trop secoué et ne
pas sentir le soleil qui crame tout, même les (vieilles) peaux tannées,
comme la mienne.

Comme presque chaque fois, lorsque j’arrive au village sur le coup des
midis, Teaki m’attendait, fidèle au poste. Après les petites courses d’usage
où je n’ai absolument rien trouvé de ce que je voulais, ni même autre chose
d’assez lointain pour nous dépanner, nous sommes allés voir Yvonne au snack
du quai où nous avons pu nous rabattre sur la gourmandise de ma sœur
lorsqu’elle a une petite faim. Il s’agit d’une « délicatesse » assez rare,
composée d’un morceau de pain qui doit pas faire loin de 80cm, coupé par le
milieu et rempli de viande hachée très cuite puis rempli à craquer de
grosses frites bien grasses et le tout noyé dans un ketchup sucré à
outrance. Pour que l’ensemble tienne, il est enveloppé dans un film
plastique hyper serré qui garrotte l’ensemble et l’empêche de couler
partout. Là, réside l’art de savoir déballer le « casse-croûte » centimètre
après centimètre, pour pouvoir le manger sans se retrouver avec tout ce
qu’il y a dedans, un peu partout sur soi et qui ne demande qu’à s’étaler et
à coller sur le consommateur novice. En général, je fais mettre Teaki en
slip pour ce repas qui est suivit d’un bon plongeon du quai, une fois la
gourmandise avalée. Moyen en quoi, il peut reprendre l’école de l’après-midi
presque propre. Je dois avouer que moi aussi. Suite, à des débordements
totalement incontrôlés du casse-croûte, il m’est arrivé de devoir prendre un
bain ensuite, mais maintenant, je commence à avoir la technique !

Foufou vient d’avaler son ature du jour et Handicapée a gobé ses 2 calamars,
reste à faire un tour du coté des poules et des canards pour le repas du
soir et prélever les œufs du jour.

Ensuite ce sera au tour des humains de dîner.

Pas de village au programme de demain et j’en suis ravi.

Si Laurent (de Moorea), amateur de salade Cubaine (il devrait se
reconnaître) tombe sur ce journal, qu’il sache que j’ai bien reçu son
courrier et que j’ai répondu. Par 4 fois, mon courrier est revenu en disant
que cette adresse (destinataire) n’existait pas ??? Alors, s’il y a une
autre adresse, je suis preneur !

A demain pour la suite…..

Band de sable à Irifa :

Jeudi 14 janvier

Pas de journal pour cause d’arrivée de la petite famille.

Vendredi 15 janvier 2010, 17H.

Le temps reste au beau, il n’y a que le vent qui a changé de sens pour se
stabiliser au Sud-Est.

Depuis hier : Maluha, Patea, Ava-iti sont avec nous pour une semaine.
Florian est aussi revenu de Tahiti. Heureusement, la table est grande et le
poisson abondant, il ne devrait pas être bien difficile de nourrir et
contenter les estomacs de cette petite troupe.

Tetamanu était au programme du matin. Pour une fois, nos petits Suisses ont
pu faire une rentrante qui rentrait. J’ai pu y aller aussi et je peux vous
affirmer qu’il y avait beaucoup de monde et que notre Suissesse n’était pas
vraiment rassurée avec la quantité de requins qui tournaient autour de nous.
Le snorkeling c’est terminé assez loin de la piscine à Zaza car nous nous
sommes laissés emporter par le courant jusqu'à la vielle prison qui est au
bout du motu de Tetamanu. Beaucoup de gros balistes pour cette fin de
baignade car c’est un coin où ils viennent pondre et c’est la pleine saison
des amours. Le prochain coup, j’y retournerai avec l’appareil photos.

Retour à la maison avec un détour à la passe pour y faire une petite traîne
mais à peine les lignes posées, nous les remontions pour tenter de suivre un
troupeau de dauphins qui squattait l’entrée de la passe. Nous avons pu les
voir mais ils n’avaient pas trop envie de jouer.

Retour à la maison en longeant les bancs de iri-iri et dans un bleu clair
plus que clair.

Pause lunch du midi où Mathias de T.Dive nous a rejoint avec ses plongeurs
du jour. Aurélie son épouse et bébé étaient eux aussi du voyage.

Après-midi vraiment très inactive pour tous. Après le départ de T.Dive,
Raimiti a retrouvé son grand calme car chacun avait « fuit » vers son fare à
la recherche d’ombre et de fraîcheur et ce n’est qu’en fin d’après midi,
avec le soleil baissant à l’horizon que les humains ont refait surface.

Soirée BBQ avec grande palette de rougets au programme de ce soir.
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