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Présentation de Raimiti
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Mercredi 30 décembre, 8H30.

Il fait déjà assez chaud alors qu’il n’est pas encore 9H, pour plonger dans
le frigidaire, s’y enfermer et se piquer à la bière glacée en perfusion.
Ayant un transfert village programmé à 11H, je vais me contenter d’eau
glacée même si l’autre possibilité reste bien tentante.

La série des parents qui font flipper leurs gosses en frisant le passage de
l’arme a gauche continue. Après les frayeurs pour Elvina avec sa maman,
c’est au tour de Francis avec la sienne. Il rentre sur Tahiti tout à l’heure
et les nouvelles sont assez alarmantes pour craindre le pire.

Du coté de nos visiteurs, tout se passe bien pour le moment même si certains
souffrent de la chaleur le jour et des moustiques la nuit. Il est vrai qu’en
ce moment, il vaut mieux habiter côté Tua que côté lagon.

Ce soir, Varo ira sûrement faire un tour à Tua et ramènera ce qu’il faut
pour régaler les dîneurs du 31.

18H.

Vers 10H ce matin, Camille est venu déposer Zaza et son petit fils Maru. Le
petit fils repartant sur Tahiti, Zaza l’accompagne jusqu’au village. A 11H,
nous prenions le chemin du village sous un franc soleil de plomb. A midi,
nous accostions au quai de la fournaise. Le paquebot de croisière « Gauguin
» étant ancré face au quai, mon habituelle place pour le R3 était squattée
par la tente d’accueil réservée aux passagers du Gauguin. Pas question non
plus d’aller pouvoir se mettre un peu a l’ombre sous le fare Poté du quai,
qui normalement désert, avait été transformé pour l’occasion en salle de
vente d’artisanat local. Bref, nous nous sommes posés plus loin, en plein
soleil et loin de toute ombre.

D’un coup de Limousine nous avons laissé Zaza et Maru chez ex Tavana, puis
Francis à l’aéroport et retour tranquille vers le village où il n’y avait
plus qu’à attendre les 2 arrivées du jour.

Petit stop à la roulotte où une table et 2 chaises à l’ombre nous tendaient
les bras. Après le « hamburger » nous sommes retournés au quai en attendant
l’avion. Impossible de rester sur le quai en plein soleil, c’est donc dans
l’eau, accrochés au moteur du bateau et à l’ombre du R3 que nous avons «
trempouillé » jusqu'à l’arrivée de nos 2 irlandais.

Raimiti à retrouvé son allure de croisière avec pleins de gentils visiteurs
mais hélas dés demain, il y en aura 4 sur le départ.

Pour finir, quelques news « peolpe » de Tetamanu : Ambiance très électrique
ces derniers jours : Le petit fils de Zaza et un copain pêchaient au patia
des poissons de surface dans la passe et se sont fait verbalement agresser
par les propriétaires de la pension du motu. Ces derniers pensaient ou
avaient envie de penser qu’ils en avaient après une raie manta, chose
totalement impensable pour les pêcheurs qui ne touchent, ni ne chassent, ni
ne mangent cet animal. Ce n’est qu’une fois le moteur de leur kau arrêté
qu’ils ont entendu les « assassins » et autres « braconniers » hurlés par la
patronne à la douce voix.

S’en est suivi une joute oratoire (en présence des clients de la pension) de
ponton à kau, au milieu de la passe où les pêcheurs auraient répondu : que
eux, savaient ce qu’ils faisaient et que si, il y avait des fous et des
malades de la tête, c’était du côté ponton qu’il fallait chercher…

La fin d’année ne change hélas rien à l’ambiance détestable qui règne dans
ce coin. Les habitants sont très remontés envers les dirigeants de la
pension qu’ils accusent de vouloir jouer aux chefs pour régir la passe. Il
serait interdit de pêcher les poissons de la passe, de marcher sur le
corail, de faire quoi que se soit aux requins etc.……Tout cela part, bien
sûr, de bonnes intentions, mais lorsque les donneurs de leçons sont
eux-mêmes les premiers à polluer le coin en rejetant leur eau de vaisselle
et divers détergents directement sur le corail de la passe, en ayant des
fosses septiques plus ou moins fuyantes à moins de 5 mètres de la mer, en
allant vider les déchets encombrants et polluants au large avec le kau de
plongée qui part bien chargé et bâché et qui revient à vide après un petit
tour au large et hors de vue, en ayant un parc à poissons destiné à attraper
du poisson qui passe dans la passe, en pêchant à la traîne dans la passe… Il
y a vraiment de quoi se poser des questions !

Tout cela est bien dommage car il en faudrait peu pour que tout ce petit
monde puisse vivre en harmonie. Malheureusement, ils ne savent même pas
prendre exemple sur la faune qui peuple la passe et qui est à leurs pieds.

Ceci étant, nos plongeurs du jour se sont véritablement éclatés et ceux qui
ne faisaient que du masque-tuba sont eux aussi revenus avec plein de belles
images dans les yeux.
4 arrivées en début d’après midi. 2 sujets de sa très gracieuse Majesté et 2
Français. Nous passons à 14 personnes ce soir.

Impossible d’écrire, j’ai vraiment trop chaud !
Les activités normales de Raimiti commencent à reprendre. Ce n’est pas moins
de 10 nouvelles âmes que j’ai récupéré cet après midi au village. Une grande
famille qui revient pour la seconde fois.

Transfert au village on ne peut plus banal avec la rencontre de 3 raies
manta, 2 tortues, un kau inconnu et un magnifique yacht de milliardaire
baladant son propriétaire qui allait s’encanailler du coté de Tetamanu. Rien
que de l’ordinaire !

Sur le chemin du retour, j’ai eu le plaisir de passer sous le seul gros
nuage qui survolait l’atoll et qui a eu la bonne idée de vidanger au moment
où je ne pouvais plus l’éviter. Le temps de bâcher la montagne de valises et
de distribuer les cirés, l’averse, aussi intense que brutale s’arrêtait.

RAS du coté du village où je n’ai vu personne sinon Jacques qui m’a amené
les nouveaux visiteurs. Bien évidement que ce jour, une fois de plus, Air
Tahiti n’était pas dans les temps annoncés.
Pas de journal hier, je me rattrape aujourd’hui..

Hier samedi, journée village avec le départ de mes 2 visiteurs du moment.
Raimiti est vide et le restera jusqu'à demain où nous attendons pas mal de
monde.

Temps superbe, ciel tout bleu, léger vent d’Est et lagon plat : voilà pour
la météo. La traversée du lagon dans les 2 sens a été trop facile, même plus
besoin de tenir le volant du kau qui a l’air de connaître la route, même
sans mon aide.

Nous avons laissé nos visiteurs au bout du ponton du « Dream » où ils
doivent passer quelques jours.

Nous avions RDV au quai du village avec Mathias qui est arrivé avec sa Land
Rover et une énorme remorque pour faciliter l’activité du jour : Sortir le
R3 de l’eau et faire la vidange d’embase, en plein midi et sans le moindre
coin d’ombre aux alentours.

Après cette chaude opération d’entretien et quelques litres de sueur en
moins, il ne restait qu’à trouver un peu d’ombre en attendant l’ouverture
des magasins. C’est chez Cécile que nous avons trouvé refuge.

Quel plaisir que d’être confortablement installé à l’ombre et de déguster un
filet Rossini avec un bon verre de vin rouge. Lorsque nous sommes partis,
les magasins étaient ouverts depuis un bon moment. Mathias a continué à
promener sa remorque vide alors que Teaki et moi passions aux courses.

Depuis la semaine dernière, je ne commande plus mes fruits et légumes en
ville avec transfert par le Cobia puis transit chez Jacques. C’est
maintenant Sophie, qui est en charge de cette tâche puisqu’elle a créé un
magasin de vente de fruits et légumes au village. J’espère bien que cela va
fonctionner avec elle, cela rendrait les choses bien plus simples pour nous.
On teste et si cela ne marche pas, on reviendra à l’ancien système.

Nous sommes repartis de chez Sophie avec 3 glacières pleines de marchandise.
Stop suivant chez Nunu où nous avons remplis une glacière de crème glacée.

Dernier arrêt chez Jacques pour refaire le plein de pain, puis direction le
quai pour décharger le contenu de notre limousine dans le R3. Un gros paquet
de bois pour faire des étagères nous attendait depuis le dernier passage du
Cobia. C’est donc lourdement chargé que nous avons repris le chemin du
retour.

Soirée bien calme sans visiteur. Après un bon dîner préparé par Junior et
Elvina : gigot d’agneau et gratin (il faut finir le sac de patates), le
tournoi de « mille bornes » sans pitié pour les adversaires était ouvert.

Nouvelles brèves de radio cocotier du village : le groupe électrogène de
l’hôtel « Dream, White Sand Beach » a explosé le 24 vers 18H. Hôtel dans le
noir complet, panique générale, les ordinateurs allumés au moment de
l’explosion sont tous HS, cuisinier tombé dans les pommes suite à un peu
trop de stress, clients sous la douche plein de savon sans une goutte d’eau
pour se rincer, c’est la CATA.

Réseau téléphone, internet et fax du village qui s’est mis en vacances sans
préavis et le dépanneur attitré est aussi ailleurs !

Le stock de bière Hinano doit être suffisant vu le nombre de gens qui
viennent d’un coup de voiture picoler sur le quai et le nombre de cadavres
de canettes qui trainent dans certains coins.

Du coté de la paroisse, ils ont tués 7 cochons, une méga bringue doit être
en préparation pour l’arrivée de J.C.

Du coté de Tetamanu, les orques ne bloquent plus l’entrée de la passe.

Ce jour dimanche 19H.

Grasse matinée jusqu'à presque 8 heures. Café sur la terrasse du fare en
regardant les dauphins jouer à quelques mètres derrière et le long du récif.

Pas de visiteur, une bonne partie du staff est en repos, c’est donc une
journée bien calme pour nous ou chacun en profite pour s’occuper de ses
affaires.

Avec Florian, Teaki et les 2 chiens, nous sommes allés cet après midi faire
une grande et longue promenade coté récif jusqu’au premier Hoa sur la route
d’Irifa. Ramassage des déchets apportés par la mer qui trainaient un peu
partout sur la grève. Petits feux par ci et par là pour faire disparaitre
cette pollution par une autre moins visible mais surement tout aussi nocive.
Ramassage de coquillages et bois flottés pour les œuvres à venir et
nombreuses trempettes rafraichissantes.

Pêche sur le récif de Castor et Rutu qui ont croisé un joli banc de poissons
; nous sommes rentrés avec 4 superbes perroquets ; qu’ils ont pêchés !

Fin de journée avec une partie acharnée de 1000 bornes où Teaki qui croyait
gagner s’est fait coiffer au poteau d’arrivée par les 3 autres concurrents.
Mauvais joueur, il faisait vraiment la gueule !

Petit récapitulatif d’hier. Le temps reste au beau, au chaud et le vent est
reparti pour faire un petit tour complet de l’horizon.

Matinée passée au fare 3 récif à poser les kakata et y faire le grand
ménage. La suite des faux plafonds sera pour début 2010.

A midi, les outils étaient repartis à l’atelier pour y passer Noel.

Lunch à l’ombre de nos arbres où malgré une légère brise, il faisait encore
bien trop chaud. Même la Hinano glacée n’est pas parvenue à nous rafraichir
!

Nous avons proposé Irifa beach à nos visiteurs mais eux aussi ont préféré
rester à l’ombre de leur terrasse coté Tua.

Armé d’un couteau de jardin, je suis parti avec Teaki dans la « pampa » pour
aller couper le Aito qui allait devenir son premier arbre de Noel. N’ayant
jamais reçu le moindre cadeau du père noël, il a du mal à croire à cette
histoire. Il m’a fait simplement remarquer que seuls les enfants du village
de ceux qui ont « des sous » avaient des cadeaux. Et puis, il trouve assez
étrange que ceux qui reçoivent des cadeaux du père noël soient les mêmes
jouets que l’on trouve chez Nunu. Quoi qu’il en soit, il était ravi d’aller
chercher son sapin que nous avons trouvé sans difficulté. C’est Elvis qui
s’est chargé de faire un trou dans le papa de notre plage pour y planter le
fameux sapin. Varo qui passait par là est allé couper des palmes de cocotier
pour mieux baliser la piste » destinée à recevoir les paquets. Teaki est
allé chercher 2 brouettes de noix de coco pour délimiter l’aire
d’atterrissage du père noël. Les grands se sont naturellement prêtés au jeu
de la décoration réalisée avec les moyens du bord. Junior a fait les étoiles
du sapin en découpant des canettes vide de bière Hinano, Elvina a
confectionné les boules avec des graines de kahaia emballées dans du papier
alu et du papier cadeau alors que je faisais les guirlandes avec du bolduc.
Une déco à faire pâlir de jalousie ceux qui ont réalisés les sapins de Paris
où New York. Pour le balisage nocturne et être certain que papa noël
n’allait pas nous louper, une lampe tempête a été mise au pied du sapin à
chaque point cardinal…..il n’y avait plus qu’à attendre.

Au menu du soir :

Salade de cœur de cocotier au saumon fumé.

Langoustes au four avec sauce champignons made in Eric

Foie gras pour Floflo qui ne mange pas de fruits de mer ni de poisson

Gâteau au chocolat fait par Vai

Cerises du Chili pour Eric

Letchis d’Australie pour les autres

Alors que nous finissions à peine de dîner, téléphone de Maluha pour Teaki
qui lui annonce que le père noël vient de passer au dessus de Moorea, qu’il
a balancé sa cargaison et qu’il a continué en direction de Fakarava. Teaki à
filé sur la plage, mais trop tard, le père noël était passé et reparti sans
être vu mais en laissant une petite dizaine de paquets. Surprise totale, les
yeux exorbités et un sourire d’une oreille à l’autre quand il a compris que
tous les paquets étaient pour lui. No coment ! Les photos qui suivent
racontent bien mieux son émotion !

Fin de soirée au bord de l’eau, les orques ne sont pas passés, les cerises
n’étaient pas vraiment bonnes mais, la nuit étoilée avec la lune dans sa
moitié était tout simplement somptueuse.

Fin de cette journée de dur labeur. Le tissus faux plafond est totalement
posé dans le fare 3 récif. Demain, ce sera la pose des kakata puis il
restera seulement le fare 2 à faire.

Bulletin météo : splendide journée ensoleillée et le coucher de soleil d’il
y a 10 minutes n’était pas mal non plus. Le vent, il n’y a pas grand-chose à
comprendre. Hier soir, il était à l’Est et le temps était très orageux. Dans
la nuit il est passé au Nord puis a faibli sans crier gare, tout en
continuant à l’Ouest. A midi il continuait sa route au Sud et maintenant le
revoilà à la case départ Est.

Nos plongeurs arrivés hier se sont bien éclatés à Tetamanu. Il nous a été
rapporté qu’il y a 2 jours, il n’y avait plus de requins visibles dans la
passe et que des orques épaulards avaient été vus. Cela ne me paraît pas
invraisemblable même si ce phénomène est assez rare dans nos eaux. Il y a
quelques années j’en avais vu dans la passe d’Opunohu à Moorea. Dommage que
je n’ai pas un peu de temps libre pour aller faire un tour à l’extérieur. A
moins qu’ils attendent le 24 au soir pour passer devant chez moi et
récupérer quelques noyaux de cerises…

Teaki a passé la matinée à Tetamanu et une bonne partie de l’après midi à
barboter sur le platier coté Tua. Junior et Varo en ont finis avec la pause
de la dalle en ciment sur mon puits. Elvis est occupé à faire le capitaine
de T.Dive et les filles profitent de ce calme relatif pour faire les gros
ménages ici et là. Floflo, toujours dans ses paperasses.

lundi 21 décembre 2009, 18H.

Ce soir, même si j’ai la date et l’heure juste, je n’ai pas vraiment envie
d’être bavard…

Le vent a l’air de vouloir se maintenir à l’Est, la journée a été bien
ensoleillée et mes divers petits travaux ont bien avancé. Les rideaux « Api
» flottent aux baies vitrées de mes 2 fare. Fini les poissons volants qui se
barraient en tous sens !

Irifa beach le matin et Tetamanu l’après midi étaient au programme de nos
visiteurs mais je n’ai pas bougé de Raimiti et lorsque cela arrive,
j’apprécie beaucoup.

Ce soir, c’est Junior qui cuisine et il y a du gratin dauphinois dans l’air.

Je ne ferai pas plus long car une partie acharnée de Uno m’attend et je
compte laisser aucune chance à l’ami Teaki.
Fin de journée dans l’ensemble assez grise depuis le matin. Quelques bonnes
averses, du tonnerre au loin, du vent d’Est et des rayons de soleil entre 2
grains : voilà pour le coté météo de la journée.

Yves qui devait nous quitter à la fin du mois, m’a annoncé ce matin qu’il
avait trouvé un travail à Tahiti, qu’il commençait le 28 et qu’il voulait
profiter du transfert du jour au village pour partir. J’ai beau cultiver mon
sens de l’adaptation, il y a des moments où j’ai encore un peu de mal. Mais,
on fini par s’habituer à tout et j’ai laissé tomber ce que je faisais pour
m’occuper d’Yves, de ses derniers papiers ainsi que de son salaire.

Après cette petite mise en bouche avec Yves et me sentant tout à fait
réveillé, je suis passé aux choses essentielles permettant le bon
fonctionnement de Raimiti. N’ayant aucune nouvelle de mon moteur 175CV, qui
devait prendre le dernier Cobia (hier) de l’année, j’ai téléphoné au mécano
de Tahiti et là j’ai eu le grand plaisir d’apprendre que le moteur était
toujours dans l’atelier, que la panne était « électronique », que la pièce
n’était pas en stock et qu’elle ne va pas tarder à arriver des USA ! Comme
le prochain départ du Cobia est fixé au 22 janvier, le moteur ne risque pas
d’arriver avant. A moi de me dépatouiller !

Le fare 4 récif à son faux-plafond tissus de fixé et même les kakata sont
posés. Demain, nous commencerons le fare3. En cas de vraiment mauvais temps,
cela isole vraiment et rend l’ensemble bien plus agréable à vivre et avec
beaucoup moins d’humidité.

Départ pour le village en fin de matinée avec les 2 partants du jour, Yves,
Teaki et les chiens. La pluie est arrivée pile poil en même temps que nous
au village. Le timing transfert et arrivée de la pluie était on ne peut plus
parfait et ce fut un vrai coup de chance, car j’avais oublié tous les
imperméables à Raimiti.

Le temps de faire les petites courses d’usage, mes arrivants débarquaient de
la voiture de Jacques pour réembarquer aussi sec dans le R3. Du quai, la
grosse pluie bien visible qui nous barrait le chemin faisait un superbe
rideau noir. Jacques a pu me dépanner de 2 cirés pour les visiteurs,
l’honneur était sauf ! Retour à la maison sous une pluie battante où nous
sommes arrivés trempés jusqu’aux os.

J’ai pu récupérer une glacière de frais, envoyée par Maluha. Nous voilà
parés pour tenir jusqu’en 2010. Il y a même un paquet de cerises fraîches
que j’irai déguster en solitaire sur ma terrasse le 24 au soir. Ce sera mon
Noël : dégustation de cerises, face à l’océan sur un motu perdu au fin fond
de la planète……………qui dit mieux !

Merci ma fille, grâce à toi, je vais passer un super Noël !
Pas de journal hier car j’avais encore perdu la date !

Ce jour dimanche a commencé assez fort avec un temps gris qui sentait la
pluie à plein nez. A l’heure de la tasse de café, Camille a téléphoné pour
m’annoncer que le congélateur mis chez lui, et archi plein de marchandises,
ne faisait plus de froid depuis hier soir.

Un dimanche comme je les aime !

Finalement, les grains se sont succédés non stop les uns derrière les autres
jusqu'à midi. Cela ne nous a pas empêché de faire la promenade en kau du
dimanche matin. Nous sommes allés jusqu'à motu Iti, petit motu désert et
sauvage où les oiseaux marins se reproduisent tranquillement à l’abri des
prédateurs. Longue promenade à pieds et sous la pluie pour voir bébés fou,
jeunes noddis et autres gygis. Collecte de coquillages morts et bois flottés
le long de la grève et pour conclure, un long palme, masque, tuba dans les
hoa.

Retour vers midi sous un ciel encore bien gris et noir qui commençait à se
déchirer pour laisser entrevoir quelques taches de bleu.

Entretemps, Junior faisait un aller-retour à Tetamanu pour vider le contenu
du congélateur défectueux dans 5 glacières.

Après le lunch, départ de ma petite famille de français pour le village.

Nous avons réussi à faire le voyage sans prendre la pluie alors qu’il y
avait encore des averses un peu partout.

La petite famille est repartie sur Tahiti et nous, nous sommes allés mettre
notre précieuse cargaison périssable dans un autre congélateur que j’ai au
village et qui normalement ne sert qu’au stockage du pain.

Petit stop chez Patrick le mécanicien où j’ai pu reprendre notre machine «
libellule » qui fonctionne bien à présent. Nous allons pouvoir reprendre le
pompage de sable du lagon.

Retour a la maison avec un coucher de soleil d’une beauté à couper le
souffle. C’est souvent ainsi lorsque le mauvais temps se décide à laisser
place au beau.

Agréable surprise, Elvina s’est lancée dans la confection des rideaux
restants à faire, avec la machine à coudre de Zaza. Demain, il n’y aura qu’à
les installer, piquer le bas pour faire les ourlets définitifs et faire la
pose finale.
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