VIDEOS

Présentation de Raimiti
&nbrsp;
Rien de bien spécial ce jour avec une météo identique à celle d’hier.

Ce matin, nos allemands étaient en plongée. De mon coté, avec la baleinière
(seul kau qui fonctionne en ce moment), j’ai emmené nos 2 américains à
Tetamanu. Ils se sont « éclatés » avec la dérivante courant rentrant.

Petite visite de courtoisie à l’ami Camille qui était en plein gros ménage
de son fare. Zaza arrivant demain, il se prépare pour l’inspection. En
partant, je lui ai recommandé de mettre un peu d’eau à l’unique plante qu’il
a en pot sous la terrasse. Vu la tronche crevassée de la terre, je pense
qu’elle n’a pas dû en voir, ni en boire depuis le départ de Zaza. Le « oups
» qui a suivi, a confirmé ce que je pensais.

Petit arrêt ensuite à motu Iti pour une seconde séance de masque-tuba. J’en
ai profité pour frotter la coque du kau à la brosse métallique et le
débarrasser d’une colonie d’algues qui avait squatté le coin. Pendant ce
temps Rutu et Castor sont allés chercher le requin qui fera leur repas de ce
soir.

Repas de midi à l’ombre sous nos arbres avec une Hinano bien fraîche,
c’était pas mal.

Ensuite, beaucoup moins agréable pour moi j’ai du faire une petite réunion
de notre personnel pour leur annoncer que vu l’état assez catastrophique des
réservations du premier trimestre 2010 et que nos travaux étant pratiquement
terminés, je n’allais pas pouvoir continuer à assurer les salaires de toutes
ces personnes. Tout le monde a bien compris le message et maintenant, avec
Junior, nous allons étudier la chose au cas par cas. C’est vraiment triste
d’en arriver là, mais déjà que la situation mondiale n’est pas brillante,
celle de la Polynésie est particulièrement inquiétante. L’instabilité
politique chronique que nous vivons depuis quelques années, la chute
catastrophique du tourisme qui est l’entrée essentielle d’argent dans les
caisses du territoire, la chute vertigineuse et continuelle du dollar et la
montée trop forte de l’Euro (alors que 70% de notre clientèle est
américaine), les prix totalement débiles des billets d’avion pour venir nous
voir et le coût de la vie à Tahiti…………..Nous allons vers des temps
difficiles et sans faire le prophète de mauvais augure, je préfère me
préparer dès maintenant, car je crains des moments difficiles avant que les
choses rentrent dans l’ordre !

Reste de la journée à bricoler dans nos fare coté récif. N’en pouvant plus
de me réveiller chaque matin en voyant mes rideaux « poissons » s’agiter en
tous sens dés qu’il y a un peu de vent et me donnant selon l’état du réveil
soit le mal de mer, soit envie de manger une bouillabaisse avant la tasse de
café, j’ai décidé de changer mes rideaux. Ayant quelques coupons de tissus
en stock, cela est faisable et sans attendre. Ce soir, tout est coupé, il
n’y a plus qu’à sortir la machine à coudre et se lancer. Comme le « gaspi »
est interdit à Raimiti, mes rideaux poissons iront dans les fare clients et
tant pis pour eux s’ils ressentent les mêmes choses que moi au réveil.

Fin de journal pour ce dimanche, le rédacteur souhaite une bonne et belle
semaine à chacun de vous.
Nouvelle journée très ensoleillée, non venteuse et particulièrement chaude.
Impossible de bosser dans mon bureau boutique aux heures « zénithales » de
la journée car on se croirait dans un sauna sans issue de secours, réglé à
température maximale.

Démarrage de notre journée avec quelques coups de fils en ville pour avoir
notre chirurgien-mécanicien Didier. A 8H, le kau était remorqué au bloc
opératoire en bout de ponton. Une fois notre matériel chirurgical prêt,
c’est en direct et par téléphone que nous avons commencé l’intervention du
moteur du R3. Les fonctions vitales du patient étant stables, nous avons pu
faire les premiers tests et assez rapidement, grâce au jeu des
questions-réponses par téléphone, il s’est avéré que l’organe défaillant
était le compresseur interne du kau. Une fois le diagnostic confirmé, il n’y
avait plus qu’à débrancher le compresseur de ses nombreux tuyaux, durites et
autres fils électriques. Prises de quelques photos par sécurité et s’assurer
que le branchement à venir sera fait comme il le faut. Puis démontage
complet de l’organe défectueux et placement du malade à 10H en salle de réa
en attendant que le nouveau compresseur arrive par le prochain vol d’Air
Tahiti, c'est-à-dire demain soir.

Franchement, nous aurons fait de tout et n’importe quoi depuis que Raimiti
existe. Parfois, cela nous vaut de sacrés fous rires avec Junior qui est
dans ce domaine, à la même école primaire que moi.

Fin de matinée un peu plus cool à monter notre nouveau living qui se compose
de 2 tablettes, 1 canapé 3 places, 1 canapé 2 place et 1 fauteuil. Ensemble
au look assez incertain rappelant les premiers salons des années 60. Il est
évident que ce n’est pas du mobilier de collection mais ce n’était pas cher
et pour une fois que nous allons tous pouvoir nous assoir presque
confortablement, nous ne ferons pas les difficiles. Ce soir, nous allons
l’inaugurer !

Après midi assez calme où chacun a pu prendre un peu de repos. J’en ai
profité pour faire un peu de ménage dans mon jardin côté Tua.

Fin d’après midi avec une petite promenade en baleinière pour nos 2
américains arrivés hier. Séance relax à barboter dans l’eau chaude et
limpide d’Irifa. Florian et les chiens étaient des nôtres. Retour en faisant
une petite traine le long du « papa » où nous avons accroché
accidentellement une grosse raie manta. La raie n’aura pas eu trop de mal
mais il manque un bon paquet de fil au moulinet !

Reste du retour sans pêcher mais en admirant une autre manta évoluant en se
gavant de plancton et juste avant d’arriver à la maison, une superbe
carangue échevelée qui bullait à la surface. Le tout avec un coucher de
soleil « spécial Raimiti ». Mes américains sont totalement sous le charme…

Il n’y a toujours pas un poil d’air, cela devient inquiétant !
Toujours le même beau temps et presque pas de vent,

Journée ménage et rangement. Des frigidaires à vider et nettoyer jusqu’ aux
divers tas de niau à brûler, tout y est passé. Remise en état d’accueil du
restaurant et préparation du fare des arrivants. Dans la foulée, nous avons
branché un autre congélateur sur une autre ligne solaire mais le résultat
final n’est pas vraiment positif. Nous avons aussi redéménagé notre
amplificateur téléphone et internet que Florian n’arrête pas de nous faire
changer de place dans l’espoir d’avoir une meilleure réception au fare coté
Tua.

Après notre lunch sous les arbres et avoir fait manger Foufou et Handicapée,
j’ai pris le chemin du village avec Elvis, qui nous quitte pour une semaine
de repos.

Effervescence maximale au village où l’unique route était coupée à la
circulation entre chez Nunu et l’église, soit a peine sur 300 mètres, mais
bien gênant car coupant le village en 2. La raison : la visite de
Monseigneur arrivant par Air Tahiti pour donner la confirmation aux plus
jeunes.

Eglise fraîchement repeinte et décorée de nombreuses bannières des
différentes paroisses, tapis de palmes de cocotiers au milieu de la route
pour bien baliser le chemin que les pénitents avec Monseigneur en tête
allaient avoir à parcourir à pieds avec un peu plus de palmes de cocotier là
où est marqué en indélébile et à même la route, un énorme « VOLEUSE », juste
en face de la porte de Nunu. Sûrement quelqu’un qui désapprouve les tarifs
de ce magasin.

Comme les 2 seuls magasins du village se situent dans ce « no mans land » de
300 mètres, ils étaient bien évidement fermés au public. C’est d’ailleurs
peut-être mieux, que Monseigneur ne voie pas le prix scandaleux des sucettes
et autres friandises que je connais bien maintenant, pour en acheter assez
régulièrement à Teaki.

Quoi qu’il en soit, cette petite fête avec son coté très folklorique avait
quelque chose d’assez émouvant même si je n’approuve pas vraiment, car je
pense que certains profitent vraiment de la crédulité des autres.

Teaki a réussi à me trouver malgré le barrage religieux et j’ai eu un peu de
mal à lui faire comprendre que je ne pouvais pas le prendre ce weekend
puisque je ne reviendrai pas au village avant Jeudi. Mais, comme à partir de
jeudi, il sera en vacances de Noel jusqu’au 10 janvier, la pilule a fini par
passer.

C’est au bout du quai, planqués derrière le snack d’Yvonne, qu’avec Mathias
nous avons réussi à avoir 2 bières bien fraîches. C’est en dégustant notre
Hinano que nous avons attendu le passage du convoi exceptionnel de notre VIP
représentant officiel du Seigneur. Une première voiture est enfin arrivée
ouvrant le cortège, suivie d’une camionnette à plateau où des joueurs de
Toere y allaient à fond la caisse, puis une troisième voiture dans laquelle
était installé le héros du jour, grâce auquel je n’ai pas pu faire mes
courses, à savoir des yaourts, du chocolat et quelques paquets de clopes.

Derrière ce convoi presque présidentiel, suivait le reste de la « plèbe »
dont Jacques avec mes 2 arrivants et Elvina de retour de Tahiti.

Retour à la maison sur un lagon toujours aussi calme et un superbe soleil
couchant. C’est à moins de 5 minutes avant d’arriver à la maison que d’un
seul coup, notre 250CV du R3 s’est mis à crachoter puis à fumer pour enfin
caler ! Je ne sais pas ce qui lui est arrivé. Nous avons fini le chemin en
remorque avec la baleinière !

Nous verrons cela demain : à chaque jour suffit sa peine.

Nos visiteurs ont l’air d’être immédiatement tombés amoureux de Raimiti. Ils
étaient aux anges ce soir.

2 arrivées et le retour de Francis sont au programme de demain mais je n’ai
pas à aller au village pour les récupérer. Ce sont des plongeurs et ils
arriveront avec le Kau de T.Dive. Nous aurons ainsi le temps de voir ce qui
se passe avec le R3.

21H, Junior vient de couper le groupe, je dois donc arrêter à mon tour.
Rien de bien spécial hier sinon d’avoir livré 5 glacières pleines à Camille
puisque chez lui le congélateur fonctionne parfaitement bien. Livraison
effectuée en fin d’après midi qui nous a laissé ensuite un peu de temps pour
faire un petit tour a l’extérieur de la passe.

Des chasses un peu partout et des oiseaux en abondance. Retour une heure
plus tard avec un gros thon rouge et 8 bonites. Voilà de quoi changer
l’ordinaire du staff.

Aujourd’hui jeudi, toujours plein beau temps et vent faible, il fait
toujours aussi chaud !

Livraison mensuelle du Cobia qui est arrivé en début d’après midi. J’ai
rarement eu une livraison aussi « merdique » que celle de ce jour. Sur 20
dromes d’essences que j’attendais, j’en ai eu 2. Il paraît que le
responsable de la commande n’a pas vu le 0 qui suivait le 2. Même problème
avec le gaz, sur 6 cartons de cuisses de poulets, j’en ai eu un seul. Les 5
sacs de nourriture pour les poules ont été oubliés sur le quai du village,
le contre plaqué bien marqué sur le « connaissement » du bateau n’est pas
arrivé, 2 fournisseurs ont totalement loupé ma commande…...J’étais vraiment
très content de cet arrivage !

Heureusement que le capitaine du Cobia assume ses erreurs, du coup, il
repassera par Raimiti à ses frais la semaine prochaine. Ainsi va la vie dans
nos îles lointaines.

Nos réserves sont pleines, les frigos et les congélos aussi. Mis à part le
frais hebdomadaire et l’essence de la semaine prochaine, j’ai de quoi tenir
jusqu'à la fin janvier et peut être plus longtemps. Le Cobia arrêtera ses
rotations pour la fin du mois et il n’y aura plus rien avant le 20 janvier.
Visite annuelle du bateau et vacances de l’équipage. Comme nous dépendons de
lui, il vaut mieux stocker !

La journée a été assez longue et je suis pressé d’aller dormir.

Fin d’une nouvelle journée grand beau, grand calme et toujours sans vent. Me
voilà pratiquement à jour dans les divers courriers que j’avais à faire. Ma
paperasse bureau est elle aussi presque à jour, je commence à y voir
vraiment clair.

Les gars continuent leurs travaux « d’en-sablage » de la plage et des autres
améliorations diverses. Ce soir, une petite forêt d’aspleniums décore
l’extérieur du restaurant. Pourvu qu’ils s’y plaisent ! Des photos suivront
d’ici peu.

Le moteur du Camzaz est démonté depuis cet après midi et empaqueté, prêt
pour partir avec le prochain Cobia qui passera cette semaine faire sa
livraison mensuelle.

Florian et les 2 chiens m’ont accompagné cet après midi pour faire mon
shopping de corail mort. D’un coup de baleinière, nous sommes allés jusqu'à
la pointe « Amaury » pour le ramassage des coraux longs et fins. Superbe
récolte ! Arrêt suivant a Tikatonga pour une promenade sur le récif. Nous y
avons croisé « Handicapée » qui est restée avec nous pour le reste de la
promenade. Et pour finir, un dernier arrêt dans le Hoa qui est juste après
chez nous où je n’ai eu aucun mal à remplir un seau de 20 litres avec des
petits coraux ronds. Me voilà avec un stock plus que suffisant pour faire
les guirlandes manquantes.

Nous étions tous de retour un peu avant le coucher de soleil, Handicapée et
Foufou inclus.

Un petit tour par le poulailler pour donner du maïs aux filles et prendre 10
œufs en échange. Un peu d’eau fraîche à nos pieds de pastèques qui poussent
à bonne vitesse et qui font les premières fleurs, il était temps pour moi de
passer au dessalage avant la nuit.

Cuisses de poulet au four et spaghetti à la sicilienne, voilà pour notre
menu de ce soir. Je n’ai pas lésiné sur l’ail, histoire de tenir les
moustiques à distance raisonnable. En fait, je suis assez étonné qu’il y en
ait si peu en ce moment de calme plat. En général, les nuits sans vent, ces
petites bestioles sont à la recherche de la compagnie humaine.

Camille a téléphoné, le congélateur marche super chez lui. C’est donc nous
qui avons un problème d’équilibrage dans nos phases et avec du 24 Volt, ce
n’est pas si simple à régler. Affaire à suivre.

La suite…..Demain.
Après le lunch de ce midi, nos derniers visiteurs ont regagnés le village.
Même pas de transfert à faire car ils sont rentrés avec le moniteur et le
kau de Top Dive.

La météo reste au très beau mais aussi au très chaud….on souffre car il n’y
a toujours pas le moindre souffle de vent. Même coté Tua, la chaleur se
ressent !

Junior est « off » depuis ce matin, je pense qu’il apprécie de lâcher prise
pour une journée.

Le reste de l’équipe continue les travaux d’aménagement et d’embellissement
de la zone entre le restaurant et le fare de plongée. Bientôt, il n’y aura
plus le moindre petit corail qui traîne. Varo est allé chercher dans les
profondeurs du motu des Oaha (asplenium niddus), pour refaire la décoration
végétale autour du restaurant.

J’ai réussi à trouver en ville (par téléphone) la pièce de notre pompe à
sable. C’était la dernière de disponible ! Elle devrait rapidement arriver
par Air Tahiti et nos travaux de pompage de sable pourront reprendre.

Petit souci avec un de nos congélateur qui aurait tendance à congeler par «
à coup », nous l’avons mis en quarantaine chez Camille qui va le surveiller
de près pour enfin savoir si c’est le congélo qui ne fonctionne pas
correctement ou bien, si c’est notre ligne électrique qui fait des caprices.

Fin d’après midi avec une balade à Tua avec les chiens. J’ai trouvé un autre
magasin plein de corail cassé pour refaire les rideaux des fare lagon qui
sont un peu « destroy ». Les chiens ont attrapés un beau requin de plus de
10 KG que j’ai rapporté en abandonnant mon corail jusqu'à demain.

Ce soir, œufs à la coque pour nous et requin pour les chiens. Nous sommes
tous repus.

Ayant beaucoup de courrier en retard à faire, la rédaction ferme pour ce
soir.
vendredi 4 décembre 2009, 21H15.

Service du soir terminé, notre dîner est pris, la vaisselle est faite, tout
est OK pour recommencer demain.

Réveil au petit matin avec un beau ciel bleu et un soleil tout neuf.
Finalement, il n’y a pas eu vraiment de dégâts avec notre mini tempête et
après un bon nettoyage matinal des lieux, rien ne pouvait laisser penser
qu’hier soir, il en était tout autrement.

Irifa beach était au programme de nos visiteurs pour démarrer la journée. Le
moniteur Guillaume de TopDive est arrivé en fin de matinée et après le
lunch, ils sont tous repartis en direction de Tetamanu pour une après midi
plongée.

De mon coté, en compagnie de Varo et de mes Américains partants, nous sommes
allés au village. Teaki était fidèle au rendez vous non donné, à notre
arrivée au quai.

Une fois nos visiteurs entre les mains de Jacques, nous sommes allés d’un
coup de limousine faire nos courses : Patrick le mécanicien qui a du mal à
faire repartir notre « libellule », sûrement la bobine d’allumage qui serait
naze. Puis visite a Teretia pour récupérer une glacière de thon rouge et
ensuite aller chez Jacques prendre nos 20 cartons de courses diverses
laissés la veille par le Cobia.

C’est avec un R3 bien chargé que nous sommes rentrés sur Raimiti. Sur le
chemin du retour, j’ai laissé les commandes du kau à Varo. Son sourire qui
allait d’une oreille à l’autre ne m’a laissé aucun doute sur le très grand
plaisir qu’il éprouvait. Il a ramené le navire a bon port et il n’était pas
peu fier de procéder a l’accostage sous les yeux de Francis et Yves plus
qu’étonnés de voir ce nouveau capitaine.

Samedi 5 décembre 2009, 21H.

Nouvelle journée de grand bleu. Pour midi, j’avais un aller-retour au
village au programme. Temps vraiment superbe, des couleurs à couper le
souffle et un lagon d’une limpidité incroyable (sûrement une des
conséquences de notre mini tempête). Sur pratiquement tout le trajet, je
pouvais voir le fond dépassant assez souvent les 20 mètres.

A peine accosté au quai où pour une fois Teaki était absent, une raie manta
est venue se promener le long du quai. La tentation était bien trop forte
pour Castor et Rutu qui se sont rapidement retrouvés barbotant à côté de la
raie pas effrayée pour autant. Mes visiteurs sur le point de partir avec
Jacques n’en revenaient pas !

J’ai laissé les chiens « tremper » un bon moment, car la raie ne voulait pas
partir.

L’avion est arrivé plus tôt que prévu pour repartir avec presque 20 minutes
d’avance sur l’horaire. Retour à Raimiti avec 2 Japonais.

J’ai enfin eu suffisamment de temps, pour, une fois rentré à la maison,
ouvrir mes cartons et finir l’installation de la boutique. Ce soir, elle est
prête pour recevoir les premiers visiteurs. Des photos suivront très
prochainement.

Handicapée, notre aigrette blanche est de retour depuis 2 jours et ne nous
quitte plus. La porte de la boutique à l’air de lui plaire particulièrement,
aussi je lui ai installé sa « gamelle » d’eau douce et depuis, elle monte la
garde.

Début de soirée avec un téléphone d’Elvina, après 2 jours dans le vide
total, sa maman est revenue parmi nous. Elle ouvre les yeux et arrive à dire
quelques mots. Nous en saurons plus d’ici peu mais la famille est déjà bien
soulagée qu’elle soit encore là.

Ce soir, j’essaie de faire le journal depuis mon fare coté Tua. La pleine
lune, plus vraiment pleine vient de sortir de l’horizon, la couleur est
celle d’une énorme braise vieillissante et là encore le spectacle est
saisissant.
Du soleil non stop depuis ce matin et presque pas de vent : il fait vraiment
chaud sur le motu !

Après le petit déjeuner, nos visiteurs du soleil levant sont allés découvrir
Irifa et après le lunch, ils sont allés plonger à Tetamanu. Notre motu est
donc très calme, aussi nous en avons profité pour faire un peu de bruit.
Quelques grosses branches de kahaia à tronçonner, changer les roulettes
(made in China) des baies vitrées des fare coté récif qui étaient toutes
rouillées, poncer par ci, découper du bois à la scie circulaire par là pour
faire des box de rangements pour les classeurs de Florian, abattre quelques
arbres morts et pour clore, faire tourner le suppresseur un long moment car
c’était aussi le vidage, nettoyage et remplissage de la mare aux canards.

En cette fin de journée, il n’y a pratiquement pas un souffle d’air et la
soirée s’annonce chaude.

Florian a déserté le coté lagon pour le coté Tua où il y a à peine un peu
plus d’air.

Soirée thon pour nos visiteurs : carpaccio de thon puis steak de thon sauce
Maluha. Pour le dessert, papaye au lait de coco. Rien de bien original mais
cela est vite fait et c’est bon.

Rien à ajouter pour ce dimanche assez calme.
Pas de journal hier car nos petites habitudes sont un peu bousculées.

Elvina a reçu le coup de téléphone que l’on ne voudrait jamais avoir. Sa
mère qui habite Moorea a eu un malaise sans crier gare. Evacuation en
urgence à l’hôpital de Moorea qui n’a pu que constater qu’elle était dans le
coma. Re évacuation sur l’hôpital de Tahiti où elle est depuis, en
réanimation. Elvina est partie le jour même sur Papeete.

Même si nous n’avons pas trop de monde en ce moment, dés qu’il en manque un,
les choses changent pour les autres.

Le temps est lui aussi passé au franchement mauvais avec de très fortes
pluies. Le transfert au village de ce matin n’a pas été une partie de
plaisir.

En ce moment nous avons 6 visiteurs : 2 américains, 2 français et 2
allemands. La pluie ayant momentanément cessé de tomber, nous profitons de
cette petite accalmie pour envoyer notre petit monde faire la dérivante de
Tetamanu sous la responsabilité d’Elvis.

Ayant été promu chef cuisinier pendant l’absence d’Elvina, il me sera sans
doute assez difficile de tenir le journal de bord à jour de façon
quotidienne, aussi, pas d’inquiétudes à avoir si nos « news » arrivent de
façon irrégulières dans les prochains jours.



Toujours le 3 décembre, 21H30.

Florian a dû sentir la chose venir ! Alors que je commençais la préparation
du repas du soir, il a voulu manger « une morce » (langage Suisse) et dés
18H, il est parti se coucher. Junior était au barbecue, Vai au restaurant et
moi à l’épluchage des légumes.

La tempête aussi soudaine que brutale est arrivée en quelques minutes. Le
vent qui était à l’Est est passé d’un seul coup à l’Ouest. En moins de 5
minutes, le lagon s’est déchaîné, le restaurant était inondé et les fare
coté lagon (sans porte), mouillés d’un bout a l’autre. Je n’avais jamais vu
le lagon se déchaîner aussi vite et aussi fort.

Dans la série des « urgences » de nuit, il a fallu remonter le Camzaz sur
son portique qui menaçait de se faire emporter par les déferlantes, fermer
les ouvertures du restaurant avec des contre-plaqués pour empêcher la pluie
de rentrer, remonter les meubles de plages qui risquaient de partir avec les
vagues, rassurer les visiteurs qui croyaient que c’était la fin du monde,
continuer a préparer le dîner, arriver à griller les rougets sous une pluie
battante et aller faire le ménage d’ un fare coté Tua pour évacuer le seul
fare coté lagon occupé et totalement détrempé !

Une belle pagaille, une certaine inquiétude pour moi en voyant les éléments
se déchaîner ainsi et, le devoir de rester rassurant vis-à-vis des autres.

Varo s’est retrouvé à griller les poissons, Junior à faire le ménage d’un
fare récif de nuit, Elvis a transporté les bagages des « évasanés » du coté
lagon au coté récif, Vai a épongé les tables du restaurant et finalement
nous sommes arrivés à faire tant bien que mal ce service tempétueux !

21H, fin du service et la tempête…………………… s’arrête aussi brutalement qu’elle
est arrivée.

Demain, il fera jour et nous pourrons faire l’état des lieux. A savoir s’il
reste du sable sur notre beach, l’état de la cocoteraie qui était toute
propre et les autres choses auxquelles nous n’avons pas pensé. Pour
l’essentiel, notre flottille est au complet, pas de casse dans les fare et
nos visiteurs sont allés se coucher rassasiés et rassurés.

La suite…………..pour demain.
FaLang translation system by Faboba
Copyright © 2019 Fakarava - pension RAIMITI - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public