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Présentation de Raimiti
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La grosse pluie est arrivée dans le milieu de la nuit passée. Ce matin, il
tombait des trombes et, par chance, il y a eu la fermeture des robinets
juste au moment du départ au village. 2 partants et pas d’arrivant. Raimiti
est maintenant presque vide avec nos 2 seuls Américains du moment.

Aller-retour dans la grosse grisaille mais sans vent et sans pluie.

Côté « papa », notre future « beach », le corail a disparu sous une bonne
couche de sable. Cela donne une impression de grandeur qu’il n’y avait pas
avant. Il ne reste qu’à recouvrir le vilain sable de joli sable blanc-rosé.

J’étais décidé pour aller passer une bonne heure sous l’eau et procéder à
une seconde séance de pompage de sable blanc immaculé, mais, notre «
libellule » a refusé de démarrer alors qu’hier elle a fonctionné
parfaitement. Nous avons tout contrôlé : huile, bougie, essence, carburateur
et tout a l’air bon. Comme un transfert village est au programme de demain,
la libellule ira dire bonjour à Patrick le mécanicien du village. Il sera
sûrement plus efficace que nous et saura employer le ton qu’il convient pour
causer à la machine et la faire parler.

Fin d’après midi sous la deuxième couche de grosse pluie et une promenade à
Tua avec les 2 chiens.

J’avais besoin de 7 coraux en forme d’hameçon pour les utiliser en support
de lampe tempête. Je n’ai eu que l’embarras du choix, cela fait vraiment
plaisir de trouver un magasin aussi bien achalandé ! Rien à voir avec Tahiti
où il faut faire 3 ou 4 magasins avant de trouver quelque chose qui
ressemble à ce que l’on cherche !

Dommage, ce soir c’est la pleine lune et il n’y aura pas le show que j’aime
côté Tua, lorsqu’elle sort toute ronde et lumineuse de derrière l’océan.
samedi 28 novembre 2009, 21H.

Le retour………….Ouf !

Après une semaine de folie douce, me revoilà à la maison et je respire enfin
!

Semaine qui est passée à la vitesse du vent. J’ai, tout de même, réussi à
faire pas mal de choses, mais il reste quelques postes « en souffrance » sur
ma liste des : « A faire ». Ce sera pour la prochaine expédition à Tahiti
qui n’est pas encore programmée.



Dimanche 29 novembre

Pas une seconde de libre pour ouvrir le journal.



Lundi 30 novembre9H du matin

Retour à un régime presque normal des choses, aussi, je peux reprendre mes
petites habitudes.

Nous n’avons que 4 visiteurs en ce moment, des Américains. La météo du
moment est tout à fait correcte, le bleu du ciel est revenu, le vent est
installé à l’Est-Sud Est, le lagon est presque calme et d’ici 2 jours, la
lune sera pleine.

J’ai retrouvé toute l’équipe Raimiti en pleine forme et la suite des travaux
est bien avancée. Pour la nouvelle cuisine, nous attendons maintenant la
venue de Gilles l’électricien avant de déménager et prendre possession des
lieux.

Junior et son staff ont commencé les travaux d’aménagement de la
transformation du « papa », de chaque coté du restaurant en petite plage.
Ils construisent un petit muret de protection qui en cas de forte houle sera
sensé retenir le sable que nous allons pomper au bout du ponton et qui
recouvrira ce corail qui n’est pas d’un contact vraiment agréable pour les
pieds.

Castor et Rutu sont en pleine forme. Les cocottes pondent à fond la caisse.
Comme dirait Mathias, elles sont au taquet !

Foufou, toujours au rendez vous du lunch mais les aigrettes restent aux
abonnées absentes.

Pour les canards, les plumes nous permettent de comprendre que nous avons 3
garçons pour 1 seule fille. Voilà qui va un peu compliquer les choses.
L’idéal, pour un bon équilibre, serait de passer 2 garçons à la gamelle,
mais pour le moment nous n’avons pas du tout le cœur à trucider ces trop
jolis canards.

Zaza est en ville, elle a du être « évasanée » du village en urgence suite a
un gros malaise cardiaque. Après une bonne semaine d’hôpital à Papeete, elle
en est sortie, mais les tests et contrôles continuent. Elle va devoir
attendre les résultats des examens pour savoir si elle va devoir aller ou
non, se faire soigner en Nouvelle Zélande.
Et oui, il n’y a pas eu de journal hier car je n’aurai pu que vous parler de
la pluie.

Douce amélioration ce jour mais avec un « plafond » qui reste très sombre,
gris et pas mal menaçant.

Aller-retour au village pour 2 Italiens partants et 4 Français arrivants. Un
vol a l’heure, un lagon calme et une trêve suffisamment longue de madame la
pluie pour faire l’aller et le retour sans se mouiller. C’était parfait pour
tous le monde !

Au village, courses chez Nunu, remplir la glacière de pain, discuter avec
quelques personnes qui n’avaient rien de mieux à faire, le temps est très
vite passé.

Retour d’Elvis qui vient de passer sa petite semaine de repos au village,
Teaki est lui aussi venu puisque ce séjour sera vraiment très court.

Demain, départ pour le village à 5H du matin. Didier le mécano du Camzaz
doit revenir : sa réparation ne tient pas. Il arrivera par le vol de 7H30
et, s’il arrive à remettre le Camzaz en état, il repartira par le vol de
13H.

Teaki retournera au village par ce transfert matinal et pourra être dans les
temps pour sa leçon de catéchisme qui commence à 8H.

D’un autre coté, Junior fera dés 8H, un saut à Tetamanu pour récupérer Zaza
qui a une réunion « mégahyperpowerimportante » au village. A 10H, il me
rejoindra au village avec Zaza, Florian et les 2 autres Italiens partants.

Si tout se passe comme prévu, à 13H, les 2 Italiens, Eric, Florian et le
mécanicien prendront le vol d’air Tahiti.

Une semaine de courses, et de visites plus ou moins « cool » chez les
notaires, banquiers et services administratifs m’attend. Heureusement, je
suis remonté à bloc depuis que j’ai entamé une cure pour me « booster » à
base de pépins de pamplemousse et autres saloperies que m’a fait parvenir ma
Maman. En attendant cela a l’air de commencer à faire son effet et je me
sens tout « ragaillardi » depuis quelques jours.

21H30, les bureaux de la rédaction ferment…
Enfin au chaud et bien au sec dans ma boutique, j’ouvre le journal
d’aujourd’hui. Depuis hier soir, juste après notre dîner, la première pluie
tropicale de la saison est arrivée. Eclairs, tonnerre, quelques rafales de
vent et surtout une grosse pluie non stop, tel est notre décor extérieur et,
seulement depuis une petite heure, la pluie a vraiment cessé de tomber.

Le transfert village du jour a été plus qu’humide. Je suis arrivé au
village, trempé comme une soupe mais surtout frigorifié comme un sorbet.
Teaki avait bravé les conditions météo et m’attendait bien sagement au quai.
Ayant presque une heure d’avance sur l’arrivée prévue de l’avion, nous
sommes allés chez Mathias qui a eu la gentillesse de répondre favorablement
à mes 2 requêtes du moment. Pour commencer une douche chaude et je peux
maintenant vous affirmer qu’une vraie douche, dans une vraie salle de bain
et avec de l’eau bien chaude et de bonne qualité……C’est le super pied,
surtout après avoir fait 62 kilomètres de lagon en bateau sous une pluie
torrentielle avec une visibilité n’excédant pas les 200 mètres.

Ma deuxième requête : un café bien chaud, que j’ai pris le temps de déguster
à petites lampées. Dommage, il n’y avait pas les petits gâteaux (Mini-choux
à la crème) qui marchent si bien avec !

Finalement, il faut parfois peu de choses pour ressentir un fort bien être.

L’avion est arrivé avec 10 minutes d’avance et je n’ai même pas eu à
attendre mes visiteurs du moment. Retour a la maison avec mes 2 italiens du
jour et bien sûr, la pluie pour les 2 premiers tiers du voyage. Arrivée à
Raimiti sans pluie, mais dans une grisaille assez générale.

Junior et son « staff » sont depuis ce matin dans l’atelier à l’abri des
intempéries. Atelier transformé pour les besoins en menuiserie où ils
fabriquent les meubles de la nouvelle cuisine. Même en cas de mauvais temps,
nous avons toujours de quoi œuvrer !

Au moment où j’écris ces lignes, j’aperçois par ma fenêtre du bureau, une
petite percée, la bas, loin à l’horizon, qui laisse passer un flot d’orange,
de rouge, de saumon et de violet. Tout ce qu’il faut pour laisser croire que
le soleil sera de retour demain.

Affaire a suivre !
Nouvelle journée qui se termine. Le bleu clair du ciel de ces derniers jours
a été remplacé par du gris, du noir et du mauve….Rien que du foncé ! C’est
pas mal non plus. Le vent est toujours absent mais mon petit doigt me dit
que cela ne va pas durer.

A mon programme du jour, 2 italiens à récupérer sur le vol de 13H15 qui est
arrivé à 15H. Bravissimo Air Tahiti qui n’a même pas été capable de nous
avertir de ce « léger » retard.

Cela m’a laissé le temps d’aller chercher mes coraux pour finir mes rideaux
de la boutique, puis d’aller faire une promenade en Limousine avec Teaki qui
était ravi d’avoir son chauffeur personnel pendant la pause du midi et de se
faire déposer devant l’école sans avoir à prendre le truck.

Retour sur un lagon totalement lisse avec les nouveaux visiteurs qui ont
l’air très cool. Le temps de passer voir les poules et les canards, de
nourrir ce petit monde, de ramasser les œufs, de filer à la douche……le
soleil était déjà de l’autre coté de l’horizon.

Me voilà au bureau où un peu de paperasse m’attend. Très au loin, le
tonnerre gronde…..cela va bien finir par nous arriver dessus car c’est
vraiment bloqué de tous les cotés. J’aime ce calme, avant la tempête !

Mesdames, moi qui ne reçois pas beaucoup de courrier de votre part, j’ai
enfin compris comment vous faire écrire. Pas moins de 8 mails reçus de mes
lectrices, suite à l’article concernant la boutique. On dirait qu’il y a des
sujets qui font plus réagir que d’autres ! Quoi qu’il en soit, mes profonds
remerciements pour vos encouragements, cela me fait très plaisir.

A demain pour la suite.
Il y a 2 minutes, le soleil disparaissait à l’horizon. Ma fenêtre du bureau
est un coin « stratégique » pour l’observation du fameux rayon vert qui
n’est pas passé ce soir, mais le spectacle valait quand même la peine.

Reprise de notre boulot de bagnards dés ce matin. Les uns creusent, les
autres remplissent, d’autres coupent…..il y avait de quoi de nous occuper
suffisamment pour ne pas voir les heures passer…

La météo reste stable, le vent a bien tenté de repasser à l’Est mais à cette
heure, cela n’est plus qu’un vague souvenir et le calme plat des derniers
jours est de retour.

Mes petits travaux boutique avancent à grand pas. Ce matin, j’ai trouvé un
nouveau fournisseur pour mon rideau coté lagon. C’est à Tua que j’ai trouvé
mon bonheur avec du corail cassé mais encore bien blanc et ayant de
nombreuses taches marron-caramel. Quelques clous, du nylon, la matière
première des rideaux (le corail) et ce soir, le travail est fini !

Pour la fenêtre donnant sur Kokakoka, c’est un autre fournisseur où je suis
passé il n’y a pas très longtemps. Les coraux fins et tout en longueur d’
Otukaina. J’ai pu faire la moitié de la fenêtre avec le stock ramassé la
semaine passée en compagnie de Teaki. Demain comme je dois aller au village,
je partirai plus tôt pour faire mes achats sur le banc de gravier
d’Otukaina. Pourvu que le stock ne soit pas épuisé !

A midi, visite de Top Dive avec ses plongeurs. Ils ignoraient qu’il y avait
le petit frère de « Van Cleef sans Arpels » qui avait ouvert une succursale
dans un coin comme le nôtre. Ils ont bien regretté de ne pas avoir pris
carte de crédit et autres Euros car nous vendions et sans aucun problème :
collier et bracelet. Il est vrai que, lorsque l’on part du village pour une
journée expédition plongée au Sud, le premier reflexe n’est pas de prendre
sa carte de crédit pour faire des folies dans « The boutique du bout du
monde ». Maintenant, le message est passé et le moniteur n’oubliera pas de
recommander de ne pas oublier la petite carte en plastique avec les codes ou
la méga liasse de billets. Je plaisante, et cela avec facilité et aisance,
car je peux affirmer offrir la meilleure qualité et des tarifs qui
laisseraient pantois les « perliculteurs » de Tahiti et Moorea.

Après le repas de midi sous les arbres, c’est à 15H que nous nous sommes
tous retrouvés sur le platier à Tua. Au moment où la marée haute repart dans
l’autre sens. Junior et Francis sur le platier. Varo, Yves et moi barbotant
dans les canyons à la recherche des pierres de corail qui sont usées,
rabotées et poncées par le ressac. Pêche aux cailloux plus que fructueuse
puisque nous sommes revenus avec 4 brouettes pleines. Ces blocs de corail
sont prévus pour faire des présentoirs dans la boutique. Les premiers
trempent dans leur bain d’eau douce et seront « opérationnels » dès demain.
Pas de journal hier, je suis revenu trop tard du village. Après avoir déposé
mes 3 derniers visiteurs du moment ainsi que Mathias et Elvis. Ensuite, j’ai
été faire mes « emplettes » perles noires.

Je suis assez content de cette petite pêche des trésors de notre lagon.
Pourvu que cela plaise autant aux autres.

Dîner à 4 hier soir, le motu retrouve son calme d’antant et j’avais presque
oublié à quel point c’est bon.

Ce matin, samedi, j’étais debout assez tôt pour être avec les gars restants.
Avec Varo et Yves, nous nous sommes attaqués au remplissage de iri iri dans
des sacs à farine. Le stock naturel le plus proche de ce gravier se trouve
entre la pointe d’Irifa et Kokakoka. 2 voyages avec la baleinière ont étés
suffisants pour remplir la zone couverte entre l’ancienne et la nouvelle
cuisine. C’est tout joli tout propre maintenant.

Depuis midi, comme nous sommes sans visiteurs, tout le « staff » est de
repos jusqu'à lundi matin.

Le vent très faible se promène sans arriver à se fixer entre le Nord et
l’Ouest. Conséquence immédiate, le coté Tua redevient très calme.

Début d’après midi à installer les bijoux et les perles de Fakarava dans la
boutique. J’ai quelques pièces assez sympas dont un sautoir de 460 perles
qui fait presque 3 mètres. Des bagues, des bracelets, des colliers, des
pendentifs etc., il y a là, matière à faire ou à se faire plaisir !

Ensuite, un plouf en masque tuba coté récif. L’idée était d’aller repérer
quelques coraux morts, polis par les houles et que l’on trouve dans les «
canyons » qui bordent le récif. J’ai l’intention d’utiliser ces coraux pour
présenter les colliers et autres « grosses pièces ». Mais, l’eau était
tellement claire et pure, la visibilité tellement profonde, les couleurs
tellement éclatantes que je n’ai pas fait grand-chose à part m’en mettre
plein les yeux. Des bancs de perroquets à n’en plus finir, un nombre
impressionnant de carangues et surtout des coraux dont les bourgeons étaient
totalement fluorescents. Des fluorescences bleue, verte, jaune et turquoise.
C’est la première fois que je vois cela et si demain, la météo reste stable,
je recommence l’expérience avec bouteille de plongée et appareil photo.

A notre programme de ce soir : poulet Basquaise avec frites de Uru et
bananes Fei. C’est moi le cuistot !

Journée relaxe et farniente au rythme des pauses au soleil, puis à l’ombre,
puis dans le lagon et un bon petit repas à midi sous les arbres.

Le temps restant au beau et au calme, l’immersion coté Tua était à mon
programme de l’après midi et j’y ai passé plus qu’un bon moment. Pas de
blabla et quelques photos de ce moment privilégié que je fais suivre.

Voilà un dimanche comme il y a bien longtemps que je n’en avais pas vécu.
Que c’est bon !

Ce soir, j’inaugure. Me voilà installé dans ma boutique-bureau pour ce
journal. En levant les yeux de l’écran de l’ordi, j’ai face à moi, la
fenêtre ouverte qui donne sur le lagon et l’horizon. Impossible de louper un
coucher de soleil du bureau. Sur ma droite, la grande baie vitrée (sans
vitre) qui donne sur le coin des tables sous les arbres et le restaurant en
prolongement. Sur ma gauche, une autre fenêtre d’où je peux voir le motu de
Kokakoka.

Un bureau comme j’en rêvais depuis longtemps. Je pense que les visiteurs
vont vouloir payer 2 fois leur note, rien que pour le plaisir de revenir. Et
même si ils ne viennent pas payer, j’aurai du plaisir à les attendre.

Pour la boutique, si les étagères sont prêtes, il me manque encore les
trésors à y exposer, ce sera pour la fin du mois. En effet, je vais devoir
retourner sur Tahiti à compter du 23 novembre et je vais profiter de ce
passage à la ville pour revenir avec mes commandes « spéciales » pour la
boutique. Déjà demain, j’ai rendez vous au village avec Hinano pour choisir
les perles et bijoux « Made in Fakarava. »

Ce matin, Mathias a pris en charge nos 2 Allemandes et le Suédois en
démarrant la journée à Tetamanu avec des plongées, puis pique nique sur un
motu perdu et replongées avant de revenir à Raimiti en fin de journée.

Cela nous a laissé pas mal de temps pour œuvrer sans avoir à suivre le cycle
des repas de nos visiteurs. Nous avons tous pu avancer dans nos diverses
tâches d’une façon bien plus cool et efficace.

Au moment où j’écris ces lignes, un gros requin vient de rompre le calme
ambiant. Il doit chasser le long du bord du « papa » et Castor et Rutu qui
sommeillaient à mes pieds viennent de partir en trombe à la recherche de
l’intrus ! Le sol étant recouvert de gravier de corail, je vais pouvoir
passer un petit coup de râteau suite à ce démarrage assez brutal.
Franchement, vous ne pouvez vous imaginer la qualité des soucis que je peux
rencontrer ici !

Le son du Pu vient de raisonner et c’est le moment pour nos visiteurs de
passer à table. En arrière fond, j’entends le compresseur de Mathias qui
gonfle les bouteilles mais aussi les gens qui sont dans le coin. En vivant
ici, loin de toute pollution sonore, je réalise à quel point, le bruit créé
par nos besoins d’humains peut être nocif. Lorsque l’on en est écarté comme
nous, notre ouïe devient sensible au moindre son perturbateur et étranger.

Fin du journal de ce soir, même si ma boutique est loin d’être finie, je
vous envoie les premières photos que je viens de faire.

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