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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

Il y a 2 minutes, le soleil disparaissait à l’horizon. Ma fenêtre du bureau
est un coin « stratégique » pour l’observation du fameux rayon vert qui
n’est pas passé ce soir, mais le spectacle valait quand même la peine.

Reprise de notre boulot de bagnards dés ce matin. Les uns creusent, les
autres remplissent, d’autres coupent…..il y avait de quoi de nous occuper
suffisamment pour ne pas voir les heures passer…

La météo reste stable, le vent a bien tenté de repasser à l’Est mais à cette
heure, cela n’est plus qu’un vague souvenir et le calme plat des derniers
jours est de retour.

Mes petits travaux boutique avancent à grand pas. Ce matin, j’ai trouvé un
nouveau fournisseur pour mon rideau coté lagon. C’est à Tua que j’ai trouvé
mon bonheur avec du corail cassé mais encore bien blanc et ayant de
nombreuses taches marron-caramel. Quelques clous, du nylon, la matière
première des rideaux (le corail) et ce soir, le travail est fini !

Pour la fenêtre donnant sur Kokakoka, c’est un autre fournisseur où je suis
passé il n’y a pas très longtemps. Les coraux fins et tout en longueur d’
Otukaina. J’ai pu faire la moitié de la fenêtre avec le stock ramassé la
semaine passée en compagnie de Teaki. Demain comme je dois aller au village,
je partirai plus tôt pour faire mes achats sur le banc de gravier
d’Otukaina. Pourvu que le stock ne soit pas épuisé !

A midi, visite de Top Dive avec ses plongeurs. Ils ignoraient qu’il y avait
le petit frère de « Van Cleef sans Arpels » qui avait ouvert une succursale
dans un coin comme le nôtre. Ils ont bien regretté de ne pas avoir pris
carte de crédit et autres Euros car nous vendions et sans aucun problème :
collier et bracelet. Il est vrai que, lorsque l’on part du village pour une
journée expédition plongée au Sud, le premier reflexe n’est pas de prendre
sa carte de crédit pour faire des folies dans « The boutique du bout du
monde ». Maintenant, le message est passé et le moniteur n’oubliera pas de
recommander de ne pas oublier la petite carte en plastique avec les codes ou
la méga liasse de billets. Je plaisante, et cela avec facilité et aisance,
car je peux affirmer offrir la meilleure qualité et des tarifs qui
laisseraient pantois les « perliculteurs » de Tahiti et Moorea.

Après le repas de midi sous les arbres, c’est à 15H que nous nous sommes
tous retrouvés sur le platier à Tua. Au moment où la marée haute repart dans
l’autre sens. Junior et Francis sur le platier. Varo, Yves et moi barbotant
dans les canyons à la recherche des pierres de corail qui sont usées,
rabotées et poncées par le ressac. Pêche aux cailloux plus que fructueuse
puisque nous sommes revenus avec 4 brouettes pleines. Ces blocs de corail
sont prévus pour faire des présentoirs dans la boutique. Les premiers
trempent dans leur bain d’eau douce et seront « opérationnels » dès demain.
Journée relaxe et farniente au rythme des pauses au soleil, puis à l’ombre,
puis dans le lagon et un bon petit repas à midi sous les arbres.

Le temps restant au beau et au calme, l’immersion coté Tua était à mon
programme de l’après midi et j’y ai passé plus qu’un bon moment. Pas de
blabla et quelques photos de ce moment privilégié que je fais suivre.

Voilà un dimanche comme il y a bien longtemps que je n’en avais pas vécu.
Que c’est bon !

Ce soir, j’inaugure. Me voilà installé dans ma boutique-bureau pour ce
journal. En levant les yeux de l’écran de l’ordi, j’ai face à moi, la
fenêtre ouverte qui donne sur le lagon et l’horizon. Impossible de louper un
coucher de soleil du bureau. Sur ma droite, la grande baie vitrée (sans
vitre) qui donne sur le coin des tables sous les arbres et le restaurant en
prolongement. Sur ma gauche, une autre fenêtre d’où je peux voir le motu de
Kokakoka.

Un bureau comme j’en rêvais depuis longtemps. Je pense que les visiteurs
vont vouloir payer 2 fois leur note, rien que pour le plaisir de revenir. Et
même si ils ne viennent pas payer, j’aurai du plaisir à les attendre.

Pour la boutique, si les étagères sont prêtes, il me manque encore les
trésors à y exposer, ce sera pour la fin du mois. En effet, je vais devoir
retourner sur Tahiti à compter du 23 novembre et je vais profiter de ce
passage à la ville pour revenir avec mes commandes « spéciales » pour la
boutique. Déjà demain, j’ai rendez vous au village avec Hinano pour choisir
les perles et bijoux « Made in Fakarava. »

Ce matin, Mathias a pris en charge nos 2 Allemandes et le Suédois en
démarrant la journée à Tetamanu avec des plongées, puis pique nique sur un
motu perdu et replongées avant de revenir à Raimiti en fin de journée.

Cela nous a laissé pas mal de temps pour œuvrer sans avoir à suivre le cycle
des repas de nos visiteurs. Nous avons tous pu avancer dans nos diverses
tâches d’une façon bien plus cool et efficace.

Au moment où j’écris ces lignes, un gros requin vient de rompre le calme
ambiant. Il doit chasser le long du bord du « papa » et Castor et Rutu qui
sommeillaient à mes pieds viennent de partir en trombe à la recherche de
l’intrus ! Le sol étant recouvert de gravier de corail, je vais pouvoir
passer un petit coup de râteau suite à ce démarrage assez brutal.
Franchement, vous ne pouvez vous imaginer la qualité des soucis que je peux
rencontrer ici !

Le son du Pu vient de raisonner et c’est le moment pour nos visiteurs de
passer à table. En arrière fond, j’entends le compresseur de Mathias qui
gonfle les bouteilles mais aussi les gens qui sont dans le coin. En vivant
ici, loin de toute pollution sonore, je réalise à quel point, le bruit créé
par nos besoins d’humains peut être nocif. Lorsque l’on en est écarté comme
nous, notre ouïe devient sensible au moindre son perturbateur et étranger.

Fin du journal de ce soir, même si ma boutique est loin d’être finie, je
vous envoie les premières photos que je viens de faire.

Pas de journal hier, je suis revenu trop tard du village. Après avoir déposé
mes 3 derniers visiteurs du moment ainsi que Mathias et Elvis. Ensuite, j’ai
été faire mes « emplettes » perles noires.

Je suis assez content de cette petite pêche des trésors de notre lagon.
Pourvu que cela plaise autant aux autres.

Dîner à 4 hier soir, le motu retrouve son calme d’antant et j’avais presque
oublié à quel point c’est bon.

Ce matin, samedi, j’étais debout assez tôt pour être avec les gars restants.
Avec Varo et Yves, nous nous sommes attaqués au remplissage de iri iri dans
des sacs à farine. Le stock naturel le plus proche de ce gravier se trouve
entre la pointe d’Irifa et Kokakoka. 2 voyages avec la baleinière ont étés
suffisants pour remplir la zone couverte entre l’ancienne et la nouvelle
cuisine. C’est tout joli tout propre maintenant.

Depuis midi, comme nous sommes sans visiteurs, tout le « staff » est de
repos jusqu'à lundi matin.

Le vent très faible se promène sans arriver à se fixer entre le Nord et
l’Ouest. Conséquence immédiate, le coté Tua redevient très calme.

Début d’après midi à installer les bijoux et les perles de Fakarava dans la
boutique. J’ai quelques pièces assez sympas dont un sautoir de 460 perles
qui fait presque 3 mètres. Des bagues, des bracelets, des colliers, des
pendentifs etc., il y a là, matière à faire ou à se faire plaisir !

Ensuite, un plouf en masque tuba coté récif. L’idée était d’aller repérer
quelques coraux morts, polis par les houles et que l’on trouve dans les «
canyons » qui bordent le récif. J’ai l’intention d’utiliser ces coraux pour
présenter les colliers et autres « grosses pièces ». Mais, l’eau était
tellement claire et pure, la visibilité tellement profonde, les couleurs
tellement éclatantes que je n’ai pas fait grand-chose à part m’en mettre
plein les yeux. Des bancs de perroquets à n’en plus finir, un nombre
impressionnant de carangues et surtout des coraux dont les bourgeons étaient
totalement fluorescents. Des fluorescences bleue, verte, jaune et turquoise.
C’est la première fois que je vois cela et si demain, la météo reste stable,
je recommence l’expérience avec bouteille de plongée et appareil photo.

A notre programme de ce soir : poulet Basquaise avec frites de Uru et
bananes Fei. C’est moi le cuistot !

lundi 9 novembre 2009, 19H30.

Ouverture tardive du journal et pas d’envie débordante d’écrire ce soir.

Arrivée ce jour de Mathias et 3 personnes venant chez nous surtout pour
plonger. 2 Allemandes et 1 Norvégien. Comme Mathias est revenu avec le
bateau de plongée qui était au Nord, cela m’a évité de devoir aller au
village et j’ai bien apprécié de passer toute une journée a Raimiti.

Ce matin, Francis a été promené nos Français à la lune et j’ai pu continuer
les finitions de la boutique-bureau. C’est bientôt la dernière ligne droite
de ce chantier. Les vernis sont pratiquement terminés.

J’ai même eu assez de temps pour faire une petite sortie coté Tua avec Teaki
et les 2 chiens. L’idée du départ était de revenir avec du poisson pêché par
les chiens, mais la pêche fut nulle, car le coté large est un peu trop
agité. La sortie n’en a pas moins été fort agréable et c’est avec un seau
rempli de vieux coraux brisés par les tempêtes que nous sommes rentrés.
Voilà assez de matière première pour commencer ma déco de la boutique.

mardi 10 novembre 2009, 19H25.

Même pas eu le temps de finir le journal d’hier qu’il a fallu dîner puis
dormir. Franchement le temps passe trop vite ici !

Nouvelle journée de grand bleu et départ de nos chinois. Traversée du lagon
on ne peut plus cool sur un lagon très calme. Retour sur la même autoroute
avec un arrêt baignade à Otukaina. Les chiens ont bien compris que lorsque
je revenais du village à vide, une petite pause « détente » avait lieu à cet
endroit. J’en ai profité pour remplir un autre seau de coraux brisés, mais
uniquement des coraux longs, fins et blancs. La cueillette fut excellente.

Pour le reste RAS sinon que le coucher de soleil de ce soir était une pure
merveille.
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