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Présentation de Raimiti
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Pas de journal hier et ce soir, je m’oblige à l’ouvrir un petit moment pour
faire ces quelques lignes. Notre vie sur le motu (surtout la mienne) est
assez agitée et un peu compliquée avec l’installation de Floflo. C’est sur
que de se retrouver aux antipodes et surtout au bout du monde où il manque
beaucoup de choses par rapport au monde moderne, change assez les habitudes
de vie et de travail qu’il pouvait avoir à Moorea ou en Suisse. J’espère
qu’il va arriver à s’adapter sans trop de mal et se rendre compte qu’il y a
plus d’avantages de vie que d’inconvénients. D’un autre coté, il faut avouer
que pour un « citadin », il manque encore pas mal de choses dans notre
quotidien et que les habitudes doivent être changées.

Depuis hier, il y a un petit groupe électrogène qui alimente le second fare.
Le coin bureau est donc sous « tension » et depuis cet après midi, le
téléphone satellite est lui aussi dans ce coin bureau. Voilà qui devrait lui
éviter de faire des allers-retours un peu trop souvent entre le fare et le
coin bureau actuel.

Du coup, c’est mon coin bureau dans la vielle cuisine qui s’aère, se libère
et se retrouve plein de place. Ce n’est pas mal non plus !

Quelques soucis avec le 175 CV du Camzaz. Le ralenti ne tient plus et il
cale sans arrêt. Le mécano de Tahiti part en vacances dans 3 jours jusque
vers le 20 novembre. Nous avons réussi, ce matin, à organiser cette visite
très attendue et il arrivera….demain matin. Il en profitera pour faire la
révision de toute la flottille Raimiti.

Coté temps, c’est un beau ciel bleu avec un vent qui n’arrête pas de changer
de sens. Du Nord, nous sommes passés à l’Ouest puis au Sud, puis au Sud-est
et retour au Sud-ouest. Ce soir, il ne souffle presque plus et pour les
insectes de tous poils c’est le moment idéal pour sortir !
Elvina nous cuisiné des cuisses de poulet avec spaghetti, c’est la fête, et
comme c’est prêt, je ne vais pas faire attendre les autres !
Et bien, me voilà de retour à la porte du paradis depuis hier soir. Après
ces quelques jours passés à Moorea et Tahiti avec une petite tonne de
rendez-vous divers et une autre tonne de courses à faire, me voilà revenu au
grand calme de notre atoll. Florian, revenu tout frais et en forme de sa
Suisse, va maintenant tenter sa première expérience « long séjour » à
Raimiti.

Nous sommes arrivés à Fakarava en fin d’après midi, Jacques nous a conduits
jusqu'à l’hôtel Maitai où j’ai récupéré le kau de Top Dive qui avait été
révisé par Mathias.

Lagon calme et lune dans sa moitié, le temps idéal pour faire la traversée
fin de jour et début de nuit.

Accueil pour le moins démonstratif de Castor et Rutu qui hurlaient au bout
du ponton. L’accueil de Varo fut presque aussi bruyant et gesticulant que
celui des chiens. Voilà qui fait plaisir.

Dire qu’en si peu de temps Junior et son équipe n’ont pas chaumé serait «
faible ».

Le matériel « zappé » par les 3 fournisseurs de Papeete est arrivé le jour
de mon départ. Il a fallu aller le récupérer au village et le rapatrier « at
home ».

L’extension du restaurant est totalement finie. Couverture de la toiture,
vernis, pose des bancs, ameublement, rideaux en corail qu’il a fallu faire,
de nombreux sacs d’iri iri qu’il a fallu aller chercher sur les bancs de
gravier à quelques kilomètres de la maison. Tout y est, rien ne manque et
c’est vraiment superbe.

Coté nouvelle cuisine, la peinture étant aussi arrivée, le vilain gris de la
dalle ciment est devenu un joli vert d’eau. La lingerie a les cloisons
toutes blanches. Tout avance bien et cela va fort vite.

J’ai du faire un aller-retour village ce jour, en milieu de journée, pour
récupérer 2 italiens. Il y a seulement 4 visiteurs en ce moment !

Pas mal de boulot paperasse m’attend et ensuite je vais me régaler de
redonner tout cela à Florian. Je devrais, d’ici un peu de temps, arriver à
me débarrasser d’une partie de ces contraintes administratives.

Le vent est bien établi à l’Est. Les nuits sont assez fraîches et sans
insectes. Voilà qui devrait satisfaire l’ami Florian.
La suite………….demain !
Mercredi 21 octobre.

Je n’ai pas eu le temps d’ouvrir le journal, c’est ce matin mercredi, en
attendant de prendre l’avion pour Papeete que je trouve le temps et le calme
pour retracer les événements d’hier.

Tout de suite après la tasse de café du petit matin, avec Elvis et Yves nous
avons été terminer la pose des kakata dans le second fare. Voilà une bonne
chose de faite et les 2 fare sont maintenant vraiment bien abrités du vent
parfois assez fort qui souffle de l’Est. Pour le moment, je ne peux pas trop
tester l’efficacité et la solidité du travail puisque le vent reste toujours
entre le Sud et l’Ouest. C’est donc le coté lagon qui est assez exposé en ce
moment, alors qu’à Tua, c’est le grand calme.

Départ pour le village vers 10H avec un Teaki qui avait retrouvé sa mine «
grise », celle qui annonce que ce n’est pas la forme.

Accostage le long d’un quai totalement désert alors qu’il n’était pas midi.
Direction le dispensaire, juste de l’autre coté de la route pour montrer
Teaki à des professionnels. Au final, c’est bien une constipation carabinée
due à une overdose de chocolat qui est responsable de ses maux.

Après avoir rendu Teaki à la mémé ainsi qu’une glacière de poissons, puis
quelques courses chez Nunu, je suis revenu au quai pour attendre mes 3
nouveaux arrivants.

Mauvaise surprise. La vedette de la gendarmerie nationale, basée à Tahiti et
qui fait parfois le tour des îles pour contrôler Kau et capitaines était
arrivée sans crier gare, pour juste pile poil, s’amarrer derrière le Camzaz.

Le Camzaz n’étant pas encore tout à fait au point pour subir un contrôle un
peu trop zélé et alors que ces messieurs les gendarmes étaient encore très
occupés à régler la parabole de leur TV satellite, j’en ai profité pour
filer « à l’anglaise » et aller me mettre à un autre ponton totalement hors
de leur vue.

Mathias est rentré avec nous à Raimiti pour récupérer leur kau de plongée
puis le ramener au village, le sortir de l’eau et faire l’entretien.

Il avait prévu de faire le chemin retour tout de suite, mais lorsqu’à
l’arrivée, il a vu le grand calme coté Tua, le programme a légèrement
changé.

C’est donc, par une sortie plongée bouteille que nous avons clôturé cette
fin d’après midi. C’est toujours aussi géant !

Le dîner qui a suivi était tout aussi sympa. Finalement, Varo est revenu de
sa pêche avec une belle provision de langoustes et hier soir ce ne sont pas
seulement les visiteurs qui ont pu en profiter mais toute l’équipe.
Mon avion est en train de se poser, je boucle l’ordinateur et… à dans
quelques jours.
Juste quelques lignes ce soir, pour dire que le vent reste au Sud et qu’il a
apporté un beau ciel bleu.

Teaki aussi, revient au royaume des vivants et dés ce matin, la forme était
de retour.

J’ai rendu la clef « symbolique » de la cuisine à Elvina et j’en suis ravi.

Au programme du matin : Tetamanu

Passe dérivante et rentrante pour nos 2 visiteurs avec Elvis et leçon de
mécanique pour moi avec maitre Camille.

Nous avons dû changer le petit moteur fixé sous le moteur du Camzaz qui
actionne le « Tream ». C’est la chose qui permet de faire monter et
descendre le moteur. Encore un de ces trucs qui, au départ, paraît simple et
sur lequel il a fallu y passer trois bonnes heures. Franchement, les gars
qui inventent, dessinent et réalisent ces moteurs ne doivent pas connaître
notre sort et ne sont sûrement pas souvent dans des situations comme la
notre ou l’atelier de démontage n’est pas facile d’accès puisque toute les
réparations se passent là, où ça tombe en panne. Je pense même que certains
de ces penseurs doivent être un peu vicieux sur les bords. Pour aller mettre
certaines vis là, où on fini par les trouver, derrière des tuyaux et autres
durites inaccessibles, il faut vraiment le faire.

Bien dommage que je ne puisse pas faire un commentaire à ce sujet sur Trip
advisor, j’en aurais des choses à dire.

Grâce au calme et a la « zénitude » profonde de maitre Camille, nous y
sommes arrivés !

Après le repas de midi et en compagnie de Junior nous avons remis à jour les
listes de courses à faire en ville. Atelier, nouvelle cuisine, nouvelle
boutique, local groupe, extension du restaurant. Il me reste à faire la même
chose avec Elvina pour les boissons, le stock nourriture, les produits
d’entretien et la buanderie.

Et oui, cela signifie un retour sous peu dans le monde des soi-disant «
civilisés ».

Ce sera pour mercredi 21 et le journal sera fermé jusqu'à mon retour à
Raimiti, le dimanche 25 octobre.

Petit aller-retour rapide à Tahiti et Moorea où de nombreuses « obligations
» m’attendent. Il y en aura des « cool » et d’autres qui le seront sûrement
un peu moins. Ainsi va la vie, on ne peut pas vivre que de tempêtes, tsunami
et parties de pêches….il y a aussi le banquier et les autres.

Mon ballon de rouge me faisant un clin d’œil, je vous abandonne jusqu'à
demain.
Pour une fois, la météo n’avait pas tout faux. Du Nord, le vent est passé à
l’Ouest pour apporter une belle, bonne, grosse, importante et froide pluie
tropicale. C’était pile poil pour le petit déjeuner de mes 2 visiteurs.
Lorsque la pluie arrive dans ce sens, les 3/4 du restaurant sont vraiment
mouillés et c’est donc dans une salle assez humide et plus ou moins bien
barricadée, que les nouveaux ont pu découvrir Raimiti au petit matin.

Ce qui est assez bien avec ce vent, c’est qu’en général il ne dure pas trop
longtemps. Juste ce qu’il faut pour tout rendre humide. A midi, il passait
au Sud et a ainsi permis un lunch bien au sec même si un peu trop venteux.

A 14H, première trouée de ciel bleu et nous sommes partis direction TUA
(super calme) pour une longue dérivante. Elvis était des nôtres car l’idée
est que, petit à petit, d’autres puissent prendre la relève, même pour ce
genre d’ «activité » comme disent les touristes.

Teaki est resté au lit jusqu'à 9H pour finalement, se trainer du fare à la
cuisine. Immédiatement recouché sur le divan, ce n’est que depuis une heure
ou deux qu’il a l’air d’émerger et d’aller un peu mieux. Je l’avais un peu
shooté au doliprane mais cela a l’air de faire son effet. Hors de question
de le ramener au village avec le vent qu’il y a et la forme qu’il tient.
Grand mère est prévenue et nous aviserons demain après la visite du docteur
Doliprane et bouillon chaud.

Vai et Francis ont repris du service depuis 13H. Francis bricole 2 nouveaux
abris anti pluie. Un pour les poules et l’autre pour les canards. Il lui
faut aussi faire des nids supplémentaires pour la ponte. Bientôt, les canes
vont si mettre elles aussi et chez les poules c’est parfois un peu la crise
des nids. J’aimerais bien qu’elles puissent bosser sans avoir à faire de
réservation avant !

Junior et Elvina ne se montrent pas trop, ils profitent un max de ces 3
jours de coupure avec le quotidien et ils ont bien raison. Dommage pour eux
que le beau temps n’ait pas été au RDV.

Pour ce soir, j’ai préparé un hachis Parmentier façon ma grand-mère et
Junior a déjà répondu favorablement à l’invitation.

Dernier soir dans le rôle de cuisinier pour moi, demain Elvina reprendra son
poste. Le soleil décline assez vite maintenant et si ce vent se maintient,
nous devrions avoir un beau ciel bleu demain.
Depuis hier soir, le vent est vraiment passé au Nord. Réveil dans la
grisaille générale qui n’a cessé de s’amplifier avec les heures de la
journée qui s’égrainaient.

Depuis midi, il ne reste qu’Elvis de service. Tous les autres sont de repos.

Junior et Elvina sont partis ce matin, en balade kau et pêche. Ils sont
revenus avec 5 ou 6 grosses carangues. C’est maintenant que nous n’avons
presque plus de visiteurs et les congélateurs plein à craquer (suite au
dernier Cobia) que le poisson abonde.



Yves et Varo sont eux aussi partis à la pêche, ils ne rentreront pas avant
demain je pense, et…..si la météo est favorable au « crapahutage » de nuit
sur le récif, je ne serai pas trop surpris qu’ils rentrent avec quelques
langoustes.

Elvis a fait son premier transfert village tout seul. Pas de partants, mais
2 arrivants, des Français. Ils ont assez bien supporté le voyage alors que
le lagon est assez fortement formé. Vu l’état de la mer et comme c’était une
première, j’ai préféré qu’Elvis prenne le R3 au Camzaz. Tout c’est bien
passé et je pense que très bientôt, je ferai un peu moins d’aller-retour au
village.

Le petit Teaki s’est réveillé tout patraque et ce n’est pas la grande forme
ce jour. Il squatte le divan depuis ce matin et à l’heure où je fais mon
petit rapport du jour, il dort d’un bon sommeil. J’ai parfois un peu de mal
à savoir ce qui ne va pas, où il a mal, et à le faire parler. Dans son
éducation, on ne se plaint pas et on souffre en silence. Ce n’est qu’à son
visage tiré ou aux larmes qui coulent en silence que j’essaie de lui faire
comprendre qu’il faut parler, dire où il a mal et que je peux, peut être lui
donner quelque chose pour le soulager. Il y a eu la période crampes
douloureuses dans les jambes. Aujourd’hui c’est le dos ! Le doliprane a
l’air de faire son effet !

Bientôt Noel et si certains d’entre vous veulent faire un petit quelque
chose pour un gamin pas vraiment gâté du bout du monde, le moment approche.

Il adore tout ce qui est petites voitures, moto, tracteurs, bateaux en
jouets très réduits. Surtout pas les gros trucs télécommandés ou autre, ici
ça ne résisterait pas. Pour le moment, pas de jeux électroniques (je ne veux
pas) : il aura le temps plus tard !

Sinon, je l’habille avec du 12 ans et il chausse du 38-39 et ici il n’y a
pas d’hiver.

Ceci n’est pas un appel, ni une demande mais juste au cas où certains….

Son adresse postale :

Teaki Teamotererua S/C Raimiti

BP 144

Rotoava

98729 Fakarava

Polynésie Française

Pour ceux qui se sentent concernés, merci de mettre une photo de vous, qu’il
puisse mettre un nom sur un visage et je ferai le nécessaire pour la
réponse. Excellent petit devoir de Français en perspective...



Etant seul de service ce soir pour mes 2 arrivants et étant tout à la fois,
cuisinier, serveur, sommelier et barman, il est temps de fermer ce journal.

Tetamanu était au programme des Italiens ce matin et le temps vraiment
parfait pour cette sortie. J’ai eu un peu de mal à mettre les 2 miss à l’eau
à la sortie de la passe, mais ensuite, elles ne voulaient plus en sortir.
Ils ont vraiment su profiter des lieux et du moment, avec masque et tuba.

Effervescence chez Zaza où j’ai pu faire la connaissance des nouveaux
proprios du motu où Sane est installé. Cela risque de vraiment bouger dans
les jours à venir. Les choses ne sont pas encore faites, qu’une personne du
village serait prête à louer les lieux pour y faire fonctionner un club de
plongée plus hébergement. C’est fou comment ça marche ici !

Mais comme dans beaucoup d’endroits au monde, entre ce qui se dit et ce qui
se fait, il y a une marge. Attendons donc de voir comment cela va évoluer !



Retour à la maison vers midi, le courant rentrant était franc et massif.
Comme si une houle de Sud arrivait. J’ai rarement vu le lagon vêtu d’autant
de teintes différentes de bleu et de vert. Du turquoise en passant par le
bleu si spécial des chardons jusqu’au bleu vraiment foncé, c’était une
palette de couleurs comme je n’avais encore jamais pu contempler.



Petit lunch sous nos arbres avec une excellente omelette des œufs de nos
poules (encore 10 aujourd’hui) et retour sur nos chantiers respectifs pour
l’après midi. Junior et son équipe ont attaqué l’agrandissement de notre
restaurant devenu trop petit lorsque nous sommes complets.

La boutique pousse comme un champignon mais le chantier est mis en veilleuse
en attendant l’arrivée de certains matériaux qui arriveront demain ou après
demain avec le Cobia.

L’annexe Yoclo est devenue méconnaissable sans ses cloisons et cela rend
l’endroit bien plus accueillant.

De mon coté, l’opération faux plafond tissus et kakata est finie pour le
fare dodo. J’y ai passé l’après midi avec Yves et ce soir, je vais retrouver
un fare tout beau, tout propre et où le vent ne devrait plus pouvoir passer.
Fini de se réveiller le matin avec la chevelure toute emmêlée, voilà qui va
me changer. Je n’ai pas eu le temps de faire des photos, cela sera pour
demain.

Ce soir, Elvina nous prépare steak haché et frites de uru, j’en salive déjà
!

Il y a parfois des jours qui donnent la sensation de compter double, pour
celui d’aujourd’hui ce sera triple.

A 6H45, je quittai le ponton de Raimiti pour un transfert au village assez
matinal. Mes partants du jour allant a Manihi, c’est donc pour le premier
vol que nous devions faire acte de présence. Traversée géniale sur un lagon
très calme. Livraison de mes partants au quai du village où l’effervescence
hebdomadaire battait son plein avec l’arrivée du Cobia. J’ai laissé mes 2
italiens aux bons soins de Jacques et suis reparti aussitôt dans l’autre
sens avec une glacière de pain.

J’ai laissé piloter le kau par Rutu un bon moment, cela arrive parfois,
lorsque je suis sans visiteur a bord.

Petit arrêt baignade à Otukaina où j’ai fait quelques photos de ce paysage
dont je n’arrive vraiment pas à me lasser et qui est différent à chaque
nouveau nuage qui s’interpose entre le soleil et nous, au sol.

Retour en milieu de matinée à Raimiti où j’ai pu aller œuvrer dans mon
second fare. Il y avait un sacré ménage et rangement à faire. Les choses
vont bien mieux ce soir !

Pose de midi à notre table favorite et c’est, en commençant notre lunch, que
nous avons vu au loin, le Cobia pointer son nez pour sa livraison mensuelle.
Repas plus que rapide puisque 20 minutes plus tard, le navire était à
l’arrêt devant la maison.

Comme chaque fois, c’est un peu la panique car nous ne savons jamais ce qui
va être livré par la première barge mais, nous devons être prêt à
réceptionner le congelé en priorité. Pour compliquer un peu les choses, la
barge a été remplie de telle façon que le congelé s’est retrouvé bloqué
derrière le carburant, le carrelage de la nouvelle cuisine et les cartons du
faux plafond de la même nouvelle cuisine. Inutile de vous dire, qu’ensuite
il a fallu faire au plus vite pour tout remettre au froid le plus rapidement
possible. Ce n’est pas toujours très cool à faire ni très orthodoxe comme
façon de bosser, mais on y arrive.

Ne voyant pas certaines choses très attendues débarquer, j’ai dû faire un
saut a bord pour aller aux nouvelles. Pas moins de 3 fournisseurs ont zappés
mes commandes.

Je n’ai pas eu le bois commandé pour finir la boutique, pas plus que le
palmex pour la couverture de la toiture de l’agrandissement du restaurant,
et, aucune des peintures de sol pour le local cuisine.

Plus d’une heure au téléphone pour joindre ces « nazes » de la ville et
avoir des explications plus ou moins vaseuses.

Il y en a un qui a mis ma commande dans la mauvaise boite d’envoi et ma
marchandise est partie sur un bateau qui fait bien les îles mais qui ne va
pas a Fakarava. Un autre, aurait oublié de « coder » l’expédition et le
dernier a « oublié » de livrer au Cobia.

Comme nous ne pouvons pas attendre la prochaine livraison à domicile dans un
mois, cela sera livré au village et ensuite….. à nous de nous démer...,
pardon débrouiller, pour rapatrier tout cela avec nos kau.

Mon avis : une bande de nuls professionnels qui s’étonne que les affaires ne
marchent pas!

Ce soir, tout est rangé, pointé, classé et même ordré comme ils disent en
Suisse. Et, nous sommes tous épuisés de cette journée, pas comme les autres.


Demain, Junior et Elvina prennent enfin 3 jours de congés. Comme il n’y a
pas trop de monde, il faut en profiter et franchement, c’est plus que
mérité.

Les travaux seront en stand-by pendant ce temps et il y bien d’autres choses
a réaliser pour occuper notre petit monde.

La suite, pour demain.

En principe, la journée devrait être finie en ce qui me concerne. Elvina et
Junior étant de repos ce jour ainsi que demain et même après demain, c’est
avec 2 petits déjeuners que ma journée a débuté. Pas si mal pour une
reprise, j’ai même réussi à faire les croissants sans les cramer. Il y a un
moment que je n’avais mis les mains aux fourneaux, mais c’est un peu comme
le vélo, cela revient vite.

Matinée passée en partie pour mes gars, au grand nettoyage de la cocoteraie,
a brûler d’un coté et replanter de jeunes cocos un peu partout où cela
manquait.

Dernière matinée à Raimiti pour mes visiteurs du moment et c’est avec
Francis qu’ils ont été découvrir les fonds sous-marins de la lune.

Cela m’a largement laissé assez de temps pour préparer leur lunch du midi et
dans la plus grande quiétude.

Le travail de l’après midi distribué à mes « padaoines », c’est avec le
Camzaz que j’ai raccompagné mes 2 partants.

Petites courses au village pour refaire le plein de rouge de Camille,
déposer un peu de poisson à la mémé de Teaki et repartir avec une glacière
de pain.

Retour à la maison en compagnie de Teaki et des chiens. Le vent a totalement
cessé de souffler et au village, beaucoup parlaient de mauvais temps à
partir de dimanche. Bof, on verra bien !

Dés ce soir, Vai, Francis et Yves sont de repos. Les prochains visiteurs qui
ne sont que 2 arriveront demain, par le vol de l’après midi. Pas de popote
ce soir, ni de petit déj demain matin et surtout pas de lunch à midi. Le
rêve pour le nouveau cuisinier que je suis ! Ce n’est que demain soir que
les choses repartent et comme ce sera pour 2, cela ne devrait pas être bien
compliqué.

La rédaction du journal vous souhaite un bon weekend.
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