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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

samedi 12 mai 2018, 15h23.
Ce matin, nouvelle récolte de miel de 2 ruches. Il faudra remettre ça fin juillet. A raison de 4 à 5 récoltes par an, ce n’est pas loin de 100 kg qui est récupéré.
Pour ce jour, nous voilà riche de 23 kg de ce nouvel or ambré.
Nous devenons un peu plus « pro » dans la façon de procéder, à chaque nouvelle récolte. Ce miel qui était ce matin dans les ruches, est maintenant à la boutique, en pot, étiqueté et prêt à partir vers de lointaines destinations.
La plongée marche bien. Entre nos visiteurs et ceux de la pension voisine, Mathias est de sortie au quotidien. Lorsque ce club sera connu et reconnu, il se peut que la demande soit supérieure à la dispo des places !
Je ne suis pas vraiment étonné de ce départ « en flèche », mais ne croyais pas que dès le départ, il y ait un tel succès.
Le local du groupe électrogène de plongée est fini. Toiture couverte et murs cloisonnés : merci Cobia d’avoir livré le bois et les tôles manquant. Le reste du bois arrivera la semaine prochaine et, nous pourrons alors, finir le ponton.
Pas de ponçage du 60 cv ce jour, c’est samedi et notre religion interdit de faire tourner ces engins bruyants le week-end.
lundi 14 mai 2018, 15h26.
Toujours pas de pluie mais depuis hier, le temps se couvre de plus en plus.
Pas mal de départs ce jour et point d’arrivée. Ce soir, Raimiti tournera au ralenti avec moins d’une dizaine de visiteurs.
Début de semaine assez calme et, ça fait du bien de pouvoir souffler un peu.

jeudi 10 mai 2018, 9h37.
Pas trop de temps pour la Gazette ces derniers temps et pourtant, il y en aurait des choses à dire.
Mais, entre le quotidien à assurer, nos petits travaux qui n’en finissent pas d’en finir et d’autres que nous mettons en route, le Cobia qui n’a rien pu livrer depuis 15 jours, le flux assez chargé des arrivées et des départs du aux trop nombreux fériés du mois de mai……….il y a de quoi faire !
Une nouvelle mare aux canards est finie. Plus grande, plus profonde et toute cimentée. La météo au super sec de ces derniers temps, nous a permis de tout finir plus vite que prévu. Maintenant, ce serait bien qu’il pleuve un bon coup. Tant pour remplir la mare, que les cuves qui commencent à sonner creux et vide.
Bon coup de nettoyage dans le poulailler avec 6 nouveaux nids pour nos pondeuses. Nouveau gravier au sol, aire de jeux ensablée pour les poussins et canetons. On ne sait plus quoi inventer pour le confort de nos volailles.
La coque du 60 cv, bien au sec, va bientôt être totalement poncée. C’est Marama qui est en charge de ce fort « poussiéreux » travail.
Harrys est allé couper quelques vieux cocotiers dont il va débiter des morceaux plus ou moins long. Ils serviront de tuteurs aux orchidées et bromélias.
Hier, le Cobia devait livrer au village à 14h. Nous sommes donc montés au Nord. Un kau pour les visiteurs partants et arrivants, et un autre pour récupérer bois, tôles et divers que nous attendons depuis 2 semaines. Point de Cobia à quai, mais un autre navire le « M.Stella », occupant tout le quai pour décharger sa marchandise. Le Cobia ne pouvant se mettre à quai, après un bref « coucou », il est parti livrer un atoll voisin en nous redonnant RDV pour ce matin. Résultat des courses : un aller-retour au village pour rien, sinon le « fun », la ballade et la perte de temps.
Ce matin, le M.Stella est bien parti et, le Cobia est bien à quai. Marama et Teriitahi sont chargés d’aller récupérer toute la marchandise et d’expédier le moteur du 60 qui avait pris un bain forcé. Apparemment, tout s’est bien passé et les gars sont sur le chemin du retour.
Mathias est en plongée avec une partie des visiteurs. Nous commençons à mieux nous organiser pour la bonne marche des 2 structures. J’en ressens les premiers effets très positifs. Spécialement de ne plus avoir à effectuer tous ces transferts de plongeurs à Tetamanu, ou nous perdions un temps pas possible. Rien que pour ça, je suis trop content d’avoir ce club a Raimiti.
Une nouvelle cargaison de visiteurs citadins est arrivée hier. Un bon paquet de monde avec comme d’hab, des supers cool, des un peu cool, et des, pas franchement cool.
Deux extrémistes Vegan, 1 allergique, 1 qui n’aime pas le poisson et 1 autre qui n’aime ni le soleil, ni la mer.
Bref, des personnes dans l’air du temps. Surtout les Végans si respectueux de la nature, de l’environnement, de la protection de la planète, et qui voyagent à deux, avec 6 énormes valises et sacs !
En voyant mes gars transporter du kau au faré, le « déménagement » de mes 2 vegans, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette lecture ressente d’Éric-Emmanuel Schmitt, qui me semble tellement en accord avec l’esprit Raimiti, mais dont la philosophie échappe à la majeure partie de nos visiteurs.
« Ma conception du voyage a changé :

La destination importe moins que l’abandon.

Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même.

Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, à l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible.

Partir consiste à perdre ses repères, la maitrise, l’illusion de savoir et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir.

Le véritable voyageur reste sans bagages et sans but. »
J’aime tant cette façon de voir, de penser, de devenir et que j’ai parfois un peu de mal à mettre en œuvre dans mes propres déplacements. Avouez que c’est assez difficile a appliquer, puisque la raison essentielle de mes sorties hors du motu, a pour motif, d’aller faire des courses. Par contre, lorsque je pars en vraies vacances, c’est sûr que ça le fait très bien sans valise, ni sac (tout au moins, à l’aller).
Bien, assez tchatché pour ce jour, il est temps que j’aille faire acte de présence sur nos chantiers.
A suivre…

Jeudi 19 avril, 11h38.
Ils sont venus, ils sont tous là, je ne sais pas ce qu’il va arriver à la mama, mais moi, je commence à fatiguer.
L’équipe Enata est là au complet.
Le Cobia est bien passé hier pour livrer notre marchandise avec celle du club de plongée. Le transfert de leur groupe électrogène de 800 kg a été pour le moins fastidieuse et parfois périlleuse. Mais bon, depuis ce matin, la machine à fabriquer des watts a trouvé sa place définitive.
Yves l’électricien est arrivé hier, il n’a plus qu’à tout connecter, faire son armoire électrique, bidouiller certains trucs et je pense, que d’ici ce soir, nous allons entendre « ronronner » la nouvelle machine.
A partir de demain, ils pourront gonfler leurs bouteilles, indépendamment de nous.
Une autre partie de l’équipe est chez moi au fare Aito. Les cloisons commencent à se couvrir de niau tressés. C’est assez long à faire mais, tellement beau pour les yeux.
Depuis la nuit passée, la pluie est enfin au rendez-vous. Cuves et plantes respirent de bonheur. Si cette météo se maintient, que j’arrive à récupérer un peu de main d’œuvre, une séance nettoyage par le vide devrait rapidement avoir lieu au poulailler. Ce qui signifie qu’une bonne salade avec cœurs, foies, gésiers, œufs mollets et croutons devrait suivre. Peu importe ce qu’en pense les végans et autres mangeurs de graines, j’en salive d’avance.
Côté jardin, j’ai profité de cette abondance d’humidité pour planter 10 rejets d’ananas. Affaire à suivre, pas sur du tout qu’ils s’acclimatent a l’air du motu.
Une chose est sure, c’est que les orchidées et bromélias de Charles se portent de mieux en mieux. L’ananas étant de la famille des broméliacées, il n’est donc pas impossible que « ça le fasse » aussi.
15h, le même jour.
Retour du soleil donc, sursit provisoire pour les coqs et point de salade paysanne pour ce soir.
16h, revoilà la pluie mais là, c’est trop tard pour la tuerie. Je préfère laisser les jeunes fixer les niau de ma « cabane » de pêcheur. D’ici ce soir, toutes les cloisons devraient être habillées. Ensuite, il faudra poser les « kakatas » pour faire les encadrements. Il s’agit de la nervure centrale de la palme de cocotier, qui une fois séchée et dépouillée de ses feuilles, remplace les baguettes d’encadrement. Ma case, une fois finie devrait avoir un look, très « local » du Tahiti d’antan.
Fin de cette page de Gazette pour ce jour. A suivre d’ici pas longtemps.

samedi 28 avril 2018, 9h21.
On recommence à y voir un peu plus clair !
Une mini tempête de quelques heures est passée sur Raimiti. Juste ce qu’il faut pour mettre la « zone » un peu partout.
Elle a été aussi brève qu’intense et soudaine.
Pas trop de casse, sinon la coque du 60 cv qui a été soulevée un peu trop haut par une déferlante, plus une belle rafale de vent au même moment : le tout ayant eu pour conséquence de retourner le bateau comme une crêpe. En quelques secondes, il s’est retrouvé ventre en l’air et moteur sous l’eau.
Notre plan de travail s’est retrouvé un peu chamboulé. Depuis plusieurs jours, toute l’équipe est au démontage de ce moteur, purger l’huile, l’essence, l’air et virer l’eau de mer.
Tout bien rincer au gasoil et remonter le puzzle sans rien oublier.
Hier soir, après 3 jours de soins intensifs, notre moteur que je croyais mort, est reparti……. au quart de tour.
Par contre, je vais être obligé de l’envoyer en ville pour ressouder le tuyau d’échappement qui est « bien branlant ».
Sinon, Junior avance à grands pas avec le ponton d’Enata qui est presque en phase finale.
Ma cabane du faré Aito commence aussi à prendre vraiment forme. Même s’il reste encore à faire, elle devient de plus en plus sympa au fil des travaux et finitions qui se font.
Nous serons bientôt bloqués par manque de matériel. Le Cobia étant en panne depuis 2 semaines, notre bois, nos tôles et tout le reste « roupille » sur les quais de Tahiti, en attendant que….
dimanche 29 avril 2018, 8h59.
Même si la météo reste au bleu et au beau, c’est décidé, ce matin nous allons plumer, vider, flamber et diminuer la famille coqs et compagnie.
Junior a pratiquement terminé le ponton d’Enata qui pourra entrer en service pour le 1 Mai.

samedi 14 avril 2018, 8h42.
Début d’une nouvelle journée qui s’annonce fortement ensoleillée.
Depuis hier, le passage sur la terrasse et salon de mon faré pour accéder à la chambre, est totalement déminé. Ouf, que c’est cool d’y voir clair, même si l’ensemble est toujours en chantier.
Junior avance carrément vite avec l’extension du ponton. C’est vraiment du beau boulot. Notre garage à Kau devient impressionnant, la marina de Monaco n’a qu’à bien se tenir !
dimanche 15 avril 2018,9h48.
Finalement une méchante migraine a eu raison de moi, hier, ou j’ai été d’une inefficacité totale.
Pas de bureau, pas de travail, mais du repos forcé dans mon lit à attendre, que la force du mal soit vaincue.
Ce matin, un seul kau de sortie pour Tetamanu ou nous avons pu « groupir » plongeurs et « palmesmasquetubateurs ». Mathias, Marama et Teiva assurent le trip. Inutile de déplacer 2 kau et 4 gars lorsqu’un seul bateau et 3 gars suffisent. Voilà un premier avantage d’avoir un club de plongée à domicile.
Du coup, le chantier ponton de Junior est en mode ON. Il s’y active, secondé de Teriitahi.
Harrys termine le bricolage d’un semblant de salle de bain extérieure chez moi. Peut-être que d’ici ce soir, je vais pouvoir me brosser les dents sans chercher le dentifrice tombé par terre, ou la brosse à dents emportée par le vent. Ce sera le luxe !
Demain, changement de programme.
Des départs visiteurs, mais aussi, des arrivées de bosseurs.
Patea qui vient nous rejoindre pour quelques mois.
Yves l’électricien, qui va avoir beaucoup à faire. Révision annuelle des 2 groupes, installation du groupe des plongeurs et, électrifier mon faré.
Henry et Arnaud, les 2 responsables d’Enata avec lesquels, une longue liste de questions doit trouver des réponses satisfaisantes pour tous.
Bref, la semaine va être bien chargée pour tous.
A suivre…

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