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Présentation de Raimiti
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Journal de Bord

mardi 9 janvier 2018, 17h44.
Premier jour depuis un bon moment où, je me sens si bien.
Pourtant, ça avait assez mal commencé avec un réveil à 4h45 pour démarrer un transfert à 5h30. Merci les nouveaux horaires d’A.Tahiti qui non seulement nous font revenir à des heures pas possibles le soir, mais si en plus ils ajoutent des horaires hyper matinaux, ça va être compliqué à gérer.
Bref, départ matinal la tête dans le cul et les yeux noyés dans une tasse de café.
Depuis hier, c’est Teriitahi (Marc) qui a commencé à piloter le Raimaru. Chance, le lagon est bien calme et le novice a l’air de bien comprendre. Affaire à suivre !
Junior, Marama et Harrys en ont profité pour descendre le Camzaz de son portique, le mettre à l’eau, le couler, le retourner et, le remettre à l’envers dans le portique. Opération réussie, j’ai pu dès cet après-midi commencer le ponçage de la coque.
Cela peut paraitre bizarre de faire couler un bateau pour vite le remettre au sec et continuer les travaux mais bon, on n’a pas trouvé d’autre système et puis, sans faire le fanfaron, question de couler les bateaux, nous avons une certaine expérience !
Il est fort possible que lorsque ces travaux de coques seront terminés, nous soyons à nouveau obligés de re-couler le kau pour le remettre dans le bon sens.
Plus que 4 visiteurs depuis ce matin et demain soir, il en restera Zéro. C’est surement pour ça que je me sens si bien, genre libéré-délivré comme la princesse pétasse de Disney.
Plus d’une semaine sans autres âmes sur ce motu, rien que nous. Pas de transfert, pas de restau, pas de petit déj, pas de « et qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui » ou, « et quel temps il fera demain »
Ça va être la valse des pinceaux, le tango des rouleaux, le pasodoble des meuleuses, le rock des marteaux, la valse des écrous et des boulons, la béguine des scies égoïnes, la street dance des perceuses. Un bon coup de propre, de frais, de remise à neuf, de nouveautés mais aussi, de plus d’horaires d’avion, de bouffe, de plongées et de sorties.
Waouuuuuu, ce moment arrive à point nommé. J’en ai vraiment besoin……… et les gars de l’équipe aussi. C’est comme si un vent invisible, plein d’une énergie nouvelle m’avait envahi. C’est trop bon !
Pour demain et ce dernier transfert, c’est Harrys qui va le faire accompagné de toute l’équipe je pense. Ils vont en profiter pour faire toutes leurs courses perso dans les rares magasins du village.
Je vais avoir Raimiti rien que pour moi, pendant quelques heures.
Sur cette note pleine d’optimisme, vu que le soleil se couche, je vais m’offrir un punch (antiscorbut) au bout du ponton.
A suivre…

dimanche 7 janvier 2018, 10h30.
Pas de gazette depuis 3 jours où le mauvais a régné en maitre.
Inutile de vous raconter nos transferts houleux au village et, mon dos en vrac.
Miracle, retour du beau et bleu depuis ce matin, même si le vent est encore et toujours au Nord.
Enfin, 1 sortie pirogue a pu se faire ce matin pour Hirifa les Bains. Nous commencions à désespérer de pouvoir proposer 1 sortie à nos visiteurs.
Pour l’après-midi, une autre sortie à Tetamanu est au programme.
Depuis ce matin, on enlève les bâches et autres protections du restau, salon et farés coté lagon. Raimiti ressuscite !
Mis à part un bon paquet de végétaux au sol et quelques branches cassées, il n’y a pas eu de casse. Pour une fois on s’en sort juste avec un bon coup de nettoyage.
Le groupe électrogène qui tournait non-stop depuis une semaine a bien mérité du repos. Le solaire peut enfin prendre le relais.
Que c’est bon lorsque le bruit du vent et des vagues qui s’écrasent sur le « papa » disparait, et que tout redevient normal !
Encore pas mal de monde pour 4 ou 5 jours. Ensuite ce sera tout vide de visiteurs et notre programme va totalement changer pour passer au gros entretient annuel et, la suite de nos divers travaux.

jeudi 28 décembre 2017, 13h20.
Incroyable mais vrai. Depuis ce matin, plus de vent du tout. Un lagon sans la moindre ride, un ciel complètement bleu, plus la moindre déferlante ou vague qui se cassent sur le papa, un silence presque irréel, j’ai du mal à y croire tellement c’est bon !
Et pourtant, j’en suis déjà à mon deuxième aller-retour à Tetamanu. Le premier pour accompagner, des matines, 3 plongeurs qui passeront la journée à la passe. Puis un autre voyage à 9h, pour aller promener les visiteurs non plongeurs.
En fin d’après-midi, je partirai pour mon troisième et dernier voyage à Tetamanu, pour récupérer les plongeurs.
Pour une fois qu’il n’y avait pas de transfert au village, me voilà de nouveau à sillonner le lagon. J’aurai préféré rester tranquille sur le motu mais, je préfère me casser en kau que de rester sur le tas de corail.
C’est surement le cadeau de Noël de mon équipe de jeunes, qui a décidé de me pourrir les derniers jours de 2017 : ils me « gonflent » grave en ce moment. Entre leur face book et le temps incroyable qu’ils y passent pendant le travail, leur réflexions et réactions totalement à côté de la plaque, leur manque d’intérêt et de motivation pour ce qui est du boulot, leur perspicacité pour détecter ce que l’autre a fait de travers, alors qu’ils sont totalement aveugles en ce qui les concernent. Bref, je suis bien remonté et je le montre clairement depuis ce matin, sans pouvoir laisser subsister l’ombre du moindre doute.
C’est dommage que ça tombe maintenant, mais d’un autre côté, la fin d’année est peut-être le bon moment pour remettre la pendule à l’heure.
De faire les différents transferts seul sans l’aide de l’un ou de l’autre, les met fort mal à l’aise, et c’est que je veux provoquer.
Quand il y en a un qui prend son courage à deux mains et me propose de m’accompagner, je prends mon air le plus « abruti » (et ça, je sais très bien faire) pour lui dire : merci mais non, retourne donc à tes occupations essentielles à savoir Facebook ou dire du mal de ton voisin.
Je sais : ce n’est pas cool mais, ça les calme et ça me fait du bien.
Je pense garder ma tête de con pour encore environ 48h, faire seul tous les transferts, les pleins d’essence et autres qui se font habituellement à 2 et, peut-être qu’ainsi nous pourrons tous entrer dans la trêve des confiseurs, d’une façon sereine et sans arrières-pensées.
De toute façon, même dans le monde des bisounours, il y a des moments de crise. La nôtre n’est pas majeure, loin s’en faut, mais 1 cure préventive d’antibioerix s’impose.
17h05, juste de retour de mon dernier transfert du jour, me voilà au sec jusqu’à demain.
Là encore, une journée bien chargée s’annonce pour moi.
A suivre…

dimanche 31 décembre 2017, 16h21.
Alors qu’une bonne partie d’entre vous, ceux qui sont à l’Est, en sont déjà au premier lever de soleil de 2018, le nôtre, toujours en 2017 brille ardemment. Encore presque 8 heures à patienter pour que 2017 s’éteigne à jamais.
Si la météo de Noël était pourrie, celle de ce 31 décembre est au grand beau.
De plus, que des visiteurs non plongeurs, ce qui nous simplifie la vie « grave ».
Et cerise sur le gâteau : le transfert des 3 partants du jour était le dernier à faire jusqu’au 3 janvier.
Voilà qui va nous laisser un peu plus de temps pour d’autres occupations.
Nous avons eu le temps de remettre la pirogue-trimaran dans un état correct. Elle avait été assez malmenée lors du dernier gros temps. Du coup, notre salle des fêtes flottante étant opérationnelle, j’ai convié les visiteurs du moment à une sortie-croisière-apéro, au coucher du soleil. L’équipe Raimiti est aussi invitée à suivre le mouvement.
Nos voisins d’Hirifa les Bains m’ont offert un porcelet tout prêt à être cuisiné. Du coup, notre diner du 31 est tout trouvé. Junior a improvisé une broche et, l’animal a commencé son bronzage final pour qu’il soit parfait d’ici ce soir. Il sera accompagné de manioc, uru, taros, patates douces, bananes cuites et bien sûr, en dehors du lait de coco et diverses sauces plus ou moins locales, celle au miel de Raimiti sera mise à l’honneur.
Pour clore cette St Sylvestre, fallait y penser, ce sera une buche glacée Norvégienne !
Sinon, RAS. Je ne fais plus la gueule aux jeunes. L’ambiance est à nouveau chaleureuse.
Hier, vu Camille et Zaza qui vont pas trop mal. Zaza a du mal à se remettre de sa dernière chute avec fracture du col du fémur. Mais bon, nos petits vieux de Tetamanu tiennent encore bien la route.
Voilà pour les dernières nouvelles du motu en cette fin d’année.
En espérant que 2018 vous apportera à toutes et tous, un océan débordant de bonnes et belles choses.
A suivre, l’année prochaine…

dimanche 24 décembre 2017, 9h18.
Le transfert d’hier : surement le plus éprouvant fait à ce jour.
Houle croisée, vent débile, pluies diluviennes, déferlantes de haute mer, tout y était.
L’avion de 15h est arrivé juste pour 18h, alors que la nuit s’installait sur un lagon démonté.
Les visiteurs attendus, un couple et une petite fille, ont opté pour ne pas embarquer et passer la nuit au village. Il faut avouer que la « croisière » n’avait vraiment rien d’engageant.
Ce n’est qu’à 20 heures passées que nous sommes arrivés en vue de Raimiti. Heureusement qu’Harrys est de plus en plus à l’aise pour piloter de nuit et dans de mauvaises conditions. Cela m’a permis de « récupérer » plusieurs fois, grâce à notre pilotage alterné.
Inutile de vous expliquer qu’il n’y a pas eu besoin de berceuse pour sombrer dans les bras de Morphée.
Ce matin, toujours ce vent du Nord/Ouest. Pas le moindre petit trou de bleu dans la grisaille généralisée. La pluie est tombée drue toute la nuit. Coté cuves, citronnier et orchidées………ça baigne !!
Même si le lagon n’a rien d’accueillant, ce matin, Marama et Harrys tentent une sortie pour les visiteurs avec l’objectif d’atteindre Tetamanu.
Pour l’après midi, rebelote pour Harrys et moi avec un nouveau transfert au village.
Harrys est tout content car c’est son dernier transfert. Dès demain lundi, c’est Marama qui prendra la relève de capitaine, pour toute la semaine suivante. Moi, je n’ai aucune raison de me réjouir car avec le mauvais temps, je suis désigné d’office.
Mis à part la ligne internet via Sané, il n’y a plus de téléphone, ni de SMS. Nous voilà coupés du monde comme ancien temps.
Je croise les doigts pour une légère amélioration de la météo dans les heures à venir. Réveillonner dans un restau bâché, attendre le père Noël dans un salon détrempé à tous vents, n’a rien de l’image que l’on peut se faire d’un Noël aux Tuamotu.
Personnellement, je n’attends rien de ce papa Noël mais s’il pouvait m’apporter une bonne bouteille d’optimisme et d’énergie, ce ne serait pas de refus. Je pourrai la boire cul sec !
Entre le mauvais temps, les attentes parfois exagérées des visiteurs, les gros retards d’avions, les communications inexistantes, nos difficultés de faire au mieux dans de mauvaises conditions et le pilotage trop souvent acrobatique du kau qui demande une attention de chaque seconde : je commence à me sentir « fébrile », comme dit l’autre.
Si se plaindre ne sert à rien, c’est parfois bon de le dire ou de l’écrire.
Très sincèrement, Joyeux Noël à tous.

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