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Présentation de Raimiti
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mardi 11 juillet 2017, 9h48.
Bonne nuit pleine de sommeil, je remonte doucement la pente.
Beau soleil, léger vent d’Est, du bleu qui règne en maitre, la journée va être parfaite pour les visiteurs.
Pas moins de 11 nouveaux au programme du jour, tout le monde s’active pour préparer les arrivées.
Nos 800 locataires (dont je parlais hier) se portent fort bien.
Juste avant de tomber malade, un copain du village est venu me livrer 2 ruches, pleines de travailleuses. Depuis que nos Miss et leurs Reines sont installées dans l’ancien marae, ça fait tout drôle de voir ces nouvelles recrues qui butinent, vont et viennent, et poussent chaque jour l’exploration un peu plus loin.
Le copain du village, va revenir d’ici fin Aout pour nous montrer comment faire notre première récolte. Nous devrions devenir autonomes en miel, pour notre propre consommation et bien sûr, celle de nos visiteurs. J’avoue être assez impatient de gouter au miel de Raimiti !
D’avoir des abeilles va bien sur booster la pollinisation de nos fleurs, et le fait d’être dans un endroit aussi isolé que le nôtre, ne peut que convenir à nos butineuses puisque, aucune concurrence aux alentours. Bref, tout s’annonce pour le mieux pour une bonne intégration.
Entre les fleurs de kahaia, toau, laurier, tipanier, cocotier, pandanus, tiare tahiti, noni, miki miki et plein d’autres sauvages : le stock de maa semble inépuisable, dixit le copain apiculteur.
Voilà pour les dernières nouvelles du tas de corail. Il va falloir retourner à la pêche, le stock commence à baisser grave. Il serait bien que la pluie se décide à tomber, les cuves sont à 50%.
Suite au prochain épisode...

lundi 10 juillet 2017, 14h16.
Aux dernières nouvelles du 4 juillet, Raimiti se mettait en vacances pour 48h. Si cela s’est passé conforme au programme pour les autres, en ce qui me concerne, c’est un voyage imprévu en déshérence, souffrances diverses, fièvres intenses, pertes d’équilibre physiques mais aussi intellectuelles, paralysie des deux jambes accompagnée d’un vilain changement de couleur me laissant penser que j’allais devenir un nouveau membre de zombie land.
Finalement, je ne suis pas encore apte à passer chez les zombies et je n’ai pas été jusqu’aux portes du paradis du vieil Adès, toujours prompt à accueillir un nouvel invité.
Je ne suis vraiment de retour sur terre et de ce voyage, que depuis la nuit passée. Alors qu’il a commencé dès le 5 juillet, je peux vous assurer que j’ai trouvé le temps vraiment très long, alors qu’il n’a duré que 5 jours et nuits.
En fait, le 4 juillet lorsque nous avons remonté le Raimaru sur le portique, je me suis, non pas blessé, mais juste effleuré aux 2 chevilles, avec du corail, qui est en période de ponte en cette lune.
Je n’ai même pas prêté attention à ce petit accro de rien du tout. 24 heures plus tard, mes 2 chevilles avaient la taille du haut de mes jambes. La couleur normale de peau était en train de virer à un rouge sombre, pour passer ensuite à un noir violet très moche mais hypnotisant. N’étant pas acteur de film d’horreur, j’ai filé rejoindre ma compagne, la boite à pharmacie, pour y faire l’état des munitions. Heureusement le stock des guerriers Antibio était en nombre, même si certains avaient dépassé l’âge de la retraite.
Là ont commencé 3 bons jours et nuits de souffrances diverses, de perte d’équilibre, de paralysie partielle, de cerveau pas toujours au plus top de sa forme, d’insomnie, de déshydratation et de mes 2 jambes que j’aurai bien coupé, si j’avais trouvé la tronçonneuse que j’ai cherché sans succès, jusque sous le lit.
Un vrai bon petit film d’horreur qui m’a tenu éveillé nuit et jour, en faisant de moi l’acteur principal puisque, Unique.
Une nuit, j’ai bien tenté d’aller jusqu’à la chambre de mon voisin Marama pour avoir de l’aide. J’ai rampé jusque chez lui mais, il n’y avait personne. Il profitait du repos pour regarder la TV avec les autres, coté lagon. En fait, ils regardaient une version naze de la Mutante. Ils auraient mieux fait de venir voir le Mutant de Tua ! En plus c’était du Life.
Je ne vais pas vous faire l’inventaire de ces quelques jours et nuits que je ne souhaite à personne. Ce n’est que la nuit passée que j’ai vraiment dormi et ce matin, quelle joie de voir enfin des chevilles qui ressemblent à des chevilles, et plus à des vieux boudins fripés et invendus, prêts à exploser. La fièvre est partie avec les maux de têtes. Fini cette sensation d’avoir une vieille crotte de chien desséchée dans la gorge, fini aussi la perte d’équilibre et surtout : plus de douleurs. L’armée d’antibio a réussi à vaincre, même si le combat fut long, incertain et rude.
Ne pas aller dans l’eau avant de retrouver une étanchéité totale, continuer les médocs, commencer une cure de vitamines, se reposer dès que c’est faisable, voilà le programme de mes prochains jours. J’ai 15 jours pour me requinquer, il n’y a pas une minute à perdre.
La Gazette devrait être un peu plus régulière les prochains jours.
Demain, je vous parlerai des 800 nouvelles « âmes » qui sont arrivées et qui habitent maintenant à Raimiti.
Non, c’est sur je n’ai plus de fièvre et je ne délire pas : attendez la prochaine Gazette.

Mardi 4 juillet,
Après plusieurs jours sans avoir eu le temps d’ouvrir la Gazette, voilà que ce jour, Raimiti va se vider de tous ses visiteurs. À partir de ce soir, il n’y aura plus que nous sur le motu, pour presque 48 heures avant le prochain « arrivage ».
Ce « break » encore improbable il y a quelques jours, tombe vraiment bien. Je vais en profiter pour ne rien faire et récupérer le sommeil en retard. Ma grande envie du moment : aller m’allonger sur mon lit et m’endormir devant un film qui va passer et repasser en boucle.
Nous venons de passer quelques jours bien agréables, en compagnie d’une grande famille Mexicaine (une dizaine de personnes). Des gens vraiment super, allant de la grand-mère à la dernière « fillotte », ayant moins de 10 ans. Quel plaisir que d’aller « balade » ces sombreros sur notre pirogue. Organiser un pique-nique au milieu de la passe, entre 2 snorkling. Faire un arrêt sur le motu Manu pour y voir les oiseaux marins qui nidifient, et rentrer doucement sur Raimiti, avec un coucher de soleil déchirant l’Ouest et Marama, déchirant nos oreilles avec son ukulélé.
La météo était aussi de notre côté, alors que Raimiti était complet. Voilà qui a bien simplifié les transferts et sorties sur le lagon. Par contre, depuis ce matin, changement très net avec un vent de Sud-Ouest, qui n’annonce rien de bon. Harrys en profite pour faire la révision des gouttières qui vont surement devoir « bosser » d’ici pas longtemps. Régulièrement, nous devons contrôler la propreté, les filtres et l’étanchéité de ces gouttières qui se terminent dans des cuves étanches, pour devenir notre stock d’eau indispensable.
11h08. Et voilà, le Raimaru vient de partir au village avec sa cargaison de visiteurs bien tristes de nous quitter. Il reviendra à vide.
L’équipe est maintenant sur la brèche. On débarrasse tout, ferme le salon, boucle le restau, sécurise ce qui doit l’être, range les farés, fait la petite montagne de lessives qui conclue les départs, big ménage aussi dans la cuisine de Stan, arrosage des plantes au cas où la pluie ne tomberait pas............si tout est fini d’ici ce soir, demain sera « LA » journée de repos pour tous. Visiblement ce programme doit paraitre assez motivant, vu que chacun s’active de son mieux.
Demain, entre 2 siestes, je compte me mettre un peu à la cuisine. Mes gars étant des Fans et même assez gourmands, de certaines spécialités bien Franchouillardes, j’ai ramené discrètement de mes dernières courses en ville, tout ce qu’il fallait pour préparer des escargots de Bourgogne. J’attendais le bon moment pour le faire, c’est sûr, c’est pour très bientôt.
Fin de mon blabla pour ce jour. La grisaille s’installe sérieusement. Tout le monde s’active à accomplir sa tâche, j’aimerais tellement les voir plus souvent avec cet entrain !

dimanche 25 juin 2017, 8h46.
Je me doutais bien qu’un nouveau lot de surprises m’attendait, je n’ai pas été déçu.
Temps plus que pourri vendredi, ou le transfert des arrivées et départs a été pour le moins assez sport. Partis du village à 17h, ce n’est qu’à 20 heures que le Raimaru touchait le ponton de Raimiti. Une vraie galère que de rentrer de nuit avec un fort vent et une houle de face, sans le moindre mètre de visibilité. Mais bon, ça là fait, même si je suis rentré brisé.
A la première tasse de café de samedi matin, c’est Stan qui est venu m’annoncer qu’un congélateur ne fonctionnait plus. Ayant tous mes congélateurs bien remplis, il me fallait trouver une solution et vite. Heureusement mes voisins d’Hirifa, Laiza et Toria ont pu me dépanner d’un congélateur qui fonctionne assez bien, mais dont le défaut et de ne jamais s’arrêter, donc de bouffer trop de courant.
Après avoir réussi à brancher ce congélo et y mettre notre marchandise en « souffrance », Stan vient m’annoncer qu’un second congélateur semble ne plus fonctionner. Là, c’est la gifle que je n’attendais pas !
Quelques heures plus tard, c’est au tour du troisième congélateur de ne plus faire de froid. Cette fois c’est clair, inutile pour moi de continuer de contrôler les prises et les branchements, le problème est obligatoirement en amont, du côté de l’installation solaire ou de l’onduleur.
En attendant de trouver la panne, il faut sécuriser au plus vite la marchandise qui va passer de nos congélateurs dans des glacières, pour aller faire une promenade jusqu’à Tetamanu et finir au froid, dans le congélateur de Zaza.
Évidement tout cela se fait avec une météo crade et la pluie, ce qui complique un peu plus les choses.
Comme si tout cela ne suffisait pas, le moteur du 60 cv qui doit assurer le transfert du froid qui réchauffe à Tetamanu, voilà que ce dernier refuse de démarrer. Une heure plus tard, Harrys fini par trouver la panne, et l’évacuation alimentaire peut enfin se faire.
Fin de journée plus calme, point d’autres surprises, arrivée dans les temps des 10 nouveaux arrivants, soirée sympa au resto avec Marama et Teaki pour le service. Bref, presque surpris de pouvoir aller dormir sans qu’un nouveau truc ne me tombe dessus.
Ce matin, presque avant le lever du jour, j’étais face à mon installation solaire d’où part le 24 volts qui alimente les congélateurs. Après avoir bidouillé bien des câbles, j’ai fini par en trouver 2 totalement desserrés qui ne pouvaient plus faire le contact. Il n’en fallait pas plus que ces quelques tours de tournevis, pour que, comme par magie, le 24 revienne et que mes congélateurs fassent du froid.
Ouf, me voilà sacrement soulagé. D’ici ce soir, toute ma marchandise va pouvoir retrouver son nid glacé.
Si le vent s’est calmé, le ciel est plus que gris. Il flotte non-stop. Impossible d’envisager la moindre sortie ce matin. De Raimiti, la plage d’Hirifa est invisible, perdue dans la brume épaisse. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts en vue d’une accalmie dans l’après-midi.
Par contre, ce temps est idéal pour repiquer les piments et fixer les nouveaux rejets d’orchidées. Tâche dont s’occupent Marama et Teaki.
Rien de plus pour ce dimanche bien humide, où le groupe électrogène va tourner non-stop.

jeudi 22 juin 2017, 11h23.
Petit vent du Nord hier après-midi. Soirée sans plus le moindre souffle d’air et, méchant vent d’Ouest dans la nuit.
Depuis ce matin, l’arrosage est sévère. Le citronnier est bien abreuvé et la mare aux canards déborde.
Impossible de sortir sur le lagon, tout le monde est consigné à terre. Mes travaux de peinture sur la pirogue sont reportés a ........... je ne sais pas quand.
Salon fermé, restau bâché, déferlantes qui lèchent un peu trop la plage, Stan qui prépare une soupe de légumes, groupe qui ronronne, une partie de l’équipe qui somnole devant l’écran TV, poules aux abris, visiteurs qui n’osent sortir de leurs faré, c’est assez « tristounet ».
15H20,
Enfin sec, je commençais à avoir froid après plus de 2 heures passées dans la flotte.
Vers midi, le vent a vraiment commencé à « forcir » grave. Avec Stan et Marama nous sommes allés sécuriser nos kau. Le Camzaz a du être monté au maximum sur le portique, les déferlantes commençant à lécher dangereusement la coque. Enlever le Raimaru, puis le R3 de leurs mouillages, pour aller les sécuriser dans le hoa voisin. Au retour, contrôler les attaches de la pirogue qui avaient besoin d’être retendues. Maintenant, tout est fait, sécurisé, il n’y a plus qu’à attendre que ça passe, ou que ça casse. Je ne suis pas sûr de pouvoir rentrer chez moi ce soir, il est bien possible que je passe la nuit dans la cuisine, juste au cas où ça se dégrade un peu plus.
Pour le moment, je n’ose même pas aller regarder ma plage qui est sous les eaux. Je crains qu’elle n’ait bien morflée, avec cette belle houle.
Par contre, même si nous sommes un peu malmenés, le spectacle est de toute beauté avec cette météo déchainé. Le ciel totalement bouché allant du gris clair, en passant par le violet pour finir dans un noir d’encre. Des éclairs claquent ici et là, mais pour le moment, c’est sans le son. Le bleu habituellement assez uniforme du lagon est remplacé par un bleu neige le long du papa, pour redevenir bleu foncé 200 à 300 mètres au large. Comme si une frontière invisible, mais nette, précise et tranchante coupait ces 2 bleus. Une palette de contrastes vraiment saisissante qui me laisse rêveur et admiratif, tant cette nature qui pique sa crise est belle.
Petite pause bureau. Je viens d’éteindre le groupe 1 qui tournait depuis l’aube, pour passer sur le groupe 2 qui va tourner jusqu’à 21h. Même sans soleil, les batteries chargées par les groupes pourront tenir toute la nuit. Étant d’un optimisme à toutes épreuves, je continue de faire toutes les lessives en retard, sans savoir ou je vais pouvoir étendre tout ce linge.
17H15, j’ai ma dose de bureau, un punch en bout de ponton face à la grisaille qui barre l’horizon fera l’affaire pour en finir avec cette journée.
Vivement demain et les surprises que cette nouvelle journée réserve.

lundi 5 juin 2017, 8h46.
Si c’est férié ailleurs, ici où nous vivons en dehors du temps, c’est un jour comme les autres.
La météo est sympa, un léger vent d’Est rafraichi le motu, le lagon est calme et les rayons solaires suffisamment généreux pour que les groupes se reposent.
Du coup, avec ce temps parfait, nous en profitions pour faire des retouches de peinture sur nos pontons, et portiques à kau.
Mardi 6 juin, 8h28.
Changement total de temps. Depuis hier soir, il pleut bergère pour le plus grand bonheur du citronnier, des orchidées et autres filtres végétaux a échanges gazeux.
Les cuves débordent de bonheur et si ce temps pluvieux se maintient, c’est toute l’eau de la mare aux canards qui va pouvoir être renouvelée.
N’ayant point de transfert au programme du jour, j’avais programmé l’entretien des moteurs de nos kau. Changement de programme, nos arrivées du jour qui devaient arriver jusqu’à Raimiti en yacht, sont en panne à Tetamanu. Il va falloir sortir le Camzaz et y aller, pour les récupérer.
Junior devrait nous rejoindre après-demain. Quant à Harrys, il est maintenant en stage pour la semaine dans l’atelier du copain Emile Vongue (le vendeur et réparateur de nos moteurs). Il est censé avoir le nez et les mains dans les moteurs bateau, pour mieux savoir détecter et dépanner les petits secrets de ces engins, qui nous bloquent encore, parfois.
11h05, il ne pleut plus, les gris se « bleutes » doucement mais surement. Le lagon est d’huile : c’est le grand calme.
La sortie à Tetamanu pour récupérer les 2 nouveaux est faite, nous voilà tranquilles avec les kau.
Vu que le Camzaz est à l’eau, que le lagon est si calme, nous allons l’y laisser en vue d’une petite sortie ski, dans l’après-midi.

lundi 29 mai 2017, 9h55.
Toujours du beau temps mais, avec un assez fort vent de Sud-Est.
Plus de temps pour les bricolages ici et là, il faut se consacrer aux visiteurs venus d’horizons lointains, allant du simple au compliqué. Des bagages qui n’arrivent pas, des allergiques, des super cools, des qui ont un peu de mal à comprendre où ils sont. Ce matin encore, il y en a un qui voulait savoir où était la route car, il était perturbé de ne pas entendre les voitures passer. Entre ceux qui plongent et ceux qui ne savent pas nager, nous avons de quoi nous occuper pour tenter de satisfaire tout ce petit monde.
Zaza a du être « évasanée » d’urgence en ville. Suite à une chute, elle s’est cassée je ne sais quel os du pied. Elle vient de subir une première opération, et a ce qu’il se dit, il en faudra une seconde pour tout remettre d’aplomb. Avec mon réseau téléphonique plus que nul, je n’arrive pas à la joindre pour en savoir plus. Mais cela doit être assez sérieux, puisque Camille a dû quitter précipitamment le motu pour la rejoindre.
Le squat d’Hirifa continue de se remplir. Depuis hier, pas moins de 18 voiliers au mouillage barrent l’accès à la plage. Impossible pour nous de vanter à nos visiteurs les vertus de cette magnifique plage de sable blanc et rose, totalement déserte, source de quiétude et rêverie.
Pour ce qui est de l’isolement et lieu propice à la méditation, il va nous falloir trouver un autre spot, tant que durera la saison légèrement envahissante des « voileux » !
Vous allez penser que j’ai une dent contre ces visiteurs temporaires et nomadisé. En fait, ce qui me révolte, c’est que parmi ces gens soit disant amoureux de la nature, partant découvrir le monde par leurs propres moyens, s’invitant facilement là où ils ne sont pas conviés, certains d’entre eux ont la fâcheuse habitude de laisser des cadeaux et souvenirs. Depuis quelques années, à la fin de la saison des voiliers, nous devons mener une opération nettoyage tant de la plage, que de l’intérieur du motu. Sacs poubelles éventrés, bouteilles, boites de conserve, couches culottes, vieilles batteries, piles, médicaments périmés, cartons, sacs de voiles pourris et bien d’autres. J’ai beau travailler ma « zénitude », là je vois rouge.
Même problème du côté des motu sable roses de Tetamanu, bien que le mouillage y soit interdit.
Si jamais, un jour, les autorités recrutaient un méchant flic qui puisse verbaliser, sur que je proposerai mes services.
Mis à part cette parenthèse sur ces pollueurs venus d’ailleurs, tout va bien pour le reste. L’équipe Raimiti se porte bien, même si parfois, l’absence provisoire de Junior et Harrys fait défaut.
D’ici quelques semaines, l’équipe sera au complet, pour faire face à la haute saison et aux migrations parfois intenses, qu’elle entraine.
Sur ce, j’abandonne le bureau pour une rando-kau jusqu’à Tetamanu. Les premiers kito (mérous) commencent à y arriver et se regrouper, en vue de la prochaine saison des amours prévue pour fin juin. A suivre….

jeudi 1er juin 2017, 10h52.
Rien de bien spécial par chez nous.
Le beau temps est toujours d’actu.
Un surpresseur m’a planté, heureusement j’en ai un autre en secours.
Marama a fait de belles pêches nocturnes de meko. Le stock de filets est assuré.
Les kitos sont en route pour la passe, il devient presque impossible d’en croiser un dans le lagon. Le rassemblement annuel promet d’être intense.
Le citronnier croule à nouveau de fleurs qui parfument le bureau.
Deux orchidées sont en fleurs.
Les visiteurs du moment sont cools.
Il y a eu une soirée musicale à Hirifa Beach. Je pense qu’Antoine a du chanter 1 chanson de trop, car dès le lendemain, 13 voiliers sur les 18 de la veille, avaient fui les lieux. Merci Antoine, la plage est redevenue accessible.
vendredi 2 juin 2017, 9h25.
Changement de temps dans la nuit, c’est gris de partout.
Pas de soleil, pas de vent, une fraicheur relative, que c’est agréable.
Une nouvelle journée qui commence assez bien.

vendredi 26 mai 2017, 8h39.
Nous voilà « provisoirement » avec une cocoteraie toute belle et propre. Il aura fallu en faire des feux et de la fumée, pour arriver à tout éliminer.
Le parc à cochons qui commençait à être vraiment dégueu est lui aussi tout refait, tout propre. Pour arriver à y bosser correctement, il a fallu lâcher les 2 cochons dans la nature. Depuis, ils ont disparu dans la brousse mais, aucune inquiétude à avoir pour eux, d’ici quelques jours ils vont revenir, c’est certain. Impossible de les laisser en liberté, le mâle charge tout ce qui bouge, et la femelle est fan de mes plantes qu’elle prend plaisir à arracher.
La pièce qui permet de refaire fonctionner le groupe électrogène est bien arrivée par le Cobia. Un disjoncteur tout bête sur lequel il suffit de brancher 7 fils électrique. Sauf que, pour accéder à la dite pièce, c’est presque tout le groupe qu’il a fallu démonter. En l’absence de Junior et Harrys, il ne restait que des nuls pour tenter l’opération. C’est donc Teaki et myself qui se sont lancés dans ce voyage en terres électriques inconnues. Cela n’a pas été simple, ce fut assez long, nous avons été fort hésitant par moment, mais après toute une matinée, le nez dans les entrailles du groupe : il re-fonctionne aussi bien qu’avant. Je peux vous dire que l’ami Teaki est plutôt fier de ce résultat final, auquel on ne croyait pas vraiment.

Ce n’est qu’après avoir tout remonté et fait démarrer le groupe que nous avons compris (mais bien trop tard), qu’il y avait un autre moyen d’arriver au même résultat, mais 100 fois plus simple que celui que nous venions de faire. A retenir pour la prochaine fois !
Vu le beau travail réalisé dans la matinée, vu que tout était nickel dans la cocoteraie, vu le super beau temps et l’absence totale de vent, vu la demande insistante des jeunes : le Camzaz a été mis à l’eau pour une nouvelle séance de ski. Cette fois, c’est tout bon, Teaki, Marama et Stan ont réussi avec succès à tenir de belles distances, sur un seul ski. Avec un entrainement régulier, ils vont vite progresser et me dépasser.
Aujourd’hui, nous allons récupérer les roues et les ferrailles soudées au village, pour mettre en œuvre notre second portique à kau. Ainsi, entre 2 utilisations le Raimaru et le Camzaz pourront être au sec. Autre avantage et pas des moindres, plus besoin de flipper à tort ou à raison, en cas de mauvais temps, sur les mouillages ou le bon fonctionnement des pompes de cale.
Fin de l’épisode petits travaux et bricolages divers. A compter de ce soir, Raimiti commencera à se remplir de visiteurs, et affichera complet demain soir. Il en sera ainsi pour une dizaine de jours, avant la prochaine accalmie.
On constate que la saison « touristique » démarre. En moins de 48 heures, il y a déjà une dizaine de voiliers au mouillage d’Hirifa. Au moment où je rédige ces lignes, de la fenêtre de mon bureau, je vois passer la tache jaune moche mais bien pétante du Banana Split, bateau d’Antoine (le chanteur des années yéyé qui ne voulait pas aller se faire couper les cheveux). Il sera le onzième à mouiller au squat d’Hirifa les Bains.
Ce matin, chacun s’active à tout remettre en ordre au restau, salon, faré, ratissage de la plage et autres. Il faut que tout soit « Nikel chrome » pour les prochaines arrivées.
Fin de l’épisode de notre histoire sans fin.

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