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Présentation de Raimiti
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mardi 14 août 2018, 8h34.
Le temps passe vraiment trop vite.
C’est un peu la même cadence que celle des arrivées et départs des visiteurs.
Il y a tout juste de quoi assurer le quotidien sans avoir le temps de faire autre chose.
La ruche « Raimiti » tourne à fond et les abeilles de l’équipe sont parfois fatiguées.
Quelques nouvelles du front depuis la dernière gazette.
Marguerite, l’aide de Junior en cuisine pose son tablier et repartira demain à Moorea. Elle est percluse de rhumatismes et n’arrive pas à se déplacer normalement. Impossible pour elle (et pour nous) de continuer ainsi. Elle va donc commencer par aller faire 1 contrôle médical assez sérieux et, on verra pour la suite.
Patea est rentré hier à Tahiti comme cela était prévu. J’aurai bien aimé qu’il reste 1 mois de plus, vu le nombre impressionnant de transferts qu’il y a au programme. Mais bon, comme il démarre son « business », il faut qu’il puisse s’occuper de ses propres affaires. La création d’une nouvelle entreprise, aussi petite soit-elle demande quelques kilos de paperasses et tampons divers, pas forcément évidents à obtenir.
Pour le reste de l’équipe RAS. Tout le monde se porte relativement bien.

La plongée fonctionne à fond, tant mieux.
Difficile pour nous de trouver l’équilibre pour que chacun se sente vraiment bien. Nous sommes un peu trop nombreux et pas suffisamment organisés.
Il manque des logements. Que Mathias and Co aient leur propre maison, cuisine et dépendances. Que la case de Junior soit montée pour qu’après le boulot, il trouve calme et quiétude. Que chaque membre de l’équipe puisse se retrouver un peu seul et tranquille après le boulot. Bref, il y a encore pas mal d’améliorations à apporter.
Pour exemple, ma propre hutte faite pour 2 personnes doit en accueillir 4. A partir de ce soir, elle sera occupée par Marama, Harrys, Teriitahi et moi. Bonjour l’intimité !
Jeudi 16 aout, 8h26.
Pas moins d’une douzaine d’arrivées hier soir.
Cela fait un sacré monde à occuper, transporter et à nourrir, ce qui nous laisse aucune possibilité de faire autre chose que l’essentiel.
La petite tortue a dû passer la nuit dans 1 bassine dans mon bureau. C’était vraiment trop agité hier soir. Ce matin, elle a retrouvé son vivier flottant dans le lagon.
Les petits lapins grandissent à vitesse grand V. Là aussi, pas encore eu le temps de leur faire leur maison définitive.
Par contre, j’ai trouvé un moment pour faire l’ossature de mon futur salon en terrasse. Ma baraque devient de plus en plus confortable même si, il y a un peu trop de locataires.
Patea parti, Marama a pu prendre possession de sa chambre. Il est trop content et fier d’avoir son coin à lui tout seul. C’est bien la première fois que je le vois ranger, nettoyer, trier son linge sans avoir eu à faire la moindre demande. Pourvu que ça dure !
Marguerite est bien partie. Elle sera remplacée dès lundi prochain par Vaihere. Une copine d’une copine de Maluha.
Cette Miss sort d’un stage d’une année d’un restau de Papeete ou elle bossait comme commis de cuisine. Elle doit donc savoir faire la différence entre 1 carotte et 1 oignon. A suivre d’ici peu !
D’après radio cocotier, elle a une belle voix, chante bien et sait jouer de l’ukulélé. Junior pense que si elle est trop mauvaise en cuisine, elle pourra toujours nous remonter le moral en chantant la chanson des 7 nains. Hailli, haillo, on rentre du boulot………..
Ce matin, sable rose d’Hirifa pour nos visiteurs.
Cela va nous laisser le temps de trouver la fuite d’eau qu’il y a entre mon puits et le faré 5 lagon. Peut-être aussi, de poser le tapis spécial de ma salle de bain qui va demander une découpe compliquée.
Il est 9 heures, les visiteurs viennent de partir à Hirifa. Il est temps pour moi de passer aux travaux manuels.
A suivre…

Mardi 24 juillet, 9h19.
Les jours passent à une vitesse que j’ai du mal à suivre.
La fraicheur de l’hiver tropical est bien installée. Lagon avec quelques degrés de moins. Nuits bien plus fraiches ou la couverture est parfois utile. La récupération de nos journées parfois crevantes, se fait plus facilement.
Nos nombreux et divers travaux avancent lentement mais, surement.
Vu le nombre de visiteurs qu’il y a, nos autres occupations deviennent secondaires.
Cela ne nous a pas empêché de couler le Camzaz à nouveau.
Mais cette fois, c’était volontaire. Les travaux de coque étant terminés. Nous l’avons remis à l’eau, coulé, retourné dans le bon sens, pompé, pour enfin le replacer sur son portique, dans le bon sens.
Maintenant, il est en mode séchage. Encore quelques bricoles à faire à l’intérieur. Refixer le plancher, la console de pilotage, remettre le moteur, brancher le câblage et, ce sera reparti….. jusqu’à la prochaine fois !
Yves, notre médecine-man électricien est arrivé de Tahiti pour faire le contrôle annuel de nos 2 groupes électrogènes. Il était temps qu’il apporte ses soins aux nombreuses fuites d’huile, au changement des joints et autres « merdailles » mécanique.
Son arrivée est tombée à pic avec le changement d’onduleur. Il vaut mieux que ce soit un pro qui fasse l’installation, même si Junior et moi savons comment opérer.
Depuis ce matin, Yves est chez moi pour « électrifier » ma cabane de pêcheur.
Voilà qui va encore changer ma qualité de vie. Du courant, des ampoules, quelques prises de courant………on arrête pas le progrès !
Dans la foulée, il y a aussi l’installation d’une horloge « magique » qui coupera automatiquement le groupe électrogène, et par conséquent, le courant des communs à l’heure décidée. Fini de devoir poireauter jusqu’à des heures tardives, alors que, nos visiteurs blablatent a n’en plus finir. Le 220 coupera automatiquement et le 24 prendra le relais. Ils pourront ainsi continuer à refaire le monde de manière « éclairée », et nous, nous pourrons aller librement diner ou dormir.
Parfois, je me dis qu’il va falloir se calmer avec toute cette technologie et ce modernisme, avant que le hameau de Raimiti ne transforme en Raimiti-City.
Pour le reste, tout va bien. Chiens, chatte, frégate, lapins, poules, canards, cochon et Bernard l’Hermite se portent à merveille.
Une bonne partie des mérous qui étaient partis à leur « sexe party » annuelle à la passe de Tetamanu, est revenue. Ils ont retrouvé leurs spots favoris, sous le ponton, et le long du « papa ».
Certains sont revenus bien balafrés de cette sauterie qui n’a pas du être de tout repos.
Fin de cette page de Gazette. Patea est sur le chemin pour raccompagner quelques partants. Il reviendra avec un kau tout plein de nouveaux arrivants.
A suivre…

Mardi 17 juil. 18, 14h49.
La France est champion du monde, Raimiti est champion des renflouages.
Depuis plusieurs jours, Junior et moi sommes sur le Camzaz et depuis quelques heures le kau est comme avant l’accident. Il a retrouvé son étanchéité. La coque est toute propre, lisse, mastiquée, résinée et solide.
Notre travail n’est pas tout à fait fini mais vers midi, le changement de direction du vent et une somptueuse barre grise bouchant l’horizon, nous a décidés à tout ranger et attendre le retour d’un ciel bien bleu pour terminer.
Nous avons eu raison d’agir ainsi, car maintenant, il pleut !
La série des « emmerdes » continuant, c’est maintenant l’onduleur du solaire qui nous a lâché. Heureusement, un copain en ville en a trouvé un autre pour remplacer le « malade ».
Sinon, tout baigne.
Le ballet des arrivées et des départs s’intensifie avec la saison qui démarre des visiteurs juillettistes, aoutiens et même septembrien.
15h42,
Une douzaine de nouveaux vient tout juste d’arriver, sous la pluie.
17h31,
Suite en fin de cette gazette un peu décousue.
Fin de l’épisode pluie qui a remis les cuves au top niveau.
Une petite centaine de fleurs d’orchidées est sur le point d’éclore.
J’ai coupé les cheveux de Junior
Marama a fait tomber son téléphone (qui n’est pas étanche) au bout du ponton dans plus de 2 mètres d’eau
A notre menu « staff » de ce soir : côtes d’agneau et spaghetti
Les enfants remplissent les seaux de Bernard l’Hermite
Vivement demain pour une nouvelle journée au paradis.

jeudi 21 juin 2018, 16h21.
La journée travaux vient de s'achever.
Les premiers 4 faré lagon sont terminés, et même, opérationnels.
Il était temps puisque dès demain soir, ils seront occupés.
Nous sommes tous au 5, le dernier de la liste.
Du coup, j’ai aussi pu avancer un peu chez moi. Teintes et vernis qui manquaient dans la salle de bain. Pose d’un miroir pour pouvoir se raser tout en prenant la douche. C’est trop chouette se système qui permet de se raser ainsi, sans avoir plein de mousse à nettoyer sur le lavabo ensuite. Même chose pour le brossage des dents où l’on peut frotter à fond la caisse, sans rien dégueulasser autour. Il ne manque que la petite douchette branchée aux toilettes pour ne plus avoir à utiliser de papier toilette et, ce sera parfait. Je vais enfin avoir une salle d’eau qui correspond à l’idée que je me fais de l’hygiène simple mais, agréable et efficace !
Marama et Harrys sont en train d’enterrer les 150 mètres de câble électrique qui vont me relier au reste du réseau Raimiti.
Et oui, moi aussi je vais avoir du courant à la maison. La raison essentielle de ce branchement est la création du nouveau puits juste derrière chez moi. Grace à lui, je vais bien sûr être alimenté en eau, mais dans la foulée, je vais en faire profiter les 5 faré coté lagon qui auront plus de pression.
Vu la fréquentation en augmentation des visiteurs de Raimiti, nous devons changer notre mode d’alimentation en eau, sous peine de casser la lentille d’eau douce dans laquelle nous pompons.
Ainsi au final, nous allons fonctionner sur 3 puits.
Le puits 1, celui de Tua qui n’alimentera que les faré de Tua.
Le puits 2, celui qui actuellement bosse le plus pour alimenter les faré du staff, le faré plongée Enata, la cuisine, la buanderie et les 5 faré lagon.
Le puits 3, celui de chez moi, qui alimentera chez moi, mais aussi, soulagera le puits 2, en prenant en charge les 5 faré lagon.
De cette façon, tout le monde devrait avoir de l’eau en suffisance et de bonne qualité, sans pour autant, risquer de déséquilibrer quoi que ce soit au niveau de la lentille d’eau en sous-sol.
Tout est si fragile ici, qu’il faut vraiment penser à tout (ou tenter de le faire), pour que l’impact des humains soit le moins nuisible ou néfaste, a cet équilibre.
Assez parlé de mon réseau d’eau dont vous n’avez surement pas grand-chose à faire. Mais bon, ça change des étoiles, de la pêche, du soleil, de la pluie et, des avions en retard.
A suivre…

mardi 19 juin 2018, 8h36.
Météo bien perturbée ces derniers temps. Vent qui tourne, belles éclaircies et violentes averses se suivent et se succèdent, nuit et jour.
Le positif est que toutes nos cuves débordent, que les plantes revivent et que la micro nappe phréatique du motu se gonfle.
Les visiteurs semblent moins réjouis que nous, de ce temps assez « moche ».
Par contre, coté peintures, vernis et résine…..c’est momentanément au point mort !
Pas bien grave, nous avons tellement d’autres choses à faire.
Plus de TV, ni de mauvaises nouvelles du reste de la planète. Notre décodeur a rendu l’âme. En attendant l’arrivée du prochain, le coin cuisine-salon du staff est bien calme. Finalement, ce n’est pas si désagréable de ne rien savoir, de ne plus voir tous ces morts, ces migrants, ces fichés S, ces politiques, ces désastres météo et le flot ininterrompu d’autres « Bad news ».
Toujours le même jour mais, au coucher du soleil.
Ça y est, depuis quelques heures je suis raccordé au réseau d’eau.
Voilà que la chasse d’eau des WC se rempli toute seule, mais aussi, que j’ai une vraie paume de douche suspendue au plafond. Luxe suprême, Junior en a profité pour m’installer et brancher 1 chauffe-eau. Je viens de prendre ma première douche dans une vraie douche et en plus, avec de l’eau chaude……..c’est trop bien !
Marama a passé sa journée à refaire l’enclos de la cochonne qu’elle avait totalement défoncé dans la nuit. Plus question de la laisser gambader n’ importe où, et venir « brouter » mes orchidées et autres plantations.
En cette fin de journée, le ciel est mi-figue, mi-raisin, impossible de savoir si ça se dégage, ou si, une autre couche pluvieuse va passer.
Ce soir, langoustes au programme des visiteurs. Pour moi ce sera un hachis Parmentier de canard, recette Junior.
Rien de plus pour cette journée, encore passée trop vite et qui s’éteint.

vendredi 15 juin 2018, 12h14.
Point de gazette depuis un bon moment.
Je ne voulais plus en faire, tant qu’il ne pleuvrait pas. Fiu de parler de mes cuves vides, de mon citronnier sur lequel il faut aller « pisser » pour qu’il ait un peu de liquide, de mes orchidées qui font grise mine et de toute cette nature salée, séchée et poussiéreuse.
Alléluia et que 100000 grâces soient rendues aux intéressés, depuis ce matin, il tombe enfin de l’eau.
Et ça tombe bien. Les cuves d’eau potable qui étaient à sec se remplissent. La mare au canard déborde presque, l’eau des toitures glougloute dans les piscines et le citronnier, a été abreuvé de plus de 50 seaux d’eau. La vie végétale va ressusciter.
Autre bonne nouvelle, l’épicerie sur le quai du village est ouverte au public. Nous avons maintenant une épicerie qui ressemble vraiment à un lieu alimentaire. En plus, les prix semblent tout à fait corrects et les horaires d’ouvertures n’ont rien à voir avec les autres, ou il fallait viser juste pour avoir 1 chance de trouver la porte ouverte pour pouvoir se faire détrousser.
Du coup, mon congélateur à pain qui était chez Jacques a déménagé pour être installé chez Tumoana Market. On ne cassera plus les pieds à Jacques pour avoir notre pain au dernier moment avant de partir. Maintenant, on aura plus qu’à surveiller le décollage de l’avion, pour aller prendre notre pain entreposé a moins de 50 mètres du bateau. Le progrès n’arrête pas, même à Fakarava.
On pourra même tuer le temps et aller déguster un expresso ou une glace à l’épicerie, tout en ayant un œil sur notre kau, lorsqu’A.Tahiti oubliera d’arriver à l’heure !
Nos travaux : ça avance grave.
Il nous reste quelques bricoles à faire au faré 5 lagon, mais les 4 autres sont terminés.
Salles de bain entièrement refaites, nouvelles toitures en niau, changement de revêtement de sol dans les farés, vernis, peintures, teintes diverses, changement de rideaux, et même un peu de déco. Nous voilà repartis pour la nouvelle saison, avec 5 faré refait à neuf !
Vivement que nous en finissions avec le coté lagon. Ensuite nous pourrons mettre mon nouveau puits en fonction, terminer ma salle d’eau, faire les quelques bricoles prévues coté Tua, changer le faux plafond du restaurant, refaire les niau de la salle de bain clients à côté du salon, remettre le 60 cv en route, aller chercher quelques 100 sacs de iri iri et alors……on pourra penser à commencer de construire la nouvelle « case » de Junior.
Comme vous le voyez, ce n’est pas fini.
Mais bon, nous y croyons !
A suivre…

samedi 12 mai 2018, 15h23.
Ce matin, nouvelle récolte de miel de 2 ruches. Il faudra remettre ça fin juillet. A raison de 4 à 5 récoltes par an, ce n’est pas loin de 100 kg qui est récupéré.
Pour ce jour, nous voilà riche de 23 kg de ce nouvel or ambré.
Nous devenons un peu plus « pro » dans la façon de procéder, à chaque nouvelle récolte. Ce miel qui était ce matin dans les ruches, est maintenant à la boutique, en pot, étiqueté et prêt à partir vers de lointaines destinations.
La plongée marche bien. Entre nos visiteurs et ceux de la pension voisine, Mathias est de sortie au quotidien. Lorsque ce club sera connu et reconnu, il se peut que la demande soit supérieure à la dispo des places !
Je ne suis pas vraiment étonné de ce départ « en flèche », mais ne croyais pas que dès le départ, il y ait un tel succès.
Le local du groupe électrogène de plongée est fini. Toiture couverte et murs cloisonnés : merci Cobia d’avoir livré le bois et les tôles manquant. Le reste du bois arrivera la semaine prochaine et, nous pourrons alors, finir le ponton.
Pas de ponçage du 60 cv ce jour, c’est samedi et notre religion interdit de faire tourner ces engins bruyants le week-end.
lundi 14 mai 2018, 15h26.
Toujours pas de pluie mais depuis hier, le temps se couvre de plus en plus.
Pas mal de départs ce jour et point d’arrivée. Ce soir, Raimiti tournera au ralenti avec moins d’une dizaine de visiteurs.
Début de semaine assez calme et, ça fait du bien de pouvoir souffler un peu.

mercredi 23 mai 2018, 18h40.
Quelques lignes en cette fin de journée pour dire que tout va bien et que toutes les fourmis Raimiti bossent, et bossent encore.
Depuis hier j’ai une salle d’eau acceptable. J’ai enfin pu prendre une vraie douche……que c’est bien.
Demain, je devrais pouvoir inaugurer le WC, même s’il n’y a pas encore l’arrivée d’eau indispensable.
Les gros travaux chez moi arrivent à la fin, on commence à comprendre à quoi ça va ressembler, une fois l’ « œuvre » achevée.
Du coup, comme on peut penser à autre chose et a d’autres chantiers, nous sommes allés faire un tour dans la brousse pour décider ou nous allions faire pousser la prochaine maison de Junior, ainsi que celle de son voisin, Mathias’s familly.
Finalement, ils ont opté pour le côté lagon, bien après le faré 5 lagon.
Si le terrain n’est pas trop accidenté et même assez plat, il va y avoir un sacré débroussaillage à faire dans le coin à viabiliser, où la végétation y est pour le moins « dense ».
jeudi 24 mai 2018, 17h17.
2 arrivées hier en fin d’après-midi, 2 départs ce jour et… il s’agit des mêmes personnes. Un couple qui semblait tout à fait sympa et normal mais visiblement, l’éloignement de Raimiti de tout point civilisé a suffisamment stressé Madame, au point de décider de repartir au plus vite. Monsieur avait l’air vraiment désolé et navré que son épouse enceinte, vive plus sa grossesse comme une maladie, que comme une situation naturelle. Mais bon, malgré toutes nos attentions et notre désir de bien faire, nous ne sommes pas équipés pour aider en quoi que ce soit, ce genre de personnes.
Je pense qu’en plus des végans et autres extrémistes de la bouffe, il va falloir aussi limiter l’accès de Raimiti aux femmes enceintes ne sachant pas vivre leur grossesse normalement.
Si j’ajoute une évaluation psychiatrique obligatoire à toute réservation, tant pour les hommes que les femmes et les enfants. Comme dit Junior, on devrait ne plus être ennuyés par les clients, parce que, nous n’en aurons plus !
Je « déconne » bien sûr mais, il faut avouer que le séjour raté des 2 d’aujourd’hui, nous laisse un gout d’amertume, d’échec, d’être passé à côté de l’essentiel, de gens aveugles aux autres, de personnes tellement conditionnées par leur monde, qu’ils ne peuvent même pas penser qu’un autre univers existe, alors qu’ils en rêvent à longueur d’année devant la TV. Tant de choses qui « hélas », nous rendent à chaque fois, plus méfiants et distants des autres arrivants, alors que cela est tout à fait contradictoire avec l’idée naturelle de l’hospitalité Polynésienne.
samedi 26 mai 2018, 12h39.
Presque 3 jours que je range, trie, classe, débarrasse, jette ou brule dans l’atelier qui ressemblait à un dépotoir « sauvage ».
Ouf, j’arrive au bout de mes peines mais franchement, quel travail de « M ».
Junior s’est attaqué au faré 1 lagon. Démontage des parois de salle de bain, de la robinetterie et du plateau en kakata qui entoure la vasque. On casse tout, et on recommence avec du neuf. Les 5 salles d’eau des « faré » lagon vont subir le même traitement. Il faut que tout soit terminé d’ici le début de la haute saison !
dimanche 27 mai 2018, 11h12.
Bonne et belle fête à toutes les Mamans.

jeudi 10 mai 2018, 9h37.
Pas trop de temps pour la Gazette ces derniers temps et pourtant, il y en aurait des choses à dire.
Mais, entre le quotidien à assurer, nos petits travaux qui n’en finissent pas d’en finir et d’autres que nous mettons en route, le Cobia qui n’a rien pu livrer depuis 15 jours, le flux assez chargé des arrivées et des départs du aux trop nombreux fériés du mois de mai……….il y a de quoi faire !
Une nouvelle mare aux canards est finie. Plus grande, plus profonde et toute cimentée. La météo au super sec de ces derniers temps, nous a permis de tout finir plus vite que prévu. Maintenant, ce serait bien qu’il pleuve un bon coup. Tant pour remplir la mare, que les cuves qui commencent à sonner creux et vide.
Bon coup de nettoyage dans le poulailler avec 6 nouveaux nids pour nos pondeuses. Nouveau gravier au sol, aire de jeux ensablée pour les poussins et canetons. On ne sait plus quoi inventer pour le confort de nos volailles.
La coque du 60 cv, bien au sec, va bientôt être totalement poncée. C’est Marama qui est en charge de ce fort « poussiéreux » travail.
Harrys est allé couper quelques vieux cocotiers dont il va débiter des morceaux plus ou moins long. Ils serviront de tuteurs aux orchidées et bromélias.
Hier, le Cobia devait livrer au village à 14h. Nous sommes donc montés au Nord. Un kau pour les visiteurs partants et arrivants, et un autre pour récupérer bois, tôles et divers que nous attendons depuis 2 semaines. Point de Cobia à quai, mais un autre navire le « M.Stella », occupant tout le quai pour décharger sa marchandise. Le Cobia ne pouvant se mettre à quai, après un bref « coucou », il est parti livrer un atoll voisin en nous redonnant RDV pour ce matin. Résultat des courses : un aller-retour au village pour rien, sinon le « fun », la ballade et la perte de temps.
Ce matin, le M.Stella est bien parti et, le Cobia est bien à quai. Marama et Teriitahi sont chargés d’aller récupérer toute la marchandise et d’expédier le moteur du 60 qui avait pris un bain forcé. Apparemment, tout s’est bien passé et les gars sont sur le chemin du retour.
Mathias est en plongée avec une partie des visiteurs. Nous commençons à mieux nous organiser pour la bonne marche des 2 structures. J’en ressens les premiers effets très positifs. Spécialement de ne plus avoir à effectuer tous ces transferts de plongeurs à Tetamanu, ou nous perdions un temps pas possible. Rien que pour ça, je suis trop content d’avoir ce club a Raimiti.
Une nouvelle cargaison de visiteurs citadins est arrivée hier. Un bon paquet de monde avec comme d’hab, des supers cool, des un peu cool, et des, pas franchement cool.
Deux extrémistes Vegan, 1 allergique, 1 qui n’aime pas le poisson et 1 autre qui n’aime ni le soleil, ni la mer.
Bref, des personnes dans l’air du temps. Surtout les Végans si respectueux de la nature, de l’environnement, de la protection de la planète, et qui voyagent à deux, avec 6 énormes valises et sacs !
En voyant mes gars transporter du kau au faré, le « déménagement » de mes 2 vegans, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette lecture ressente d’Éric-Emmanuel Schmitt, qui me semble tellement en accord avec l’esprit Raimiti, mais dont la philosophie échappe à la majeure partie de nos visiteurs.
« Ma conception du voyage a changé :

La destination importe moins que l’abandon.

Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même.

Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, à l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible.

Partir consiste à perdre ses repères, la maitrise, l’illusion de savoir et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir.

Le véritable voyageur reste sans bagages et sans but. »
J’aime tant cette façon de voir, de penser, de devenir et que j’ai parfois un peu de mal à mettre en œuvre dans mes propres déplacements. Avouez que c’est assez difficile a appliquer, puisque la raison essentielle de mes sorties hors du motu, a pour motif, d’aller faire des courses. Par contre, lorsque je pars en vraies vacances, c’est sûr que ça le fait très bien sans valise, ni sac (tout au moins, à l’aller).
Bien, assez tchatché pour ce jour, il est temps que j’aille faire acte de présence sur nos chantiers.
A suivre…

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